Institut national de l'information géographique et forestière

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Institut national de l'information géographique et forestière
Logotype de l'IGN
Logotype de l'IGN

Devise : « L'information grandeur nature »

Création 26 juin 1940
Ancien nom Institut géographique national
Type EPA
Siège 73 avenue de Paris
94165 Saint-Mandé
Coordonnées 48° 50′ 41″ N 2° 25′ 26″ E / 48.844798, 2.4237914548° 50′ 41″ N 2° 25′ 26″ E / 48.844798, 2.42379145  
Budget 160,7 M (2012)
Effectifs 1 781 en 2012
Directeur Général Pascal Berteaud
Affiliation(s) Ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie
Site web ign.fr

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Institut national de l'information géographique et forestière

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Institut national de l'information géographique et forestière

L'Institut national de l'information géographique et forestière, anciennement Institut géographique national du 26 juin 1940 au 31 décembre 2011, dénomination dont il a conservé l'abréviation IGN, est un établissement public à caractère administratif ayant pour mission d'assurer la production, l'entretien et la diffusion de l'information géographique de référence en France[1]. Il a été créé par un décret du 26 juin 1940 et a succédé au Service géographique de l'Armée (SGA), dissous en 1940. L'IGN est dirigé par Pascal Berteaud depuis le 22 février 2012[2]. À la suite de l'intégration de l'inventaire forestier national, il a pris le 1er janvier 2012 le nom d'Institut national de l’information géographique et forestière[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'IGN a été créé par décret le 26 juin 1940 (signé par Albert Lebrun et Philippe Pétain) et a succédé au Service géographique de l'Armée (SGA), fondé en 1887 et dissous en 1940. Le fonds de cartes anciennes est alors divisé en deux lots : un qui restera à l'Institut et l'autre qui rejoint les archives militaires de Vincennes. Le général Louis Hurault, qui fut à l'origine de ces modifications, est le premier directeur de l'IGN. Ce dernier négocie les statuts et tente, en vain, de récupérer le matériel saisi par les Allemands. Une loi en dix articles est signée le 14 septembre 1940 afin de définir les fonctions de l'IGN. Les statuts seront signés le 8 avril 1941. Ces derniers mettent notamment en place l'École nationale des sciences géographiques afin de former des ingénieurs cartographes.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'IGN devint notamment fameux pour ses faussaires. Les cartographes sont en effet experts en calligraphie et le matériel nécessaire à la production de faux papiers était disponible à l'Institut. Certains ingénieurs de l'IGN étaient en contact avec les services de renseignements alliés basés à Londres. Ils font notamment parvenir clandestinement à Londres un jeu complet de cartes couvrant la France et l'Afrique du Nord afin de remplacer le fonds détruit dans un bombardement. De plus, les agents de l'IGN participent activement à la résistance armée à partir du printemps 1943. Plusieurs agents sont fusillés par les Allemands ou meurent au combat. Entre septembre 1944 et le 8 mai 1945, l'IGN se met au service du gouvernement provisoire et une grande partie de son personnel et de ses moyens se transforment en « Service géographique militaire ». À la fin de la guerre, l'IGN reçoit les remerciements du général Bradley et du général Eisenhower.

Entre 1945 et 1946, le débat est intense concernant l'avenir de l'IGN, dernière création de la Troisième République. Un décret est finalement signé le 8 avril 1946. Il confirme l'appartenance de l'IGN au ministère des Travaux publics et met en place la « Section géographique de l'État-major de l'Armée », chargé de répondre aux besoins militaires.

En 1947, l'IGN reçoit la mission de couvrir l'ensemble de la France, mais aussi tous les territoires dépendants, comme l'Afrique du Nord, l'Afrique occidentale, Madagascar, les États associés d'Indochine et les départements et territoires d'Outre-Mer. La tâche est considérable avec plus de 12 millions de km² à couvrir. L'indépendance de ces pays aura pour conséquence la création de services nationaux dans chaque pays (exemples : DTGC au Sénégal, IGN-N au Niger).

