iPod

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article traite de l'iPod en général. Pour des informations concernant les iPod de la gamme actuelle, voir iPod classic, iPod touch, iPod nano et iPod shuffle.
La famille des iPod (de gauche à droite)
iPod shuffle
iPod nano
iPod classic
iPod touch

L'iPod[Note 1] est un baladeur numérique d'Apple, lancé le . L'iPod est à l'origine un baladeur à disque dur de 1,8 pouce. Depuis, Apple a créé et maintient une gamme d'iPod, ayant ajouté l'iPod mini, l'iPod shuffle, remplacé l'iPod mini par l'iPod nano, et enfin l'iPhone et l'iPod touch (l'iPhone est un smartphone possédant toutes les fonctions des iPod ; l'iPod touch peut être défini comme un iPhone sans la fonction téléphone). L'iPod d'origine a été renommé iPod classic pour éviter la confusion.

L'iPod mini fut le seul iPod autre que le classic à utiliser un disque dur (Microdrive), les autres utilisant de la mémoire flash.

Tous les iPod sont régulièrement mis à jour, conservant leurs noms mais voyant leurs capacités augmenter, leurs fonctions améliorées ou leurs prix modifiés pour répondre à l'évolution des performances des baladeurs numériques en général.

En marge de ses baladeurs, Apple a développé le logiciel iTunes pour transférer des données vers l'iPod depuis certaines versions de Mac OS X ou de Windows[1]. Apple propose aussi la plate-forme iTunes Store, un service d'achat de musique et d'autres contenus.

En août 2010, les ventes d'iPod atteignent les 275 000 000 d'exemplaires tous modèles confondus, ce qui en fait le baladeur numérique le plus vendu au monde. Ce succès s'est accompagné de la formation d'un « écosystème de l'iPod », où des compagnies tierces vendent toute une série d'accessoires destinés aux baladeurs d'Apple.

Historique[modifier | modifier le code]

Genèse[modifier | modifier le code]

Le disque dur 1.8 pouce de 30 Go d'un iPod

En janvier 2001, lors de la keynote tenue à la Macworld Conference & Expo, Apple fait connaître par la voix de son chief executive officer (CEO), Steve Jobs, son point de vue sur l'avenir de l'ordinateur et du Mac : « Le Mac peut devenir la plate-forme numérique de notre mode de vie numérique naissant »[Note 2]. L'ordinateur, ici le Macintosh pour des raisons commerciales, devient donc l'intermédiaire entre les différents appareils électroniques et leurs supports. Les quatre éléments principaux autour de cette plate-forme sont, toujours selon la firme, l'appareil photo numérique, la caméra numérique, le lecteur de DVD et son support le DVD et enfin le baladeur numérique[2]. Le , Apple invite une sélection de journalistes pour un Special Event, le 23 octobre, au siège de la firme à Cupertino. La seule information disponible avant la présentation de l'iPod est qu'il s'agissait d'un « dispositif numérique révolutionnaire (ce n'est pas un mac) »[Note 3],[3].

Lors de la présentation du 23 octobre, Steve Jobs revient sur le concept introduit de plate-forme numérique. Dans cette optique, Apple avait développé une série de logiciels pour chacun des appareils numériques principaux : iMovie pour la vidéo, iTunes pour la musique, iDVD pour les DVD et enfin l'application capture d'image (Image capture en anglais) de Mac OS X pour transférer les photos des appareils vers le Mac. Rassemblées sous le nom plus général d'iApps, ces applications deviennent plus tard des composants de la suite logicielle iLife, à l'exception de Capture d'image qui est inclus dans le système d'exploitation. Il existe donc des applications pour tirer parti des appareils, mais aucun de ces appareils n'est capable de tirer parti de ces logiciels, ce qu'Apple a voulu corriger. Il reste ensuite à trouver dans quel domaine l'appareil allait prendre sa place, et le choix est porté sur la musique. Le concept de l'iPod est ainsi né. La première raison évoquée pour ce choix est « We love music » (« Nous aimons la musique »). Cette raison est appuyée par le fait que la musique fait partie intégrante de la vie de chacun, ce qui en fait un domaine à large cible. Une autre remarque faite lors de la conférence est qu'à l'époque, il n'existe pas encore de leaders sur le marché, ni les petits comme Creative ou les mastodontes comme Sony ne parvenant à s'imposer[4].

Ainsi, Steve Jobs demande au chef de l'ingénierie matérielle[5], Jon Rubinstein, de rassembler une équipe d'ingénieurs et de designers pour créer les iPod. Parmi eux se trouvent Tony Fadell et Michael Dhuey pour le matériel[6] ainsi que le designer Jonathan Ive. Le développement de l'iPod n'est toutefois pas l'unique fait d'Apple. Pour réaliser le projet en huit mois, Apple doit faire appel à des constructeur tiers. Ainsi, la base de travail est une des plates-formes de référence réalisées par PortalPlayer, une startup de la Silicon Valley. Le travail restant est à la charge d'Apple qui doit implanter de nouvelles fonctionnalités telles que la lecture du format AAC, un système d'exploitation et un design. L'idée de la molette de défilement, trait caractéristique de l'iPod, est suggérée par Phil Schiller, vice-président marketing d'Apple[7]. Il faut finalement moins d'un an pour mettre au point la première génération d'iPod[8].

Dépôt de la marque[modifier | modifier le code]

Le logo d'iPod

Le nom iPod est proposé par Vinnie Chieco, un des publicitaires indépendants contactés par Apple afin de présenter le nouveau baladeur au grand public et non pas seulement aux connaisseurs. Steve Jobs, instigateur du projet, a pendant le développement lancé le slogan qui allait accompagner le baladeur lors de sa sortie « 1000 chansons dans votre poche »[Note 4]. Il permet au futur nom d'être non-descriptif ou même de faire allusion à la musique ou à des chansons.

En décrivant le baladeur à l'équipe formée, Steve Jobs insiste particulièrement sur la stratégie de la plate-forme numérique autour du Mac menée par Apple. Vinnie Chieco part donc de cette idée et élabore le concept. Pour lui, la plate-forme par excellence est un vaisseau spatial, qu'il serait possible de quitter avec un plus petit vaisseau (pod en anglais). De plus, la marque a voulu faire un clin d'œil à l'étymologie grecque par la traduction "pied" de pod (en grec : o pous, podos). En effet, il est possible de se déplacer à pied, en courant avec son ipod. Néanmoins, il est nécessaire de revenir au vaisseau spatial pour s'y ravitailler. Après avoir vu l'un des prototypes, Chieco se souvient d'une scène du film 2001 : L'Odyssée de l'espace de Stanley Kubrick, et de la phrase « Open the pod bay door Hal! » (« Ouvre la porte du vaisseau, Hal ! »). Il lui suffit ensuite d'ajouter à pod le « i » présent chez l'iMac et l'iBook et le nom iPod est formé[7].

