Instructions de Kagemni

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Égypte antique
Époque : Moyen Empire égyptien
Instructions de Kagemni
Image illustrative de l'article Instructions de Kagemni
Une section du papyrus Prisse, écrit en hiératique.

Auteur Kagemni ?
Genre Sagesse
Version originale
Langue originale Moyen égyptien
Pays d'origine Égypte antique
Lieu de parution original Égypte
Version française

Les instructions de Kagemni sont un texte pédagogique de la littérature de l'Égypte antique qui appartient au genre de la Sebayt. Bien que la première preuve de son écriture remonte au Moyen Empire égyptien, sa paternité, encore douteuse, a été attribué à Kagemni[1], un vizir qui a servi durant le règne du pharaon Snéfrou, fondateur de la IVe dynastie (appartenant à l'Ancien Empire).

Source[modifier | modifier le code]

La plus ancienne source connue pour les Instructions de Kagemni est le papyrus Prisse[2],[3]. Ce texte remonte à avant la XIIe dynastie du Moyen Empire égyptien (probablement du règne d'Amenemhat II, ou un peu plus tôt dans la XIIe dynastie)[3]. Il est écrit en moyen égyptien et dans un style archaïque hiératique[3].

Contenu[modifier | modifier le code]

Seule la fin de ce texte a survécu, on ne sait pas la quantité qui a été perdue[4] ; sur le papyrus Prisse, il est suivie par la version complète de l'Enseignement de Ptahhotep[2],[5]. Kagemni, qui est, selon le texte, un vizir sous Snéfrou, est un personnage qui est peut être basé sur un autre vizir du même nom qui a vécu pendant la VIe dynastie[4].

Kagemni est présenté dans le texte comme l'élève plutôt que l'enseignant des vertus et de la moralité, certains universitaires ont proposé que son père pouvait être Kaire, un sage mentionné dans l'Éloge des écrivains morts (papyrus Chester Beatty IV)[2],[4]. Bien que le texte ait été attribué à Kagemni, il était commun pour les anciens textes de sagesse égyptienne d'être faussement attribuée à de prestigieuses figures historiques[6],[1].

Écrit comme un guide de conseils pragmatiques pour le fils d'un vizir, les Instructions de Kagemni sont similaires à l’Enseignement de Ptahhotep. Elles diffèrent des enseignements plus tardif comme l'Enseignement d'Aménémopé, qui met l'accent sur la piété, ou les Instructions d'Amenemhat, qui selon William Simpson (un professeur émérite d'égyptologie à l'université Yale) sont un « travail politique sous forme d'instruction »[7]. Kagemni conseille donc que l'on doit suivre un chemin de modestie et de modération, et qu'il faut éviter des choses comme la fierté et la gourmandise[8]. Pour Kagemni , « l'homme silencieux » qui est modeste, calme et pondéré est vu comme vertueux contrairement à l’homme impulsif décrit dans l'Enseignement d'Aménémopé[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Lichtheim, p. 244.
  2. a, b et c Simpson, p. 177
  3. a, b et c Parkinson, p. 46, 50 et 313.
  4. a, b et c Parkinson, p. 313.
  5. Parkinson, p. 313 à 315.
  6. Parkinson, p. 75 et 76
  7. Simpson, p. 6 et 177.
  8. Lichtheim, p. 244 et 245.
  9. Lichtheim, p. 258.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Miriam Lichtheim, « Didactic literature » dans Ancient Egyptian Literature: History & Forms. Édité chez Antonio Loprieno. Leiden: E.J. Brill, 1996, (ISBN 9004099255).
  • R.B. Parkinson, Poetry and Culture in Middle Kingdom Egypt: A Dark Side to Perfection. Londres: Continuum, 2002, (ISBN 0826456375).
  • William Kelly Simpson, The Literature of Ancient Egypt: An Anthology of Stories, Instructions, and Poetry. Édité chez William Kelly Simpson. Traduction de R.O. Faulkner, Edward F. Wente, Jr., et William Kelly Simpson. New Haven et Londres: Yale University Press, 1972, (ISBN 0300014821).