Institut supérieur d'électronique de Paris

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ISEP
Image illustrative de l'article Institut supérieur d'électronique de Paris
Informations
Fondation 1955
Type École d'ingénieurs privée
Localisation
Coordonnées 48° 50′ 44″ N 2° 19′ 41″ E / 48.8455773, 2.328141348° 50′ 44″ Nord 2° 19′ 41″ Est / 48.8455773, 2.3281413  
Ville Paris
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Direction
Président Richard Lalande
Directeur Michel Ciazynski
Chiffres clés
Enseignants 445[1]
Doctorants 11[2]
Diplômés/an 153 en 2009[2]
Divers
Particularités ancien sigle (jusque fin 2009) : I.S.E.P
Affiliation CGE, CDEFI, Institut catholique de Paris, FESIC, « Elles Bougent »
Site web www.isep.fr

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
ISEP

L’ISEP, prononcé [i.zɛp] est une école d'ingénieurs privée du numérique située dans le 6e arrondissement de Paris. Elle forme des ingénieurs dans les domaines de : l'électronique, l'informatique, les télécommunications et réseaux et le multimédia.

Rattachée à l'Institut catholique de Paris, elle est membre de la Conférence des grandes écoles et fait partie de la Fédération d'écoles supérieures d'ingénieurs et de cadres (FESIC).

Le diplôme de l'ISEP a été reconnu par la Commission des titres d'ingénieur dès la fin de l'année 1959. En 2014, l'ISEP compte 5 647 diplômés en activité[3].

Historique[modifier | modifier le code]

L'ISEP (Institut Supérieur d'Électronique de Paris)[modifier | modifier le code]

L'idée originelle de la fondation de l'ISEP revient à Norbert Ségard, professeur à la Faculté des sciences de l'Institut catholique de Lille, qui en parla avec l'abbé Jacques Valentin, professeur à la Faculté des sciences de l'Institut catholique de Paris[4].

Ce dernier convainc Mgr Blanchet, recteur de l'ICP (Institut catholique de Paris), de créer une école entièrement dédiée à l'électronique, pari audacieux pour l'époque puisque le transistor n'avait été inventé que quelques années auparavant (en 1947).

L'abbé Jean Vieillard[Note 1], alors préfet de la classe Terminales à l'Institution Notre-Dame de Sainte-Croix, et connaisseur via ses études du contexte professionnel (il est ancien élève de l'École polytechnique et son père, Georges Vieillard est directeur général de la société Bull) est choisi pour mener à bien le projet et en devient directeur. Il le reste ensuite pendant trente années.

Dès l'origine, il a été décidé d'entretenir des relations étroites avec les entreprises, de donner aux futurs ingénieurs une formation scientifique et technique théorique mais aussi de laisser une grande part à l'expérimentation avec le souci de former des ingénieurs rapidement opérationnels. La formation humaine a également, depuis le début, occupé une place significative.

Quelques événements ont marqué l'existence de l'ISEP :

  • 1955 : Création de l'ISEP sur les lieux mêmes où Édouard Branly, professeur de physique à l'Institut catholique de Paris (au 21, rue d'Assas), découvrait en 1890 les radioconducteurs qui allaient conduire à l'invention de la TSF ;
  • fin 1959 : Habilitation par la Commission des titres d'ingénieur (CTI)[4] ;
  • 1962 : Création de l’Association des Anciens Elèves de l’ISEP (AAEISEP) qui deviendra ISEP Alumni
  • 1969 : L'école s'associe à 18 autres grandes écoles du secteur privé catholique au sein de la FESIC ;
  • 1971 : Reconnaissance par l'État ;
  • 1984 : Création de l'association Junior ISEP par des étudiants. Cette junior-entreprise deviendra par la suite l'une des plus performantes de France (obtention de nombreux prix dont le prix d'excellence en 2005 et en 2008, certification ISO 9001 v2000 puis ISO 9001 v2008, 1e Junior innovante européenne en 2013, Label Ingénieur en 2014)

[6] ;