Apple cherche ensuite à déposer la marque mais découvre qu'elle est déjà utilisée. Joseph Grasso du New Jersey l'avait déposée à l'United States Patent and Trademark Office (USPTO) en juillet 2000 pour des bornes Internet. Les premières bornes iPod ont été présentées au public en mars 1998 et son utilisation commerciale a commencé en janvier 2000 mais leur utilisation a cessé en 2001. La marque déposée a été enregistrée à l'USPTO en novembre 2003 puis Grasso l'assigne à Apple Computer, Inc. en 2005[9].

2001 - 2003 : un modèle unique décliné[modifier | modifier le code]

Le , la version 2.0 du logiciel iTunes nécessaire pour la gestion de l'iPod est disponible sur le site web d'Apple[10]. Une semaine plus tard, les premiers modèles d'iPod font leurs apparitions dans les rayons des magasins et dans l'Apple Store. Ils sont équipés d'un disque dur de Gio, leurs charges et les transferts de données se font par FireWire et ils sont uniquement compatibles Macintosh (Mac OS 9 et Mac OS X avec iTunes 2.0)[11]. Leur prix de vente initial est de 399 USD, 3 490 FF[12] et 749 CHF[13].

Lors de la Macworld Conference & Expo de Tokyo en mars 2002, la gamme de l'iPod est étendue avec un nouveau modèle comportant un disque dur de capacité deux fois plus importante, 10 Gio et son prix atteint 499 USD, 599  HT[14] et 959 CHF[15]. Le modèle 5 GB quant à lui ne change pas de prix depuis son lancement excepté dans la zone euro où, depuis la mise en place de la monnaie unique européenne, son nouveau tarif est de 459 € HT. Lors de l'achat, une option de gravure de deux lignes de texte au dos de l'iPod est proposée pour 50 $. Une mise à jour du logiciel de l'iPod lui apporte un égaliseur ainsi qu'un carnet d'adresses importable depuis Microsoft Entourage, Palm Desktop et le carnet d'adresses de Mac OS X[16].

La ligne des iPod subit un petit rafraîchissement lors de la Macworld Conference & Expo de New York, le . En sus d'une baisse significative à 299 $ du modèle avec Gio de la première génération, la seconde génération d'iPod est présentée en remplacement de la précédente. Elle dispose d'une nouvelle molette non plus mécanique mais tactile, « touch wheel », prédécesseur de la click wheel. La capacité des disques durs est portée à 10 Gio et 20 Gio. Enfin, une évolution importante car en partie responsable de son succès mondial : la compatibilité officielle de tous les iPod avec le système d'exploitation Microsoft Windows (XP, Me et 2000) grâce au logiciel Musicmatch Jukebox. Avec l'arrivée concomitante d'iTunes 3, l'iPod est doté de nouvelles fonctionnalités dont les listes de lectures intelligentes « Smart Playlist ». Annoncées mi-juillet, les versions Mac apparaissent dans les rayons et sont livrées début août, tandis que les versions Windows apparaissent et sont livrées plus tardivement, à la fin du mois[17].

En septembre, l'iPod est temporairement interdit de vente en France en raison d'une infraction du Code de la santé publique, qui proscrit la puissance sonore émise par un baladeur MP3 au-delà de 100 dB. L'iPod pouvait lui atteindre 104 dB. Cela a été corrigé courant octobre par une mise à jour du micrologiciel afin de permettre sa remise en vente[18].

Un iPod de troisième génération démonté. En noir la batterie et en bleu le disque dur

À partir du , Apple propose des iPod avec comme gravure des autographes de Madonna, Tony Hawk, Beck ou No Doubt au même prix que la gravure habituelle soit 49 $[19].

Le , Apple tient une conférence au Moscone Center à San Francisco, dans la même salle qui accueille chaque année la Macworld Conference & Expo. La troisième génération d'iPod ainsi que le service d'achat de Music intégré à iTunes y sont présentés : l'iTunes Music Store, devenu depuis l'iTunes Store. Cette nouvelle génération d'iPod de 10, 15 ou 30 Gio de capacité, apportent entre autres le Dock Connector[Note 5], un aspect légèrement retouché, le support de l'USB ainsi que l'unification des modèles Mac et Windows. Ces nouvelles améliorations sont contrastées par une baisse de l'autonomie à 8 heures au lieu de 10 auparavant. Toujours lors de cette conférence, le CEO d'Apple Computer annonce que la firme a vendu plus de 700 000 iPod dans le monde, ce qui en fait le baladeur numérique le plus vendu au monde[20].

Cinq mois plus tard, le , la troisième génération d'iPod subit un petit lifting : les modèles 15 et 30 Gio passent respectivement à 20 et 40 Gio tout en voyant leur prix diminuer en Europe (-20 CHF, -50 €)[21].

2004 - 2005 : arrivée de nouveaux modèles[modifier | modifier le code]

Le click wheel, apparue avec l'iPod mini, puis étendue aux iPod classics et nanos

Le , lors de l'habituelle keynote à la Macworld Conference & Expo de San Francisco, Apple présente une nouvelle gamme d'iPod lancée pour concurrencer les baladeurs numériques flash haut de gamme (100 $ et plus) : l'iPod mini. Parmi les innovations qu'il apporte, la click wheel en est la plus importante, il reste aujourd'hui le contrôleur de référence sur les iPod classic et nanos, jusqu'en 2010 avec l'arrivée de la nouvelle génération, dans laquelle l'Ipod Nano devient tactile, grâce à un écran multitouch. Par rapport à un iPod traditionnel, tout y a été réduit : la taille, l'écran, le disque dur (ici un Microdrive) et le prix. Seule l'autonomie de l'iPod mini reste comparable à celle de la troisième génération d'iPod avec 8 heures d'écoute. L'iPod mini apporte aussi de la couleur à la famille des iPod, non pas à l'écran, mais sur leur coque. Celle-ci est faite d'une pièce en aluminium anodisé de cinq couleurs différentes : or, argent, bleu, rose et vert[22]. Les commandes ont commencé à la mi-février pour les États-Unis, si bien qu'au 17 février, les pré-commandes ont atteint 100 000 pièces[23]. Bien qu'annoncés pour avril en Europe, le succès des iPod mini aux États-Unis oblige Apple à repousser leur sortie au mois de juillet[24]. En janvier 2004, le nombre d'iPod vendus depuis leur lancement passe la barre des 2 millions d'appareils[25]. Signe de l'importance croissante de l'iPod pour la firme, Apple revoit en mai 2004 son organisation interne et crée la division iPod, jusqu'alors intégrée à la division Macintosh[26].

