Deuxième guerre civile irakienne

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Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Insurrection en Irak (1991).
Deuxième guerre civile irakienne
     Territoire irakien sous contrôle du  gouvernement central irakien.     Région autonome sous le contrôle du gouvernement irakien kurde.     Territoire irakien contrôlé par l'État islamique (ex-EIIL) et par les milices sunnites.
Informations générales
Date - en cours
3 ans, 4 mois et 7 jours
Lieu Irak
Issue En cours
Belligérants
Drapeau de l'Irak République d'Irak
Flag of Kurdistan.svg Gouvernement régional du Kurdistan

Milices chiites :
Flag of Promised Day Brigades.svg Brigade du jour promis
Drapeau blanc.svg Asaïb Ahl al-Haq
Kata'ib Hezbollah sans logo.JPG Kataeb Hezbollah
Single Color Flag - F8E854.svg Brigade Badr
Hezbollah[1]
(et autres)

Alliés de l'Irak hors coalition :
Drapeau de l'Iran Iran
Drapeau de la Syrie Syrie

Groupes kurdes :
People's Protection Units Flag.svg YPG
YPJ Flag.svg YPJ
HPG Flag.svg HPG
Red star.svg Komala[2]

Flag of Assyria.svg Milices assyriennes :
Nineveh Protection Units Banner.jpeg NPU
MFS
NPF
Dwekh Nawsha

Yezidi Flag.jpg Milices yézidies :
YBŞ.png YBS
HBS

Coalition :
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de la France France
Drapeau du Canada Canada
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau de l'Australie Australie
Drapeau du Danemark Danemark
Drapeau de la Belgique Belgique
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Drapeau du Maroc Maroc
Drapeau de l'Italie Italie
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Drapeau de l'Espagne Espagne
Drapeau de l'État islamique État islamique
Flag of the Revolutionary Tribal Council.svg Révolutionnaires tribaux d'al-Anbar
Flag of Iraq (1991-2004).svg Armée de la Naqshbandiyya[3]
Emblem of the General Military Council for Iraqi Revolutionaries.svg Conseil militaire général des révolutionnaires d'Irak[4],[5]
Flag of Ansar al-Islam.svg Ansar al-Islam[4]
IAILogo.gif Armée islamique en Irak[6]
Flag of Hamas.svg Hamas en Irak[7]
Flag of Iraq (1991-2004).svg Armée irakienne libre
Commandants
Drapeau de l'Irak Fouad Massoum

Drapeau de l'Irak Nouri al-Maliki
Drapeau de l'Irak Haïder al-Abadi
Drapeau du Kurdistan irakien Massoud Barzani
Flag of Promised Day Brigades.svg Moqtada al-Sadr
Drapeau de l'Iran Ali Khamenei
Drapeau de l'Iran Hassan Rouhani
Drapeau de l'Iran Ghassem Souleimani
Drapeau des États-Unis Barack Obama
Drapeau des États-Unis Chuck Hagel
Drapeau des États-Unis Lloyd Austin
Drapeau des États-Unis Andrew J. Loiselle

Drapeau de l'État islamique Abou Bakr al-Baghdadi

Drapeau de l'État islamique Abou Omar al-Chichani
Drapeau de l'État islamique Abou Mohammad al-Adnani
Drapeau de l'État islamique Abou Hajar al-Souri
(Top Aide)[8]
Drapeau de l'État islamique Ali Mohammed al-Shayer[9]
Drapeau de l'État islamique Adnan Khoudhair[9]
Drapeau de l'État islamique Okasha al-Baghdadi[9]
Flag of Iraq (1991-2004).svg Ezzat Ibrahim al-Douri
Flag of the Revolutionary Tribal Council.svg Ali Hatem al-Souleiman

Forces en présence
Drapeau de l'Irak
Forces armées irakiennes :
350 000 hommes[10]
300 chars
4 000 véhicules blindés
400 avions
100 hélicoptères

Police nationale irakienne
600 000 hommes[10]

Sociétés militaires privées

Drapeau du Kurdistan irakien
Peshmergas :
200 000 hommes[11]
250 à 300 chars

Milices chiites :
60 000 à 90 000 hommes[12]

Milices assyriennes :
~ 6 000 à 7 000 hommes

Milices yézidies:
~ 1 500 à 3 000 hommes

Drapeau de l'Iran
500 hommes

Coalition
5 000+ hommes
100 à 200 avions
2 porte-avions
1 destroyer
1 croiseur
Drapeau de l'État islamique
20 000 à 80 000 hommes[13],[14],[15],[16]
50 chars[17]
150 blindés[17]
3 000 véhicules blindés[17]
3 avions[18]
(en Syrie et en Irak)

Flag of the Revolutionary Tribal Council.svg
130 000 hommes[19]
(revendiqués mais non confirmé)
Pertes
Drapeau de l'Irak
3 398 morts
6 134 blessés
(Janvier 2012 - Juillet 2014,
selon l'AFP)
[20]

2 476 morts au moins
(août 2014 - février 2015, selon l'ONU)

Drapeau du Kurdistan irakien
727 morts
3 564 blessés
34 disparus
(du 9 juin au 9 décembre 2014)[24]

Drapeau de l'Iran
29 morts[25]
(en décembre 2014)

Drapeau des États-Unis
1 disparu[26]
1 blessé[27]
Drapeau de l'État islamique (et autres)
1 882 morts
5 378 prisonniers
(Janvier 2012 - Juillet 2014,
selon l'AFP)
[20]
Civils :
11 978 morts
18 875 blessés
(Janvier 2012 - Juillet 2014,
selon l'AFP)
[20]

14 045 morts
(2012-2013, selon Iraq Body Count)[21],[22],[23]

plus de 4 698 morts
(août 2014 - février 2015, selon l'ONU)
Guerre d'Irak
Batailles
Invasion de l'Irak (2003)