  • 1987 : Construction du nouveau bâtiment rue Notre-Dame des Champs ;
  • 1988 : Mise sous contrat des classes préparatoires intégrées. Doublement des promotions (moitié classes préparatoires intégrées / moitié classes préparatoires classiques) ;
  • 1991 : Ouverture de la filière de formation continue diplômante. Initialement appelée ISTEP et aujourd'hui FIP (formation d'ingénieur en partenariat), le diplôme délivré est celui d'Ingénieur des techniques de l'industrie[7].
  • 1996 : Mise en place de l'apprentissage, pédagogie alors innovante dans les écoles d'ingénieurs.
  • 2001 : Accueil du programme « Stanford in Paris »
  • 2006 : Lancement des Mastères Spécialisés
  • 2008 : Réforme de la pédagogie à l’ISEP avec la mise en place de l’approche par compétences (APC) et l’apprentissage par projet (APP)
  • 2008 : Partenariat entre l'ISEP et l'école Audencia de Nantes - double diplôme « ingénieur - manager » pour une formation spécifique de 18 mois.
  • 2010 : Entrée dans les pôles de compétitivité Cap Digital et System@tic
  • 2011 : Nouvelle habilitation de la CTI pour 6 ans et obtention du Label EUR-ACE
  • 2013 : Partenariat avec l’incubateur des Arts et Métiers ParisTech et membre associé de l’école doctorale EDITE
  • 2014 : Ouverture du campus d’Issy-les-Moulineaux

L'ISEP[modifier | modifier le code]

Début 2010, le sigle I.S.E.P est officiellement abandonné au profit d'une écriture en minuscule. Le graphisme qui accompagne le logo est également remplacé par trois fenêtres qui symbolisent à la fois « l'écran, thème fort de l'informatique et interface de travail, mais aussi l'ouverture et la communication ». L'ISEP se positionne ainsi en tant que marque et ne déclinera désormais plus son ancien sigle. Le terme électronique est « méconnu » et « déprécié » chez les jeunes car « il exprime mal, dans leur esprit, la diversité de ses domaines d'application : l'informatique, les télécommunications, les réseaux, les matériaux, les systèmes embarqués et les nouvelles technologies »[8],[9].

Directeurs généraux[modifier | modifier le code]

  • Jean Vieillard : 1955 - août 1986
  • François Massot : septembre 1986 - août 1993
  • Jacques Caumartin : septembre 1993 - août 1995
  • Jean Fonteneau : septembre 1995 - août 1999
  • Michel Ciazynski : depuis septembre 1999[10].

Localisation[modifier | modifier le code]

Située dans le 6e arrondissement de Paris, l'école comprend deux campus. Le premier, situé 28, rue Notre-Dame-des-Champs et construit en 1987 sur une partie du terrain du lycée Stanislas, à l'angle de la rue du Montparnasse, et regroupant depuis 1988[11] des salles de cours, salle de conférences, une bibliothèque-CDI et un foyer des élèves au sous-sol. Le second, situé au 10 rue de Vanves à Issy-les-Moulineaux, a ouvert ses portes à la rentrée 2014. Ce nouveau campus offre aux élèves un cadre de travail exceptionnel, avec des équipements et des infrastructures modernes à deux minutes du métro Corentin Celton, sur un parc d’un hectare à la disposition des élèves dans un environnement verdoyant.

Historiquement, l'ISEP était installée au sein de l'Institut catholique de Paris (21, rue d'Assas), bâtiment que l'école a quitté en août 2014 pour des bâtiments plus vastes à Issy-les-Moulineaux.

Admission[modifier | modifier le code]

L'entrée à l'ISEP se fait :

  • en cycle préparatoire (« classes préparatoires intégrées ») après un Bac S sur dossier et épreuves du concours de la FESIC ;
  • ou en cycle ingénieur :
    • après les classes préparatoires, sur épreuves du concours e3a (1re année du cycle ingénieur),
    • avec un DUT ou une licence, sur dossier (1re année du cycle d'ingénieur),
    • avec une maîtrise ou un diplôme d'ingénieur, sur dossier (2e année du cycle d'ingénieur).

Cursus[modifier | modifier le code]

Classes préparatoires intégrées[modifier | modifier le code]

Le cycle préparatoire dure deux ans. Il donne aux élèves à la fois des méthodes de travail et les connaissances fondamentales.

Les classes préparatoires intégrées de l'ISEP sont sous contrat avec l'État grâce à un accord avec le lycée Stanislas de Paris et avec le lycée Saint-Augustin de Bitche. Le cursus suit donc le programme d'une MPSI la première année et d'une PSI la seconde année. La formation est renforcée en langues étrangères et en travaux pratiques de physique.

