Internationaux de France de tennis

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48° 50′ 50″ N 2° 14′ 57″ E / 48.847164, 2.249217

Internationaux de France de tennis

Internationaux de France de tennis
Généralités
Création 1891
Organisateur(s) FFT
Éditions 113
Catégorie Grand Chelem
Périodicité Annuelle
Lieu Drapeau : France Paris
Participants masculin 128S / 128Q / 64D
féminin 128S / 96Q / 64D
Statut des participants Professionnels
(depuis 1968)
Surface Terre battue (ext.)
Directeur Gilbert Ysern[1]
Dotation 22 000 000 [2]
Affluence 430 093 (2012)[3]
Site(s) Courts du Racing Club de France et du Stade français en alternance (1891-1927)
Stade Roland-Garros (depuis 1928)
Site web officiel
Palmarès
Tenant du titre masculin Drapeau : Espagne Rafael Nadal
féminin Drapeau : Russie Maria Sharapova
Plus titré(s) voir records

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Les Internationaux de France, ou Tournoi de Roland-Garros, ou plus simplement Roland-Garros, est un tournoi de tennis sur terre battue créé en 1925 et qui se tient annuellement depuis 1928 à Paris, dans le stade Roland-Garros. Il succède au Championnat de France créé en 1891. Organisé par la Fédération française de tennis (FFT), il se déroule sur la dernière semaine de mai et la première semaine de juin. Il est l'un des quatre tournois du Grand Chelem, le deuxième dans le calendrier après l'Open d'Australie en janvier. Suivent le tournoi de Wimbledon, dernière semaine de juin et première semaine de juillet, puis l'US Open en août. Dans le monde du tennis à majorité anglophone, le tournoi est aussi connu sous le nom de French Open depuis 1968, première année de l'ère Open.

Les Internationaux de France de tennis sont le plus grand tournoi de la saison de tennis sur terre battue et le seul tournoi du Grand Chelem se disputant encore sur cette surface, depuis que l'US Open l'abandonne en 1978. Il est considéré comme le second plus prestigieux tournoi de tennis au monde après le tournoi de Wimbledon[4] bien qu'il soit l'événement tennistique bénéficiant de la plus large audience et couverture médiatique à travers la planète[5],[6]. De plus, de nombreux joueurs issus de régions du globe où le tennis se joue majoritairement sur terre battue, telles l'Amérique latine ou l'Europe du Sud, voient en Roland-Garros le plus important rendez-vous de l'année. Du fait de la surface lente et des matchs en cinq sets sans jeu décisif dans la dernière manche, Roland-Garros est considéré comme le tournoi de tennis le plus difficile et exigeant physiquement[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Championnat de France international de tennis[modifier | modifier le code]

Premières éditions[modifier | modifier le code]

La première édition du « championnat de France international de Tennis » se tient à Paris en 1891. Il est organisé par l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques sur les courts du Racing Club de France[8]. Les courts sont des terrains en herbe [9]. Le premier tournoi se dispute sur une journée, il y a seulement cinq participants (dont le péruvien Carlos de Candamo)[8]. Le Britannique H. Briggs, licencié au Stade français, s'impose dans le tournoi de simple messieurs, seul tournoi disputé. Trois participantes se rencontrent pour gagner le premier tournoi féminin en 1897[8], Adine Masson l'emporte. En 1902, le tournoi de double mixte est créé, celui de double dames en 1907. En 1912, des championnats du monde sur terre battue sont créés, à l'initiative du fabricant de balle de tennis et mécène Duane Williams. Ce tournoi fait de l'ombre aux championnats de France de tennis jusqu'à sa disparition en 1923. Les championnats de France de Tennis sont réservés, jusqu'en 1924 inclus, aux joueurs français et étrangers licenciés dans des clubs français. Le tournoi se tient alternativement sur les installations du Racing club de France et du Stade français jusqu'en 1927.

Débuts du tournoi masculin[modifier | modifier le code]

Pour la seconde édition en 1892, Jean Schopfer devient le premier Français à remporter le championnat de France. Jean Schopfer est finaliste en 1893, s'inclinant contre Laurent Riboulet. André Vacherot est vainqueur des éditions 1894, 1895 et 1896. De 1897 à 1900, Paul Aymé remporte quatre fois de suite le tournoi. En 1901, pour la première édition du XXe siècle, André Vacherot bat Paul Lebreton qui échoue une troisième fois en finale. Le frère du quadruple lauréat André Vacherot, Michel Vacherot, remporte le tournoi en 1902 contre Max Decugis avant que celui-ci ne remporte à de nombreuses reprises la compétition. En 1903, Max Decugis domine André Vacherot. Les deux même joueurs se retrouvent en finale l'année suivante et le résultat est le même. En 1905 et 1906, Maurice Germot domine la compétition. Decugis triomphe de nouvelles fois en 1907, 1908 et 1909, cette dernière édition se joue à Bordeaux. Le tournoi s'installe définitivement à Paris en 1910. Germot obtient un troisième titre en 1910 après avoir battu François Blanchy en finale. Il atteint une nouvelle fois la finale en 1911 mais André Gobert gagne le match et son premier championnat de France. Max Decugis remporte encore trois fois le tournoi en 1912, 1913 et 1914. Il prive André Gobert, Georges Gault et Jean Samazeuilh des derniers titres de l'avant-guerre.

De Masson à Broquedis, les premières lauréates[modifier | modifier le code]

Adine Masson remporte, en 1897, 1898 et 1899, les trois premières éditions du tournoi de simple dames. Elle remporte la première finale contre Mme P. Girod sur le score 6-3, 6-1. Seule concurrente en lice, elle est championne des deux éditions suivantes sans jouer[10]. En 1900, Hélène Prévost devient la deuxième femme à remporter le tournoi. Girod, finaliste de la première édition, remporte le tournoi en 1901 contre Leroux. Déjà triple lauréate, Adine Masson remporte deux nouvelles fois le tournoi en 1902 et 1903 contre Girod puis Kate Gillou Fenwick. Gillou Fenwick prend sa revanche contre Masson lors de l'édition suivante avant de remporter deux autres fois le titre contre Yvonne de Pfeffel en 1905 puis contre la Britannique Virginia MacVeagh en 1906, première étrangère à atteindre la finale. La Comtesse de Kermel remporte le tournoi 1907, battant Catherine d'Aliney d'Elva en finale. Kate Gillou Fenwick remporte son cinquième et dernier titre en 1908 contre A. Péan. Jeanne Matthey dépasse le record de victoires consécutives d'Adine Masson, qui a remporté le tournoi trois éditions de suite de 1897 à 1899, en remportant le tournoi quatre fois conséctivement entre 1909 et 1912. Double finaliste en 1910 et 1911, Marguerite Broquedis prend une revanche en 1913, battant Jeanne Matthey en finale, mettant fin à la série de victoires de son adversaire. Pour ce qui sera la dernière édition d'avant-guerre, Borquedis confirme sa victoire en battant Suzanne Lenglen, âgée de 14 ans et demi[8], qui devient la première star internationale du tennis après la première Guerre mondiale.

Période de transition et domination de Lenglen[modifier | modifier le code]

Le championnat de France amateur international de tennis reprend en 1920. Les vainqueurs des éditions d'avant-guerre sont toujours présents. En finale 1920, André Gobert remporte son second titre contre Max Decugis en cinq sets. En 1921, l'Américain Bill Tilden, numéro un mondial, joue à Paris pour la première fois. Il n'atteint pas la finale qui oppose Jean Samazeuilh au vainqueur de l'édition 1920 André Gobert, Samazeuilh remporte le tournoi. Jean Samazeuilh atteint une nouvelle fois la finale en 1922 mais la perd contre Cochet. En 1923, François Blanchy, trente-sept ans, bat Max Decugis (quarante-et-un ans). Cette finale est la dernière de Max Decugis, la fin d'une période où il domine le tennis français. Le début des années 1920 est marqué par de nouveaux joueurs. En 1924, a lieu la dernière édition des championnats de France. Ce sont les courts du Racing Club de France, à la Croix-Catelan qui accueillent la dernière édition avant la création des Internationaux de France. Deux mousquetaires atteignent la finale, Jean Borotra bat René Lacoste. La disparition des championnats du monde de terre battue lance le débat sur l'ouverture aux joueurs étrangers. Finalement, la décision est prise d'ouvrir le tournoi aux joueurs amateurs étrangers pour l'édition 1925.

Le début des années 1920, période de transition chez les messieurs, est dominée par Suzanne Lenglen chez les dames. De 1920 à 1923, Suzanne Lenglen remporte le tournoi quatre fois consécutivement. Elle gagne une première fois le tournoi, après une victoire en finale contre Marguerite Broquedis qui l'a battue en 1914. Durant les trois années suivantes, elle bat Germaine Golding, sur abandon en 1921, en deux sets en 1922 et 1923. En 1924, Suzanne Lenglen, malade de jaunisse, ne peut participer au tournoi. Julie Vlasto remporte la finale contre Jeanne Vaussard. De retour en 1925, Lenglen remporte le tournoi en 1925 et 1926, avant de passer professionnelle.

La création des Internationaux de France[modifier | modifier le code]

La première édition des Internationaux de France s'est tenue sur les terrains du Stade français, dans le parc de Saint-Cloud, en 1925. Après que les Quatre Mousquetaires du tennis français ont remporté la Coupe Davis en 1927, il est décidé de construire le stade Roland-Garros pour organiser la revanche. Le Stade français cède un terrain de trois hectares près de la Porte d'Auteuil avec pour seule condition qu'il porte le nom d'un de ses membres. Le nom de Roland Garros est choisi par Emile Lesieur, Président du Stade français et camarade de promotion d'HEC de Roland Garros. Licencié au Stade français, Roland-Garros était mort dix années auparavant pour la France le 5 octobre 1918 peu avant la fin de la première Guerre mondiale. Il était un aviateur célèbre pour avoir été le premier à réussir la traversée aérienne de la mer Méditerranée, en sept heures et 53 minutes. Le stade est inauguré en 1928, on ne peut parler de « tournoi de Roland-Garros » qu'à partir de 1928.

Les Quatre Mousquetaires[modifier | modifier le code]

Jacques Brugnon à gauche et Henri Cochet à droite.

Henri Cochet est le premier des quatre Mousquetaires à remporter le tournoi dès 1922, quelques années avant l'impressionnante série de victoires de la France en Coupe Davis. Il bat en finale du tournoi, encore nommé Championnat de France amateur international de tennis, un autre Français, Jean Samazeuilh. En 1924, deux mousquetaires s'affrontent pour remporter ce qui est la dernière finale du Championnat de France amateur international de tennis : Jean Borotra et René Lacoste, le premier l'emporte en cinq sets. En 1925 sont créés les Internationaux de France. Les huit premières éditions sont remportées par un des quatre Mousquetaires. En 1925, à Saint-Cloud, René Lacoste prend sa revanche contre Jean Borotra et il domine la finale 7-5, 6-1, 6-4. Lacoste est largement battu l'année suivante par Henri Cochet qui remporte son second titre. À l'issue d'un match serré, Lacoste bat l'Américain Bill Tilden 6-4, 4-6, 5-7, 6-3, 11-9 lors de la finale 1927. Les tribunes, qui ne peuvent alors contenir plus de 5 000 spectateurs, sont pleines. Après quatre heures de jeu, Tilden mène 9-8 et 40/15 au cinquième set. Sur la première balle de match, Lacoste fait un retour gagnant. Sur la deuxième, Tilden croit servir un ace quand l'arbitre de ligne, Henri Cochet, crie « Faute ! ». Tilden, 34 ans, accuse le coup. Il perd le match sur une double faute deux jeux plus tard[11],[12]. Suite à cette victoire française à Roland-Garros, les Français enchaînent avec un succès en Coupe Davis contre les Américains aux États-Unis après une ultime victoire de Cochet sur Johnson[13]. En 1928, Cochet bat une nouvelle fois Lacoste. Lors de l'édition suivante, René Lacoste bat Jean Borotra qui échoue de peu de mettre fin à la série de victoire de Lacoste et Cochet. L'édition 1930 est marquée par le retour en finale de William Tilden qu'il perd cette fois-ci contre Cochet qui remporte une quatrième fois le tournoi. En 1931, Jean Borotra remporte son premier titre du Grand Chelem à Roland-Garros contre Christian Boussus. En 1932, Henri Cochet remporte sa cinquième et dernière victoire en amateur contre l'Italien Giorgio De Stefani. En 1933, l'Australien John Crawford devient le premier étranger à remporter les Internationaux de France amateur en battant Henri Cochet.