Sans événement particulier, une première pour le lancement d'une nouvelle génération de ses baladeurs, Apple annonce le la sortie de la quatrième génération d'iPod. À l'instar de l'iPod mini, celle-ci est aussi équipée de la Click Wheel. L'autonomie est revue à la hausse avec 12 heures d'écoute annoncées par le constructeur. Les capacités disponibles sont désormais 20 et 40 Go. Le premier modèle coûte 299 $, 349 € ou 459 CHF tandis que le second coûte lui 399 $, 459 € ou 599 CHF[27].

Annoncée le et concrétisée le , une alliance commerciale entre Apple Computer et HP permet à ce dernier de vendre des iPod sous sa marque. Contrairement au prototype montré en janvier qui était bleu, le produit final, un iPod de quatrième génération (20 ou 40 Gio) est difficilement différentiable de l'iPod Apple. La seule différence est la présence du logo HP sur la face postérieure de l'iPod sous la pomme Apple et le logo iPod[28].

Le , Apple annonce la venue de deux nouveaux iPod. Le premier est un iPod de quatrième génération Spécial Edition U2 dont la face avant est noire et équipée d'une Click wheel rouge afin de correspondre à l'illustration de l'album How to Dismantle an Atomic Bomb du groupe dont la sortie est concomitante. La face arrière arbore quant à elle les autographes des quatre membres du groupe irlandais[29]. Le second modèle est un iPod disposant d'un écran couleur et d'un disque dur de capacité plus importante (40 ou 60 Gio).

Steve Jobs faisant ses annonces lors de la conférence d'ouverture du Macworld 2005

Le , lors de la keynote d'ouverture de la Macworld Conference & Expo se tenant à San Francisco, Steve Jobs présente en one more thing[30] l'iPod shuffle. Il s'agit du premier iPod à mémoire flash et il est le plus compact de la famille. Il est proposé dès sa sortie en deux versions, 512 Mio ou 1 Gio. Contrairement aux autres modèles de la gamme, il ne possède pas d'écran, mais son prix relativement faible et son type de mémoire moins enclin aux pannes que les modèles à disque dur lui confèrent des atouts de taille, permettant à Apple d'entrer sur le marché des baladeurs numériques à mémoire flash, un créneau déjà très en vogue notamment sur les marchés asiatiques et européens. Les prix au lancement était de 109 €/159 € en Europe, 99 $/149 $ aux États-Unis et 139 CHF/199 CHF en Suisse[31].

Le , la gamme des iPod est légèrement retravaillée. Les iPod mini sont désormais disponibles avec une capacité de 6 Gio en plus des modèles 4 Gio, leurs robes sont elles aussi revues avec quatre coloris disponibles : argent, bleu, vert et violet. Les prix baissent légèrement atteignant respectivement 199 $/249 $ aux États-Unis, 209 €/259 € en Europe et 279 CHF/349 CHF en Suisse. La gamme iPod, au sens conventionnel du terme, ne comprend plus que le modèle 20 Gio, afin de laisser plus de place aux iPod photo. Ces derniers voient leur prix particulièrement diminuer passant ainsi respectivement à 349 $/449 $ aux États-Unis, 389 €/489 € en Europe et 499 CHF/649 CHF en Suisse. Fait particulier de ces mises à jour, le câble FireWire ne fait plus partie des accessoires fournis[32].

Afin de simplifier sa gamme iPod, Apple réunit le l'iPod Photo et l'iPod traditionnel sous la même gamme iPod. Tous les iPod classic disposent dorénavant d'un écran couleur, et il en va de même pour les modèles Édition Spéciale U2 ; dans le même temps, les prix de ces appareils continuent de baisser. La version 4.9 d'iTunes, lancée le même jour, apporte le support des Podcasts sur les ordinateurs mais aussi sur les iPod et iPod mini[33].

Le 2 juin, l'iPod mini fait son entrée sur le catalogue d'HP aux côtés de l'iPod[34] suivi le 1er juillet par l'iPod shuffle[35]. Mais un retournement de situation surgit à la fin du mois de juillet, lorsque HP annonce arrêter la vente d'iPod sous sa marque à la suite d'un changement de stratégie commerciale instauré par la nouvelle direction[36].

2005 - 2006 : premier départ et nouveaux venus[modifier | modifier le code]

Une page se tourne le avec le départ de l'iPod mini et l'arrivée de son successeur, l'iPod nano. Il en existe deux modèles : le premier avec 2 Gio de capacité, le second avec 4 Gio de capacité ainsi que deux coloris, blanc et noir. Au lancement, leurs prix étaient pour les modèles de 2 et 4 Gio respectivement de 199 $ et 249 $ aux États-Unis, 289 CHF et 369 CHF en Suisse et 209 € ou 259 € en Europe[37]. Un mois plus tard, c'est au tour des iPod classic d'être renouvelés avec l'arrivée de la cinquième génération dont l'apport majeur est le support de la vidéo. Deux modèles et deux couleurs sont disponibles, le premier modèle embarquant un disque dur de 30 Gio et le second un disque de 60 Gio. Les couleurs disponibles sont les mêmes que celles du nano avec le blanc et le noir. À cette occasion, l'Édition Spéciale U2, disparaît du catalogue. La version 6 du logiciel iTunes sortie en même temps apporte les vidéos sur l'iTunes Music Store ainsi que des émissions de télévisions (uniquement aux USA au lancement)[38].

Différents coloris de la deuxième génération d'iPod shuffle

Lors de la conférence d'ouverture de la Macworld Conference & Expo de San Francisco, le , aucune annonce majeure n'est faite, seul l'accessoire iPod radio remote étant présenté. Il permet aux iPod vidéo et nano de recevoir la radio[39].

Le , Apple procède à une baisse de ses deux modèles d'iPod shuffle et introduit un nouveau modèle d'iPod nano avec 1 Gio de capacité[40].

L'iPod U2 Special Edition est réintroduit dans le catalogue d'Apple le . Il est basé sur l'iPod vidéo 30 Gio et reprend les couleurs des modèles U2 précédents. En supplément, il est vendu avec un bon pour télécharger 30 minutes de vidéos exclusives relatives au groupe[41].

