Institution Saint-Dominique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Saint-Dominique
Image illustrative de l'article Institution Saint-Dominique
Vue de l'institution Saint-Dominique
Généralités
Création 1862
Pays Drapeau de la France France
Coordonnées 48° 53′ 02″ N 2° 16′ 41″ E / 48.884, 2.278 ()48° 53′ 02″ Nord 2° 16′ 41″ Est / 48.884, 2.278 ()  
Adresse 28, avenue Sainte Foy
92200 Neuilly-sur-Seine
Site internet www.saintdominique.net/institut-saint-dominique
Cadre éducatif
Réseau Enseignement catholique
Type Enseignement privé sous contrat d'association avec l'État
Pouvoir organisateur Tutelle de l'évêque de Nanterre
Directeur Yves Riquet (depuis 2010)
Population scolaire 2000
Enseignants 130
Formation École primaire, Collège, Lycée général, CPGE
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Île-de-France

(Voir situation sur carte : Île-de-France)
Point carte.svg

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Point carte.svg

L'Institution Saint-Dominique est un établissement privé catholique sous contrat d'association avec l'État situé à Neuilly-sur-Seine dans les Hauts-de-Seine qui a fêté ses 151 ans en octobre 2013. Il occupe les terrains ayant appartenu à la maison capétienne de Bourbon, notamment l'historique « pavillon de Wurtemberg » construit par Louis-Philippe Ier. C'est dans cet établissement qu'a été ouverte la première classe en France préparant des jeunes filles au baccalauréat. Depuis 2009, une classe est ouverte aux enfants autistes.

Historique[modifier | modifier le code]

L'histoire de cet établissement scolaire débute en octobre 1862 lorsque des dominicaines de Nancy ouvrent un pensionnat pour jeunes filles à Neuilly-sur-Seine dans le pavillon autrefois habité par la princesse Marie d'Orléans. C'est dans ce cadre arboré que 52 pensionnaires reçoivent une éducation catholique les préparant à devenir de bonnes épouses et des mères de famille accomplies[1]. L'établissement s'appelle alors Sainte-Catherine.

Durant la période de la Commune de Paris (1871), l'établissement s'installe à Saint-Germain-en-Laye. En 1903, il n'y a officiellement plus de dominicaines. Le pensionnat prend le nom de « Sainte Geneviève ». Les sœurs « sécularisées » continuent leur activité auprès des jeunes.

C'est dans cet établissement qu'est ouverte la première classe préparant des jeunes filles au baccalauréat[2].

Durant la Seconde Guerre mondiale, un hôpital militaire s'installe dans le bâtiment Sainte Foy. C'est en 1941 que les religieuses reprennent l'enseignement qu'elles avaient arrêté en 1923. Après-guerre, l'établissement reprend le nom de « Saint-Dominique ».

En 1975, l'établissement accueille, en primaire, les premiers garçons issus de l'école Holy Child ; et à partir de 1982, les classes sont mixtes de la 6e à la terminale.

Depuis la réforme de la Loi Debré de 1959, l'établissement a le statut d'établissement privé catholique sous contrat d'association avec l'État et sous tutelle de l'évêque de Nanterre[3].

L'établissement fête son 150e anniversaire en octobre 2012[1].

Spécificité du projet éducatif[modifier | modifier le code]

Comme tout établissement catholique, celui-ci a pour objet de lier trois points essentiels de l'éducation : lacquisition du savoir, la construction de la personne dans le respect de sa liberté, et la recherche d'un éveil spirituel ou d'un approfondissement de la Foi Chrétienne, la quête, et l'appropriation des valeurs morales essentielles[4]. .

La charte de l'établissement donne une place aux plus fragiles. C'est dans ce cadre que l'établissement a créé la classe « soleil » qui accueille depuis 2009 en partenariat avec l’hôpital Robert Debré, des enfants autistes à l'aide du système PECS de communication par échange d'images encouragé par l'éducation nationale[5],[6].

L'établissement actuel[modifier | modifier le code]

Effectif[modifier | modifier le code]

En 2012, l'établissement compte 130 professeurs, 2 000 élèves, filles et garçons, répartis sur 67 classes, vingt lycéens pensionnaires et 50 élèves post-bac inscrits en classe préparatoire à Pasteur, deux classes ULIS et une classe suédoise qui suit un enseignement suédois[1].

Résultats au baccalauréat[modifier | modifier le code]

En 2011, Saint Dominique a obtenu 100 % de réussite. L'établissement se classe au 2e rang dans les Hauts-de-Seine et au 9e rang au niveau national parmi les 1 951 lycées[7].