Libérés de la préparation des concours, une grande majorité des élèves intègrent le cycle ingénieur après les deux années préparatoires.

Cycle ingénieur[modifier | modifier le code]

Le cycle ingénieur dure trois années.

Deux filières sont proposées à l'étudiant : la filière classique ou la filière par apprentissage où deux à trois jours par semaine sont effectués en entreprise.

L'architecture des cours et des parcours a pour visée de former un ingénieur polyvalent dans les domaines des télécommunications, de l'informatique et de l'électronique, doté d'une expertise spécifique dans son domaine de parcours () qui lui permet d'être rapidement opérationnel.

L'ISEP propose aux élèves huit parcours en . L'étudiant a aussi la possibilité de choisir l'une des options des cinq écoles partenaires de la FESIC (ESEO et groupe ISEN) ou de poursuivre sa formation à l'étranger.

La troisième année comporte aussi un stage obligatoire de cinq mois au minimum qui se situe en fin ou en début d'année suivant les parcours.

Les parcours proposés à l'ISEP sont :

  • Architecte des systèmes d’information ;
  • Systèmes d’information & Finance ;
  • Ingénieur logiciel ;
  • Ingénieur conception de systèmes embarqués ;
  • Architecte réseaux et services ;
  • Ingénieur numérique et santé ;
  • Architecte systèmes télécommunications sans fil ;
  • Ingénieur systèmes avancés de radiocommunications.

Formation continue pour adultes[modifier | modifier le code]

L'ISEP propose également des cursus de formation continue dans trois domaines :

Ces cursus sont assurés par l'entité ISEP Formation Continue[12].

Échanges internationaux[modifier | modifier le code]

Les étudiants de l'ISEP ont la possibilité d'effectuer en 3e année un séjour d'études à l'étranger de six mois ou un an, avec la possibilité dans certains cas d'obtenir deux diplômes.

En plus des accords bilatéraux conclus avec des universités étrangères (plus de 103 au total dans 43 pays sur cinq continents), l'ISEP adhère à de nombreux programmes d'échanges : AE3 aux États-Unis, LAE3 en Amérique latine, ASE3 en Asie, CREPUQ au Québec.

Vie associative[modifier | modifier le code]

La vie associative est très développée à l'Isep, tant durant les études (plus de 50 associations ont été créées par les élèves depuis dix ans[13]) qu'après ; en particulier la Junior-Entreprise, ISEP Voile et l'association ISEP Alumni.

L'association la plus ancienne, créée dès 1955, est la Communauté chrétienne de l'Isep (CCI) rebaptisée BDC Open Sky le 1er octobre 2011[14].

Junior-Entreprise[modifier | modifier le code]

Créée en 1984, Junior ISEP est la Junior-Entreprise de l'école. C'est une association, prestataire de services dans les domaines de l'informatique, l'électronique, les télécommunications et réseaux. Elle est certifiée ISO 9001 version 2008 depuis 2002.

Le fonctionnement de Junior ISEP se base sur le principe des cabinets de conseil en nouvelles technologies et des sociétés de services en informatique (SSII). Les membres du bureau sont des étudiants de première et de deuxième année. Ils y restent deux ans, assumant la première année le rôle de chef de projet et occupant la seconde les postes de direction.

Au début de chaque année, les chefs de projet suivent une période de formation intense dispensée par les partenaires de Junior ISEP (BNP Paribas, EY, Alten, Confédération nationale des Junior-Entreprises) et par les administrateurs de la structure.

Association ISEP Alumni[modifier | modifier le code]

50 ans d'annuaires ISEP

Historique[modifier | modifier le code]

L'association ISEP Alumni (déclarée le 7 avril 2012) est issue de l'ancienne association AAEISEP (Association des anciens élèves de l'Institut supérieur d'électronique de Paris), cette dernière avait été déclarée le 17 novembre 1962 remplaçant la première association SAEISEP (Société des anciens élèves de l'Institut supérieur d'électronique de Paris, créée en 1960 et dissoute le 14 mai 1965).