De nouvelles championnes : Wills, Scriven, Sperling et Mathieu[modifier | modifier le code]

Pour la première édition des Internationaux de France féminin, en 1925 comme pour les messieurs, Suzanne Lenglen continue sa domination sur le tennis mondial. En battant Kathleen McKane en deux sets 6-1, 6-2, elle devient la première lauréate des Internationaux de France. L'édition suivante est peu différente, Lenglen domine la compétition jusqu'à une dernière large victoire 6-1, 6-0 contre Mary Kendall Browne. En 1927, Cornelia Bouman devient la première étrangère à remporter le tournoi depuis sa création en 1897. En finale, elle bat une autre étrangère, Irene Bowder Peacock, sur le score de 6-2, 6-4. La grande joueuse du tournoi dans la fin des années 1920 est sans contestation possible Helen Wills. Elle est la première à avoir réussi la performance de remporter trois fois de suite les Internationaux de France. Sa série commence en 1928 avec une victoire contre Eileen Bennett en finale. L'année suivante, elle se défait de la Française Simone Mathieu, qui atteint la première de ses huit finales du simple dames du tournoi. En 1930, Helen Wills remporte sa troisième consécration consécutive contre Helen Hull Jacobs. L'édition 1931 lui échappe et met fin à sa série, Cilly Aussem en profite et bat Betty Nuthall en finale. Helen Wills remporte une quatrième et ultime fois le tournoi en 1932 après une victoire contre Simone Mathieu qui perd sa seconde finale. Mathieu échouera une nouvelle fois en finale l'année suivante contre Margaret Scriven qui remporte le tournoi une seconde fois en 1934. Hilde Krahwinkel Sperling réussit entre 1936 et 1938 à égaler le record de Wills en battant trois fois de suite Simone Mathieu en finale. Mathieu, qui a alors perdu six finales (1929, 1932, 1933, 1935, 1936 et 1937), atteint une septième fois la finale en 1938 qu'elle remporte contre Nelly Adamson Landry. Cette année-là, elle réalise un triplé historique avec le double dames et le double mixte. Simone Mathieu vainc une nouvelle fois en 1939 contre Jadwiga Jędrzejowska pour ce qui sera la dernière finale avant une pause imposée par la seconde Guerre mondiale. Entre 1933 et 1939, Simone Mathieu remporte six fois le tournoi de double dames, échouant une seule fois en 1935. En 1934 et 1935, elle remporte le tournoi avec Elizabeth Ryan, qui a remporté deux autres fois le tournoi de double dames à Roland-Garros. En 1936, 1937 et 1938, elle le remporte avec Billie Yorke. En 1937 et 1938, elle remporte le tournoi en double mixte avec Yvon Petra puis Dragutin Mitić. Lors de sa dernière victoire dans la compétition en 1939, sa partenaire se nomme Jadwiga Jędrzejowska, finaliste du simple battue par sa partenaire de double. La coupe remise aux gagnantes du double dames des Internationaux de France porte aujourd'hui le nom de coupe Simone Mathieu.

Avant-guerre[modifier | modifier le code]

Gottfried von Cramm (à gauche).

Après la domination des quatre Mousquetaires, Gottfried von Cramm domine sur la terre battue de Roland-Garros. L'Allemand bat John Crawford en 1934 en cinq sets[14]. En finale l'année suivante, il s'incline contre Fred Perry avant de le battre en 1936[14]. L'Allemagne est dominateur au milieu des années 1940. Après la double victoire de Gottfried von Cramm, Henner Henkel est préféré pour représenter l'Allemagne à von Cramm qui est anti-nazi, et prend la relève en 1937[14] et remporte contre Henry Austin son premier et seul triomphe aux Internationaux de France. En 1938, Donald Budge devient le premier joueur à réussir le Grand Chelem[14]. Cela passe par une victoire à Paris contre Roderich Menzel, troisième Allemand en finale en trois éditions. La dernière édition d'avant guerre sera une victoire de l'Américain William McNeill sur l'Américain Bobby Riggs.

De la Seconde Guerre mondiale au professionnalisme[modifier | modifier le code]

Tournoi pendant la guerre[modifier | modifier le code]

Durant la guerre, le tournoi connait une des pages les plus sombres de son histoire. En effet le stade est réquisitionné par le régime de Vichy et devient un des trois centres d'emprisonnement de Paris pour des opposants au régime, avec la Prison de la Santé et le Vel' d'Hiv. Dès 1941, les Internationaux de France deviennent tournoi de France. Seuls les Français jouent ces tournois. Bernard Destremau remporte le tournoi de France en 1941 et 1942 avant d'aller combattre sur le front dans l'Armée française de la Libération. Revenu de la guerre, Yvon Petra lui succède de 1943 à 1945. Ces cinq tournois sont oubliés.

Après-guerre et victoires américaines[modifier | modifier le code]

Tony Trabert (à gauche).

Le tournoi reprend officiellement en 1946. Il n'y a pas une importante participation étrangère pour ces premiers internationaux d’après guerre. Jack Kramer, Dinny Pails et Geoff Brown préparent la finale de la coupe Davis. Contre toute attente, Marcel Bernard, repêché de la dernière heure, crée la surprise. En finale, il est pourtant rapidement mené deux sets à zéro par Jaroslav Drobný, mais le Français renverse finalement la situation et l'emporte 3-6, 2-6, 6-1, 6-4, 6-3. Déjà vainqueur du double messieurs avec Jean Borotra en 1936, il ne se contente pas du tournoi de simple messieurs, il remporte aussi le double avec son ami et partenaire Yvon Petra. Marcel Bernard a remporté la compétition de double mixte en 1935 et 1936 avec Lolette Payot puis Billie Yorke. Le Hongrois József Asbóth remporte les Internationaux de France de tennis 1947 en battant le Sud Africain Eric Sturgess. Les Américains dominent alors la compétition. Peu présents avant la guerre, les meilleurs américains se déplacent en Europe après la seconde Guerre mondiale. En 1948, l'Américain Frank Parker est sacré vainqueur. Déjà finaliste en 1946, Jaroslav Drobný s'incline une nouvelle fois. Frank Parker remporte l'édition suivante, réalisant un doublé, en battant son compatriote Budge Patty. Finaliste l'année précédente, Budge Patty remporte le tournoi 1950 après une bataille en cinq sets contre Jaroslav Drobný, qui s'incline une troisième fois en finale. Drobný remporte la finale en 1951, mettant fin à sa série de défaite en finale. Il domine Erik Sturgess, déjà finaliste en 1947. Jaroslav Drobný fait le doublé en 1952, en battant l'Australien Frank Sedgman. Ken Rosewall, remporte le tournoi amateur 1953 avant de remporter le tournoi professionnel. Il s'adjuge la victoire contre l'Américain Vic Seixas. En 1954 et 1955, Tony Trabert remporte les Internationaux de France. Il remporte une première fois le tournoi contre l'Américain Arthur Larsen. Il bat Sven Davidson, le premier d'une longue liste de Suédois qui ont atteint la finale, sur le score de 2-6, 6-1, 6-4, 6-2. Sven Davidson perd une nouvelle fois en finale en 1956 contre Lew Hoad. Double finaliste, Sven Davidson est sacré en 1957 en battant Herbert Flam, dernier finaliste Américain des années 1950. La domination Australienne n'est pas a son apogée à la fin des années 1950, mais l'Australien Mervyn Rose bat le Chilien Luis Ayala en 1958. Nicola Pietrangeli remporte le tournoi deux fois en 1959 et 1960 contre Ian Vermaak puis Luis Ayala, qui perd sa seconde finale, et atteint la finale une autre chose en 1961 mais s'incline face à l'Espagnol Manuel Santana.

Le tournoi féminin reprend lui aussi en 1946. Pour la première édition féminine d'après guerre, deux Américaines atteignent la finale. Margaret Osborne et Pauline Betz s'affrontent. Margaret Osborne s'impose sur le score de 1-6, 8-6, 7-5 et devient la seconde Américaine après Helen Wills à remporter les Internationaux de France de tennis. En 1947, le constat est le même : les Américaines dominent la compétition. Patricia Canning Todd bat Doris Hart. La Française Nelly Adamson Landry remporte la première victoire française dans le tournoi de simple féminin de l'après guerre. Déjà finaliste en 1938, avant la guerre, elle élimine son dernier adversaire Shirley Fry Irvin dix ans plus tard. Nelly Adamson Landry atteint la finale en 1949 et est confronté à la lauréate de la première édition d'après guerre Margaret Osborne. L'Américaine domine la Française en deux sets. Les quatre finales suivantes opposent deux Américaines. Doris Hart atteint la finale quatre fois consécutivement en 1950, 1951, 1952 et 1953. Elle s'impose contre Patricia Canning Todd en 1950, s'incline lors de l'édition suivante contre Shirley Fry Irvin. La finale 1952 est la revanche de la finale de l'année précédente, et Doris Hart l'emporte, privant Shirley Fry Irvin d'un second triomphe consécutif porte d'Auteuil. En 1953, Doris Hart est opposée à Maureen Connolly. Connolly, elle aussi Américaine bat Doris Hart. Elle remporte une seconde fois le tournoi en 1954 après une ultime victoire 6-4, 6-1 contre la Française Ginette Bucaille. En 1955, la Britannique Angela Mortimer met fin à une série de six victoires Américaines. Après avoir perdu le premier set 6-2, elle domine l'Américaine Dorothy Head les deux sets suivants sur un score très serré 7-5, 10-8. Lauréate en 1955, Mortimer remporte tous ses matchs jusqu'à la finale cependant elle ne réussit pas à réitérer sa performance en 1956 et s'incline face à l'Américaine Althea Gibson. Shirley Bloomer Brasher triomphe sur la terre battue parisienne en 1957. Dorothy Head Knode s'incline en finale et échoue une seconde fois en finale après 1955. La Britannique Shirley Bloomer Brasher est une nouvelle fois en finale en 1958 pour défendre son titre mais elle échoue après un match en trois sets contre la Hongroise Zsuzsa Körmöczy. Cette dernière échoue aussi en finale l'année suivante à défendre son titre, Christine Truman la bat. En 1960 et 1961, la Mexicaine Yola Ramírez Ochoa atteint la finale, mais elle échoue les deux fois, d'abord contre l'Américaine Darlene Hard puis contre la Britannique Ann Haydon-Jones.

La décennie australienne[modifier | modifier le code]

Après les victoires des latins Nicola Pietrangeli (1959, 1960) et Manuel Santana (1961) qui succèdent à celle de l'Australien Mervyn Rose, les années 1960 sont outrageusement dominées par les Australiens. L'Australie, déjà à l'honneur en 1956 avec le sacre de Lew Hoad, devient la première nation du tennis.

En 1962, Rod Laver réalise un exploit : remporter tous les tournois du Grand Chelem, réaliser le Grand Chelem. Et cet exploit passe par une victoire à Roland-Garros. Il se défait de son compatriote Roy Emerson, alors qu'il est mené deux sets à zéro. Après avoir remporté le troisième set 6-3, il remporte difficilement le quatrième set 9-7, et conclut le match sur le score de 3-6, 2-6, 6-3, 9-7, 6-2. Le finaliste malheureux Emerson fait mieux l'année suivante, en battant le Français Pierre Darmon en finale. La finale de 1964 stoppe la série australienne. Les précédents vainqueurs Manuel Santana et Nicola Pietrangeli se retrouvent une nouvelle fois en finale, et Santana remporte son second titre.

