Interféromètre du plateau de Bure

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Interféromètre du plateau de Bure

Description de cette image, également commentée ci-après

Une partie des radiotélescopes formant l'interféromètre du Plateau de Bure.

Caractéristiques
Organisation Institut de radioastronomie millimétrique
Lieu Plateau de Bure (Dévoluy - Hautes-Alpes), France
Coordonnées 44° 38′ 02″ N 5° 54′ 28.5″ E / 44.63389, 5.907917
Altitude 2552 m
Climat -
Création 1985 (Mise en service en 1988)
Site Site officiel de l'IRAM
Télescopes
Radiotélescope Interféromètre millimétrique composé de 7 paraboles de 15 m de diamètre chacune

Le réseau de radiotélescopes du Plateau de Bure constitue un interféromètre millimétrique conçu par l'IRAM.

Celui-ci est localisé, comme son nom l'indique, sur le plateau de Bure à 2552 m d'altitude, dans le massif du Dévoluy (Hautes-Alpes) dans les Alpes françaises.


Caractéristiques[modifier | modifier le code]

La construction de cet interféromètre a débuté en 1985, les premières observations ont pu être effectuées en 1988.

Il est actuellement constitué de 7 antennes de 15 m de diamètre chacune. Les 6 premières ont été construites entre 1985 et 2002. La septième, inaugurée en septembre 2014, passe un dernier test avant d'être associée aux autres[1]. Cette antenne est la première des six prévues par le projet NOEMA (voir ci-dessous).

Les antennes sont montées sur des rails, ce qui permet de changer leur distance de séparation en fonction des besoins. Suite aux travaux réalisés lors de l'été 2005, la séparation maximale sur l'axe est/ouest est de 760 m tandis qu'elle est de 368 m sur l'axe nord/sud. Ceci permet l'observation d'émissions ayant une longueur d'onde de 1,3 mm (c'est-à-dire une onde ayant une fréquence de 230 GHz).

La présence de cet instrument a permis la poursuite de plus de 600 projets impliquant plus de 300 astronomes du monde entier.

Evolution future[modifier | modifier le code]

NOEMA, projet franco-allemand de 45 M€, va consister d'une part à porter le nombre d'antennes à 12, et d'autre part à allonger l'une des voies jusqu'à 1 600 mètres. À la fin de 2019 la sensibilité de l'interféromètre de Bure devrait ainsi avoir décuplé et sa résolution angulaire devrait être quatre fois meilleure ! Ce qui en fera le plus puissant de tout l'hémisphère Nord, et le second du monde après ALMA[1].

Faits divers[modifier | modifier le code]

Pylônes du téléphérique en 2012

L'accès à l'interféromètre fut, en 1999, le théâtre de deux catastrophes, avec, le 1er juillet, un accident du téléphérique d'accès à l'observatoire qui a fait vingt morts, puis d'un accident d'hélicoptère qui a fait cinq morts le 15 décembre suivant, lors d'une expertise[2]. Pour cette raison l'interféromètre du plateau de Bure est soumis depuis à des règles de sécurité draconiennes : médecin toute l'année avec en outre possibilité de joindre une service hospitalier par visioconférenc ; obligation de porter une radio pour ceux travaillant à l'extérieur ; etc[1]...

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 9 mars 2015 | Radiotéléscopes : l'Univers en haute résolution
  2. Bulletin Officiel du ministère de l'Education Nationale et du ministère de la Recherche N°44 du 7 décembre 2000 - Compte rendu de la réunion du CCHS du ministère de l'éducation nationale (enseignement supérieur et recherche)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]