Opération Southern Focus · Umm Qasr · Al Faw · Bassorah · Nassiriya · 1re Nadjaf · Opération Northern Delay · Opération Viking Hammer · Samawa · Kerbala · Bagdad

Guérilla irakienne contre la 1re coalition (2003-2011) et
1re guerre civile irakienne (2006-2008)

Sadr City · 1re Falloujah · 2e Nadjaf · 1re Samarra · 2e Falloujah · 1re Mossoul · 1re Al-Qaim · 1er Tall Afar · Opération Steel Curtain · Massacre de Haditha · Fusillade d'Ishaqui · Ramadi · Offensive du Ramadan · Campagne de Diyala · 3e Nadjaf · Bases de Bassorah · Attentat de Qahtaniya · Opération Black Eagle · Opération Restore Peace III · Bassorah · Opération Bashaer al-Kheir · Opération New Dawn

2e guerre civile irakienne (2011-en cours) et
2e coalition (2014-en cours)

Akachat · Opération al-Shabah · Al-Anbar · Youssoufiya · Mahallabiyah · 2e Samarra · 2e Mossoul · Massacre de Badoush · Massacre de Tikrit · Baïji · 2e Tall Afar · 2e Al-Qaim · Massacre de Hilla · Tikrit · Jourf al-Sakhr · Zoumar · Sinjar · Massacres de Sinjar · Barrage de Mossoul · Jalula · Saklaouiya · Massacre de Zaouïat Albou Nimr · Mouqdadiyah

Attentats de la guerre d'Irak

La deuxième guerre civile irakienne est une phase de la guerre d'Irak qui s'engage en , après le retrait de la Coalition militaire en Irak (2003 - 2011) et menant à une nouvelle coalition internationale formée en août 2014, contre l’État islamique en Irak et au Levant.

Le , l'armée américaine achève l'Opération New Dawn et retire ses dernières troupes du pays. Mais avec le début de la guerre civile syrienne, les tensions s'accroissent en Irak, du fait que Bagdad offre un soutien indirect au régime syrien, notamment en ouvrant son espace aérien aux avions iraniens transportant du matériel à destination de l'armée syrienne[28].

En 2013, l'État islamique s'implante dans l'ouest du pays en profitant de la désorganisation de l'armée irakienne. L'année suivante, l'EI étend son territoire vers le sud-ouest irakien, puis sur l'est de la Syrie, et enfin l'est de l'Irak.

En août 2014, une nouvelle coalition intervient en Irak. Le , la conférence internationale de Paris s'engage à fournir « une aide militaire appropriée » à l'Irak pour lutter contre l'Etat islamique[29],[30].

Chronologie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Attentats de la guerre d'Irak.
Soldats américains et koweïtiens s'unissent pour fermer le portail à la frontière entre l'Irak et le Koweït une fois le dernier convoi militaire passé marquant la fin de l'opération New Dawn, 18 décembre 2011.

2011[modifier | modifier le code]

  •  : Au moins 63 morts et 185 blessés dans 10 attentats à Bagdad.

2012[modifier | modifier le code]

Soldat irakien dans les rues Bagdad, 26 décembre 2011.
Soldat irakien à Bagdad, 26 décembre.

En 2012, une « armée irakienne libre » est fondée sur le modèle de l'Armée syrienne libre combattant le régime de Bachar el-Assad en Syrie[39]. Les groupes insurgés sunnites, principalement de l'État islamique d'Irak, concentrent alors leurs attaques contre le gouvernement central et la population chiite[40].

2013[modifier | modifier le code]

  •  : un attentat à la bombe à Musayyib tue 28 pèlerins chiites et en blesse 60 autres alors qu'ils retournaient à Kerbala[41].
  • 22- : une vague d'attentats à Bagdad fait 26 tués et 58 blessés.
  •  : embuscade d'Akachat contre un convoi de l'armée syrienne défendu par des soldats irakiens.
  •  : une série d'attaques coordonnées contre des civils chiites fait 98 morts et 240 blessés à Bagdad et dans les autres villes du nord du pays. L'Émirat islamique d'Irak revendique les attaques[42].
  •  : des insurgés attaquent neuf magasins d'alcool dans l'ouest de Bagdad, tuant 12 personnes[43].
  •  : 33 personnes dont 3 officiers de police sont tués dans les quartiers chiites de Bagdad[44].
  •  : des attentats à la voiture piégée à Bagdad font 17 tués[45].
  •  : plusieurs attentats à la bombe visant des sunnites font au moins 76 morts à travers le pays[46].
  •  : déclenchement de l'opération al-Shabah par les forces irakiennes afin de sécuriser les frontières syrienne et jordanienne.
  •  : une série d'attaques coordonnées à travers le pays font 71 morts et plus de 220 blessés[47].
  •  : les autorités irakiennes annoncent avoir déjoué une tentative par Al Qaïda d'utiliser des armes chimiques[48].

L'ONU estime que plus de 1 000 irakiens ont péri dans les violences en mai 2013, mois alors le plus sanglant du conflit depuis 2008[49].

