Ipomoea pes-caprae

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Ipomoea pes-caprae, appelée patate à Durand à La Réunion et Maurice, et patate-bord de mer aux Antilles françaises[1], est une liane rampante de la famille des Convolvulaceae qui colonise la partie haute des plages des régions tropicales.

Par contraction phonétique la plante est appelée patatran aux Seychelles, batatran à l'île Maurice.

Description[modifier | modifier le code]

C'est une liane[2] pérenne qui développe à la surface du sol de très longues tiges rampantes angulaires ayant de 5 à 30 m de long. Elle se fixe dans le sable par des racines développées au niveau des nœuds. Elle peut former de grands tapis denses qui contribuent à stabiliser le sol.

La feuille simple et épaisse est obovale à elliptique et émarginée. Lors d'un fort ensoleillement, le limbe se replie légèrement le long de la nervure centrale afin de réduire l'évaporation.

La corolle infundibuliforme est rose taché de pourpre, d'un diamètre de 5 à 6 cm. La fleur ne reste épanouie qu'une seule journée.

Les fruits sont des capsules globulaires, de 10-15 mm de diamètre, à 4 valves brunes renfermant chacune une graine.

Écologie[modifier | modifier le code]

Ipomoea pes-caprae est pantropicale.

Elle se retrouve sur les hauts des plages des zones tropicales des océans Atlantique, Indien et Pacifique, et fournit un bon exemple de dispersion océanique.

Utilisations[modifier | modifier le code]

Aux Antilles, les racines s'utilisent en décoction contre les coliques et les fièvres[3].

A La Réunion, la décoction de feuilles sert contre les inflammations, les rhumatismes, les crampes ; les jeunes feuilles écrasées permettent de faciliter l'extraction d'épines d'oursins

Dans de nombreux pays, l'Ipomoea pes-caprae est un remède contre les inflammations, les coliques, la gonorrhée et les douleurs. Des chercheurs brésiliens ont montré que l'extrait méthanolique des parties aériennes avait une activité antinociceptive signitificative[4]. Des études phytochimiques préliminaires ont suggéré la présence de stéroïdes, de terpénoïdes, d'alcaloïdes, de flavonoïdes et des glycosides d'acides gras, nommés pescaprosides A, B, E, I-IX.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. ou ipomée pied-de-chèvre, ou corde-patate en Martinique
  2. Jacques Fournet, Flore illustrée des phanérogames de Guadeloupe et de Martinique, Gondwana editions, Cirad,‎ 2002
    Tome 1 : ISBN 2-87614-489-1 ; Tome 2 : ISBN 2-87614-492-1
  3. Sastre C., Breuil A., Plantes, milieux et paysages des Antilles françaises. Ecologie, biologie, identification, protection et usages., Biotope, Mèze,‎ 2007
  4. (en) Marcia Maria de Souza, Alexandre Madeira, Cristine Berti,Renata Krogh, Rosendo A.Yunes, Valdir Cechinel-Filho, « Antinociceptive properties of the methanolic extract obtained from Ipomoea pes-caprae (L.) R. Br. », Journla of Ethnopharmacology, vol. 69,‎ 2000, p. 85-90

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