Entre 1965 et 1969, cinq Australiens différents remportent les Internationaux de France, et, quatre des cinq sacres, contre un autre Australien. Cette domination sans partage aux Internationaux de France devient une évidence en 1965, l'Australien Fred Stolle bat l'Australien Tony Roche. Le finaliste 1965, Roche, remporte le tournoi l'année suivante contre le Hongrois István Gulyás en trois sets. Roy Emerson remporte son second titre en 1967 contre Tony Roche, qui perd une seconde fois en finale. Pour cette dernière édition amateur, la vainqueur, Emerson, remporte un bon d'achat de 900 francs à retirer dans un magasin. En 1968, Ken Rosewall remporte le premier titre open. Vainqueur à de nombreuses reprises lors des tournois professionnels, il montre ainsi qu'il est l'un des meilleurs, si ce n'est le meilleur, joueur de terre battue. Il bat Rod Laver et empoche un chèque de 100 000 francs. Laver, vaincu en 1968, montre lui aussi qu'il est un champion en prenant sa revanche contre son rival Rosewall lors de l'édition suivante.

Dans le tournoi de simple femmes comme dans celui des hommes, les Australiens dominent. En 1962, l'Australienne Margaret Smith Court remporte une première fois le tournoi contre Lesley Bowrey, elle aussi Australienne, en la battant en trois sets. À son tour, Lesley Bowrey remporte ses premiers Internationaux de France après une dernière victoire contre Ann Haydon-Jones, finaliste 1961. En 1964, Maria Bueno est battue par Margaret Smith Court qui remporte sa seconde victoire à Roland-Garros. En 1965, Lesley Bowrey bat Margaret Smith Court. Bowrey remporte une deuxième et dernière victoire en Grand Chelem à Paris. Ann Haydon Jones bat Nancy Richey en 1966. La Française Françoise Dürr bat Lesley Bowrey, double lauréate, et remporte le dernier tournoi réservé aux amateurs.

De nombreux joueurs, officiellement déclarés professionnels, n'ont pu participer au tournoi car, avant le début de l'ère open, le tournoi est réservé aux amateurs. Parmi les joueurs professionnels non autorisés à disputer le tournoi figurent, dans l'ordre chronologique, Karel Koželuh, Bill Tilden (à partir de 1931), Hans Nüsslein, Henri Cochet (à partir de 1933), Ellsworth Vines (à partir de 1934), Fred Perry (à partir de 1937), Donald Budge (à partir de 1939), Bobby Riggs et Frank Kovacs (à partir de 1942), Jack Kramer (à partir de 1948), Pancho Segura (à partir de 1948), Frank Parker (à partir de 1950), Pancho Gonzales (à partir de 1950), Frank Sedgman (à partir de 1953), Tony Trabert (à partir de 1956), Ken Rosewall (à partir de 1957), Lew Hoad (à partir de 1958), Andrés Gimeno (à partir de 1961), Rod Laver (à partir de 1963) et Fred Stolle (à partir de 1963).

Entre les professionnels, est organisé des Internationaux de France de tennis professionnels. De 1930 à 1968, vingt-et-une éditions se sont déroulées. La première remportée par Karel Koželuh en 1930. Bill Tilden, Henri Cochet, Hans Nüsslein et Donald Budge inscrivent leur nom au palmarès avant la guerre. Après la guerre, Tony Trabert en 1956 et 1959 sera le seul non Australien à remporter le tournoi professionnel. Pendant que les Australiens dominent le tournoi amateur, Ken Rosewall remporte le tournoi de 1958 à 1966, hormis en 1959. Rod Laver, défait par Rosewall en finale lors des éditions 1963, 1964, 1965 et 1966, remporte les deux dernières éditions du tournoi en 1967 et 1968 avant la création de l'ère Open.

Ère Open[modifier | modifier le code]

Les Internationaux deviennent open[modifier | modifier le code]

L'ensemble des éditions de 1891 à 1967, toutes gérées par la Fédération française de tennis, furent interdites aux joueurs officiellement professionnels considérés comme des traîtres à l'esprit sportif. Parallèlement ces derniers organisèrent leurs propres internationaux de France professionnels de 1930 à 1968[15]. Après la décision de Wimbledon de devenir open, Roland-Garros en fait de même. C'est le début de l'ère Open.

En 1968, la FFT organise les premiers internationaux de France open, c'est-à-dire ouverts aux amateurs et aux professionnels. Ces derniers confirment leur supériorité lors de la première édition en monopolisant les quatre places de demi-finalistes du simple messieurs. Roland-Garros est le premier des quatre tournois du Grand-Chelem à devenir open.

Pour la première édition des Internationaux de France open, un total de 100 000 francs de prix est prévu, alors que le total des recettes de l'année précédente ne dépasse pas 300 000 francs, un risque financier mis en valeur par les opposants de l'ère open. L'édition 1968 est marquée par un évènement social et politique : mai 68. Les manifestations se multiplient et les nuits de violence se succèdent dans le quartier latin. Le comité d'organisation décide de maintenir le tournoi. Les nouvelles de Paris et le manque de moyens de transport découragent des joueurs étrangers à venir jouer. Il y a 31 abandons au premier tour, et trois autres joueurs préfèrent rentrer chez eux au second tour. La finale a lieu le 10 juin et oppose Ken Rosewall à Rod Laver. Les deux Australiens s'affrontent sur un court central archicomble. Rosewall emporte la finale en quatre sets, et fait le doublé en remportant le tournoi de double messieurs avec Fred Stolle. Chez les dames, Nancy Richey remporte le tournoi en simple après une victoire en finale contre Ann Haydon-Jones. Finalement, le premier Roland-Garros open est un succès pour les organisateurs du tournoi. Avec 120 000 spectateurs, le tournoi a fait 900 000 francs de recette, trois fois plus que l'année précédente[16].

L'année suivante, Rod Laver remporte son second titre contre Ken Rosewall. En cette année 1969, Rod Laver remporte son second Grand Chelem. En 1970, Jan Kodeš met fin aux victoires Australiennes en remportant la coupe des mousquetaires après une dernière victoire en finale contre le Yougoslave Željko Franulović. Des joueurs de l'Europe de l'Est vont loin dans les tableaux. En 1971, Jan Kodeš rencontre une seconde victoire consécutive contre le Roumain Ilie Năstase. En 1972, Andrés Gimeno bat le Français Patrick Proisy. En 1973, Ilie Nastase remporte le tournoi de Roland-Garros en battant le Yougoslave Nikki Pilic et devient le premier numéro un mondial de l'ATP.

La première édition féminine de l'ère open est remportée par l'Américaine Nancy Richey contre Ann Haydon-Jones. L'Australienne Margaret Smith Court marque l'histoire de Roland-Garros en remportant le tournoi deux nouvelles fois le tournoi en 1969 et 1970 contre Ann Haydon Jones puis Helga Masthoff. Deux Australiennes atteignent pour la première fois la finale de Roland-Garros en 1971. Evonne Goolagong et Helen Gourlay-Cawley s'affrontent et la première triomphe. L'Américaine Billie Jean King bat Evonne Goolagong en 1972. Le 21 mai 1973 Margaret Smith Court remporte une dernière fois le tournoi de simple féminin contre l'Américaine Chris Evert.

La suprématie suédoise[modifier | modifier le code]

Philippe Chatrier, alors président de la FFT bannit du tournoi l'ensemble des joueurs ayant participé aux intervilles (compétition professionnelle américaine), le numéro 1 de l'époque Jimmy Connors ne peut jouer les internationaux de France et c'est ainsi que débute la suprématie suédoise en 1974, Björn Borg remporte son premier tournoi du Grand Chelem à Roland-Garros. Alors qu'il a eu 18 ans en début du tournoi, il bat en finale l'Espagnol Manuel Orantes en cinq sets 2-6, 6-7, 6-0, 6-1, 6-1. C'est le début de l'ère suédoise. Il gagne de nouveau l'année suivante après une ultime victoire contre l'Argentin Guillermo Vilas. Il échoue en 1976 contre le futur lauréat du tournoi, l'Italien Adriano Panatta, après avoir battu le Français François Jauffret 10-8 dans le cinquième set de son huitième du finale[17]. C'est la deuxième défaite de Borg à Roland-Garros (déjà battu par Panatta en 1973). Panatta remporte le titre en battant Harold Solomon, tombeur de Raúl Ramírez et Guillermo Vilas. Cette victoire est la dernière et unique victoire masculine italienne à Roland-Garros sous l'ère open. En 1977, Guillermo Vilas profite de l'absence de Borg (interdit de jouer suite à sa participation aux intervilles) et bat l'Américain Brian Gottfried en finale, ne lui laissant que trois jeux. Il s'agit de la plus large victoire à Roland-Garros sous l'ère Open.

En 1978, pour marquer le cinquantenaire du stade Roland-Garros, une cérémonie est organisée pour fêter les joueurs qui ont fait l'histoire du tournoi. Pour la troisième fois, Björn Borg remporte la coupe des mousquetaires qui lui est remise par Henri Cochet. Borg en fait de même en 1979, 1980 sans perdre un set et 1981. Ces quatre titres de rang font de lui une des légendes de Roland-Garros.

En 1982, un autre Suédois est sacré sur la terre battue parisienne : Mats Wilander. En demi-finale, alors que l'arbitre lui donne la victoire, il choisit de remettre la balle de match. Il se qualifie ensuite pour la finale, et bat Guillermo Vilas, qui a perdu trois des quatre finales qu'il a disputées en huit années. À l'âge de 17 ans et 9 mois, Wilander domine l'Argentin 1-6, 7-6, 6-0, 6-4 et remporte le premier titre majeur de sa carrière.

L'édition suivante, Mats Wilander atteint la finale, confirmant son talent. Yannick Noah, après avoir battu Ivan Lendl en quart de finale, domine le Français Christophe Roger-Vasselin en demi-finale pour accéder à la finale contre Wilander. Celle-ci se déroule le 5 juin 1983 devant 18 000 personnes. Noah mène et obtient une balle de match que Wilander sauve. Le Suédois sauve une nouvelle balle de match à 6-2 dans un tie-break avant de céder sur un retour de service trop long[18]. Noah devient le premier joueur de couleur à remporter le tournoi[18]. Il est le dernier vainqueur Français du tournoi masculin. Durant le tournoi, Yannick Noah joue un jeu offensif, il est l'un des derniers attaquants vainqueurs de Roland-Garros. Marcel Bernard lui remet la coupe des Mousquetaires. Noah est le dernier joueur à avoir gagné avec une raquette en bois, abandonnée dès l'année suivante.

En 1984, le Tchécoslovaque Ivan Lendl, finaliste de l'édition 1981, remporte pour la première fois le tournoi du Grand Chelem sur terre battue en battant l'Américain John McEnroe, bien que ce dernier ait remporté les deux premiers sets. Devant le président de la république français François Mitterrand, Lendl l'emporte finalement 3-6, 2-6, 6-4, 7-5, 7-5 et inflige à McEnroe une des trois défaites de sa saison et le prive d'un des titres du Grand Chelem qui lui manquera toujours[19]. La finale de 1984 est aussi la seule finale sans Suédois des années 1980. En double, les Français Noah et Leconte remportent le tournoi[20].

