Intubation en séquence rapide

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La technique d'intubation en séquence rapide (ISR) consiste en « une série d’actions spécifiques destinées à obtenir de manière optimale et rapide une intubation orotrachéale chez un patient de l’urgence à risque d'inhalation[1] », et plus précisément en « l’administration quasi simultanée de sédatifs et d’un agent de blocage neuromusculaire afin de faciliter l’intubation orotrachéale[1]. » L'ISR est donc une technique d'intubation orotrachéale adaptée au contexte de l'urgence.

Depuis 1996, l’ISR s'est répandue progressivement dans les services d'urgences du monde entier où elle est devenue une technique standard, remplaçant même avantageusement d'autres techniques d'intubation.

Les techniques permettant le contrôle définitif des voies aériennes et de la ventilation devraient être maîtrisées par tout médecin travaillant aux urgences et l'ISR en fait partie. De plus, cette technique favorise la réussite d’une intubation car elle permet d'obtenir des conditions techniques et physiologiques idéales et diminue ainsi les risques d'échecs et de complications. Cela est d'autant plus important que les patients rencontrés aux urgences sont des patients à risque (instables au niveau hémodynamique, en hypoxie, à risque d'inhalation car avec estomac plein ...).

Déroulement de l'ISR[modifier | modifier le code]

Le déroulement d'une intubation en séquence rapide peut être divisé en différentes phases successives[1] :

  1. préparation, du patient et du matériel ;
  2. pré-oxygénation du patient en oxygène pur ;
  3. pré-traitement, dans certaines indications spécifiques ;
  4. sédation : administration d'un hypnotique (le thiopental est la référence, le propofol et l'étomidate peuvent être employés selon la situation) ;
  5. relaxation musculaire : administration d'un curare (la succinylcholine est la référence, le rocuronium peut être employé en cas de contre-indication) ;
  6. protection des voies aériennes, en appliquant la manœuvre de Sellick ;
  7. passage du tube proprement dit ;
  8. gonflage du ballonnet ;
  9. vérification de la position du tube par l'auscultation pulmonaire bilatérale et symétrique, confirmée par six tracés successifs et identiques au capnogramme ;
  10. relâchement de la manœuvre de Sellick.

Citations[modifier | modifier le code]

  • « I remember, with horror, the early days of emergency medicine, when almost no emergency physician could acces the appropriate drugs to do RSI. We struggled, our patients suffered, and, no doubt, somes lives were lost. » Kenneth V. Iserson, MD

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) Walls RM, « Rapid-Sequence intubation comes of age » Ann Emerg Med. July 1996; 28:79-81. PMID 8669744

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Liens externes[modifier | modifier le code]