L'IGN amorce alors une période de coopération active avec la plupart de ces organismes en mettant à leur disposition des ingénieurs de l'IGN et en recevant à l'ENSG des étudiants destinés à devenir les cadres des services cartographiques de pays devenus pleinement indépendants. La tenue à jour des fonds cartographiques de ces pays francophones est aussi effectuée dans le cadre de ces coopérations.

L'activité de l'IGN en dehors du territoire français se développe aussi par la conduite de grands chantiers de géodésie (Équateur 1975, Libye 1979, Arabie Saoudite 1981), de cartographie (Arabie Saoudite, Burundi, Sénégal, Mali, Côte d'Ivoire, Togo, Bénin, ...).

De 1982 à 1988, la conduite d'un grand chantier de topométrie et de cartographie numérique à Riyad est l'occasion d'introduire massivement des techniques numériques dans les processus de production ; parallèlement, l'idée d'une base de données topofoncière émerge lors de séances de la « Commission nationale de l'information géographique » présidée par Guy Lengagne ; cette commission rend son rapport en 1983 et ébauche alors une information géographique numérique faisant suite à la période de la carte de base au 1/25 000.

Établissement public à caractère administratif depuis le 1er janvier 1967, il est placé sous la tutelle du ministère des Transports, de l’équipement, du tourisme et de la mer.

En 1971, l'IGN et le CNES forment le « Groupe de recherches de géodésie spatiale ». Cette collaboration entre l'IGN et le CNES se poursuit avec la lancement du programme SPOT le 5 février 1978. Le lancement du satellite SPOT-1 a lieu le 22 février 1986.

Six jours après la mise en orbite de SPOT-1, l'IGN lance son programme de "bases de données", les BD. La BD des communes, la BD de diffusion du nivellement, la BD de diffusion de la géodésie, la BD des missions aériennes et la BD des toponymes sont ainsi mises en place progressivement. La « BDTopo », base de données topographiques numérisée, couvre désormais l'ensemble de la France et compte près de deux millions de toponymes.

Ses activités à l'étranger sont externalisées en 1986 au sein d'une nouvelle filiale de droit privé IGN France International.

À partir de 2000, l'IGN développe le concept de Référentiel à Grande Échelle (RGE) ; il s'agit d'achever dans un délai rapproché la numérisation de la cartographie du territoire français avec une précision d'ordre métrique et selon quatre composantes : orthophotographie, topographie, parcelles cadastrales et adresse. Ce RGE est entièrement achevé fin 2008 et rentre dans un cycle de mise à jour pour maintenir son actualité au plus près des évolutions du terrain en fonction des moyens disponibles.

En juin 2006, l'IGN a ouvert le service Géoportail permettant la visualisation cartographique du territoire français au moyen d'un navigateur Web et utilisant d'une part un fonds de photos aériennes et d'autre part les cartes au 1/25 000e numérisées. La « phase 2 » du Géoportail a été mise en ligne un an plus tard, avec une nouvelle ergonomie.

Fin 2006, l'IGN s'est impliqué dans la production d'un récepteur GPS, pour la randonnée et la navigation automobile, appelé Evadeo. Le logiciel de navigation a été fourni par BCI navigation (remplacé en 2008 par CompeGPS), les données routières sont de NAVTEQ et la puce GPS de SiRF (en), et l'IGN fournit des dalles avec des extraits de ses cartes à différentes échelles.

En juin 2007, un service de personnalisation des cartes a été mis en place, la « Carte à la carte », à l'image de ce que faisait l'Ordnance Survey depuis quelques années.

En juillet 2007, le site Géoportail propose la possibilité de naviguer en 3D sur le territoire à la mode GoogleEarth. Pour ce faire, il faut installer le plugin TerraExplorer de la société américaine Skyline Software Systems.

Le 1er janvier 2012, l'IGN fusionne avec l'Inventaire forestier national (IFN) et devient Institut national de l'information géographique et forestière.

Identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

L'organisation de l'IGN[modifier | modifier le code]

l'IGN est organisé en six directions sectorielles, deux directions comprenant les services support (ressources humaines, communication et relations institutionnelles) et cinq directions interrégionales. Ce sont :

  • Direction de la stratégie, de l'international et de la valorisation
  • Direction des programmes civils
  • Direction des programmes de défense et de l'espace
  • Direction des services et du système d'information
  • Direction de la production des référentiels
  • Direction de la recherche et de l'enseignement

Une mission qualité, un conseiller forêt, le secrétariat général et l'agence comptable sont directement rattachés à la direction générale.

Le Comité de direction est l'instance supérieure de décision de l'IGN. Présidé par le Directeur général, il prend les décisions essentielles, veille à leur mise en œuvre, prépare les travaux du conseil d'administration ainsi que l'ensemble des informations et documents nécessaires aux relations avec les autorités de tutelle et autres institutions externes.

La recherche[modifier | modifier le code]

L'activité de recherche est organisée au sein d'un Service de la recherche de la Direction technique ; ce service comprend quatre laboratoires :

  • le COGIT (Conception d'objet et généralisation de l'information topographique), spécialisé en SIG et cartographie
  • le MATIS (Méthodes d'analyse et de traitement d'images pour la stéréorestitution), spécialisé en photogrammétrie et vision par ordinateur
  • le LOEMI (Laboratoire d'optique, d'électronique et de micro-informatique) qui développe des instruments (notamment de prise de vues)
  • le LAREG (Laboratoire de recherche en géodésie), un laboratoire de géodésie situé dans les murs même de l'ENSG, qui entretient ITRF, le référentiel géodésique mondial.

Un pôle « IGN Conseil » dédié au partage d’expertise[modifier | modifier le code]

IGN Conseil est un pôle d’une vingtaine d’ingénieurs experts en géomatique qui accompagne les organismes publics ou privés ainsi que les collectivités territoriales dans le développement de projets faisant une large place à l’information géographique et forestière. Depuis vingt ans, ce service expert intervient en France, auprès d’instances européennes et à l’international. Il a par exemple contribué, en tant que maître d’ouvrage délégué et maître d’œuvre, à la constitution d’une base de données topographique haute précision dans le cadre du Plan Rhône : la BDT Rhône.

L'École nationale des sciences géographiques[modifier | modifier le code]

Afin de former ses personnels techniques, l'IGN maintient un établissement d'enseignement de pointe dans le domaine des sciences géographiques : l'École nationale des sciences géographiques (ENSG), à Marne-la-Vallée. Sur les quatorze cycles de formation dispensés à l'ENSG, trois sont plus précisément destinés aux techniciens et ingénieurs stagiaires de l'IGN :

  • les dessinateurs-cartographes ;
  • les techniciens-géomètres ;
  • les ingénieurs des travaux.

Recrutés sur concours avant d'intégrer l'ENSG, les étudiants de ces cycles y passent deux ou trois ans puis rejoignent l'Institut. Les cycles destinés à la formation des techniciens et ingénieurs de l'IGN sont également ouverts à la formation d'ingénieurs civils (non destinés à l'IGN) ainsi qu'à des étudiants étrangers.

L'ENSG possède un laboratoire de recherche et est associée aux quatre laboratoires de recherche pilotés par l'IGN.

Services en ligne[modifier | modifier le code]

Les services en ligne occupent une place majeure à côté des livraisons matérielles ou des démarches à effectuer au guichet ou en boutique. C'est ainsi que les commandes de cartes ou de photos peuvent être effectuées depuis les années 1990 au moyen d'une boutique en ligne. Le service "Carte à la carte" permettant le cadrage personnalisé d'une carte imprimé spécialement et livrée par courrier. Enfin, Géoportail propose à tous, professionnels et grand public, des services de visualisation de cartes ou d'exploitation de données géographiques produites par l'IGN ou d'autres partenaires.