  •  : des hommes armés attaquent un bus dans la province d'Al-Anbar, tuant 13 policiers et 5 civils irakiens[50].
  •  : deux attentats-suicides font 19 morts à Bagdad[51].
  •  : une série d'attentats à la voiture piégée dans le centre et le sud du pays font 20 morts[52].
  •  : deux attentats-suicides font 31 morts et 60 blessés dans le district d'al-Qahira à Bagdad[53].
  •  : Dix attentats à la voiture piégée ont fait au moins 60 morts et 190 blessés à Bagdad[54].
  •  : Deux attentats à la voiture piégée dans les villes irakiennes de Nawfel et Madaïn et d'autres explosions ont fait 17 morts et 25 blessés[55].
  •  : Un attentat suicide à la voiture piégée tue 8 policiers dans le nord de l'Irak[56].
  •  : Les violences ont fait un total de 964 personnes tuées. 855 civils, 65 policiers et 44 soldats ont été tués, selon des chiffres compilés par les autorités irakiennes. Il s'agit du mois le plus meurtrier depuis 2008.
  •  : 18 officiers et soldats irakiens sont tués (dont le général Mohammed al-Karawi commandant la 7e division) et 30 autres blessés dans un attentat à la bombe à Rutbah dans la province d'Al-Anbar[57],[58].
  •  : une attaque au mortier contre une base de l'armée à l'ouest de Bagdad tue 4 officiers et 2 soldats irakiens[59].
  •  : 34 personnes sont tuées et 50 autres blessés dans trois attentats à la bombe visant les quartiers chrétiens de Bagdad[60].
  •  : Début de le Troisième bataille de Falloujah avec la prise de cette ville par les Révolutionnaires tribaux d'Al-Anbar et l'État islamique en Irak et au Levant.

En , les États-Unis font part de leur intention de livrer des AGM-114 Hellfire et des drones au gouvernement irakien afin de l'aider dans sa lutte contre l'insurrection islamiste[61].

2014[modifier | modifier le code]

Insurrection d'Al-Anbar[modifier | modifier le code]

Le 30 décembre 2013, une insurrection de tribus sunnites a lieu dans la province d'Al-Anbar. Les djihadistes salafistes de l'État islamique en Irak et au Levant interviennent également et le 4 janvier, Falloujah et plusieurs quartiers de Ramadi sont conquis par les rebelles. L'armée irakienne intervient, elle reprend le contrôle de la plus grande partie de Ramadi mais n'ose lancer l'assaut sur Falloujah, qui reste assiégée.

Offensive des rebelles sunnites à Ninive[modifier | modifier le code]

En juin 2014, l'État islamique en Irak et au Levant lance une grande offensive dans le nord de l'Irak. Elle commence le 5 juin, lorsque les rebelles salafistes prennent pendant quelques heures le contrôle de la ville de Samarra, mais ils en sont expulsés le jour même par une contre-attaque de l'armée[62]. Puis le 6 juin, Mossoul est attaquée à sont tour, et au bout de quatre jours de combats, les djihadistes prennent cette fois-ci l'avantage et se rendent maîtres de la ville au terme de combats ayant fait plusieurs centaines de morts[63]. La chute de Mossoul suit celle de toute la province de Ninive, abandonnée par les forces gouvernementales en déroute[64].

Quelques heures après la prise de Mossoul, l'Iran intervient et dépêche en Irak Ghassem Souleimani, chef de la Force Al-Qods[65].

Les djihadistes poursuivent leur progression et le 11 juin, ils s'emparent de l'ouest de la province de Kirkouk, et du nord de la province de Salah ad-Din[66]. Le même jour, Baïji, qui possède la plus grande raffinerie pétrolière d'Irak, et Tikrit sont conquises[67],[68]. La progression des rebelles est finalement arrêtée à Samarra, où l'armée irakienne y repousse une deuxième fois les insurgés[69].

Article détaillé : Massacre de Tikrit.

Le 12 juin, l'armée irakienne abandonne Kirkouk, qui est alors prise par les Peshmergas du Gouvernement régional du Kurdistan[70]. Le même jour à Tikrit, les rebelles sunnites et les djihadistes de l'État islamique en Irak et au Levant s'emparent du Camp Speicher. Les soldats irakiens se rendent, mais le lendemain les djihadistes fusillent tout ceux sont reconnus comme chiites. Le jour même du massacre, l'EIIL revendique la mise à mort de 1 700 prisonniers, selon Human Rights Watch le bilan est d'au moins 560 à 770 victimes[71],[72],[73],[74],[75].

Le 13 juin, l'ayatollah Ali al-Sistani appelle au djihad contre l'État islamique, des milliers de volontaires rejoignent alors les milices chiites[76].

Le 14, l'armée irakienne, soutenue par des tribus loyalistes, parvient à reprendre les villes de Mouatassam et Ishaqi, où 12 corps de policiers sont découverts carbonisés. Le lieutenant-général Qassem Atta, porte-parole chargé de la sécurité auprès du premier ministre Nouri al-Maliki, affirme ce jour-là que 279 « terroristes » ont été tués dans les dernières 24 heures[77].

Article détaillé : Bataille de Tall Afar (2014).
Peshmergas kurdes avec un char T-55 près de Kirkouk en juin 2014.

Le 15 juin, les rebelles attaquent Tall Afar. Ils commencent par bombarder la ville, faisant 10 morts et 40 blessés, puis lancent l'assaut. Selon l'armée irakienne, une première attaque est repoussée et 18 insurgés sont tués[73]. Mais le 17 juin, les insurgés avancent victorieusement et s'emparent de la totalité de la ville le 23[78],[79].

Le 16 juin, l'armée américaine déploie 275 soldats pour protéger son ambassade à Bagdad ; de plus, l'USS Mesa Verde, avec à son bord 550 Marines et des V-22 Osprey, est envoyé dans le Golfe Persique afin de disposer de renforts en cas d'évacuation de l'ambassade américaine. Le 18 juin, le gouvernement irakien demande l'aide des États-Unis, en réclamant principalement des bombardements contre les positions de l'EIIL. Le 19, le président américain Barack Obama refuse d'engager des troupes au sol mais annonce l'envoi de 300 conseillers militaires issus des United States Special Operations Command[80],[81],[82]. De son côté, la Russie livre une commande de 12 avions Soukhoï Su-25 au gouvernement irakien. Les cinq premiers appareils gagnent l'Irak le 29 juin[83].