L'édition 1985 est marquée par le retour du successeur de Borg, Mats Wilander, qui l'emporte face au tenant du titre Ivan Lendl. Jimmy Connors échoue quatre fois de suite en demi-finale entre 1982 et 1985. C'est contre un autre Suédois que Lendl remporte son second Roland-Garros l'année suivante. Mikael Pernfors ne réussit pas à battre le Tchécoslovaque et s'incline en finale[21]. Ivan Lendl réussit la performance de remporter son troisième tournoi du Grand Chelem de Roland-Garros en 1987. En finale, il prend sa revanche contre Mats Wilander et le bat. Tout comme Lendl réussit à le faire en 1987, Mats Wilander remporte ses troisième Internationaux de France en 1988 en battant le dernier finaliste français Henri Leconte. En 1989, Michael Chang remporte son unique titre sur la terre battue parisienne après avoir battu un nouveau Suédois en finale. Après Borg, Wilander et Pernfors, Stefan Edberg est le quatrième et dernier Suédois à atteindre la finale des Internationaux de Roland-Garros en quinze ans. Il s'incline en finale contre Chang qui entre dans l'histoire du tournoi en servant à la cuillère en huitième de finale contre le triple vainqueur Ivan Lendl et en étant le plus jeune vainqueur du tournoi de Roland-Garros à 17 ans et trois mois.

Entre la première victoire de Björn Borg en 1974 et la finale de Stefan Edberg en 1989, les Suédois ont remporté neuf des seize tournois disputés. La dernière des trois victoires de Mats Wilander en 1988 reste encore la dernière victoire suédoise aux Internationaux de France de tennis.

Domination de Chris Evert[modifier | modifier le code]

Finaliste pour la première fois en 1973, Chris Evert s'incline contre l'australienne Margaret Smith Court qui remporte là son dernier titre à Roland-Garros. En 1974, Chris Evert remporte son premier titre du grand chelem après une ultime victoire contre Olga Morozova. La première finale entre Chris Evert et Martina Navrátilová se déroula le 2 juin 1975. Après avoir perdu le premier set, Chris Evert l'emporte 2-6, 6-2, 6-1. Avec la concurrence des intervilles, la plupart des meilleures joueuses du monde ne participent pas au tournoi pendant les trois éditions suivantes. Après la victoire de Sue Barker en 1976, Mima Jaušovec en profite et remporte le tournoi en 1977 contre Florenta Mihai, avec la somme de 35 000 francs. Finaliste l'année suivante, la joueuse yougoslave s'incline 6-2, 6-2 contre Virginia Ruzici. Chris Evert fait un retour triomphal en 1979 en dominant largement Wendy Turnbull, puis réitère sa performance lors de l'édition suivante contre Virginia Ruzici. En 1981, Evert est battue en demi-finale par la jeune tchèque Hana Mandlíková qui remporte logiquement le tournoi, profitant de l'échec prématuré de l'autre favorite Martina Navrátilová. Cette dernière, finaliste malheureuse en 1975 et absente de 1976 à 1980, remporte enfin ses premiers Internationaux de France en battant Andrea Jaeger en 1982.

Evert remporte une nouvelle fois le tournoi en 1983. Le second duel entre Navrátilová et Evert se déroule le 28 mai 1984. La première emporte le match et le tournoi mais les deux finales suivantes entre les deux joueuses, d'un niveau de jeu exceptionnel, connaissent un sort différent. En 1985, Chris Evert domine sa rivale, alors invaincue depuis sa victoire l'année précédente, et s'inscrit dans l'histoire du tennis[22] avec une septième victoire (record) en 1986. Martina Navrátilová, qui a déjà perdu trois finales contre Chris Evert, en perd une quatrième en 1987 contre l'Allemande Steffi Graf. Cette dernière l'emporte en trois sets serrés et empoche un chèque de 1 085 000 francs.

Ère moderne[modifier | modifier le code]

Tournoi masculin[modifier | modifier le code]
Andre Agassi (en haut) et Jim Courier (en bas) à Houston en 2005.
Gustavo Kuerten en 2005.

En 1990, Andrés Gómez devient le premier équatorien à remporter le tournoi en battant Andre Agassi qui échoue une nouvelle fois contre son compatriote Jim Courier en 1991. Courier confirme son succès en 1992 avec un second triomphe. Courier rate le troisième succès consécutivement en 1993 contre Sergi Bruguera qui réalise le doublé l'année suivante. En 1995, Michael Chang atteint une seconde fois la finale sur la terre battue parisienne, après sa victoire en 1989. Il échoue en finale contre l'Autrichien Thomas Muster. En 1996, Ievgueni Kafelnikov devient le premier Russe à remporter les Internationaux de Roland-Garros.

L'édition 1997 est celle de la révélation du Brésilien Gustavo Kuerten aux yeux du public parisien. Alors qu'il n'est pas tête de série et classé 66e à l'ATP, « Guga » bat le double vainqueur Sergi Bruguera. En 1998, la finale se dispute entre deux Espagnols : Carlos Moyà et Àlex Corretja, le premier l'emporte 6-3, 7-5, 6-3. En 1999, alors que sa compagne Steffi Graf a remporté le tournoi la veille, Andre Agassi, pourtant mené deux sets à zéro, réussit là où il a échoué en 1990 et 1991 : il remporte la finale du Grand Chelem sur terre battue en retournant une situation mal engagée contre l'Ukrainien Andreï Medvedev et en l'emportant 1-6, 2-6, 6-4, 6-3, 6-4. En 2000 et 2001, Gustavo Kuerten remporte le tournoi. La finale de l'édition 2002 est une nouvelle fois une finale qui oppose deux joueurs espagnols : Albert Costa s'impose contre Juan Carlos Ferrero. Ce dernier n'échoue pas contre Martin Verkerk l'année suivante. Ferrero l'emporte contre le puissant serveur hollandais. En 2004, les Argentins Gastón Gaudio et Guillermo Coria se disputent le match durement, et Gaudio s'impose en cinq sets 0-6, 3-6, 6-4, 6-1, 8-6.

Domination de Rafael Nadal
Rafael Nadal en 2007.

Rafael Nadal dispute pour la première fois Roland-Garros en 2005. Et pour sa première participation, il remporte son premier titre contre l'Argentin Mariano Puerta, le battant 6-7, 6-3, 6-1, 7-5 en finale.

En 2006, 2007 et 2008, Rafael Nadal bat le Suisse Roger Federer, alors numéro un mondial. En 2008, il lui inflige un sévère 6-1, 6-3, 6-0.

En 2009, Roger Federer parvient cependant à remporter le seul titre du Grand Chelem qui lui manquait, en s'imposant face au surprenant Suédois Robin Söderling, tombeur de Rafael Nadal en huitième de finale.

En 2010, Rafael Nadal prend sa revanche en battant Robin Söderling en trois sets en finale. Il ne perd aucun set durant le tournoi, comme en 2008. En 2011, Rafael Nadal gagne la finale face à Roger Federer en 4 sets 7-5, 7-6, 5-7, 6-1 et réalise le sextuplé, égalant ainsi le record de Björn Borg. En 2012, Rafael Nadal gagne Roland-Garros pour la septième fois face à Novak Djokovic en 4 sets 6-4, 6-3, 2-6, 7-5. Il devient ainsi le joueur masculin le plus titré de l'histoire du tournoi. Le match, interrompu à deux reprises par la pluie, s'est déroulé sur deux jours.

En 2013, après avoir battu le numéro un mondial Novak Djokovic en demi-finale, Rafael Nadal remporte Roland-Garros pour la huitième fois en battant son compatriote David Ferrer en finale 6-3, 6-2, 6-3. Il devient alors le premier joueur de l'histoire à remporter huit fois le même tournoi du Grand Chelem.

En 2014, Rafael Nadal bat en finale son rival Novak Djokovic, alors numéro 2 mondial, en 4 sets, 3-6, 7-5, 6-2, 6-4. Il n'a perdu que 2 sets durant le tournoi. Rafael Nadal remporte ainsi Roland-Garros pour la 9e fois en 10 participations à seulement 28 ans. C'est sa 5e victoire consécutive à Paris. Il améliore ainsi son record de victoires à Roland-Garros avec 9 titres et totalise 66 victoires pour une seule défaite.

Tournoi féminin[modifier | modifier le code]
Steffi Graf en 2005

Le 23 mai 1988, l'Allemande Steffi Graf entre dans l'histoire de la compétition en remportant une seconde fois consécutive le tournoi en infligeant une double roue de bicyclette 6-0, 6-0 à Natasha Zvereva. L'année suivante, Graf échoue en finale contre Arantxa Sánchez. En 1990, Monica Seles affronte Steffi Graf en finale. Graf atteint une quatrième fois consécutive la finale, et comme en 1989, elle s'incline. Monica Seles remporte son premier titre du Grand Chelem. Elle récidive en 1991 et 1992. En 1991, elle bat Arantxa Sánchez et réussit le petit Chelem. Le 25 mai 1992, Monica Seles rencontre une seconde fois Steffi Graf en finale du tournoi de Roland-Garros. Monica Seles a déjà remporté l'Open d'Australie cette année-là et elle rêve de Grand Chelem. Après avoir remporté le premier set 6-2, elle perd le second 3-6. Finalement, Seles remporte le troisième set 10-8 et le tournoi. Elle fait un second pas vers le Grand Chelem. Elle échoue en finale du tournoi de Wimbledon, comme en 1991, contre Steffi Graf, mais gagne à Flushing Meadows. Agressée à Hambourg en février 1993, Monica Seles arrête sa carrière avant Roland-Garros. Steffi Graf n'a plus à en découdre avec sa principale rivale. Logiquement, elle vainc Mary Joe Fernández en finale et obtient son troisième titre. En 1994, Mary Pierce atteint la finale du tournoi. Elle est la première Française de l'ère open à atteindre la finale. Elle perd à ce stade contre l'Espagnole Arantxa Sánchez en deux sets. Steffi Graf et Arantxa Sánchez se retrouvent les deux années suivantes en finale. Chacune des finales se termine par une victoire de Steffi Graf en trois sets. En 1997, la Croate Iva Majoli bat la Suissesse Martina Hingis, pourtant favorite, en deux sets 6-4, 6-2. En 1998, dix ans après son premier sacre Porte d'Auteuil, Arantxa Sánchez remporte une troisième fois le tournoi en battant Monica Seles. Monica Seles effectue son retour sur le circuit, sans préparation et de noir vêtue, elle réalise son dernier coup d'éclat en Grand Chelem. Le 24 mai 1999, Steffi Graf remporte le dernier de ses six triomphes à Roland-Garros, douze années après le premier, contre Martina Hingis qui échoue une nouvelle fois à conquérir la coupe Suzanne Lenglen. Hingis, comme de nombreux autres grands joueurs, échoue à Roland-Garros alors qu'elle domine le tennis mondial et a remporté les trois autres tournois du Grand Chelem. Le 29 mai 2000, pour la dernière édition du XXe siècle, Mary Pierce offre à la France son premier titre dans le tournoi du simple féminin de l'ère Open. Elle bat Conchita Martinez en finale sur le score de 6-2, 7-5. Elle réalise un joli doublé cette année-là puisqu'elle remporte également le double avec Martina Hingis. En 2001, l'Américaine Jennifer Capriati bat la Belge Kim Clijsters lors de la finale la plus serrés des années 2000. Capriati l'emporte 12-10 dans le troisième set après avoir perdu le premier 1-6. La finale 2002 oppose pour la première fois deux sœurs. Serena Williams et Venus Williams s'affrontent et la première l'emporte 7-5, 6-3. La finale 2003 oppose deux Belges : Justine Henin et Kim Clijsters. Henin remporte une première fois le tournoi. Après une finale américaine en 2002, belge en 2003, la finale 2004 est russe, Anastasia Myskina bat Elena Dementieva. En 2005, 2006 et 2007, Justine Henin remporte le tournoi, respectivement contre Mary Pierce, qui atteint une troisième et dernière fois la finale, Svetlana Kuznetsova puis Ana Ivanović. Justine Henin prend sa retraite avant les Internationaux de France de tennis 2008. Battue l'année précédente, la Serbe Ana Ivanović remporte les Internationaux de France en 2008 après une ultime victoire contre la Russe Dinara Safina en deux sets 6-4, 6-3. En 2009, Safina s'incline une nouvelle fois en finale, cette fois-ci face à sa compatriote Svetlana Kuznetsova, sur le score de 6-4, 6-2. En 2010, Francesca Schiavone devient la première Italienne à remporter le tournoi parisien, s'imposant en finale face à Samantha Stosur (6-4, 7-6). En 2011 Li Na devient la première chinoise à remporter le tournoi de Roland-Garros en s'imposant face à Francesca Schiavone (6-4, 7-6 [0]). En 2012, Maria Sharapova remporte Roland Garros, le quatrième Grand Chelem de sa carrière, et devient la 6e joueuse de l'ère Open à réaliser le Grand Chelem en carrière, après avoir vaincu en finale Sara Errani (6-3, 6-2). En 2013 Serena Williams gagne pour la deuxième fois le tournoi, 11 ans après sa première victoire, en deux sets (6-4 6-4) contre la russe Maria Sharapova.