Partenariats[modifier | modifier le code]

Véhicules de l'IGN

L'IGN mène une politique active de partenariats. En matière de recherche, les quatre laboratoires de l'IGN mènent depuis très longtemps des partenariats avec des universités, des instituts et des entreprises. Des partenariats menés en vue de l'intégration dans le RGE de données élaborées par des partenaires sont développés depuis 2003. Des partenariats commerciaux sont mis en œuvre pour des coéditions de données, de cartes ou certains produits spécifiques comme Évadeo.

Parmi les partenaires historiques de l'IGN se trouve le SHOM (Service hydrographique et océanographique de la marine) qui a la charge de la cartographie des espaces maritimes comme l'IGN a la charge de celle des terres émergées ; une action récemment entreprise avec l'IGN est le projet Litto3D[4] qui a pour objet la description fine de la zone d'estran, espace naturel sensible et d'un grand intérêt écologique et économique pour la description duquel des travaux considérables sont en cours en 2009.

Le service du Cadastre de la DGFiP fournit les données de base pour la réalisation de la BD parcellaire. La donnée foncière est aussi l'occasion d'importants échanges avec les géomètres experts.

Les activités de production et d'édition[modifier | modifier le code]

Les réseaux géodésiques et de nivellement[modifier | modifier le code]

Le service de la géodésie et du nivellement (SGN) assume les missions de production et d'édition des données permettant le positionnement à la surface du globe. Le LAREG (Laboratoire de Recherche en Géodésie) est le cadre permettant à l'IGN de participer aux réseaux internationaux de collaboration scientifique en géodésie. Après avoir longtemps été contrainte par les techniques d'observations optiques à effectuer au sol, la géodésie a pleinement profité de l'arrivée des satellites, de l'informatique et des réseaux de télécommunication. C'est ainsi qu'aujourd'hui, grâce à la collaboration de nombreux partenaires autour du Réseau GNSS permanent (RGP), des engins de travaux publics peuvent être pilotés en temps réel avec une précision d'ordre centimétrique. De la même façon, la position des caméras des avions photographes est également parfaitement connue, ce qui permet de d'alléger les opérations en aval tout en améliorant la qualité des bases de données issues de ces photographies.

Les activités aériennes et la Photothèque nationale[modifier | modifier le code]

Parc Aérien de l'IGN à Creil (1970)
Entrée de la Photothèque

Une des missions de service public de l'IGN est d'assurer le renouvellement de la couverture photographique aérienne de la France. Pour ce faire, les avions de l'IGN photographient le territoire français. Longtemps argentiques, les prises de vues sont aujourd'hui numériques, ce qui améliore les traitements de restitution. L'IGN dispose de quatre avions sur sa base aérienne de Creil ; ils couvrent actuellement la totalité du territoire en cinq ans. Les prises de vues aériennes permettent la réalisation des bases de données numériques et de la carte grâce aux techniques de restitution photogrammétriques.

Parmi les avions notables de l'IGN, on peut citer 8 anciens bombardiers LeO 45, les 14 Boeing B-17 « Forteresses volantes » utilisées de 1946 à la fin des années 1980, les 8 Hurel-Dubois HD-34 utilisés jusqu'en 1985, une Alouette III, des AeroCommander, un Fokker 27 et deux Mystère 20. Le parc actuel est constitué de 4 Beechcraft Super King Air 200T.

La Photothèque nationale conserve les clichés du territoire réalisés depuis 1921 d'abord par le Service géographique de l'Armée, puis par l'IGN, sur son site de Saint-Mandé. La Photothèque nationale assure également la conservation des missions aériennes déposées au titre du dépôt légal.

La mise à jour en continu des bases de données[modifier | modifier le code]

La conception du référentiel à grande échelle (RGE) a inclus la mise en œuvre d'un cycle de mise à jour dès lors que les bases étaient achevées pour chaque département ; pour les orthophotographies (BD ORTHO), le cycle de mise à jour a d'abord été de cinq ans et s'améliore progressivement ; pour les bases de données vectorielles topographiques et d'adresse (BD TOPO, BD ADRESSES) la mise à jour s'effectue "en continu" selon un cycle d'une année à l'intérieur de chaque département.

