Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny

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Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny
Image illustrative de l'article Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny
Informations
Fondation 4 septembre 1996
Type Grande école
Régime linguistique Français
Localisation
Coordonnées 6° 51′ 53″ N 5° 14′ 19″ O / 6.864796, -5.2385426° 51′ 53″ Nord 5° 14′ 19″ Ouest / 6.864796, -5.238542  
Ville Yamoussoukro
Pays Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire
Région Région des Lacs
Direction
Directeur Koffi N’Guessan
Divers
Site web www.inphb.edu.ci

Géolocalisation sur la carte : Côte d'Ivoire

(Voir situation sur carte : Côte d'Ivoire)
Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny

L’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB) est un établissement public de formation supérieure, de recherche et de production situé à Yamoussoukro en Côte d'ivoire.

Historique[modifier | modifier le code]

Création[modifier | modifier le code]

Vue de l'entrée du site sud.

L’institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny est né, par le décret 96-678 du 4 septembre 1996, de la fusion des quatre établissements dans le but de réduire les coûts structurels, allouer de façon plus pertinente les moyens et les ressources des écoles et harmoniser les programmes de formation. Les établissements fusionnés constituaient, avant 1996, les grandes écoles de Yamoussoukro, l’école nationale supérieure d’agronomie, l’école nationale supérieure des travaux publics, l’institut agricole de Bouaké, et l’institut national supérieur de l’enseignement technique.

Accompagnant cette fusion, six nouvelles écoles sont créées au sein de l'institut : l'école supérieure d’agronomie, l'école supérieure d’industrie, l'école supérieure de commerce et d’administration des entreprises, l'école supérieure des mines et de géologie, l'école supérieure des travaux publics, et l'école de formation continue et de perfectionnement des cadres.

Délabrement et corruption[modifier | modifier le code]

Depuis les années 90, l'institut se dégrade considérablement sur tous les plans[1] : au fil des années, les locaux ne sont plus entretenus et deviennent insalubres, les laboratoires ne sont plus utilisables et la qualité des formations se dégrade sensiblement. La corruption est telle que l'acceptation au concours administratif passe souvent par l'application du copinage et de discriminations, tandis que des sommes colossales versées par l'état, initialement destinées au fonctionnement et à l'entretien de l'institut, sont détournées[2].

Réhabilitation et renaissance[modifier | modifier le code]

Depuis 2011, l'État de Côte d'Ivoire prend les choses en main[3] en nommant à la tête de l'INP-HB un nouveau directeur général, Koffi N'Guessan[4] afin de lui redonner ses lettres de noblesses. Cette nouvelle équipe entreprend des démarches pour une revalorisation du statut de l'Institut[5]. Le Contrat de désendettement et de développement (C2D)[6] signé par les gouvernements ivoirien et français, permet à l'INP-HB d'obtenir un appui certain de la France[7]. L'État de Côte d'Ivoire, prenant la pleine mesure du chantier s'investit également[8] pour consolider les acquis de l'Institut, en attendant le financement du C2D.

Structure[modifier | modifier le code]

Vue de l'agropole du site nord.

L’établissement est constitué de six grandes écoles :

  • École supérieure d'agronomie (ESA et IAB)
  • École supérieure de commerce et d'administration des entreprises (ESCAE)
  • École supérieure d'industrie (ISET)
  • École supérieure des mines et géologie (ESMG)
  • École supérieure des travaux publics (ESTP)
  • École de Formation continue et de perfectionnement des cadres (EFCPC)
  • École doctorale polytechnique (EDP)

L'Institut abrite également trois classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) : biologique, technologique, commerciale. Ces classes préparent les meilleurs bacheliers aux concours nationaux et internationaux.

Relations internationales[modifier | modifier le code]

En 2012, L'Institut met en place une politique d'ouverture à l'international[9]. Des partenariats scientifiques et académiques sont signés avec des pays, des entreprises, des organisations[10] et des établissements internationaux. L'Institut forme désormais es élèves provenant de différents pays africains. L'objectif étant de renforcer sa visibilité sur le plan national et international[11], de mettre à la disposition des entreprises des étudiants mieux formés et de permettre aux enseignants d’effectuer des recherches afin d’accroître la compétitivité des secteurs agronomique, industriel et minier. La coopération bilatérale avec les grandes écoles étrangères[12] favorise entre autres les échanges d'étudiants, et la co-diplomation de la formation entre l'INP-HB et ses partenaires[13] outre-Atlantique.

Références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]