Dotation[modifier | modifier le code]

La dotation globale pour 2012 est de 18 718 000 €. Depuis l'édition 2007, la FFT a instauré la parité de rétribution entre joueuses et joueurs.

Tableau des dotations pour 2012 (en euros)
Simple messieurs & dames Double messieurs & dames Double mixte
Vainqueur 1 250 000 340 000 100 000
Finaliste 625 000 170 000 50 000
Demi-finaliste 310 000 85 000 25 000
Quart de finaliste 155 000 43 000 13 000
Huitième de finaliste 80 000 23 000 7 000
Troisième tour 47 000 - -
Deuxième tour 28 000 12 000 -
Premier tour 18 000 8 000 3 500

En 2013, ces primes sont en hausse de 3 millions d’euros par rapport à l'année 2012[2]. Elles seront reparties comme telles :

Évolutions des dotations pour 2013 (en euros)
Simple messieurs & dames Progression (en euros)
Vainqueur 1 500 000 (+) 250 000
Finaliste 750 000 (+) 125 000
Demi-finaliste 375 000 (+) 65 000
Quart de finaliste 190 000 (+) 35 000
Huitième de finaliste 100 000 (+) 20 000
Troisième tour 60 000 (+) 13 000
Deuxième tour 31 000 (+) 3 000
Premier tour 21 000 (+) 3 000

Palmarès[modifier | modifier le code]

Records[modifier | modifier le code]

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Record Periode Joueur(s) Nombre Années victorieuses
Messieurs depuis 1891
Plus grand nombre de titres en simple messieurs Avant 1968 Drapeau : France Max Decugis 8 1903-1904, 1907-1909, 1912-1914
Après 1967 Drapeau : Espagne Rafael Nadal 9 2005-2008, 2010-2014
Plus grand nombre de titres consécutifs en simple messieurs Avant 1968 Drapeau : France Max Decugis 3 1907-1909, 1912-1914
Drapeau : États-Unis Frank Parker
Drapeau : République tchèque Jaroslav Drobný
Drapeau : États-Unis Tony Trabert
Drapeau : Italie Nicola Pietrangeli
2 1948-1949
1951-1952
1954-1955
1959-1960
Après 1967 Drapeau : Espagne Rafael Nadal 5 2010-2014
Plus grand nombre de titres en double messieurs Avant 1968 Drapeau : France Max Decugis 14 1902-1914, 1920
Drapeau : Australie Roy Emerson 6 1960, 1962 avec Neale Fraser
1961 avec Rod Laver
1963 avec Manuel Santana
1964 avec Ken Fletcher
1965 avec Fred Stolle
Après 1967 Drapeau : Biélorussie Max Mirnyi


Drapeau : Canada Daniel Nestor
4 2005, 2006 avec Jonas Björkman
2011, 2012 avec Daniel Nestor

2007 avec Mark Knowles
2010 avec Nenad Zimonjić
2011, 2012 avec Max Mirnyi
Plus grand nombre de titres consécutifs en double messieurs Avant 1968 Drapeau : France Max Decugis 13 1902-1914
Drapeau : Australie Roy Emerson 6 1960-1965
Après 1967 Drapeau : Canada Daniel Nestor 3 2010 avec Nenad Zimonjić
2011, 2012 avec Max Mirnyi
Plus grand nombre de titres en double mixte - Messieurs Avant 1968 Drapeau : France Max Decugis 7 1904-1906, 1908-1909, 1914 et 1920 avec Suzanne Lenglen
Après 1967 Drapeau : France Jean-Claude Barclay 3 1968, 1971, 1973 avec Françoise Dürr
Plus de tournois (total : simples, doubles, mixtes) - Messieurs Avant 1968 Drapeau : France Max Decugis 29 1902-1920 (8 simples, 14 doubles, 7 mixtes)
Après 1967 Drapeau : Espagne Rafael Nadal 9 2005-2008, 2010-2014 (9 simples)
Dames depuis 1897
Plus grand nombre de titres en simple dames Avant 1968 Drapeau : France Suzanne Lenglen 6 1920, 1921, 1922, 1923, 1925, 1926
Après 1967 Drapeau : États-Unis Chris Evert 7 1974-1975, 1979-1980, 1983, 1985-1986
Plus grand nombre de titres consécutifs en simple dames Avant 1968 Drapeau : France Suzanne Lenglen 4 1920-1923
Après 1967 Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Monica Seles

Drapeau : Belgique Justine Henin
3 1990-1992

2005-2007
Plus grand nombre de titres en double dames Avant 1968 Drapeau : France Simone Mathieu 6 1933-1934 avec Elizabeth Ryan
1936-1938 avec Billie Yorke
1939 avec Jadwiga Jędrzejowska
Après 1967 Drapeau : Tchécoslovaquie/Drapeau : États-Unis Martina Navrátilová 7 1975 avec Chris Evert
1982 avec Anne Smith
1984-1985, 1987-1988 avec Pam Shriver
1986 avec Andrea Temesvári
Plus grand nombre de titres consécutifs en double dames Avant 1968 Drapeau : France Françoise Dürr 5 1967-1971
Après 1967 Drapeau : Tchécoslovaquie/Drapeau : États-Unis Martina Navrátilová

Drapeau de Porto Rico Gigi Fernández
5 1984-1985, 1987-1988 avec Pam Shriver
1986 avec Andrea Temesvári

1991 avec Jana Novotná
1992-1995 avec Natasha Zvereva
Plus grand nombre de titres en double mixte - Dames Avant 1968 Drapeau : France Suzanne Lenglen 7 1914, 1920 avec Max Decugis
1921, 1922, 1923, 1925, 1926 avec Jacques Brugnon
Après 1967 Drapeau : France Françoise Dürr 3 1968, 1971, 1973 avec Jean-Claude Barclay
Plus de tournois (total : simples, doubles, mixtes) - Dames Avant 1968 Drapeau : France Suzanne Lenglen 15 1919-1926 (6 simples, 2 doubles, 7 mixtes)
Après 1967 Drapeau : Tchécoslovaquie/Drapeau : États-Unis Martina Navrátilová 11 1974-1988 (2 simples, 7 doubles, 2 mixtes)
Divers
Plus grand nombre de matchs consécutifs gagnés Messieurs Drapeau : Espagne Rafael Nadal 35 2010-2014
Dames Drapeau : États-Unis Chris Evert 28 1974, 1975, 1979, 1980
Plus grand nombre de matchs gagnés en simple Messieurs Drapeau : Espagne Rafael Nadal 66 2005-2014 (un seul perdu en 2009 à ce jour)
Dames
Plus jeunes vainqueurs Messieurs Drapeau : États-Unis Michael Chang 17 ans et 3 mois 1989
Dames Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Monica Seles 16 ans et 6 mois 1990
Plus vieux vainqueurs Messieurs Drapeau : Espagne Andrés Gimeno 34 ans et 10 mois 1972
Dames Drapeau : Hongrie Zsuzsa Körmöczy 33 ans 1958
Vainqueurs non têtes de série Messieurs Drapeau : France Marcel Bernard

Drapeau : Suède Mats Wilander

Drapeau : Brésil Gustavo Kuerten

Drapeau : Argentine Gastón Gaudio
1946

1982

1997

2004
Dames Drapeau : Royaume-Uni Margaret Scriven 1933
Match le plus long Messieurs Drapeau : France Fabrice Santoro
contre
Drapeau : France Arnaud Clément
6 h 33 2004
Dames Drapeau : France Virginie Buisson
contre
Drapeau : France Noëlle van Lottum
4 h 07 1995
Fin de match la plus tardive Messieurs Drapeau : Italie Fabio Fognini
contre
Drapeau : France Gaël Monfils
21 h 57 2010
Meilleur tour atteint par un qualifié Messieurs Drapeau : Belgique Filip Dewulf Demi-finale 1997
Meilleur tour atteint par un repêché Messieurs Drapeau : Belgique David Goffin Huitième de finale 2012

Organisation[modifier | modifier le code]

Billetterie[modifier | modifier le code]

Plus d'un tiers des spectateurs sont des licenciés de la Fédération française de tennis. Les licenciés ont accès aux billets avant le grand public[23]. La majorité des spectateurs qui assistent à l'événement pratique le tennis. Le marché noir est assez important autour du stade malgré les systèmes de lutte mis en place et développés. Une des solutions est le développement des billets électroniques[24].

Pour le tournoi de Roland-Garros 2009, la Fédération française de tennis va mettre en place une « bourse d'échanges officielle de billets » afin de lutter contre le marché noir. Ce dispositif va s'appliquer indifféremment aux billets traditionnels et aux billets électroniques[25].

Compétition[modifier | modifier le code]

Qualifications et invitations[modifier | modifier le code]

Qualification en double sur les courts annexes de Roland-Garros.

Les qualifications se déroulent sur quatre jours. Pour obtenir leur ticket pour le tableau final, 128 joueurs et 96 joueuses jouent la semaine avant la quinzaine de compétition. Parmi eux, il y en aura seulement douze chez les femmes et seize chez les hommes qui pourront affronter les meilleurs joueurs mondiaux. Les matchs de qualification se jouent en deux sets gagnants. Il faut remporter trois matchs pour obtenir son droit d'accès au tableau final (joueurs notés Q dans le tableau de match sur certains sites de tennis). De plus, en cas d'absence de joueurs inscrits pour le tableau final pour blessure ou maladie, les meilleurs perdants ayant accédé au 3e tour des qualifications peuvent être repêchés ( en anglais, Lucky loser, LL). Les rencontres se déroulent sur les courts annexes (no 6 à 12 et 14 à 17). Lors du dernier tour des qualifications, des matchs se déroulent sur le court no 1[26]. Les qualifications servent de répétition générale pour les ramasseurs de balles, arbitres, cordeurs, agents de sécurité et d'entretien. En 2005, les qualifications ont attiré 16 303 visiteurs[27]. Les organisateurs peuvent inviter jusqu'à 9 joueurs ne remplissant pas les critères de qualification (souvent mentionné comme Wild Card)[28].

Règlement et spécificités[modifier | modifier le code]

Roland-Garros est l'un des tournois majeurs de la saison, puisqu'il correspond à la deuxième levée des tournois du Grand Chelem, les plus prestigieux. Il vient clore la saison sur terre battue, pour les meilleurs joueurs mondiaux, avant le début de la saison sur gazon. Considéré comme le tournoi le plus exigeant, notamment au niveau physique, Roland-Garros marque chaque saison l'avènement de l'un des rois de la surface. Ce dernier n'est pratiquement jamais un attaquant adepte de service-volée : John McEnroe n'a par exemple jamais réussi à le gagner. Les derniers français à avoir remporté le tournoi sont Yannick Noah en 1983 et Mary Pierce en 2000.

