Internet au Maroc

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Le Maroc est un des pays de la région MENA (Afrique du Nord et Moyen-Orient) où Internet a été accessible le plus rapidement et il reste un des pays de la région où Internet est le plus développé.

La politique de l'État ces dernières années a été d'encourager la diffusion des nouvelles technologies dont Internet ainsi que les métiers de l'offshoring. Internet est aussi vu comme un moyen pour ouvrir le pays sur l'extérieur.

Quelques chiffres[modifier | modifier le code]

Le Maroc compte 1,5 million d'accès internet (Adsl et 3G ) et près de 13,2 millions d'internautes (janvier 2011), un chiffre en hausse continue. Ces chiffres situent le Maroc à la tête des pays africains avec un taux de pénétration de 41.3% selon internetworldstats.com. C'est le pays arabe avec le plus de pages Web référencées par Google dans son domaine .ma avec 42 400 000 occurrences, devançant même l'Égypte : .eg deux fois plus peuplée avec 7 440 000[1].

Le pays compte un très grand nombre de cybercafés et le prix de l'heure de connexion est de 3 à 6 dirhams (de 0.4 à 0,6 € environ).

Pourcentage d'internautes[2]
Année 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
% 3,35 11,61 15,08 19,77 21,50 33,10 41,30 52,00 53,00 55,42 56,00

Blogoma[modifier | modifier le code]

Il existe également une importante communauté de bloggeurs (appelée Blogoma) très active et au ton plutôt libre, elle est estimée à près de 30 000, c'est également l'une des plus actives de la région.

Le terme Blogoma a été inventé par le Blogueur Marocain Taher ALAMI sur son blog MonMaroc.com le 7 mars 2005. Le terme a été repris par l'ensemble des blogueurs dont Rachid JANKARI, Oussama MISKIN et Othmane BOUMAALIF pour être adopté par l'ensemble de la communauté quelques semaines après. Le billet original de la première citation Blogoma est toujours en ligne.

De plus en plus la blogosphère marocaine commence à servir de caisse de résonance pour mobiliser l'opinion intérieure et extérieure autour d'événements de société, comme pour l'Affaire Fouad Mourtada ou l'affaire dite des homosexuels de Ksar el-Kébir.

Sites visités[modifier | modifier le code]

Le site le plus visité dans le royaume est Facebook suivi par Youtube et le moteur de recherche Google, Hespress et Windows live, Wikipédia quant à lui vient en douzième position. Dans le top 100 on trouve beaucoup de sites d'information, de sport, et des forums, on trouve aussi quatre sites pornographiques (contre 6 en France, 8 aux États-Unis et 7 en Égypte) le premier de ces sites est classé à la treizième place.

Source : http://www.alexa.com/topsites/countries;0/MA

Censure[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Censure de l'Internet au Maroc.

L'état a adopté une politique plutôt libérale pour ce qui est de l'accès aux sites étrangers et il y a relativement peu de cas de censure, mais ces rares cas restent très contestés pour leurs caractéristiques arbitraires et leurs manques de transparence puisqu'ils ne s'appuient sur aucune décision de justice.

Internet à l'école[modifier | modifier le code]

Internet n'est pas très développé dans les écoles marocaines. Ceci s'explique notamment par la faible informatisation des écoles primaires et secondaires publiques et le coût de l'accès à Internet que certaines de ces écoles ne peuvent pas se permettre. Mais dans les écoles privées où la majorité des classes moyennes inscrivent leurs enfants, il y a presque toujours une salle d'informatique avec connexion à internet voire dans les lycées publics des villes principales comme Rabat, Casablanca, Marrakech, Agadir, Fez, Meknès, Tanger etc.

Impact sur la société[modifier | modifier le code]

L'impact d'Internet sur la société marocaine reste encore très marginal, Internet n'étant pour l'instant accessible que par une fraction minoritaire de la population.

Les sites sociaux comme MySpace ou YouTube sont utilisés par une nouvelle vague d'artistes comme moyen d'expression ou comme une nouvelle scène pour la diffusion de leur production.

Internet commence à devenir un nouveau moyen d'expression notamment par le biais des blogs, appelée Blogoma, pour des personnes et des points de vue qui ne peuvent pas s'exprimer dans la presse écrite traditionnelle, encore trop timorée et trop soumise à la vigilance et la censure du pouvoir.

Une jonction commence néanmoins à s'opérer entre la presse écrite traditionnelle, la radio, la télévision et Internet. Beaucoup de journaux ou de télévisions ont leur propre site, par ailleurs certains commencent à citer des points de vue, des informations, ou des évènements se produisant sur Internet.

Internet est aussi devenu un nouveau moyen pour dénoncer la corruption, en postant des gendarmes en flagrant délit de perception de Bakchich dans l'affaire du Sniper de Targuist.

Ce nouveau média provoque également des dérives et des atteintes à la vie privée. Internet a également été utilisé comme un moyen de délation, ou pour exercer une pression sociale encore plus forte, notamment lors de l'affaire du mariage homosexuel de Ksar el-Kébir. La publication sur YouTube, de la vidéo d'une fête, par une auto proclamée brigade de lutte contre l'homosexualité, montrant le supposé mariage d'un homme habillé en femme avec un autre, a provoqué des manifestations de colère de la population. L'état, après avoir nié la réalité des faits, a dû s'incliner face à la colère à la pression populaire, les accusés ont été condamnés à plusieurs mois d'emprisonnement.

La principale activité des internautes reste essentiellement le Chat, avec souvent le secret espoir de rencontrer l'âme sœur, chose encore relativement difficile dans une société qui reste largement traditionnelle et conservatrice.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. d'après une recherche effectuée sur Google, au 9 janvier 2011 avec les commandes site: .ma et site: .eg
  2. (en)ITU - Free statistics - Union internationale des télécommunications

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]