Le 17, l'EIIL attaque Bashir, un village peuplé de Turkmènes chiites. Les habitants tentent de résister, mais mal armés, ils se replient vers le village voisin de Tazeh, tenu par les Peshmergas[84]. Les villages d'Albou Hassan, Birwajli et Bastamli, dans la province de Salah ad-Din, sont également pris par les rebelles sunnites après des combats contre les forces de sécurité et les habitants, au moins 20 civils sont tués[81]. Le même jour, le premier ministre irakien limoge quatre officiers supérieurs des forces de sécurité, dont le commandant de la province de Ninive. À l'est de Samarra, 18 corps de membres des forces irakiennes sont retrouvés après avoir été probablement exécutés par balles. À Bakouba, une attaque de l'EIIL est repoussée. Toutefois, les djihadistes s'emparent brièvement d'une prison et 44 détenus sont tués lors des combats, tant par les insurgés que les militaires[85].

Le 20 juin, des heurts éclatent à Hawija, dans la province de Kirkouk, entre des combattants de deux groupes rebelles sunnites, l'État islamique en Irak et au Levant et l'Armée des hommes de la Naqshbandiyya. Les combats font au moins 17 morts[86].

Article détaillé : Bataille d'Al-Qaim (2014).

Le 21 juin, les loyalistes abandonnent les villes d'Aanah et Rawa qui sont prises sans combat par les insurgés sunnites. Le même jour, l'EIIL conquiert Rutba et la région d'Albu Haiyat[87], ainsi que la ville d'al-Qaïm, située sur la frontière syrienne[86].

Article détaillé : Massacre de Hilla.

Parallèlement aux combats, les djihadistes continuent de commettre des attentats : le 11 juin, des attaques contre des Chiites font une quarantaine de morts à Bagdad[88]. Au moins 15 personnes sont tuées le 4 juillet près de Samarra[89] et 12 personnes, dont quatre policiers, meurent à Bagdad les 7 et 8 juillet dans une attaque commise par deux kamikazes de l'EI[90]. Au moins 28 personnes, dont quatre femmes et deux enfants, sont tuées à Kirkouk le 12 juillet[91].

Les forces de sécurité irakiennes commettent également des exactions. Selon Human Rights Watch, au moins 255 prisonniers, pour la plupart sunnites, sont exécutés par des militaires, des policiers ou des miliciens chiites entre le 9 et le 21 juin à Mossoul, Tall Afar, Bakouba, Jumarkhe et Rawa. La plupart des victimes sont exécutées par balles, plusieurs dizaines d'autres sont brûlées vives ou encore tuées à coups de grenades[92]. Le 23 juin, à Hilla, au sud de Bagdad, 69 prisonniers sunnites sont exécutés par des policiers[93].

Article détaillé : Bataille de Tikrit (2014).

Le 28 juin, l'armée irakienne lance une première offensive contre la ville de Tikrit[94], mais elle est repoussée après deux jours de combats[95].

Le 29 juin, l'État islamique en Irak et au Levant annonce le rétablissement du califat et prend officiellement le nom d'État islamique. Le chef du mouvement, Abou Bakr al-Baghdadi, est proclamé calife et apparaît publiquement pour la première fois à Mossoul au début du mois de juillet 2014[96],[97],[98].

Le soir du 12 juillet, des hommes armés commettent un massacre dans le quartier de Zayouna, à l'est de Bagdad, 29 prostituées et deux proxénètes sont assassinés dans deux immeubles. Les combattants des milices chiites, alors très présents dans la capitale, sont les plus suspectés d'être les auteurs de la tuerie[99]. Le même jour, les forces irakiennes alliées à des combattants tribaux loyalistes repoussent une attaque des insurgés à Haditha, quatre policiers et treize rebelles sont tués dans l'affrontement[100].

Article détaillé : Bataille de Dhoulouiyah.

Le 13 juillet, les djihadistes et les insurgés sunnites prennent le contrôle de la plus grande partie de la ville de Dhoulouiyah, mais ils se heurtent aux combattants tribaux du quartier al-Joubour qui résisent pendant des mois[101]. Le 17, l'explosion d'une bombe fait trois morts en plein cœur de Bagdad et six autres personnes sont tuées et 18 blessés par un attentat suicide dans la périphérie de la capitale irakienne[102]. Le 23, l'attaque d'un autobus de prisonniers fait 60 morts, dont 51 prisonniers et neuf policiers. Le bus transportait des prisonniers d'une base militaire de la ville de Taji à Bagdad quand il a été atteint par une bombe[103].

Article détaillé : Bataille de Jourf al-Sakhr.

Vers fin juillet, les djihadistes attaquent Jourf al-Sakhr, une ville située au sud de Bagdad, avec pour objectif d'isoler la capitale et de couper la route de Kerbala[104]. Tandis qu'à Mossoul, la destruction d'édifices religieux vieux de plusieurs siècles provoque l'entrée en révolte d'habitants de la ville[105].

Le 1er août, au moins dix personnes sont tuées et 29 autres blessées dans des attentats à Bagdad. L'attaque la plus sanglante vise le quartier chiite de Sadr City, dans le nord de la capitale. Dans le centre de Bagdad, trois bombes explosent quasi simultanément près d'une mosquée chiite proche de la place Kholani[106].

Offensive de l'État islamique au Kurdistan irakien[modifier | modifier le code]

Situation de l'Irak au  :

Les 2 et 3 août 2014, les forces de l'État islamique lancent une offensive sur le Kurdistan irakien et s'emparent dès les premières heures des villes de Zoumar et Sinjâr[107]. La prise de Sinjâr en particulier provoque la fuite de plusieurs milliers d'habitants, principalement des Yézidis et des Turcomans chiites qui s'étaient réfugiés dans cette ville. Environ 35 000 réfugiés se retrouvent bloqués dans les montagnes, souffrant principalement du manque d'eau. Ainsi, deux jours après la prise de la ville au moins 40 enfants meurent de soif[108],[107],[109].