Le tournoi se joue sur terre battue, en trois manches gagnantes pour les hommes - sauf de 1973 à 1975 où les deux premiers tours du simple messieurs se sont joués en deux sets gagnants - et en deux manches gagnantes pour les femmes, comme tous les tournois du Grand Chelem. Cette surface dite lente et l'absence de jeu décisif dans la dernière manche conduisent parfois à des rencontres fleuves de plusieurs heures, qui peuvent se conclure par des scores très élevés, comme lors du match opposant Fabrice Santoro à Arnaud Clément qui s'est achevé le 25 mai 2004 au bout de 6 heures et 33 minutes de jeu, sur un score de 16-14 dans la cinquième manche.

Le tournoi de double messieurs se joue en 1968 en 6 tours avec 4 exempts de 1er tour, matchs en 3 sets gagnant. De 1969 à 1971 il se joue en 7 tours avec 45 exempts de 1er tour en 1969, 56 en 1970, 52 en 1971, matchs en 3 sets gagnant. De 1972 à 1978 en 6 tours avec uniquement la finale en 3 sets gagnants (7 exempts de 1er tour en 1972, 21 en 1975 et 17 en 1976 seul année où l'équipe vainqueur n'étaient pas exempt de premier tour. De 1979 à 1989 en 6 tours et matchs en 3 sets gagnant pour la demi-finale et la finale. Depuis 1990 en 6 tours avec matchs en 2 sets gagnant.

Les balles sont jaunes depuis 1978, elles étaient précédemment blanches.

Le tournoi de Roland-Garros est le seul tournoi du Grand Chelem à ne pas utiliser le système Hawk-Eye, principalement parce que la balle laisse une trace sur la terre battue. L'arbitre peut lui-même vérifier la trace en descendant de sa chaise. Cependant, il ne le fait pas toujours et dans ce cas, il peut y avoir contestation comme entre John McEnroe et le juge arbitre le 31 mai 1988[29].

À partir de 2006, le tournoi commence le dimanche. Appelé « Sunday start », il ouvre la quinzaine de compétition. En 2008, 32 matchs du premier tour ont eu lieu sur les courts Philippe-Chatrier, Suzanne-Lenglen, no 1, no 2, no 3, no 6, no 7 et no 17. Les autres courts restant occupés pour l'entraînement des joueurs qui commencent leur tournoi lundi ou mardi. Les rencontres débutent à 11 heures le matin et se poursuivent sans interruption jusqu'à la tombée de la nuit (21h40 environ à cette période de l'année). Elles commencent plus tard à partir des demi-finales.

En 2008, les spectateurs ont été remboursés à hauteur de 50 % du prix du billet s’il y a eu moins de deux heures de jeu et de 100 % s’il y a eu moins d’une heure de jeu à cause des intempéries. Pour la première fois, l'organisation a offert aux spectateurs venus le jour de leur anniversaire aux Internationaux de France un billet pour le Masters de Paris-Bercy.

Ramasseurs de balles[modifier | modifier le code]

Ramasseur de balles durant un changement de côté.

Sélectionnés selon des critères précis, les ramasseurs de balles de Roland-Garros doivent apporter la serviette aux joueurs et leur donner des balles qu'ils ont ramassées. Ils ont entre douze et seize ans, mesurent moins d'un mètre soixante-quinze, ne portent pas de lunettes, ni de lentilles de contact et possèdent une licence. Ce sont les 250 ramasseurs de balles placés sous la responsabilité de David Portier et Arthur Bongrand. Retenus parmi quelque 2 500 postulants, ces jeunes gens ont été soumis, de novembre à janvier, à des tests de physiques et d'adresse, à travers toute la France.

Lutte anti-dopage[modifier | modifier le code]

Mariano Puerta, finaliste 2005, est accusé de dopage le 6 octobre 2005 par le journal L'Équipe, qui affirme qu'un contrôle positif à l'étiléfrine (en) (stimulant cardiaque) a été réalisé le soir de la finale du tournoi de Roland-Garros. Le 21 décembre 2005, la Fédération internationale de tennis annonce la suspension du joueur de toute compétition pendant 8 ans à compter du 5 juin 2005, soit la plus lourde sanction jamais prononcée dans l'histoire du tennis. Puerta doit également renoncer à tous ses gains acquis dans les tournois depuis sa défaite à Roland-Garros, soit 456 000 dollars US. Le 12 juillet 2006, sa peine est réduite de 8 ans à 2 ans de suspension par le Tribunal arbitral du sport.

Sesil Karatantcheva est contrôlée positive à la nandrolone durant les Internationaux de France de tennis 2005. Alors âgée de quinze ans, elle est condamnée, après appel, à deux ans de suspension.

Lors de l'édition 2007, 182 contrôles antidopage ont été diligentés. À partir des quarts de finale, une recherche systématique d'EPO à partir de tests sanguins est effectuée. Avant le stade des quarts de finale, des tests urinaires pour la recherche d'EPO sont effectués de façon aléatoire. L'ensemble de ces contrôles est testé et envoyé à un même laboratoire à Montréal.

Autour du tournoi[modifier | modifier le code]

Depuis 1981, sont aussi décernés pendant le tournoi les Prix Citron, Orange, et Bourgeon. En 2008, après vote par SMS et internet du public, Roger Federer reçoit le Prix Orange, avec 33 % des votes, devant Rafael Nadal (28 %) et Gustavo Kuerten (22 %) ; et Fabrice Santoro remporte le Prix Citron devant Novak Djokovic[30]. La presse décerne le Prix Bourgeon 2008 à la Française Alizé Cornet. Ilie Năstase est le seul à avoir reçu les prix Citron et Orange la même année, et c'est lors de la première année en 1981. Marcelo Ríos remporte le prix Citron de 1996 à 1999. Roger Federer a reçu les Prix Orange 2005, 2006, 2007 et 2008. Le « Prix spécial du fair-play de la décennie » est décerné à Gustavo Kuerten en 2008[31].

Le trophée des Légendes est un tournoi opposant d'anciennes gloires du tennis. Créé en 1998 à l'initiative de Mansour Bahrami, il se déroule durant la seconde semaine de la quinzaine des Internationaux de France. Deux compétitions sont organisées, l'une pour les joueurs âgés de 35 à 45 ans, l'autre pour ceux de plus de 45 ans. Les rencontres sont jouées en double, au meilleur des deux sets, avec tie-break dans chaque set et « match tie-break » au troisième set, c'est-à-dire que les premiers à 10 points avec deux points d’écart gagnent. Les vainqueurs de l'édition 2008 des 35-45 ans sont Goran Ivanišević et Michael Stich tandis que le double composé de Anders Järryd et John McEnroe remporte le tournoi des plus de 45 ans. Anders Jarryd est le joueur le plus titré du trophée des Légendes avec six titres.

Depuis 2010, le pendant féminin du trophée des Légendes a été créé et il se déroule pendant la même période.

À la veille de l'ouverture du tournoi, se déroule traditionnellement la journée d'exhibition Benny Berthet, dont les profits sont reversés à diverses associations caritatives. Chaque année, depuis 1977, les Internationaux de France organisent cet évènement caritatif. En 2006, Roger Federer, Rafael Nadal, Marat Safin, Amélie Mauresmo, Gaël Monfils, Richard Gasquet, Andy Murray, ou encore Mats Wilander, Henri Leconte, Cédric Pioline avaient permis de réunir plus de 241 000€[32]. En 2008, les associations qui ont bénéficié de cette journée sont : Le Comité de Paris de la Ligue contre le Cancer, Sidaction, Vaincre la mucoviscidose, Fête le Mur et Tennis en Liberté.

Bertrand Delanoë, maire de Paris, et Christian Bîmes, président de la FFT, ont inauguré le 4 juin 2008 l'opération « Roland-Garros dans la ville » sur le parvis de l’Hôtel-de-Ville. John McEnroe, Cédric Pioline et des joueurs du tournoi ont joué des matchs exhibitions pour le public parisien. Durant cinq jours, un court en terre battue et un court de mini-tennis ont été disponibles pour des enfants des Centres Scolaires Sportifs. Un écran géant a retransmis des matchs durant les derniers jours du tournoi[33].

Stade Roland-Garros[modifier | modifier le code]

Plan du stade Roland-Garros en 2012

Courts[modifier | modifier le code]

Finale 2006 sur le court central
Schéma du court no 1

Pendant les semaines de compétitions, vingt courts du stade Roland-Garros sont utilisés en compétition. La Fédération française de tennis est locataire du terrain sur lequel se déroulent les Internationaux de France. Elle paie à la Mairie de Paris un loyer pour la concession de Roland-Garros qui se termine en 2015.

La surface sur laquelle se joue le tournoi, la terre battue, ralentit la balle et produit un rebond très haut, ce qui implique un style de jeu très différent de celui employé sur les surfaces rapides (gazon, Decoturf, Rebound Ace) utilisées par les trois autres tournois du Grand Chelem. Il est également possible de glisser. Cela explique pourquoi certains des plus grands joueurs de l’histoire, tels Jimmy Connors, Boris Becker ou Pete Sampras, qui ont gagné à plusieurs reprises chacun des trois autres tournois, ont toujours échoué à remporter Roland-Garros, ne parvenant ainsi jamais à réaliser le Grand Chelem. À contrario, sept des dix derniers vainqueurs sur la terre battue parisienne ne se sont jamais imposés dans aucun autre tournoi du Grand Chelem[34].

Le court central est le court Philippe-Chatrier. Construit en 1927 pour recevoir la revanche en Coupe Davis contre les États-Unis, inauguré en 1928, le court central peut accueillir 14 840 spectateurs. Rénové plusieurs fois, il est nommé court Philippe-Chatrier en 2001 en hommage à Philippe Chatrier, ancien président de la fédération internationale de tennis. En 2008, à l’occasion de la destruction et reconstruction de la tribune C[35], les tribunes A, B, C et D sont renommées respectivement tribunes Jacques Brugnon, Jean Borotra, René Lacoste et Henri Cochet.

Le court Suzanne-Lenglen, d’une capacité de 9 959 places, a été construit en 1994. D’abord appelé Court A à sa construction, le court est renommé court Suzanne-Lenglen en 1997 afin d’honorer Suzanne Lenglen. Devant la Tribune Est se dresse un haut-relief de bronze représentant la joueuse. Le court Suzanne-Lenglen présente la particularité d’abriter en sous-sol une fosse d’eau qui permet à la terre de conserver un taux d’humidité optimal.

Le troisième principal court est le court no 1 qui peut accueillir 3 518 personnes. Il est construit en 1980 pour réduire l’engouement autour du central. Le palmarès des championnats de Roland-Garros est inscrit en lettres de bronze sur le béton[36]. Les autres courts utilisés pour la compétition sont numérotés de 2 à 18. D'autres courts, en dur, sont disponibles pour l’entraînement des joueurs.

Des projets d’extensions commencent à voir le jour pour couvrir une plus grande surface, actuellement de huit hectares pour Roland-Garros contre vingt pour l’US Open. Le projet d'extension comprend notamment la construction d'un nouveau court central avec un toit rétractable d’environ 15 000 à 16 000 places, ainsi que deux autres courts couverts. Ce projet d'extension est nécessaire, notamment pour faire face à la nouvelle « Caja Mágica » de Madrid qui est couverte.

Le président de la Fédération française de tennis Jean Gachassin, qui a remplacé Christian Bîmes le 8 février 2009, a évoqué lors de sa première conférence de presse le projet d'extension de Roland-Garros et de la construction d'un second court central.