Objet[modifier | modifier le code]

L'association ISEP Alumni[15] a pour vocation de regrouper tous les anciens élèves ayant obtenu un diplôme d’enseignement supérieur délivré par l’ISEP dans le cadre de la formation initiale sans distinction d’âge, de sexe, de religion ou d’opinions politiques. Affirmer et maintenir l’esprit de solidarité entre ses membres ; faire prospérer l’ISEP et en faire fructifier l’enseignement au profit de l’industrie française, prendre toutes mesures nécessaires à la défense du diplôme délivré par l’école ; aider ses membres à étendre leurs connaissances générales et professionnelles ; venir en aide, soutenir, défendre les droits de ses membres, lorsque sont en jeu leurs intérêts généraux ; œuvrer de façon à accroître le prestige de la France dans les domaines liés à l’électronique ; venir en aide dans des circonstances exceptionnelles aux camardes, à leur veuf ou veuve ou à leurs orphelins ; faciliter l’embauche des élèves ou anciens élèves[16]. Depuis l'origine de la création de l'AAEISEP, onze présidents se sont succédé[17],[Note 2].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • ISEP, 50 ans d'histoire : une école d'ingénieurs du 3e millénaire, novembre 2005
  • Jean-Claude Boudenot, Comment Branly a découvert la radio, éditions EDP Sciences, 2005, [lire en ligne]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'abbé Jean Vieillard, X1941, prêtre du diocèse de Paris est « retourné à Dieu le 14 février 2015 »[5].
  2. Les onze présidents succesifs de l'AAEISEP devenue ISEP Alumni :
    • Jean-Farell Allard (60) : octobre 1962 - juin 1965
    • Michel Hanotte (63) : juin 1965 - juin 1967
    • Jean-Pierre Gisselbrecht (63) : juin 1967 - juin 1971
    • Alain de Font-Réaulx (63) : juin 1971 - juin 1972
    • Bernard Lefebvre (60) : juin 1972 - juin 1974
    • Jean-Marie Guérin (66) : juin 1974 - décembre 1980
    • Catherine Ozenfant (71) : décembre 1980 - décembre 1985
    • François Grégoire (73) : décembre 1985 - janvier 1992
    • Jean-Marc Jagou (84) : janvier 1992 - décembre 1993
    • François Grégoire : décembre 1993 - novembre 1994
    • Catherine Ozenfant : novembre 1994 - novembre 1997
    • François Grégoire : novembre 1997 - juin 2000
    • Bruno de Saint-Chamas (76) : juin 2000 - décembre 2006
    • Bruno de La Porte (87) : depuis décembre 2006

Références[modifier | modifier le code]

  1. Annuaire de l'association des anciens élèves de l'Institut supérieur d'électronique de Paris, édition 2011, p. XV à XXVIII.
  2. a et b « ISEP - PARIS », sur le site letudiant.fr (consulté le 2 mai 2011).
  3. Anuuaire d'ISEP Alumni - septembre 2014.
  4. a et b Annuaire de l'association des anciens élèves de l'Institut supérieur d'électronique de Paris, édition 2011, p. X.
  5. Carnet du jour, in le quotidien Le Figaro, 17 février 2015.
  6. « page d'accueil », sur le site de l'association ISEP Junior ISEP' (consulté le 1er mars 2015).
  7. Annuaire de l'association des anciens élèves de l'Institut supérieur d'électronique de Paris, édition 2011, p. 320.
  8. Communiqué de presse de l'isep, repris dans le no 2 de février 2000 de la Revue REE de la Société des électriciens et des électroniciens, p. 14.
  9. « En 2010, l'école a 55 ans », sur le site de l'isep (consulté le 2 mai 2011).
  10. « Michel Ciazynski est nommé directeur général », sur le site de la lettre « Executives »,‎ 17 septembre 1999 (consulté le 13 novembre 2011).
  11. Annuaire de l'Institut catholique de Paris, édition 1994-1995, p. 221.
  12. « Page d'accueil », sur le site ISEP Formation Continue (consulté le 12 novembre 2011).
  13. « liste des déclarations », sur le site du journal officiel des associations (consulté le 13 novembre 2011).
  14. « Page d'accueil », sur le site de la Communauté chrétienne de l'Isep (CCI) (consulté le 14 mai 2012).
  15. « page d'accueil », sur le site de l'association ISEP Alumni' (consulté le 1er mars 2015).
  16. « Association : ISEP ALUMNI. », sur le site du Journal officiel des associations (consulté le 14 mai 2012).
  17. Annuaire de l'association des anciens élèves de l'Institut supérieur d'électronique de Paris, édition 2014, p. IV.