Irancy

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Irancy (AOC)
Irancy
Image illustrative de l'article Irancy
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Yonne
Arrondissement Auxerre
Canton Coulanges-la-Vineuse
Intercommunalité CC du Pays Coulangeois
Maire
Mandat
Stéphan Podor
2014-2020
Code postal 89290
Code commune 89202
Démographie
Population
municipale
301 hab. (2011)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 42′ 51″ N 3° 39′ 56″ E / 47.7142, 3.665647° 42′ 51″ Nord 3° 39′ 56″ Est / 47.7142, 3.6656  
Altitude Min. 105 m – Max. 298 m
Superficie 11,98 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Irancy

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Irancy

Irancy est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Bris-le-Vineux Saint-Cyr-les-Colons Rose des vents
Vincelottes N
O    Irancy    E
S
Vincelles Cravant

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue du village d’Irancy et de la campagne alentours.

La terminologie en « y » suppose probablement une occupation gallo-romaine. Grands amateurs de vins, les Romains ont probablement apprécié à leur juste mesure les possibilités de la situation géographique d'Irancy. La tradition locale veut qu'il y ait eu des émeutes sanglantes pendant la Saint-Barthélémy, que le sang ait coulé dans les ruelles en pente, ce qui expliquerait le nom à caractère morbide de certaines voies, notamment la "rue des morts", située à l'extrémité ouest du village.[réf. nécessaire]

Il est dit qu'au cours d'une nuit, les huguenots ont assailli le village, ont tué de nombreux habitants et pillé le village, par représailles. Les corps auraient été jetés dans les puits situés tout au long de cette "rue des morts".[réf. nécessaire]

Bourg viticole[modifier | modifier le code]

Le village est la propriété du monastère Saint-Germain d'Auxerre. L'autorité monastique s'étend depuis le IXe siècle sur la paroisse voisine d'Aucept, aujourd'hui disparue et intégrée à la commune de Saint-Bris. C'est donc l'abbé de ce vénérable monastère qui désigne le lieutenant et le procureur fiscal de la justice du lieu.[réf. nécessaire]

La population atteinte au début du XVIe siècle justifie "la fermeture" du village, c'est-à-dire la construction d'une enceinte. Les murailles procurent un sentiment de puissance aux habitants. Ils auront ainsi la prétention de résister à l'armée protestante (Condé détient Noyers) : la population sera massacrée sans pitié.[réf. nécessaire]

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, Irancy a, comme tous les villages des environs, une vocation viticole. Les familles Barlois, Michau, Chapotin et Soufflot assurent successivement la direction de la communauté. Les éléments les plus actifs tissent des liens avec Paris.[réf. nécessaire]

Pandémie de choléra[modifier | modifier le code]

Irancy est atteint par une pandémie de choléra en 1832. Alors que la mortalité moyenne était de environ 30 décès par an, en 1832 il y a 97 décès dont 64 entre le 4 et le 29 mai. Les personnes décédées se répartissent sur toutes les tranches d'âge, de 6 mois à 92 ans. Dans certaines familles on déplore plusieurs décès (les deux époux, un parent et un enfant)[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
         
    Gérard Briolland[2]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 301 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 122 1 172 1 173 1 190 1 072 1 039 1 015 1 008 1 020
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
966 1 023 1 017 911 916 901 868 826 772
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
700 670 619 518 490 445 392 449 434
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
400 383 387 370 340 332 316 306 307
2011 - - - - - - - -
301 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église de plusieurs époques, du roman au classique en passant par la Renaissance, dégradée puis restaurée plusieurs fois, actuellement en travaux. Son acoustique est remarquable, surtout pour la musique de chambre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Patrie de Jacques-Germain Soufflot, architecte du Panthéon, né à Irancy le 22 juillet 1713.
  • Le peintre Georges Hosotte, de réputation extra-cantonale, y possède une résidence avec sa somptueuse véranda style rococo et s'est beaucoup inspiré des beaux paysages vallonnés pour ses tableaux; il a peint tous les cerisiers en fleur des coteaux d'Irancy. Le village a beaucoup conservé de son aspect d'antan.
  • Village natal de René Lagrange, militant syndical.

Divers[modifier | modifier le code]

Article détaillé : AOC Irancy.
Article détaillé : AOC Saint-Bris.

Commune viticole : 251 hectares sur la commune sont délimités en appellation communale, l'irancy, depuis le 6 novembre 1998. Les irancy Palottes ou Mazelot sont des crus recherchés. L'irancy est un vin de garde, les bonnes années il peut avantageusement veillir plus de dix ans. L'irancy est le seul vignoble qui utilise encore dans sa composition l'antique César.

La culture de la cerise y a longtemps occupé une autre part importante des terres exploitables.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives départementales de l'Yonne: Registre 5 Mi 466/ 5 p. 206 à 218
  2. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 24 décembre 2013.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011