Institutes of Natural and Revealed Religion

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page de titre de l'ouvrage : Institutes of Natural and Revealed Religion de Joseph Priestley

Institutes of Natural and Revealed Religion, écrit par le prêtre dissident et polymathe britannique Joseph Priestley, est un ouvrage en trois volumes dédié à l'éducation religieuse, publié par Joseph Johnson entre 1772 et 1774[1]. Son argument principal est que révélation et droit naturel doivent coïncider.

Genèse de l'ouvrage[modifier | modifier le code]

Priestley commence l'écriture des Institutes dans les années 1760, alors qu'il est étudiant à la Daventry Academy. Alors qu'il s'y trouve, il s'est imbibé des principes pédagogiques de son fondateur Philip Doddridge, bien que ce dernier ne soit plus de ce monde, Doddridge mettait l'accent sur la rigueur académique aussi bien que sur la liberté de pensée au sein de l'école, ce qui impressionna Priestley. Ces idéaux feront toujours partie des programmes éducatifs de Priestley. Cependant, les recherches qu'il fait pour l'écriture de son ouvrage vont convaincre Priestley d'abandonner le calvinisme de sa jeunesse et d'adopter le socinianisme, une forme d'unitarisme.

Contenu[modifier | modifier le code]

Les Institutes, qui composent une série d'ouvrages sur l'éducation religieuse, sont « le résumé d'un demi-siècle d'écriture de théologiens libéraux sur un certain nombre de questions et va devenir la norme de l'exposition des croyances de générations d'Unitairiens »[2]. L'argument majeur de Priestley est que seules les vérités religieuses révélées qui sont conformes au droit naturel peuvent être acceptées. Comme ses vues sur la religion étaient étroitement liées à sa compréhension de la nature, ses textes théistes reposent sur l'argument du dessin divin. Nombre des arguments de Priestley sont issus du déisme et de la religion comparée du XVIIIe siècle[3]. Priestley souhaite que le christianisme revienne à sa forme « primitive » ou « pure », par l'élimination des « corruptions » (dévoiements) qui se sont accumulées au fil des siècles. La quatrième partie des Institutes, An History of the Corruptions of Christianity, est si longue qu'il est contraint de la publier séparément en 1782. Il considère Corruptions comme l'ouvrage le plus précieux qu'il ait jamais publié[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Priestley, Joseph. Institutes of Natural and Revealed Religion. Vol. I. London: Printed for J. Johnson, 1772; —. Institutes of Natural and Revealed Religion. Vol. II. London: Printed for J. Johnson, 1773; —. Institutes of Natural and Revealed Religion. Vol. III. London: Printed for J. Johnson, 1774.
  2. Schofield, 172.
  3. Schofield, 174; Uglow, 169; Tapper, 315; Holt, 44.
  4. McLachlan, 261; Gibbs, 38.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) F. W. Gibbs, Joseph Priestley: Adventurer in Science and Champion of Truth., London, Thomas Nelson and Sons,‎ 1965 (OCLC 60943449)
  • (en) Anne Holt, A Life of Joseph Priestley., London, Oxford University Press,‎ 1931 (OCLC 230752942)
  • (en) Joe Jackson, A World on Fire: A Heretic, an Aristocrat and the Race to Discover Oxygen, New York, Viking,‎ 2005 (ISBN 0670034347)
  • (en) John McLachlan, Transactions of the Unitarian Historical Society, vol. 19, London, Lindsey Press,‎ 1987–90 (OCLC 2526807), « Joseph Priestley and the Study of History »
  • (en) Robert E. Schofield, The Enlightenment of Joseph Priestley: A Study of his Life and Work from 1733 to 1773, University Park, Pennsylvania State University Press,‎ 1997 (ISBN 0271016620)
  • (en) Alan Tapper, Dictionary of Literary Biography, British Philosophers 1500–1799, Detroit, Eds. Philip B. Dematteis and Peter S. Fosl. Gale Group,‎ 2002, « Joseph Priestley »
  • (en) Thomas Edward Thorpe, Joseph Priestley, London, J.M. Dent & Co.; New York, E.P. Dutton & Co.,‎ 1906 (OCLC 6129836)
  • (en) Jenny Uglow, The Lunar Men: Five Friends Whose Curiosity Changed the World, New York, Farrar, Straus and Giroux,‎ 2002 (ISBN 0374194408)

Voir aussi[modifier | modifier le code]