« Mon but est de développer Roland-Garros sur tous les points de vue, et bien sûr cela passe par la construction de ce nouveau Central sur le stade Hébert. Je pense que cela est indispensable. Il y a tellement de concurrence de nos jours. Les grands tournois ont tous créé leur couverture et nous, nous ne l'avons pas. Nous étions au top il y a quelques années, parce que nous étions le meilleur tournoi du Grand Chelem, à tous points de vue, et actuellement nous sommes un petit peu en retard. Nous considérons qu'il faut avoir à tout prix un court couvert[37]. »

En cas d’aménagements nouveaux, ceux-ci seront à la charge de la Fédération Française de Tennis et exécutés sous le contrôle technique et permanent des services de la ville de Paris.

Place des Mousquetaires[modifier | modifier le code]

La place des Mousquetaires est inaugurée le 26 mai 1989 par Philippe Chatrier, alors président de la fédération française de tennis. Elle est dédiée aux quatre Mousquetaires qui ont fait la gloire du tennis français en dominant le tennis mondial dans les années 1920 : Jacques Brugnon, Jean Borotra, Henri Cochet et René Lacoste. Quatre statues du sculpteur italien Vito Tongiani représentent chacun des quatre joueurs et honorent leurs succès en Coupe Davis entre 1927 et 1933, victoires qui ont permis la construction du Stade Roland-Garros et en ont fait sa renommée mondiale. Au milieu de la place des mousquetaires, un monument rend hommage aux victoires en Coupe Davis : aux six victoires des quatre Mousquetaires s'ajoutent celles de 1991, 1996 et 2001.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Le Village[modifier | modifier le code]

Créé en 1979, le Village est un vaste espace d'exposition et l'espace des relations publiques de Roland-Garros. Pour y rentrer, il est nécessaire d'avoir une invitation ou une accréditation. Ensemble de 19 tentes avec pour chaque espace, un salon de 50 m² et une terrasse de 25 m², il est au centre des regards car il est le lieu des célébrités, des VIP. De nombreux sites VIP ont été créés depuis les années 1980 afin d'accueillir les 72 000 VIP attendus.

« Nous prenons le relais du Festival de Cannes ».
Dominique Baud, membre de la direction du tournoi[38].

Les sociétés peuvent louer un espace de une, entre 300 et 2 000 euros hors taxes par personne, à quinze journées, de 140 000 à 330 000 euros l'espace hors restauration, pour s'exposer. En 2009, les relations publiques représentent, avec la billetterie qui en découle, 34 millions d'euros des 118 millions d'euros du chiffre d'affaires de Roland-Garros[38]. En 2012, le chiffre d'affaires est passé à 162.2 millions d'euros[39] qui se répartissent en produits dérivés (7.8 millions d'euros), en billetterie (28.6 millions d'euros), en partenariats (33.1 millions d'euros, le « ticket d'entrée » pour être partenaire se montant de 2 à 3 millions), en produits de relations publiques (34.6 millions d'euros), en médias avec principalement les chaînes de télévision (55 millions d'euros), le bénéfice généré étant de l'ordre de 50 millions d'euros[40],[41].

Musée[modifier | modifier le code]

Le Musée du Tennis aussi connu sous les noms de Tenniseum et Musée de Roland-Garros, est un musée crée en 2003 par la Fédération française de tennis est le premier musée multimédia du tennis. Inauguré le 25 mai 2003 par Christian Bimes, président de la FFT de 1993 à 2009, il abrite une salle d'exposition permanente, deux salles d'exposition thématiques, un espace multimédia et une médiathèque. Il est ouvert tous les jours sauf le lundi. En 2008, René Lacoste, Arnulf Rainer et l'évolution du stade depuis sa création ont été des thèmes d'exposition. Les affiches des Internationaux de France de 1980 à aujourd'hui y sont exposées. l'affiche de l'édition 2009, la 28e affiche des Internationaux de France, est signée Konrad Klapheck[42]. Les spectateurs de Roland-Garros peuvent entrer gratuitement du 10 juin au 31 décembre au musée ou visiter le stade en montrant leur billet. Le musée a un site internet[43] où l'on peut voir quelles expositions y sont exposées.

Aspects économiques[modifier | modifier le code]

Bilan économique[modifier | modifier le code]

Recettes[modifier | modifier le code]

Recettes Roland-Garros (en milliers d'euros) de 2000 à 2006[44]
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006
Internationaux de France
Billetterie 15 572 15 682 16 476 17 745 18 010 19 403 21 235
Opérations promotion, partenariats 26 545 34 149 37 979 41 451 44 002 46 862 50 880
Télévision et audio visuel 35 299 41 219 39 141 41 178 41 300 33 984 33 370
Opérations annexes 4 687 4 924 1 918 1 945 3 386 2 417 2 746
Reprise sur provision 762 96 57
Total 82 103 95 974 95 514 102 319 107 460 102 762 108 288
Terre de Roland Garros
Tennismuseum 1 119 1 114 195 305 287
Le Roland Garros 105 138 132
Partenariat 477 665 751
Séminaires 327 633 1 163
Reprise provision 8
Total 1 119 1 114 1 104 1 741 2 341
Autres
Refacturations et divers 207 1 263 4 431 1 426
Produits exceptionnels 213 410 697 658
Reprise sur provisions 434 62 23 85
Boutique de Roland Garros 8 712 9 737
Totaux recettes
82 958 97 709 100 784 105 602 108 464 113 215 120 366

Dépenses[modifier | modifier le code]

Dépenses Roland-Garros (en milliers d'euros) de 2000 à 2006[44]
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006
Stade
Eau gaz et électricité 535 665 831 982
Fonctionnement 988 1 211 1 562 1 696
Entretien 154 82
Total 1 677 1 958 2 393 2 678
Internationaux de France
Prix aux joueurs 10 176 10 690 11 857 13 512 13 728 13 983 14 724
Organisation 8 703 13 407 14 342 15 138 20 445 20 670 21 293
Taxes et redevances 2 494 4 447 4 345 4 603
Charges télévision 3 106 3 574 2 955 2 612 4 351 4 362 4 380
Salaires et charges 7 311 7 198 7 561
Charges réparties 2 284 2 225 2 502
Approvisionnements,
amortissements et divers
3 989 3 472 2 733 1 885 10 806 11 013 12 269
Total 28 468 35 590 36 232 37 750 58 925 59 451 62 729
Terre de Roland Garros
Tennismuseum 341 393 349 1 237
- Frais de fonctionnement 91 125 160 1 004
- Achat de collections 18 17 7 33
- Expositions 1 1 4 157
- Relations publiques et déplacements 19 37 81 13
- Honoraires 212 213 97 30
Quote-part eau électricité 70 71 82
Quote part de fonctionnement 15 16 18
Séminaires 45 159 324
Total 341 393 349 1 237 2 212 2 448 2 423
Boutique de Roland Garros
Total 5 860 6 184
Autres charges
Salaires 6 508 7 620 8 343 8 161
Charges exceptionnelles 289 306 1 087 602
Provisions 51 23 232 368
Amortissements 5 251 6 900 9 267 9 812
Totaux charges
49 263 52 790 57 903 60 608 68 200 74 572 78 038

Bilan carbone[modifier | modifier le code]

Selon une étude parue dans le Journal du dimanche le 1er janvier 2011, le rallye Dakar a émis 42 000 tonnes de CO2[45]. À titre de comparaison, l'étude menée par le cabinet Espere (agréé par l'Ademe), le Grand Prix de F1 de Spa Francorchamps en Belgique en émet 24 000 tonnes, la Coupe du monde de rugby à XV 2007 est à 570 000 tonnes, la Coupe du monde de football est à 2 700 000 tonnes, et le tournoi de Roland-Garros à 156 000 tonnes de CO2. Ces chiffres s'expliquent essentiellement par les déplacements des spectateurs[45]. La Fédération française de tennis a d’ailleurs annoncé qu’elle prenait des mesures pour améliorer son bilan carbone[réf. souhaitée].

Couverture médiatique[modifier | modifier le code]

Roland-Garros est diffusé dans les cinq continents par 102 chaînes dans 198 territoires. L'Europe est le continent qui diffuse le plus le tournoi avec 3 911 heures de couverture télévisée consacrée aux Internationaux de France 2008, suivent l'Asie-Pacifique, 1 610 heures, l'Amérique, 1 020 heures, et l'Afrique avec 859 heures. Les directs représentent plus de 66 % de la diffusion totale du tournoi, 4 917 des 7 400 heures de diffusion sont en direct, le reste est partagé entre différé, rediffusion et résumé[46].

En France, le tournoi est d'abord diffusé sur TF1. Les droits de diffusion sont cédés en 1987 à Antenne 2 et FR3 qui deviendra plus tard le groupe France Télévisions. Il devient alors un partenaire historique du tournoi, contribuant chaque année à moderniser l’événement. La chaîne diffuse des matchs en direct de 11 heures à 18 heures 40 pendant la quinzaine grâce à la complémentarité de France 2, France 3 et France 4. Des magazines traditionnels comme « Un jour à Roland-Garros », « L’image du jour », « Retour à Roland-Garros » sont diffusés en fin de soirée durant la quinzaine de compétitions diffusée[47].

En 2006, le court Philippe-Chatrier était couvert par France 3 Lille avec quinze caméras dont deux caméras loupes, une caméra télécommandée sur rail et une sur tête remote, ainsi que quatre caméras ralentis. Le court Suzanne-Lenglen était couvert grâce aux moyens techniques de France 3 Marseille par dix caméras dont une caméra loupe et deux caméras ralentis. Le court no 1 était couvert grâce au car-régie de France 3 Rennes par quinze caméras et deux caméras ralentis. Enfin, les courts no 2 et 7 étaient couverts respectivement par quatre et cinq caméras, et une caméra ralenti. Le car-régie de France 3 Lyon couvrent les éditions quotidiennes avec onze caméras disposées dans les deux studios d’interviews, sur la terrasse, et dans les cabines commentateurs des courts Philippe-Chatrier et Suzanne-Lenglen[48].

Chaque année, le « Super signal », programme produit par la Fédération française de tennis pour les télévisions étrangères, est repris dans plus d’une centaine de pays par les diffuseurs partenaires. Au micro, Fred Stolle, Wally Masur, Kerryn Pratt, Mark Woodforde et David Basheer commentent l'épreuve[48].

Tous ces moyens font du tournoi de Roland-Garros l’événement sportif français le plus regardé dans le monde, sur 214 territoires au total, et le seul qui ait une couverture en direct sur un réseau de chaînes télévisées américaines. Les accords entre la FFT et la chaîne NBC ont été prolongés jusqu’en 2010 et ESPN2 a diffusé plus de 100 heures consacrées à Roland-Garros en 2006[48].

L'Union européenne de radio-télévision détient les droits audiovisuels des Internationaux de France sur les territoires européens hors France pour la période 2008-2011. L'UER a été choisie pour le prix d’achat des droits et la garantie d’exposition médiatique en Europe de l’événement. Un contrat de 56 millions d’euros, soit 14 millions d’euros en moyenne par an, a été signé. La garantie de couverture hertzienne de 120 à 490 heures[49].

Sponsors[modifier | modifier le code]

Les organisateurs mettent à disposition des sponsors d'importants supports publicitaires. Les principaux sponsors du tournoi sont la banque BNP, parrain officiel du tournoi depuis 1973[50], qui est visible sur les bâches de fond de court et les polos des ramasseurs de balles; la marque Perrier dont le logo est sur les chaises des arbitres, celles des joueurs et les glacières, et Peugeot.

BNP Paribas est le seul parrain officiel des Internationaux de France de tennis. La banque française débourse vingt millions d'euros par an au tournoi. Sponsor à Roland-Garros dès 1973, les bâches vertes sont depuis aux couleurs de la BNP, tout comme les ramasseurs de balles dont elle participe à la sélection. En mai 2007, le contrat a été prolongé jusqu'en 2011[51].

Perrier est « Bulle officielle de Roland-Garros ». En 1978, la marque apparait pour la première fois sur les glacières, et les bouteilles Perrier viennent dans le stade. En 1989, Perrier apparait sur la chaise d’arbitre, et depuis 2000, le logo de Perrier est visible sur le parasol des joueurs[52]. Les glaces Häagen-Dazs, les cafés Nespresso et les jus d'orange Tropicana sont aussi présents lors des Internationaux de France, les trois marques sont fournisseurs officiels du tournoi parisien.