Le 6 août, venus de Syrie et de Turquie, des combattants kurdes des YPG et du PKK pénètrent dans la région de Sinjar afin de soutenir les peshmergas[110],[111]. Mais le 7 août, l'État islamique s'empare des villes de Tal Kayf, de Bartella, de Karamlesh et surtout de Qaraqosh, la plus importante ville chrétienne d'Irak, dont la prise provoque l'exode d'au moins 100 000 civils, principalement chrétiens mais aussi Turkmènes, Shabaks et Yézidis[112],[113]. Le lendemain, les djihadistes prennent également aux peshmergas le barrage de Mossoul, le plus grand d'Irak, contrôlant ainsi désormais l'approvisionnement en eau et en électricité d'une vaste zone[114].

Article détaillé : Massacres de Sinjar.

Plus à l'ouest, dans les Monts Sinjar, la progression des djihadistes s'accompagne des massacres contre les Yézidis. Au moins 500 Yézidis, dont des femmes et des enfants, sont massacrés par les djihadistes au début du mois d'août selon le gouvernement irakien, et 2 000 femmes sont également réduites en esclavage[115],[116]. Un autre massacre a lieu le 15 août, les djihadistes attaquent le village de Kocho et massacrent au moins 81 hommes[117],[118]. 20 000 réfugiés Yézidis parviennent cependant à s'échapper des montagnes en passant par la Syrie, ils regagnent ensuite le Kurdistan irakien avec l'aide des YPG[116].

En décembre, Amnesty International comptablise plus de deux millions de déplacés en Irak lors de l'année 2014, dont environ 946 266 déplacés recencés dans le Kurdistan irakien, de janvier à août dans trois vagues de décplacement, soit 48% des réfugiés d'Irak[119]. De plus selon RFI, au moins 100 000 yézidis trouvent refuge en août dans le Kurdistan turc[120].

Intervention et déploiement progressif de la coalition[modifier | modifier le code]

Un F/A-18 Hornet américain à bord de l'USS George H. W. Bush (CVN-77) avant le lancement des opérations en Irak le .

A partir de juillet 2014, plusieurs centaines de soldats américains sont déployés en Irak afin de sécuriser des sites tels que l'ambassade des États-Unis en Irak ou le consulat général d'Erbil, la capitale kurde[121],[122]. Des commandos Delta Force tentent sans succès de secourir l'otage américain James Foley, qui sera exécuté le 19 août par l'État islamique[27].

Depuis le début de l'été 2014, les forces américaines mènent des missions de reconnaissance dans le nord de l'Irak par drones, et chasseurs McDonnell Douglas F/A-18 Hornet[réf. nécessaire].

Dès août 2014, la France entreprend des livraisons d'armes aux Kurdes d'Irak« pour soutenir la capacité opérationnelle des forces engagées contre l'État islamique »[123].

Finalement le 8 août, devant la progression des djihadistes de l'EI au Kurdistan, les États-Unis débutent des frappes aériennes en Irak, trois ans après leur retrait du pays. Les opérations sont dirigées par un état-major de coalition, situé sur la base aérienne Al Udeid au Qatar, servi par le 380e détachement aérien expéditionnaire (Air Expeditionary Wing)[124]. Cependant, l'armée américaine ne donne initialement aucun nom à son opération, les documents du Pentagone ayant pour titre « Opération en Irak et en Syrie »[125]. Ce n'est que le 15 octobre, que le Pentagone baptiste l'intervention Détermination absolue (Inherent Resolve)[126].

Article détaillé : Opération Chammal.

Le 19 septembre, la France effectue ses premières frappes aériennes en Irak[127], l'intervention française est baptisée opération Chammal[128]. Le 26 septembre, le Royaume-Uni, la Belgique et le Danemark rejoignent la coalition. Le 27, la Royal Air Force effectue ses premières missions en Irak[129].

Le 4 octobre, des hélicoptères d'attaque Boeing AH-64 Apache de l'US Army sont engagés de nouveau en Irak tandis que des éléments de l'état-major de 1re division d'infanterie américaine sont en cours de déploiement pour coordonner les forces américaines en Irak qui passeront de 1 200 à 1 600 hommes[130].

Le 5 octobre, l'armée belge mène ses premières frappes[131],[132],[133], suivie le 7 par l'armée de l'air royale néerlandaise[131] et le 2 novembre, par le Canada[134].

Intervention iranienne[modifier | modifier le code]

Alliée de l'Irak sans faire partie de la coalition, l'Iran déploie également des troupes en Irak. Le 21 octobre, l'Iran annonce que des soldats d'élite de la force Al-Qods sont déployés en Irak pour aider le gouvernement à lutter contre l'avancée de l'État islamique sur son territoire. Ces forces sont déployées à Samarra, Bagdad, Karbala et sur l'ancienne base américaine appelée Camp Speicher[135],[136],[137],[138]. Les Iraniens agissent sans se coordonner avec les Américains, le vice-commandant en chef des forces armées iraniennes, Seyed Masoud Jazayeri, déclare d'ailleurs que « La République islamique d’Iran tient pour responsables les États-Unis pour les problèmes en Irak et les agissements terroristes de Daech[139] ».

Le 28 décembre, les Gardiens de la révolution annonce la mort d'un brigadier-général iranien, Hamid Taghavi, tué à Samarra[140].

Poursuite des combats en Irak[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Jalula (2014).
Deux F-15E Strike Eagle américains au-dessus le l'Irak, le .