L'Apple Special Event It's Showtime qui se déroule le au Yerba Buena Center for the Arts de San Francisco est riche en nouveautés, avec la présentation des secondes générations d'iPod nano et d'iPod shuffle. Tous les deux disposent d'une coque en aluminium anodisé tout comme le défunt iPod mini. L'iPod vidéo voit quant à lui son autonomie augmenter et le modèle 60 Gio passe à 80 Gio. L'iTunes Store propose désormais des jeux pour les iPod vidéo et nano[42].

Annoncé le , le kit Nike+iPod est disponible aux États-Unis courant juillet. Sa sortie européenne tarde : il faut attendre la mi-octobre pour le trouver dans les rayons[43]. Le , Apple ajoute à son catalogue un iPod nano 4 Gio Product Red. Pour chaque appareil vendu, Apple reverse 10 $ pour les luttes défendues par Product Red[44]. Le 3 novembre, l'offre est étendue au modèle 8 Gio[45].

Depuis 2007 : révolution tactile[modifier | modifier le code]

Steve Jobs annonçant l'iPhone lors de la conférence d'ouverture de la Macworld 2007

Le , lors de la conférence d'ouverture de la Macworld Conference & Expo 2007, Steve Jobs présente au public pour la première fois l'iPhone, le téléphone à écran tactile d'Apple[46].

La seconde génération iPod shuffle voit ses coloris renouvelés avec quatre nouvelles couleurs : vert, rose, bleu et orange en plus de l'argent qui est maintenu[47].

Le , lors de l'Apple Event, Apple présente une nouvelle gamme d'iPod : l'iPod touch. Similaire à l'iPhone, il dispose aussi d'un écran tactile de 3,5 pouces. Deux modèles sont disponibles initialement le premier avec 8 Gio et le second avec 16 Gio. Est présentée aussi la troisième génération d'iPod nano, qui lui apporte notamment la possibilité de lire des vidéos ainsi qu'un aspect retravaillé, un lecteur moins haut, mais plus large. Les iPod shuffle arborent cinq nouvelles robes pastels dont une aux couleurs de Product Red. Avec l'arrivée de l'iPod touch, l'iPod traditionnel devient officiellement l'iPod classic. Cette sixième génération d'iPod arrive avec deux modèles de 80 ou 160 Gio en argenté ou en noir. Tous les iPod présentés ce jour possèdent la nouvelle fonctionnalité Cover Flow déjà disponible sur iTunes depuis septembre 2006[48].

Deuxième génération d'iPod touch

Le choix parmi cinq coloris des iPod nano est étendu à six, avec l'arrivée d'un modèle rose le , en prévision de la fête de la Saint-Valentin à venir[49].

Le mois de février apporte une révision des iPod touch, avec un modèle disposant de 32 Gio de mémoire flash qui vient s'ajouter aux autres à partir du . Le même jour, des iPhones avec 16 Gio de mémoire viennent rejoindre les modèles 8 Gio déjà présents sur le marché. Cette mise à jour des gammes d'iPod touch et iPhone ne s'accompagne pas de baisse de leur prix[50]. Ce n'est pas le cas de l'iPod shuffle 1 Gio qui voit son prix baisser, le , avec l'arrivée d'un nouveau modèle disposant de 2 Gio de mémoire flash qui vient le remplacer pour le même prix[51]. La WWDC 2008, début juin, est l'occasion pour Apple de présenter son iPhone 3G.

Le , lord d'un Special Event, Apple officialise la seconde génération d'iPod touch ainsi que la quatrième génération d'iPod nano. Cette dernière n'apporte pas moins de neuf coloris différents à l'iPod nano, ainsi que la fonction Genius apparue avec la huitième version d'iTunes. Depuis ce même jour, l'iPod classic est uniquement disponible avec un disque dur de 120 Gio, toujours dans les mêmes coloris argenté et noir. L'iPod shuffle quant à lui voit ses robes remplacées par quatre couleurs plus vives en plus de l'argenté[52].

Le , Apple officialise la troisième génération d'iPod shuffle, deux fois plus petits en volume que ceux de la génération précédente, mais où la quantité de mémoire embarquée atteint 4 Gio. Les commandes sont déportées sur les oreillettes, nécessitant ainsi des oreillettes spécifiques pour fonctionner normalement. Cependant, les iPod shuffle de la seconde génération restent en vente mais uniquement dans son modèle comportant 1 Gio de mémoire[53].

Lors de la Worldwide Developers Conference, Apple officialise sa troisième génération d'iPhones, avec l'iPhone 3GS. Bien que visuellement identique à l'iPhone 3G, il est plus rapide et plus puissant, ce qu'atteste son nom, le « s » correspondant à speed, soit vitesse en anglais.

Au cours du mois d'août 2009, Apple remet en vente son tout premier modèle d'iPod sur l'Apple Store américain. Il dispose des caractéristiques identiques à celui sorti en 2001 excepté les écouteurs fournis qui sont ceux retrouvé avec les iPod du moment. Son prix quant à lui s'abaisse à 129 USD[54].

Le 9 septembre 2009, au Yerba Buena Center for the Arts de San Francisco, Apple tient un special event, afin de présenter entre autres ses nouveaux iPod. La troisième génération d'iPod shuffle est désormais disponible avec deux capacités (2 et 4 Gio) ainsi que 5 coloris (argenté, noir, bleu, vert et rose) et en exclusivité dans les Apple Store, un iPod shuffle 4 Gio en acier inoxydable poli. La cinquième génération d'iPod nano fait quant à elle son apparition. D'une forme identique à la génération précédente, il s'en différencie par sa finition plus brillante, la présence d'un capteur VGA sur sa face arrière ainsi qu'un écran légèrement plus grand (2,2 pouces). L'iPod classic voit lui, sa capacité portée à 160 Gio au lieu de 120. L'iPod touch entre quant à lui dans sa troisième génération, avec des capacités en hausse (32 Gio et 64 Gio) pour un prix équivalent. Le modèle 8 Go de la génération précédente est lui maintenu, afin de pouvoir proposer un iPod touch à un prix plus abordable.

De nouveau au YBCA theater, Apple tient sa keynote annuelle dédiée aux iPod et à la musique le premier septembre 2010. En plus de l'annonce d'iOS 4.1 et 4.2 sont présentés la quatrième génération d'iPod shuffle, qui contrairement à son prédécesseur retrouve ses commandes sur l'iPod même. La sixième génération d'iPod nano, voit elle la disparition de la click wheel, au profit d'un écran tactile. La quatrième génération d'iPod touch s'aligne quant à elle sur l'iPhone 4 en se voyant doté d'un écran rétina (haute densité), du processeur Apple A4, ainsi que de deux caméra (une à l'avant et une à l'arrière) compatible FaceTime.

