Iphigénie en Aulide (Gluck)

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Frontespizio Ifigenia in Aulide.JPG

Iphigénie en Aulide est un opéra en trois actes de Christoph Willibald Gluck sur un livret de François-Louis Gand Le Bland Du Roullet[1] créé à Paris le 19 avril 1774[1].

C'est par l'intermédiaire de Le Blanc du Roullet, attaché de l'ambassade de France à Vienne, que le compositeur décide d'écrire un opéra en français pour Paris sur un livret adapté de Jean Racine. Grâce au soutien de Marie-Antoinette, Gluck vient à Paris en octobre 1773 et l'œuvre connaît un succès éclatant qui devait la maintenir sur scène jusqu'en 1824. Richard Wagner devait en réaliser une version en 1847[1] jouée en Allemagne jusqu'en 1914. En revanche, cette Iphigénie ne sera guère jouée au XXe siècle au contraire de l'Iphigénie en Tauride. Cependant son ouverture, dans l'arrangement de Wagner, est restée célèbre.

Argument[modifier | modifier le code]

Aulis, port de la Béotie où les armées grecques se sont regroupées pour faire voile vers Troie. Agamemnon, roi de Mycènes, dirige les armées réunies. Mais Artémis, déesse de la chasse, assigne les grecs en Aulide sans un souffle de vent pour punir Agamemnon d'avoir tué un cerf dans les bois sacrés. Un sacrifice expiatoire est nécessaire pour obtenir ses faveurs. Artémis exige que la victime soit Iphigénie, fille d'Agamemnon et de Clytemnestre. Agamemnon fait venir Iphigénie à Mycènes en prétextant son mariage avec Achille.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Discographie sélective[modifier | modifier le code]

Un enregistrement audio a été réalisé en 1990 sous la direction de John Eliot Gardiner.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c François-René Tranchefort, L'Opéra, Éditions du Seuil,‎ 1983, 634 p. (ISBN 2-02-006574-6), p. 87