De leur côté, soutenus par l'aviation américaine, les peshmergas commencent la contre-attaque. Le 10 août, ils reprennent les villes de Makhmour et de Gwer, situées au sud d'Erbil[141], puis le 17, le barrage de Mossoul est repris[142],[143]. En revanche, ils subissent un revers près de la frontière iranienne, à Jalula, qui est conquise par les djihadistes le 11 août après deux jours de combats[144]. Les Kurdes lancent une contre-offensive le 22 pour tenter de reprendre la ville[145].

Le même jour, à Bagdad, 70 hommes sont massacrés dans l'attaque d'une mosquée sunnite commise probablement par des miliciens chiites[146],[147].

Article détaillé : Siège d'Amerli.

Les combats se poursuivent également entre l'armée irakienne et les djihadistes. Fin août, l'armée irakienne organise une offensive pour secourir Amerli, assiégée depuis le 18 juin par l'État islamique, peuplée principalement de Turcomans chiites. Des milliers de miliciens chiites se rassemblent alors dans les environs de Touz Khourmatou et Jabal Hamreen, dans la province de Salah ad-Din. Le 31 août, les forces irakiennes parviennent à briser le siège de ville d'Amerli et à secourir les habitants qui manquaient d'eau et de nourriture[148],[149],[150],[151]. Dans la foulée, les combattants kurdes et les miliciens chiites reprennent la ville de Souleimane Bek aux jihadistes[152].

Le 28 août, les djihadistes abandonnent le champ pétrolier d'Ain Zalah, avant de quitter les lieux ils mettent le feu à trois puits de pétrole[153].

Le 10 septembre, le département de la défense des États-Unis annonce qu'un total de 154 frappes ont été menées par la coalition depuis le début du conflit[154].

Article détaillé : Deuxième bataille de Zoumar.

Au nord, les forces kurdes progressent. Le 30 septembre, les Peshmergas lancent une offensive sur trois fronts : au sud de Kirkouk, sur Zoumar et sur Rabia qui est reprise le jour même[155],[156]. Le 25 octobre, Zoumar est reprise par les peshmergas après une semaine de combats[157]. Le 25 ooctobre, l'armée irakienne et les milices chiites chassent les djihadistes de Jourf al-Sakhr, au sud de Bagdad, après trois mois de combats[158].

Mais au sud-ouest, l'État islamique et les rebelles sunnites ne faiblissent pas dans la province d'al-Anbar. Le 21 septembre, les djihadistes prennent d'assaut le camp de Saklaouiya, près de Falloujah. 400 à 600 soldats irakiens sont tués ou faits prisonniers[159]. Le 2 octobre, les djihadistes de l'EI s'emparent de Hit[160], puis douze jours plus tard d'un camp militaire situé près de cette ville. L'EI et les rebelles contrôlent alors 85% de la province d'al-Anbar[161]. Cette progression de l'État islamique s'accompagne, fin octobre, de massacres contre la tribu sunnite des Albou Nimr, qui avait pris le parti du gouvernement irakien. Ces exécutions dans les environs de Hit font environ 300 à 500 morts, dont une cinquantaine de femmes et d'enfants[162],[163],[164].

Le 14 novembre, après plusieurs mois de combats, l'armée irakienne reprend la ville de Baiji à l'État islamique[165]. Mais le 21, dans la province d'al-Anbar, les djihadistes et les rebelles attaquent Ramadi, et s'emparent d'une partie de la ville[166].

Le 23 novembre, l'armée irakienne, les peshmergas et les miliciens chiites finissent par reprendre les villes de Jalula et Saadiyah, près de la frontière iranienne[167],[168].

De son côté, l'aviation iranienne effectue ses premières frappes aériennes en Irak à la fin du mois de novembre. Plusieurs F-4 Phantom sont engagés[169],[170].

Article détaillé : Bataille de Sinjar.
Peshmergas tenant la ligne de front au village de Baghertha, à 60 kilomètres au sud-ouest d'Erbil, début février 2015.

Le 17 décembre, les peshmergas lancent une offensive sur Sinjar et sa région[171]. Dès le lendemain, ils brisent le siège des Monts Sinjar[172] et le 21, ils attaquent la ville de Sinjar[173].

Le 28 décembre, les forces irakiennes lancent une offensive sur la ville de Doulouïya, au nord de Bagdad, dont le contrôle est disputé depuis plusieurs mois[174]. Les combattants loyalistes de la tribu des Al-Joubour sont à la pointe de l'attaque, le 30 décembre les djihadistes abandonnent la ville[175].

Le 10 janvier, les djihadistes attaquent la ville de Gwer, mais ils sont repoussés par les peshmergas. 28 Kurdes et 45 djihadistes auraient été tué dans le combat[176],[177]. Le 21 janvier, les peshmergas coupent la route reliant Tall Afar à Mossoul[178].

Même si les offensives se poursuivent, la ligne de front n'évolue guère en Irak. En janvier 2015 le chef de la diplomatie britannique Philip Hammond, déclare qu'il faudra encore plusieurs mois à l'armée irakienne pour être en mesure de lancer une vaste offensive au sol contre les djihadistes[179]. Le 23 janvier, le Pentagone annonce que les djihadistes de l'EI n'ont perdu en Irak que 700 kilomètres carrés de territoire — pris principalement par les Kurdes au nord du pays — soit seulement 1 % des 55 000 kilomètres carrés conquis en 2014. 56 000 kilomètres carrés sont tenues par les forces du Gouvernement régional du Kurdistan, et 77 000 kilomètres carrés par les forces gouvernementales irakiennes[180].

Articles détaillés : Bataille de Mouqdadiyah et Massacre de Barwana.

Le 26 janvier, l'amée irakienne reprend la ville de Mouqdadiyah après quatre jours de combats, elle affirme alors avoir repris le contrôle total de la province de Diyala[181]. Le même jour, des miliciens chiites massacrent au moins 72 civils sunnites dans le village de Barouanah[182],[183]. Le 30 janvier, les djihadistes lancent une offensive en direction de la ville de Kirkouk, mais ils sont repoussés le lendemain par les peshmergas qui reprennent huit villages et un champ pétrolier[184],[185]. Les hommes de l'EI font cependant 21 prisonniers qu'ils font parader quelques jours plus tard dans des cages en fer dans le district de Hawija au milieu d'une foule hostile[186].