Modèles[modifier | modifier le code]

iPod classic[modifier | modifier le code]

Première génération d'iPod classic (à droite), iPod mini (à gauche)
Article détaillé : iPod classic.

L’iPod, devenu iPod classic en septembre 2007, est un baladeur numérique utilisant un disque dur de 1,8 pouces. Il s'agit du premier membre de la famille des iPod à avoir été lancé. En 2009, il existe six générations de ce lecteur. D'abord uniquement capable de lire de la musique, l'iPod s'est vu doter d'autres fonctionnalités, parmi lesquelles les jeux, le carnet d'adresse et la visualisation de photos et de vidéos. Le modèle en vente actuellement possède un disque dur d'une capacité de 160 Gio et l'autonomie en lecture audio atteint 36 heures selon le constructeur.

iPod mini[modifier | modifier le code]

La sixième génération d'iPod nano
La quatrième génération d'iPod shuffle
Article détaillé : iPod mini.

L’iPod mini est le second membre de la famille des iPod à arriver sur le marché. Plus petit et moins cher que son grand frère, il est victime de son succès dès sa sortie[55], devenu difficile à acheter dans les mois qui suivent sa sortie aux États-Unis et en Europe.

iPod nano[modifier | modifier le code]

Article détaillé : iPod nano.

L’iPod nano est le plus fin baladeur numérique avec écran conçu par Apple Lancé en septembre 2005, il vient remplacer l'iPod mini techniquement dépassé. À ce jour, Apple a conçu et commercialisé sept générations d'iPod nano, la dernière disposant de 16 GB de mémoire. Grâce à son écran couleur, il est possible, en plus d'écouter de la musique, de visionner des photos et depuis la troisième génération également des vidéos. Depuis la cinquième génération, il peut faire des vidéos à partir de sa caméra intégrée. Il inclut aussi un récepteur de radio FM, un podomètre et VoiceOver. Apple le décrit comme « le lecteur de musique le plus populaire au monde »[56]. Néanmoins l'iPod nano de sixième génération ne possède plus la fonction vidéo. Mais la fonction vidéo est revenue sur liPod nano de septieme génération.

iPod shuffle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : iPod shuffle.

L’iPod shuffle est le baladeur numérique le plus petit et le moins cher commercialisé par Apple. Lancé en 2005, en même temps que le Mac mini, il témoigne de l'évolution de la politique commerciale de la société qui tend à rendre ses produits plus accessibles. Sa particularité est qu'il ne dispose pas d'écran pour naviguer dans le répertoire musical. En 2009, il existe trois générations d'iPod shuffle, la dernière étant constituée d'un modèle unique disposant de 4 Go de mémoire flash et disponible en 2 coloris : noir, argenté. Puis en fin 2009 début 2010 d'autres couleurs sont sorties : bleu, vert, rose et en acier inoxydable

iPod touch[modifier | modifier le code]

Article détaillé : iPod touch.

Lancé en septembre 2007, l’iPod touch est le dernier né de la famille des iPod. Il abandonne l'ergonomie des iPod précédents pour une interface entièrement tactile, comme celle de l'iPhone. Son écran tactile est de 3,5 pouces, et dispose du multitouch. En plus d'être capable de lire de la musique, des photos et des vidéos, il dispose d'une fonction terminal internet et rend donc possible la navigation sur internet et le téléchargement des applications de l'appstore via Wi-Fi grâce au navigateur Safari. Le modèle d'origine sort en 2007, un deuxième modèle sort fin 2008 avec des touches de volume et haut-parleurs. La troisième génération introduite en septembre 2009, lui apporte entre autres un microphone intégré au casque (pour la version 32 et 64 Go). La quatrième génération introduite en septembre 2010, offre deux appareils photos HD (un en façade, l'autre derrière) et un poids réduit grandement. Il a 8, 16, 32 et 64 de Go. L'iPod touch (4G) a comme couleur le noir et le blanc (sorti le 4 octobre lors de la présentation de l'iPhone 4S.) En septembre 2012, la cinquième génération est annoncée. Celle ci a 6 coloris, a un écran 4 pouces (comme l'iphone 5) et a une caméra isight de 5 mégapixels (comme le nouvel iPad).

iPhone[modifier | modifier le code]

Article détaillé : iPhone.

Bien qu'étant un produit à part, l’iPhone est un appareil qui dispose des mêmes fonctions que l'iPod. Techniquement très proche de l'iPod touch, il se distingue par sa capacité à utiliser les réseaux de téléphonie mobile (EDGE et 3G) pour téléphoner et se connecter à internet. Lancé en 2007, il existe aujourd'hui sept générations différentes d'iPhone ; l'iPhone de première génération (dit EDGE), l'iPhone 3G, l'iPhone 3GS, l'iPhone 4, l'iPhone 4S, l'iPhone 5, l'iPhone 5C ainsi que l'iPhone 5S.

Chronologie des modèles[modifier | modifier le code]

Apple TV iPhone 3GS iPhone 3G iPhone iPod touch iPod touch iPod classic#Sixième génération iPod classic#Cinquième génération iPod classic#Quatrième génération et iPod photo iPod classic#Quatrième génération et iPod photo iPod classic#Quatrième génération et iPod photo iPod classic#Troisième génération iPod classic#Deuxième génération iPod classic#Première génération iPod nano#Sixième génération iPod nano#Cinquième génération iPod nano#Quatrième génération iPod nano#Troisième génération iPod nano#Deuxième génération iPod nano#Première génération iPod mini iPod mini iPod shuffle#Deuxième génération iPod shuffle#Première génération

Source[57]

Éditions spéciales[modifier | modifier le code]

La face arrière d'un iPod mini d'HP

Pour agrémenter son offre iPod, Apple a, au fil des générations, vendu des éditions spéciales de son baladeur numérique. C'est le cas par exemple d'iPod classic dont le dos portait la signature gravée de différents artistes comme No Doubt, Madonna, Beck, Tony Hawk, Visionary pour Michael Jackson, cette dernière a été distribué par la radio Nostalgie, en uniquement 100 exemplaires[58].

Le premier modèle d'iPod Édition spécial diffusé à grand échelle est le Édition Spécial U2. Il concernait les iPod de troisième, quatrième et cinquième génération. Sur sa face avant, sa coque est de couleur noire avec une Click wheel rouge. Sur la face arrière sont gravés les autographes des quatre membres du groupe irlandais.

