Ionisation (Varèse)

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne une œuvre musicale. Pour le phénomène physique, voir ionisation.

Ionisation (1929 - 1931) est une des œuvres musicales les plus célèbres d'Edgard Varèse écrite pour trente sept percussions et treize percussionnistes (dont un piano mais un piano utilisé comme un instrument de percussion). Selon le dédicataire Nicolaï Slonimsky l'œuvre vise à démontrer la variété et la richesse extraordinaire de rythmes et de timbres qu'un tel ensemble peut produire. La création en a été faite au Carnegie Hall à New York le 6 mars 1933 sous la direction du dédicataire.

Sommaire

[modifier] Historique

Il s'agit d'une des premières œuvres de musique occidentale conçue entièrement pour percussions[1], jouant ainsi sur la polyphonie rythmique et non sur la mélodie. Dans l'histoire de la musique, il s'agit de la quatrième œuvre ne nécessitant que des percussions après Ritmica V d'Amadeo Roldán (1929), l'interlude entre le deuxième et le troisième tableau du Nez de Dmitri Chostakovitch (1928) et la Schädlertanz (ou Danse du crâne) du ballet Ogelala d'Erwin Schulhoff (1925).

Au moins 2 versions pour 6 percussionnistes en ont été proposées. La première par Georges Van Gucht pour Les Percussions de Strasbourg, du vivant de Varèse qui a donné son accord et la deuxième, en 2002 par Georges Bœuf pour Symblêma dont le directeur (Frédéric Daumas) a écrit le 8 juillet 2003 : « Cette dernière version est également pour 6 percussionnistes. Elle respecte scrupuleusement la partition originale et a été conçue de manière à conserver la spatialisation du son de la version à 13. »

La durée d'exécution est d'environ six minutes.

[modifier] Instrumentation

Instrumentation de Ionisation, pour percussions
Percussions
3 blocs chinois, triangle, tambour de basque, 3 tam-tams, caisse claire, 2 bongos, glockenspiel
2 enclumes, 2 tambours (militaire, à corde), 3 grosses caisses, 2 sirènes
2 cymbales (chinoise,suspendue), 1 gong, 1 caisse roulante, fouet, güiro, claves, maracas
tarole, grelots, castagnettes, censerro, 6 cloches tubulaires, 1 piano

[modifier] Utilisation artistique

En 2006, le chorégraphe français Xavier Le Roy utilise cette pièce pour sa création éponyme associé au mouvement de la non-danse.

[modifier] Notes et références

  1. Lyndon-Gee C, Notice de l'enregistrement de l'œuvre avec l'orchestre radio-symphonique national polonais, Naxos
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