Peugeot devient l'un des trois principaux partenaires des Internationaux de France de tennis en 1984. Cinq années plus tard, il devient « partenaire et transporteur officiel » des Internationaux de France. Pour la première année, Peugeot met à disposition du tournoi cent véhicules avec chauffeurs et organise le transport des joueurs, des VIP et des officiels de Roland Garros. En 2007, plus de 220 véhicules sont mis à la disposition du tournoi.

Adidas est le fournisseur des équipements pour les ramasseurs de balles et personnes encadrant du personnel. Il est un partenaire économique du tournoi, avec qui il est lié pour la vente des produits dérivés de celui-ci. L'équipementier est partenaire du tournoi de Roland-Garros depuis 1973, année lors de laquelle la marque a financé la construction du restaurant des joueurs. Le contrat entre Roland-Garros et Adidas prend fin en 2012[53].

Partenaire de la Fédération française de tennis depuis 1985, IBM, qui est aussi partenaire technologique des trois autres tournois du Grand Chelem, développe et s'occupe du site Internet du tournoi. Depuis 2007, Longines a remplacé Rado en tant que partenaire officiel et chronométreur des Internationaux de France.

En 2005, un accord a été signé entre le Lagardère SCA et la Fédération française de tennis. Pour les éditions 2005, 2006, 2007, 2008 et 2009, Lagardère, sponsor principal du tournoi de Roland-Garros, paie 11 millions d'euros au tournoi[54]. Europe 1, filiale du groupe, bénéficie de cet accord qui lui permet d'offrir à ses auditeurs une couverture des Internationaux de France[55].

FedEx, leader mondial du transport express, a un partenariat avec le tournoi depuis 2002 et jusqu'aux Internationaux de France de tennis 2011. Le partenariat prévoit des espaces publicitaires sur les courts principaux et la mise à disposition d’un espace privé. Fed Ex prend en charge le transport des produits dérivés de la griffe Roland-Garros vendus sur le site internet de celle-ci[56],[57].

Alain Afflelou est partenaire officiel du tournoi depuis 2005. Le logo du lunetier est présent dans les tribunes du court central. Lacoste s'associe avec la marque Roland-Garros en 2008. La marque au crocodile propose une ligne en édition « Spécial Roland-Garros » en cette occasion. Adecco est partenaire officiel du tournoi de tennis en fauteuil de Roland-Garros. Algeco monte chaque année un centre de télévision d'une surface de près de 3 000 m² et 435 m² de terrasses afin d’accueillir les journalistes qui couvrent le tournoi. Sagem est partenaire du tournoi depuis 2006. Sagem crée des téléphones portables avec la griffe Roland-Garros à l'occasion du tournoi comme le My501C Roland Garros Édition en 2007. Sogeres, Orange et Onet sont aussi fournisseurs officiels du tournoi.

Jusqu'à 2010 Dunlop était fournisseur de balles de tennis, tout comme Tecnifibre offrait au tournoi ses compétences dans le cordage des raquettes de tennis. Mais depuis 2011 c'est Babolat qui les remplace.

Produit dérivés[modifier | modifier le code]

Griffe Roland-Garros[modifier | modifier le code]

Graphique représentant l'évolution du chiffre d'affaires de la griffe Roland-Garros entre 1994 et 2000

La griffe Roland-Garros est lancée en 1987. Les valeurs fondamentales de la marque sont : légende, cosmopolite, fair-play, énergie, sensations, french touch, intergénérationnel et modernité[58]. Des sponsors de Roland-Garros proposent des produits en adéquation avec les valeurs de Roland-Garros.

En 2003, les produits de la griffe sont présents dans 10 500 points de vente dans près de quarante pays. Distribuée dans un réseau de 60 magasins multimarques en France et en Belgique, la Griffe Roland-Garros a généré, en 2004, un chiffre d'affaires de 9 millions d'euros[59].

Parmi les produits de la collection, on retrouve des produits des marques Carré Blanc, Lacoste, Lancel, Swatch, Alain Afflelou, Dunlop, Peugeot et Sagem.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Le premier jeu vidéo associé au tournoi sorti sur console est Roland Garros 97 sur PC. Avant les éditions 1998 et 1999, l'éditeur GT Interactive sort les jeux Roland Garros 98, Roland Garros 99, toujours sur PC. En 1999, Roland Garros: French Open sort sur Game Boy. En 2000, Cryo Interactive édite le jeu Roland Garros 2000 sur PC et sur Game Boy. Le 16 mai 2001, un nouveau jeu associé au tournoi est de nouveau disponible, Cryo sort Roland Garros 2001 sur PC et Game Boy. Il sort deux semaines plus tard sur la PS1. En 2002, Carapace développe Roland Garros 2002 qui sort sur PC, Game Boy Advance et PS2. Le 14 mai 2003, Wanadoo édition édite, comme l'année précédente, un jeu développé par Carapace. Roland Garros 2003 est le nouvel opus de la série et est disponible sur PC, Game Boy Advance, Xbox. Cependant, le jeu n'est pas une réussite et aucun jeu ne sort en 2004. En 2005, Namco développe Roland Garros 2005 powered by Smash Court Tennis sur PS2, considéré comme une réédition de Smash Court Tennis 2. En 2012, F4 sort Roland-Garros: The Virtual Tournament, un jeu accessible sur navigateur web et reprenant en partie le gameplay du tennis de son jeu Empire of Sports.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  2. a et b « Une dotation de 22 millions d'euros », sur Sport24.com,‎ 15 avril 2013 (consulté le 16 avril 2013).
  3. http://www.linternaute.com/sport/tennis/roland-garros-en-chiffres.shtml
  4. (en) Christopher Clarey, « Change Seems Essential to Escape Extinction : Wimbledon: World's Most-Loved Dinosaur », International Herald Tribune,‎ 30 juin 2001 (consulté le 20 juillet 2007)
  5. « Conférence de presse d'après tournoi »,‎ 10 juin 2007 (consulté le 9 août 2007)
  6. « Roland Garros FFT » (consulté le 9 août 2007)
  7. (en) Christopher Clarey, « In a year of change at Roland Garros, the winners may stay the same »,‎ 26 mai 2006 (consulté le 8 août 2007)
  8. a, b, c et d « 1891-1914 : Les débuts des championnats de France messieurs. », sur http://histoiredutennis.com (consulté le 25 avril 2009).
  9. « Un dictionnaire raconte la face cachée de Roland-Garros », sur http://www.lexpress.fr/actualite/sport/tennis/un-dictionnaire-raconte-la-face-cachee-de-roland-garros_1252046.html (consulté le 03 juin 2013).
  10. Grand Slams Result : French Open
  11. « 1925-1927 : Le championnat de France devient international », sur http://bmarcore.club.fr,‎ 24 août 2000 (consulté le 20 mars 2009)
  12. Roland-Garros, soixante ans de tennis, op. cit., p. 51 et 52
  13. Roland-Garros, soixante ans de tennis, op. cit., p. 52 et 53
  14. a, b, c et d Roland-Garros, soixante ans de tennis, op. cit., p. 81, « Roland-Garros cosmopolite »
  15. voir Palmarès du simple messieurs des Internationaux de France.
  16. « Le Mai 68 de Roland-Garros », sur www.histoiredutennis.com,‎ 24 janvier 2003 (consulté le 28 mars 2009)
  17. Roland-Garros, soixante ans de tennis, op. cit., p. 12
  18. a et b Roland-Garros, soixante ans de tennis, op. cit., p. 14-15
  19. Roland-Garros, soixante ans de tennis, op. cit., p. 18, 19, 20 et 21
  20. Roland-Garros, soixante ans de tennis, op. cit., p. 21-22
  21. Roland-Garros, soixante ans de tennis, op. cit., p. 35
  22. Roland-Garros, soixante ans de tennis, op. cit., p. 23 et 26
  23. « Attrbution des billets Roland-Garros » (consulté le 25 avril 2009)
  24. « Le e-ticket en questions-réponses », sur http://www.fft.fr,‎ 14 mai 2007 (consulté le 25 avril 2009)
  25. « Echanges de billets officiels », sur http://www.eurosport.fr,‎ 27 avril 2009 (consulté le 27 avril 2009)
  26. « Les qualifications, comment ça marche ? », sur http://www.linternaute.com (consulté le 28 mars 2009)
  27. « 16 000 visiteurs », sur http://www.linternaute.com (consulté le 28 mars 2009)
  28. Article 62 du Règlement de la FFT _version 2012
  29. « Roland Garros de Marcel Bernard à McEnroe en passant par Noah », Dans le rétro, avec l'INA, sur http://www.rue89.com,‎ 29 mai 2007 (consulté le 18 mars 2009)
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  31. « Gustavo Kuerten - Joueur », sur http://www.orange-citrontv.org,‎ 31 mai 2008 (consulté le 22 mars 2009)
  32. « La journée Benny Berthet en faveur de l'associatif », sur http://toutsurletennis.com,‎ 3 mai 2007 (consulté le 28 mars 2009)
  33. « Communiqué de presse - Inauguration de « Roland-Garros dans la ville » », sur http://www.fft.fr,‎ 2 juin 2008 (consulté le 9 avril 2009)
  34. Cf. Liste des champions de tennis vainqueurs en Grand Chelem en simple.
  35. « La tribune C reconstruite », sur http://www.fft.fr,‎ 24 septembre 07 (consulté le 29 mars 2009)
  36. Roland-Garros, soixante ans de tennis, op. cit., p. 39
  37. « Tennis - Roland-Garros Gachassin pour l'extension », sur http://fr.sports.yahoo.com,‎ 10 février 2009 (consulté le 4 mars 2009)
  38. a et b « Roland-Garros, fertile terre d'échanges », sur http://www.lefigaro.fr (consulté le 29 mars 2009)
  39. Ce qui représente un tiers du budget total de la Fédération française de tennis
  40. Édouard-Vincent Caloni, directeur de la Communication et du Marketing de la FFT, émission Sport Eco sur BFM Business, 2 juin 2013, 12 min 20 s.
  41. Sébastien Pommier, « Roland-Garros : jeu, smash et cash ! », sur lentreprise.lexpress.fr,‎ 28 mai 2013
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Gérard Marchadier, Roland-Garros, soixante ans de tennis, La Manufacture, coll. « Les olympiques »,‎ 14 juin 1989, 189 p. (ISBN 2737700183) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Gilles Delamarre, Roland Garros : Le Livre Du Tournoi Du Centenaire, Du May,‎ 1991, 246 p. (ISBN 2906450510)
  • J.Ph Bouchard, Roland Garros, les coulisses d'un grand tournoi, Casterman, coll. « Compacts de l'I »,‎ 16 mai 1997 (ISBN 978-2203238169)
  • Patrice Dominguez, Terre battante : La légende de Roland Garros, Timée, coll. « Les 50 plus belles histoires »,‎ 7 avril 2005, 141 p. (ISBN 2915586225)
  • Gladieu Stéphan, Roland-Garros : fenêtre sur courts, Intervalles,‎ mai 2007 (ISBN 978-2-916355146)
  • Collectif, Roland Garros à la une, L'Equipe Multimédia,‎ 9 mai 2007, 51 p. (ISBN 9782915535549, lire en ligne)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Patrice Dominguez, La Fabuleuse Histoire de Roland-Garros, Plon,‎ 2008, 266 p. (ISBN 9782259208611)
  • Patrick Burgel et Étienne Smulevici, A 7 ans, il voulait traverser le désert… Étienne Smulevici, l'inoxydable Monsieur Dakar, préface de Patrick Segal (ISBN 979-1-09-004600-9)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Vidéographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]