Pour la sortie des livres Harry Potter en version audio sur l'iTunes Store, Apple estampille un iPod vidéo des armoiries de Poudlard au dos. Avec l'appareil est inclus le téléchargement des six premiers livres audio (seuls disponible à l'époque), mais uniquement en anglais[59].

Une alliance commerciale entre Apple et Hewlett-Packard a permis au second de vendre des iPod sous sa marque, en échange de quoi le constructeur s'est engagé à installer iTunes sur tous ses ordinateurs grand public (HP Pavilion et Compaq Presario) ainsi que de mettre un lien sur le bureau vers l'iTunes Store[60]. Aujourd'hui rompu, l'accord concernait initialement les iPod de quatrième génération 20 et 40 Gio, puis dans un second temps les iPod mini et Photo, shuffle. Grâce au réseau de distribution d'HP, cela a permis à ces iPod d'être vendus dans des enseignes où Apple n'était pas présent à l'époque telles que Wal-Mart, Office Depot ou RadioShack[35]. Le service après-vente de ces iPod était pris en charge par HP, les revendeurs Apple n'étant pas autorisés à les réparer car ces iPod étaient officiellement considérés comme des produits HP, bien que hormis le logo HP, rien ne les différenciaient d'un iPod Apple. Lorsque HP rompt le contrat avec Apple, ses ventes d'iPod présentaient 8 % du total d'iPod vendus sur le troisième trimestre de 2005[36].

Avec l'arrivée de coloris pour les iPod nano et shuffle, Apple soutient notamment la lutte contre le SIDA, en liant ses iPod rouges au programme Product Red. Apple s'engage ainsi à reverser une certaine somme d'argent pour chaque iPod Product Red vendu au Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme. Ont été concernés par Product Red, les iPod nano de troisième, quatrième, cinquième et sixième génération ainsi que les iPod shuffle de seconde génération.

Fonctionnalités[modifier | modifier le code]

Les iPod sont capables de lire différents formats numériques : MP3, VBR, AAC, AIFF, WAV, Apple Lossless. Ils sont conçus pour fonctionner de concert avec le logiciel iTunes sous Windows (à partir de Windows 2000) et Mac OS X (Mac OS 9 seulement pour les iPod de première génération). Sous Linux, ils sont utilisables avec gtkpod, Banshee, Floola ou Amarok. Son système d'exploitation, Pixo OS, initialement édité par Pixo, est à la fois léger et ergonomique en utilisant la molette placée sur le côté.

L'iPod peut aussi être utilisé dans sa fonction de disque dur externe. Lancé avec une capacité de 5 Go, le modèle de sixième génération peut contenir jusqu'à 160 Go.

L'iPod est très lié à iTunes qui permet la gestion des contenus : la musique est synchronisée avec les paroles et la pochette du CD, si elles sont stockées dans iTunes ; les vidéos, les podcasts (Audio/Vidéo), les photos, les livres audio, et également les contacts et l'agenda, peuvent tous être stockés et lus. Il propose également quelques jeux simples et une horloge prenant en compte les fuseaux horaires. Sur les derniers modèles (Nano, 5G et Classic), l'achat de la télécommande Apple iPod Radio Remote permet de disposer d'un tuner FM. L'iPod est compatible Mac et Windows via une liaison USB 2 ou, pour les anciens modèles, FireWire.Pour les utilisateurs ne souhaitant pas utiliser le logiciel d'Apple ou pour les ordinateurs qui ne sont pas compatibles avec iTunes, il existe de nombreuses alternatives Open source[61]. Ces logiciels, tout comme iTunes, permettent de transférer des photos, des vidéos, des jeux vidéo, un carnet d'adresse, des bookmarks ou un calendrier sur les iPod qui le permettent.

Interface utilisateur[modifier | modifier le code]

Les iPods avec écran couleur utilisent une interface anti-aliasée. Tous les iPods, à l'exception de la dernière génération de nano et de l'iPod touch, possèdent uniquement cinq boutons. Depuis l'iPod mini, ceux-ci sont intégrés à la molette sous la forme de la Click wheel ce qui permet une interface concise, minimaliste. Les boutons exécutent des fonctions simples telles que : menu, play, pause, piste suivante ou piste précédente. Le défilement à travers le menu et les listes ainsi que le contrôle du volume se font en tournant la Click wheel. L'interface ayant fait la gloire des Ipod a été progressivement remplacé par la technologie tactile présente sur l'ipod touch, l'iphone.

Projets alternatifs[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : iPodLinux et Rockbox.
Un iPod de première génération tournant sous Linux

L'iPod est doté d'un processeur, d'un disque dur et de mémoire vive. Il est donc possible d'utiliser celui-ci comme un petit ordinateur, bien qu'il soit initialement bridé par Apple.

Le projet iPod Linux a pour objectif de développer une version stable de Linux pour iPod. Bien que ce projet soit encore à l'état expérimental, il est d'ores et déjà possible d'utiliser ce système d'exploitation à la place du micrologiciel d'Apple. L'intérêt est qu'au-delà de la possibilité de personnaliser l'appareil, il est possible par exemple de lire des vidéos avec des iPod de quatrième génération ne gérant pas nativement la vidéo.

Par ailleurs, Rockbox, le firmware originalement développé pour Archos puis développé ensuite sur de nombreux autres appareils musicaux, permet l'ajout de nombreuses options aux iPod de plusieurs générations. Les ajouts de ce système sont généralement fort similaires à celles d'iPodLinux.

Depuis la seconde génération d'iPod nano, la sixième d'iPod classic ainsi que les modèles qui ont succédé, les iPod embarquent un micrologiciel chiffré. Les systèmes d'exploitation alternatifs n'ont donc pas pu être portés sur ces plates-formes.

iTunes Store et DRM[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : iTunes et iTunes Store.

L'iTunes Music Store, devenu en septembre 2006 l'iTunes Store, est un service d’achat, entre autres, de musiques en ligne proposé par Apple et accessible uniquement par le logiciel iTunes. Lancé le aux USA, puis étendu à plusieurs pays, il permet d'acheter des chansons individuelles au prix de 0,99 US$, ou (TVA incluse) 1,29 $, 1,69 AU$, 1,79 NZ$, 0,99 , ou 0,79 £.