Article détaillé : Bataille d'Al-Jubba.

Mais l'ouest, l'État islamique poursuit sa progression dans la province d'Al-Anbar. Le 6 janvier 2015, ses troupes s'emparent de la ville d'Al-Jubba[187] et le 12 février, elles prennent al-Bagdadi, assiégée depuis des mois[188]. Le 17, 300 djihadistes attaquent Gwer et Makhmour, au sud-ouest d'Erbil, ils sont repoussés par les peshmergas et laissent 34 morts[189].

Le 2 mars, l'armée irakienne aidé de milice chiite et des forces spéciales des gardiens de la révolution iranien lance une grande offensive sur Tikrit. Le 9, les forces irakiennes encerclent les forces de l'Etat islamique dans le centre de la ville. Elles entre dans la ville le 11 mars. Le 25 mars, l'US Air Force et la Royal Air Force commencent leurs frappes aériennes sur les forces de l'EI encore dans la ville. La ville est prise par les forces irakiennes le 1er avril mais il restera des poches de résistance jusqu'au 17 avril.

Bilan humain[modifier | modifier le code]

Pertes selon le gouvernement irakien[modifier | modifier le code]

Pertes irakiennes Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Total
2011 155 155
2012 151 150 112 126 132 131 325 164 365 144 166 208 2 174
2013 177 136 163 205 630 240 921 356 885 964[190] 948 6 522[191]
2014 +2000 +1600 +15 000[191]
  • Juillet 2014 : plus de 1 600 morts, dont 1 401 civils, 185 soldats et 83 policiers. 2 104 personnes blessées, dont 246 soldats et 153 policiers[192].
  • Octobre 2014 : 1 725 morts et 2 300 blessés recensés[193].
  • Janvier 2015 : 1 408 morts et 2 008 blessés recensés[194].

Selon le gouvernement irakien, le conflit fait 6 522 morts en 2013[191] et plus de 15 000 personnes sont tuées et 22 000 blessées pour l'ensemble de l'année 2014[195].

Estimations de l'ONU[modifier | modifier le code]

Chaque mois, l'ONU publie un bilan humain des pertes recensées. Cependant le bilan n'est que partiel, l'ONU n'étant pas en mesure de comptabiliser les pertes des djihadistes, ni celles de certaines zones d'Irak, notamment la province d'Al-Anbar, presque totalement contrôlée par les insurgés[196]. Selon un rapport des Nations unies publié le 18 juillet 2014, 5 576 civils irakiens ont été tués et 11 665 blessés depuis le début de l'année 2014[197].

  • Juin 2014 : 2 417 morts en Irak lors du mois de juin, dont 1 531 civils et 886 membres des forces de sécurité et 2 287 blessés. Ce bilan ne prend cependant pas en compte la province d'Al-Anbar, totalement hors de contrôle[198].
  • Août 2014 : 1 420 morts et 1 370 blessés recensés[199].
  • Septembre 2014 : 1 119 morts et 1 964 blessés recensés, dont 265 morts chez les forces de l'ordre et 854 civils, dont 352 tués à Bagdad. Ce bilan n'inclut pas les victimes qui ont perdu la vie dans les zones contrôlées par l'État islamique[196].
  • Octobre 2014 : 1 273 morts, dont 856 civils et 417 membres des forces de sécurité, et 2 000 blessés recensés[193].
  • Novembre 2014 : 1 232 morts, dont 936 civils et 296 membres des forces de sécurité, et 2 434 blessés. 402 des victimes sont recensées dans la province d'al-Anbar et 332 à Bagdad[200].
  • Décembre 2014 : 1 101 morts, dont 651 civils et 421 membres des forces de sécurité, et 1 868 blessés[201].
  • Janvier 2015 : 1 375 morts, dont 790 civils et 585 membres des forces de sécurité, et 2 240 blessés[202],[194].
  • Février 2015 : 1 103 morts, dont 611 civils et 492 membres des forces de sécurité, et 2 280 blessés, dont 1 353 civils et 927 membres des forces de sécurité[203].

Pertes du Gouvernement régional du Kurdistan[modifier | modifier le code]

En juillet, selon le secrétaire général de la présidence kurde Fouad Hussein, 150 combattants kurdes ont été tués et plus de 500 autres blessés dans les combats qui les ont opposés aux djihadistes depuis le début de leur offensive en juin[204].

Le 10 décembre 2014, le Gouvernement régional du Kurdistan déclare que les pertes de ses peshmergas, assayesh et policiers ont été depuis le 9 juin 2014 de 727 tués, 3 564 blessés et 34 disparus[24].

Pertes iraniennes[modifier | modifier le code]

29 soldats iraniens sont tués en Irak au cours du mois de décembre 2014[25].

Pertes de l'État islamique et des rebelles irakiens[modifier | modifier le code]

Le 23 janvier, le Pentagone annonce que la coalition a mené 2 000 frappes aériennes en Irak et en Syrie, dont plus de 1 600 par des avions ou drones américains. Les militaires américains estiment alors que environ 6 000 combattants de l'EI ont été tués, mais ce chiffre n'est pas confirmé officiellement par le Pentagone[180].