Résultats au brevet des collèges[modifier | modifier le code]

Avec un pourcentage de réussite en 2011 de 100 % et un pourcentage de mentions de 88 %, l’établissement se classe au 15e rang au niveau national parmi les 5 200 collèges.

Associations et manifestations[modifier | modifier le code]

Chaque année, l'association des parents d'élèves organise plusieurs manifestations, notamment la soirée des métiers et les SaintDolympiades[8],[9].

Les bâtiments[modifier | modifier le code]

Le bâtiment d'origine est construit entre 1784 et 1804. Le duc Louis Philippe Ier l'achète en 1824 avec terrains et dépendances. Ce bâtiment est inscrit à l'inventaire général du patrimoine culturel de la France depuis le 22 avril 1993[10],[11].

Entre 1834 et 1839, des aménagements intérieurs et l'adjonction de deux tourelles d'escalier hors-œuvre sont réalisés pour Marie d'Orléans, fille de Louis Philippe Ier, qui y habite après son mariage avec le duc Alexandre de Wurtemberg[10].

Le pavillon est vendu vendu en 1851. Les dominicaines s'y installent en 1862 et l'achètent en 1868. De 1869 à 1894, l'architecte Juste Lisch dessine les plans de plusieurs bâtiments qui vont être construits sur le site : un vaste bâtiment « La grande maison » à deux corps comportant le bâtiment scolaire (1869 et 1891), une chapelle (1894, bénie en 1896 par le cardinal Richard) de style néogothique et un préau couvert (1887). C'est sous ce préau qu'est construite la nouvelle maternelle en 2002[10].

En 1910, les anciennes dépendances sont démolies et l'architecte Lucien Roy dessine les plans d'un bâtiment scolaire de deux étages dit « Sainte Foy », prolongé par une salle de spectacle en ciment armé due aux frères Figarol. Le bâtiment scolaire de 1910 est surélevé en 1923 de deux étages sur les plans de l'architecte Georges Pradelle[10].

En 1965, le « collège » est construit sur une partie du parc et permet ainsi d'accueillir 1 000 élèves.

En 2012[modifier | modifier le code]

L'établissement couvre une superficie de plus de 16 000 m2 dans un environnement exceptionnel : un grand parc, trois cours et cinq bâtiments dont le pavillon Wurtemberg où habitent les dominicaines, la « Grande Maison » (où se trouve la chapelle et les classes du lycée, de l'internat et de la maternelle), le bâtiment « Sainte-Foy » réservé à l'administration de Saint-Dominique. Le parc sépare ces deux derniers bâtiments du bâtiment « Argenson » où se trouvent les classes du primaire et du collège.

À l'occasion du 150e anniversaire de l'établissement, la chapelle vit un « grand rajeunissement »[12].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Claude Ribadeau-Dumas, Monique Terraz et Anne-Marie Zeitlin, illustration d'Isabelle Issaverdens, Il était une fois... Saint Dominique, Éditions Elzévir, 2012.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « L’institution Saint-Dominique fête ses 150 ans à Neuilly-sur-Seine », sur le site neuillyjournal.com,‎ 24 septembre 2012 (consulté le 16 octobre 2012).
  2. « Lycée Saint-Dominique », sur le site du quotidien Le Parisien (consulté le 16 octobre 2012).
  3. « Lycée Saint-Dominique », sur le site de l'Office national d'information sur les enseignements et les professions (Onisep) (consulté le 16 octobre 2012).
  4. « Projet éducatif », sur le site de l'établissement (consulté le 16 octobre 2012).
  5. « Classe Soleil », sur le site de l'association des parents d'élèves de l'établissement (consulté le 16 octobre 2012).
  6. Marilyne Chaumont, « A Neuilly, les écoliers autistes ont leur place dans la « classe soleil » », sur le site du quotidien La Croix,‎ 12 janvier 2010 (consulté le 16 octobre 2012).
  7. « Lycée Saint-Dominique (établissement privé) », sur le site du magazine L'Express (consulté le 16 octobre 2012).
  8. « Soirée des métiers », sur le site de l'association des parents d'élèves de l'établissement (consulté le 16 octobre 2012).
  9. « SaintDolympiades », sur le site de l'association des parents d'élèves de l'établissement (consulté le 16 octobre 2012).
  10. a, b, c et d « Notice no IA00079715 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Le pavillon Wurtemberg de Neuilly-sur-Seine », sur le site « Noblesse et Royautés »,‎ 21 décembre 2009 (consulté le 16 octobre 2012).
  12. Sébastien Freté, 150 ANS DE ST DO :: UN JUBILE POUR NOTRE CHAPELLE…, Institution Saint-Dominique, [lire en ligne].