Les DRM utilisés n'étant supportés que par les iPod, seuls ceux-ci sont capables de lire les contenus achetés sur l'iTunes Store. Les pistes audio achetées sur l'iTunes Store sont au format AAC et étaient jusqu'en avril 2009 protégées par le DRM FairPlay[62]. Ce dernier permet d'autoriser cinq ordinateurs et un nombre illimité d'iPod à lire ces fichiers. Graver les pistes sur un CD, puis les recompresser, permet de créer des fichiers sans DRM. La qualité est cependant moins bonne qu'à l'origine à cause de la perte liée au ré-encodage.

À la suite d'un contrat avec l'une des majors du disque, EMI, Apple lance iTunes Plus. Dans cette catégorie de l'iTunes Store, les chansons y sont sans DRM et de meilleure qualité mais aussi plus chères : 1,29 € en Europe et 1,29 $ aux États-Unis, soit 30 cents/centimes de plus qu'une chanson avec DRM. Le , Apple ramène le prix des chansons iTunes Plus au niveau des chansons « normales ». Le , Apple annonce, que les DRM ont été retirés de 80 % des chansons du catalogue et le la transition a été achevée, depuis la totalité du catalogue audio est libre de tout DRM[62].

Les iPod ne sont pas capables de lire les fichiers de boutiques concurrentes utilisant un autre DRM, comme le Windows Media DRM de Microsoft, comme il est le cas par exemple chez Fnacmusic, VirginMega ou e-Compil.

Avec la disparition progressive des DRM, le choix dans l'offre pour l'achat de fichiers compatibles iPod est élargi.

L'arrivée de l'iPhone et de l'iPod touch amène Apple à ouvrir le l’iTunes Music Store. Cette version de l'iTunes Store permet aux possesseurs d'iPhone et d'iPod touch d'acheter de la musique et de télécharger des podcasts directement sur leurs appareils. Initialement, l'utilisateur devait être connecté à un réseau WiFi afin de pouvoir entrer dans l'iTunes Store, d'où son nom initial d’iTunes WiFi Music Store. Cependant, lors de la Macworld 2009, Apple a publié une mise à jour pour le logiciel, qui permet aux iPhones d'accéder à l'iTunes Store lorsqu'ils utilisent les réseaux EDGE et 3G. Néanmoins seuls les fichiers de taille inférieure à 10 Mo y sont alors téléchargeables[63], cette limite est passée à 20Mo le . Ainsi qu'en 50 mo d'ici 2012

Jeux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : App Store.

Certains iPod proposent des jeux vidéo parmi leurs fonctionnalités ; l'iPod originel embarque pour sa part le jeu Brick (initialement développé par le cofondateur d'Apple Steve Wozniak) et Easter egg. Des mises à jour ultérieures du micrologiciel l'incluent dans le menu option. Les générations suivantes d'iPod apportent trois jeux supplémentaires : Parachute, le Solitaire et le Quizz musical.

La septième version d'iTunes, parue en septembre 2006, ajoute à l'iTunes Store l'achat de jeux compatibles avec la cinquième génération d'iPod[64]. On y trouvait par exemple un jeu de Mah-jong, Pac-Man et Tetris. À ces jeux se sont ajoutés d'autres, compatibles avec les iPod classic (cinquième et sixième génération) et nano (troisième et quatrième génération).

L'arrivée du kit de développement (SDK) pour l'iPhone OS a fait exploser l'offre de jeux et applications disponibles pour iPod. Le , Apple annonce avoir vendu sur l'App Store plus d'un milliard d'applications, jeux inclus. Aujourd'hui, plus de 200 000 applications y sont disponibles gratuitement ou à la vente[65].

Bien qu'il existe un kit de développement pour l'iPhone OS, facilitant la sortie de jeux pour cette plate-forme, il n'en existe pas pour les iPod classic et nano[66]. Les jeux développés avec le SDK ne sont compatibles qu'avec l'iPhone OS et les jeux à Click Wheel ne sont pas compatibles avec l'iPhone OS.

Le 30 septembre 2011 Apple a retiré d'iTunes le lien qui permettait d'accéder aux jeux destinés aux iPod à molette cliquable, laissant présager la fin de ce type d'iPod dans les prochains mois au profit de l'iPod Touch.

Stockage et transfert de données[modifier | modifier le code]

Tous les iPod, à l'exception du touch, peuvent fonctionner en mode « disque » comme un périphérique de stockage de fichiers de tous types[67]. Lorsque l'iPod est formaté sous Mac OS X, il utilise le système de fichiers HFS+ permettant de l'utiliser comme disque de démarrage (bootdisk)[68], contrairement aux iPod formatés sous Windows qui utilisent le système FAT32. L'iPod shuffle fait exception à cette règle en utilisant, quel que soit le système d'exploitation, le FAT32[69].

Contrairement à bon nombre d'autres baladeurs numériques, la simple copie de fichier audio et vidéo dans le lecteur, sans outil spécifique, ne permet pas à l'iPod d'y accéder et donc de lire le contenu. L'utilisateur doit utiliser un logiciel dédié tel que iTunes ou ses alternatives, pour que l'iPod puisse lire les fichiers (dans la limite des fichiers compatibles).

Les fichiers multimédias sont stockés dans un dossier caché et y sont liés à un fichier base de données chiffré (iTunesDB). Sans ce fichier la lecture de fichiers reste impossible sur l'iPod[70]. L'accès aux données cachées est lui cependant possible en activant dans le système de l'ordinateur l'affichage des fichiers cachés.

Accessoires[modifier | modifier le code]

Deux types d'écouteurs fournis par Apple avec ses iPod.

Lors de l'achat, les iPod sont en général accompagnés du strict minimum nécessaire à leur utilisation normale. Il s'est donc développé un environnement d'accessoires en tout genre majoritairement produits par des compagnies tierces mais aussi en moindre mesure par Apple. Le marché est décrit par certains comme l'écosystème de l'iPod[71]. Certains accessoires apportent des fonctionnalités existantes sur d'autres baladeurs numériques telles qu'un tuner FM, un dictaphone, une télécommande filaire ou une sortie AV/TV. D'autres accessoires permettent d'ajouter des fonctions particulières comme l'iPod camera connector ou le podomètre Nike+iPod. Enfin, il existe des accessoires plus communs comme des enceintes, des housses, des coques et des télécommandes sans-fil.

Afin de développer et d'entretenir l'écosystème de ses iPod, Apple a lancé son programme Made for iPod en 2005[72]. Ce programme permet aux concepteurs d'accessoires d'avoir accès à certaines documentations techniques ainsi qu'aux composants nécessaires à des utilisations spécifiques. Ce programme se fait sous le couvert d'un accord de non divulgation, et s'accompagne de redevances pour Apple pour l'utilisation de composant propriétaire comme le dock connector. En septembre 2008, cet écosystème est constitué de plus de 5 000 accessoires.

