Intron

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Représentation schématique de l'enchaînement exon-intron dans un gène du génome, ici représenté par un chromosome.

Un intron est une portion de gène, le plus souvent non codante, qui ne se retrouve pas dans l'ARN cytoplasmique après épissage. Il s'oppose à l'exon.

Chez les organismes eucaryotes, les gènes qui codent les protéines sont constitués d'une suite d'exons et d'introns (comme dans intrusif) alternés. Par exemple : Exon1 - Intron1 - Exon2 - Intron2 - Exon3 - ...

Après la transcription, l'ARN synthétisé va subir un certain nombre de modifications, dont l'épissage, au cours duquel les introns vont être excisés de l'ARN. Les exons vont quant à eux être suturés pour donner l'ARN mature par le mécanisme d'épissage. On obtiendra donc un ARN de type Exon1 - Exon2 - Exon3 - ...

Représentation schématique de l'épissage d'un ARN (Pre-mRNA). On observe l'absence de séquences (en bleu) dans l'ARN mature : les introns ont été épissés.
(UTR = région non traduite)

Les introns ne jouent donc aucun rôle dans le devenir de l'ARN (traduction en protéine pour l'ARNm, en ribosome pour l'ARNr, traduction ARNt...), si bien que leurs fonctions ne sont pas très bien déterminées à ce jour. Leur rôle le plus important est, pour ce qu'il est possible d'observer à ce jour, de permettre une combinatoire lors de l'épissage. Cela permet aux gènes à ARNm de coder plusieurs protéines, ce qui représente une économie d'énergie pour la cellule, surtout lorsque la transcription se fait à haute fréquence.

Historique[modifier | modifier le code]

La découverte des introns est due à Phillip Allen Sharp et Richard J. Roberts[1],[2], ce qui leur a valu le prix Nobel de physiologie ou médecine en 1993. Ils les ont observés pour la première fois dans les ARN messagers de l'adénovirus en 1976, peu avant que l'équipe de Pierre Chambon en trouve également dans des ARN cellulaires comme celui de l'ovalbumine. C'est Walter Gilbert qui a inventé en 1978 la dénomination intron pour ces séquences non codantes entrelacées entre les régions codantes[3] : Intron est la contraction de INTragenic RegiON.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Berget S. M., Moore C., Sharp PA., « Spliced segments at the 5' terminus of adenovirus 2 late mRNA. », Proc. Natl. Acad. Sci. USA, vol. 74,‎ 1977, p. 3171-3175 (PMID 269380)
  2. (en) Chow L. T., Gelinas R. E., Broker T. R., Roberts R. J., « An amazing sequence arrangement at the 5' ends of adenovirus 2 messenger RNA. », Cell, vol. 12,‎ 1977, p. 1-8 (PMID 902310)
  3. (en) Tonegawa S., Maxam A. M., Tizard R., Bernard O., Gilbert W., « Sequence of a mouse germ-line gene for a variable region of an immunoglobulin light chain. », Proc. Natl. Acad. Sci. USA, vol. 75,‎ 1978, p. 1485-1489 (PMID 418414)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]