Pertes selon l'Iraq Body Count (IBC)[modifier | modifier le code]

Pertes annuelles irakiennes civiles et militaires dues à l'insurrection, 2003-2012.
Pertes irakiennes Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Total
2011 388 388
2012 524 356 377 392 304 529 469 422 396 290 239 275 4 573[22]
2013 357 360 403 545 888 659 1 145 915 1 220 1 095 903 9 472[23],[205]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. AFP : Le Hezbollah est présent dans les combats en Irak, révèle son chef
  2. France 24 : Quand une Kurde iranienne brave les peshmerga pour combattre l'EI
  3. http://www.nytimes.com/2014/06/19/world/middleeast/former-loyalists-of-saddam-hussein-crucial-in-helping-isis.html?hpw&rref=world&_r=0
  4. a et b Hassan Hassan, « More Than ISIS, Iraq's Sunni Insurgency », Carnegie Endowment for International Peace,‎ (consulté le 20 juin 2014).
  5. « Military council of the rebels starts setting governors on their captured cities », Elaph, Osama Mahdi (consulté le 13 juin 2014).
  6. « Islamic Army of Iraq founder: Isis and Sunni Islamists will march on Baghdad », The Daily Telegraph (consulté le 27 juin 2014).
  7. IŞİD Nedir, IŞİD'in Hedefi Nedir, IŞID'i Kimler Destekliyor (en turc).
  8. Hassan al-Obaidi, « Iraqi airstrike kills key ISIL leader », Al Shorfa,‎ (consulté le 22 septembre 2014).
  9. a, b et c « 3 ISIL leaders killed in Iraqi airstrike north of Mosul », Al Shorfa,‎ (consulté le 22 septembre 2014).
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  11. France 24 : Vidéo : les peshmerga, ces combattants kurdes en première ligne contre l’EIIL
  12. Le Monde : En Irak, les milices chiites, fer de lance du gouvernement, par Hélène Sallon.
  13. L'Obs avec AFP : 7 questions sur cet "Etat islamique" qui sème la terreur
  14. AFP : Syrie: les combattants de l'Etat islamique ont dépassé les 50 000
  15. L'Express : L'Etat Islamique en Irak et au Levant, incubateur de djihadistes français, par Marie Le Douaran.
  16. Le Figaro avec AFP et Reuters : État islamique : un djihadiste parlant français dans une vidéo d'assassinat
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  18. AFP : Syrie: les jihadistes de l'EI font voler trois avions militaires
  19. RFI : Irak: un chef tribal interpelle la communauté internationale
  20. a, b et c (en) Iraq Government Casualty Figures
  21. Le Nouvel Observateur : Le nombre de civils tués en 2012 en Irak a augmenté
  22. a et b Iraq Body Count : Iraqi deaths from violence in 2012
  23. a et b Iraq Body Count : The Trenching of Faults: Iraq 2013
  24. a et b Le Monde avec AFP: Irak: plus de 700 combattants kurdes tués depuis le début de l'offensive du groupe Etat islamique
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  31. (fr) Irak : série d'attentats à la voiture piégée
  32. (fr) En Irak, une vaste série d'attentats fait 107 morts
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  61. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées TheNewYorkTimes.
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  97. AFP : Depuis l’Irak, le «calife» jihadiste appelle les musulmans à lui obéir
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  104. AFP : Irak: plus de 45 personnes tuées par les jihadistes dans des combats
  105. AFP : Irak: des habitants de Mossoul prennent les armes contre les jihadistes
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  107. a et b AFP : Irak: l'EI s'empare de Sinjar et jette des milliers de personnes sur les routes
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  109. AFP : Irak: 40 enfants yézidis morts à la suite d'une attaque djihadiste
  110. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/08/06/97001-20140806FILWWW00116-les-kurdes-a-l-offensive-contre-les-djihadistes.php
  111. Le Monde : Les Kurdes irakiens, syriens et turcs mènent une offensive contre les djihadistes de l'EI
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  114. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/08/08/97001-20140808FILWWW00157-mossoul-le-barrage-aux-mains-des-djihadistes.php
  115. Irak : la crainte du viol et du rapt des femmes comme armes de guerre, France info, 23 août 2014.
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  119. Amnesty International : Irak. L’arrivée de l’hiver révèle les terribles brèches dans l’aide humanitaire dont ont besoin les milliers de déplacés
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  146. Le Monde : Irak : 70 morts dans l'attaque d'une mosquée sunnite
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  148. AFP : L’Irak masse des troupes près d’une ville assiégée par les jihadistes
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  151. AFP : Irak: l’armée brise le siège d’Amerli, rare succès face aux jihadistes
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  163. Le Monde avec AFP, AP et Reuters ; Irak : l'Etat islamique massacre des centaines de membres d'une tribu sunnite
  164. RFI : Irak: les tribus sunnites d'al-Anbar se disent abandonnées face à l'EI.
  165. AFP : Irak: l'armée reprend aux jihadistes la ville clé de Baïji
  166. RFI : Irak: large offensive du groupe Etat islamique sur Ramadi
  167. AFP : Irak: 20 combattants kurdes tués dans l'assaut contre l'EI
  168. AFP : Irak: les forces gouvernementales reprennent Saadiyah
  169. Le Monde avec AFP : L'Iran aurait à son tour lancé des raids contre l'Etat islamique en Irak
  170. Le Monde : L’Iran en pointe dans la guerre contre l’Etat islamique en Irak, par Ghazal Golshiri.
  171. Le Monde avec AFP : Irak : offensive kurde pour reprendre la région de Sinjar aux djihadistes
  172. AFP : Irak: des chefs de l'EI tués, les peshmergas brisent le siège du Mont Sinjar
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  185. AFP : Irak: les Kurdes gagnent du terrain contre l'EI
  186. AFP : Irak: l’EI fait parader des peshmergas dans des cages
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  192. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées lefigaro.fr.
  193. a et b AFP : Irak: près de 1.300 morts dans les violences en octobre
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  202. Reuters : Au moins 1 375 morts en Irak en janvier, en majorité civils (Onu)
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  204. Le Figaro : Irak: 150 combattants kurdes tués depuis juin
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