Aux États-Unis, où l'iPod domine le marché en représentant 70 % des ventes de baladeurs numériques, 90 % des voitures proposent une intégration pour l'iPod[73].

Ventes et parts de marché[modifier | modifier le code]

Les ventes totales d'iPod dépassent les 260 millions d'unités début 2010, le trimestre Q1 se déroule du mois de septembre à décembre de l'année précédente.

L'iPod est pour Apple une réussite commerciale ; il est aujourd'hui le baladeur numérique le plus vendu au monde et se trouve dans une situation de quasi-monopole. Dès octobre 2004, il dominait largement le marché aux États-Unis avec 92 % (82 % en 2003) des ventes de baladeurs numériques à disque dur et 70 % du marché total[74]. Pour la même année, la présence d'Apple sur le marché mondial des baladeurs numériques est estimée à 21 %, devant Creative (11 %) et iRiver (9 %). En 2005, les estimations attribuent à l'iPod 26 % du marché mondial toujours devant Creative et iRiver[75]. En Europe, en 2007, selon GfK, l'iPod disposait de 27 % des parts de marché[76], tandis qu'aux USA, en juillet 2008, l'iPod représentait 73 % des ventes de baladeurs numériques[73].

En janvier 2007, Apple annonçait un chiffre d'affaires record de 7,1 milliards d'US$ pour son premier trimestre fiscal (octobre-décembre de l'année précédente)[77], dont 48 % résulte des ventes d'iPod. Pour la même période, en 2007, bien que le chiffre d'affaires augmente, la part des ventes d'iPod tend, elle, à diminuer ; cette tendance se confirme aux cours des trimestres qui suivent. Cette information tend à rassurer les investisseurs puisqu'elle rend les revenus de la firme moins dépendants de l'iPod. Pour le dernier trimestre fiscal de 2008 (juillet-septembre), 86 % des revenus de la firme provenaient de sources autres que la vente d'iPod. Cependant, les premiers trimestres fiscaux, qui incluent la période de Noël, restent les plus importants pour Apple, avec des chiffres d'affaires qui sont plus de deux fois plus importants que le reste de l'année. Les ventes d'iPod y sont là plus importantes en nombre mais aussi en part dans les revenus, avec encore lors du premier trimestre fiscal de 2009, 33 % des revenus issus de la vente d'iPod[78],[79].

L'iPod incite selon certaines études à acheter d'autres produits Apple, comme un Mac ou un iPhone[80].

En août 2010, Apple a vendu plus de 275 millions d'iPod, tous modèles confondus (voir graphique). Eli Harari, CEO de SanDisk, actuel second et bien en retrait sur le marché des baladeurs numérique aux États-Unis, reconnaît, en juin 2009, la « victoire » de l'iPod sur le marché : « On ne peut pas déloger l'iPod »[Note 6],[81].

Marketing et publicité[modifier | modifier le code]

Apple utilise diverses campagnes publicitaires pour faire la promotion de ses iPod. Ces campagnes sont menées sur différents supports tels que la télévision, la presse papier, des affiches ainsi que le pelliculage. Ces campagnes se distinguent de par leur style des autres campagnes publicitaires menées par Apple.

Les spots publicitaires et les affiches les plus connus sont ceux qui sont issus de la campagne « Silhouette » et des campagnes similaires qui lui ont succédé. On y retrouve en général un arrière-plan de couleur vive et au premier plan une silhouette sombre en train de danser sur la mélodie de la musique. Ces silhouettes portent sur elle également en général un iPod, sur lequel elles écoutent de la musique avec les écouteurs fournis. Ces derniers apparaissent distinctement en blanc, contrastant ainsi avec le fond et la silhouette. Le style des publicités est adapté en fonction de la musique jouée pendant le spot.

La campagne Silhouette initiale, menée à partir septembre 2003 pour le lancement de la troisième génération d'iPod, a su se faire remarquer. Elle s'est vu décerner le Lion Média à Cannes ainsi que le Grand Prix du Magazine Publishers of America[82].

Influence[modifier | modifier le code]

Les iPod ont été plusieurs fois distingués pour leur design, notamment en remportant de multiples fois le Red Dot Design Award Product Design, ainsi que le red dot Best of the best[83]. Pour le design de l'iPod, Quentin Dartigue Peyrou se voit décerner la Médaille du Président, de la Royal Academy of Engineering[84].

Les iPod donnent de manière générale une bonne impression aux testeurs, principalement pour leur aspect et design très sobre ainsi que pour leur simplicité d'utilisation. Certains secteurs industriels retravaillent leurs produits afin qu'ils s'accordent et fonctionnent mieux avec les iPod et le format audio AAC. C'est le cas par exemple pour les protections contre la copie des CD[85] ou des téléphones portables tels que les Sony Ericsson et les Nokia qui lisent le format AAC plutôt que le WMA.

L'iPod a aussi influencé la presse spécialisée de diverses manières. Beaucoup de nouveaux baladeurs numériques sont aujourd'hui comparés à l'iPod, voire présentés par les journalistes comme étant de potentiels iPod killers (ou iPhone killers), c'est-à-dire des produits qui pourraient détrôner Apple ou du moins faire baisser ses parts de marché. C'est le cas par exemple du Zune[86] mais aussi du Walkman de Sony. La forte présence de l'iPod sur le marché a aussi incité certains éditeurs de magazines à lancer des éditions dédiées à l'iPod ; c'est le cas par exemple de SVM iPod. Ce phénomène touche aussi Internet avec des sites qui se sont spécialisés sur l'iPod et son actualité[Note 7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le « i » en minuscule (même quand le mot est en capitales) devant la seconde lettre en majuscule est une référence à l'iMac, premier produit à utiliser cette syntaxe ; pour l'iMac, le « i » signifie « internet », mais aujourd'hui le « i » signifie qu'il s'agit d'un produit d'Apple à destination des non-professionnels.
  2. Citation originale : « Mac can become the "digital hub" of our emerging digital lifestyle »
  3. Citation originale : « Breakthrough digital device (it's not a mac) »
  4. Citation originale : « 1,000 songs in your pocket »
  5. Le dock connector est une interface propriétaire de 30 pins qui permet de relier un iPod à toutes sortes de périphériques et permet aussi le transfert de données depuis ou vers un ordinateur
  6. Citation originale : « You can't out-iPod the iPod. »
  7. Comme c'est le cas avec iGénération ou iPodnn

Références[modifier | modifier le code]

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Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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