Pour cela, l'IGN a déployé en région plus de cent techniciens qui collectent les évolutions à intégrer dans les bases de données, au plus près du terrain. Pour les aider dans cette tâche et pour bénéficier d'informations récentes, l'IGN développe, depuis 2004, une politique de partenariats auprès d'organismes utilisant des bases de données IGN et produisant eux-mêmes des données métier géolocalisées, surtout au niveau national (IFN, la Poste, DGFiP, RTE...), quelquefois au niveau départemental (Services départementaux d’Incendie et de Secours, Conseils généraux). En contrepartie, l'IGN fournit à ses partenaires les informations leur permettant d'améliorer leurs propres bases de données, tant en termes d'actualité que d'exhaustivité.

Avec la mise en ligne, en février 2009, d'un site dénommé "RIPart" (acronyme de Remontée d'Informations Partagées), l'IGN teste les possibilités offertes par les nouvelles technologies internet et l'API Géoportail afin d'associer les clients du RGE en général, et ses partenaires en particulier à la mise à jour de ses bases.

Bases de données numériques[modifier | modifier le code]

L'IGN fournit à ses clients publics ou privés des bases de données géographiques, constituant tout ou partie de systèmes d'information géographique. Ils permettent sur un fond de carte ou d'imagerie aérienne de sélectionner, ajouter et représenter des informations thématiques localisées. L'IGN constitue et actualise notamment le Référentiel à grande échelle (RGE), comprenant quatre composantes : topographique, orthophotographique, parcellaire et adresse.

  • Le RGE
Le Référentiel à grande échelle est un ensemble de données géolocalisées comprenant une orthophotographie, un assemblage de données cadastrales géolocalisées, des données vectorielles topographiques et les adresses géolocalisées ; il couvre l'ensemble des départements français de métropole et d'outre-mer (sauf Mayotte). Le contenu du RGE est défini par un arrêté en date du 16 mars 2005[5]. Le RGE a été constitué de 2000 à 2008 ; le premier ensemble de données couvrant totalement le territoire a été l'orthophotographie dont la première édition a été achevée en 2003 pour répondre aux besoins de mise en œuvre de la politique agricole commune (PAC). C'est sur cette orthophotographie que le levé des parcelles agricoles a été reporté et a permis le contrôle de l'attribution des primes à la production agricole. Les autres données du RGE répondent de même à des besoins clairement identifiés en matière d'aménagement du territoire, d'urbanisme, de protection de l'environnement, de défense et de sécurité.
  • Bases scannées (ou "image" ou "raster")
Pour obtenir rapidement des cartes numériques utilisables dans des SIG, le premier processus utilisé a consisté à scanner les cartes papiers, à isoler la partie utile, à géolocaliser l'image et enfin à assembler les images obtenues en les redécoupant en dalles selon un découpage régulier ; ce travail a été effectué pour toutes les séries de cartes de l'IGN, maintenant consultables sur Géoportail. À l'heure du tout numérique, ces images de cartes sont maintenant générées directement à partir des bases de données au moyen d'un processus complexe permettant d'obtenir le rendu cartographique final auquel les utilisateurs sont habitués. Ces images numériques peuvent alors être utilisées sur des supports numériques, éditées sur des sites web ou imprimées sur du papier.
  • Bases maillées
Les principales bases de données maillées de l'IGN sont les grilles de calculs géodésiques et la base de données altimétriques. La principale fonction de ces bases est de permettre de calculer des valeurs numériques par interpolation. Leur visualisation par colorisation en fonction des valeurs permet également d'obtenir une représentation de l'espace géographique.
  • Bases vectorielles
Les bases vectorielles de l'IGN se différencient par la précision des points enregistrés et par le modèle conceptuel de données qui organise l'information qu'elles contiennent. Chaque base de données vise donc des ensembles d'applications dans certaines plages d'échelles. C'est ainsi que la BD TOPO répond à un ensemble d'applications assez étendu à "grande échelle" (précision métrique, édition possible du 1/8 000e au 1/50 000e alors que GéoFLA ne vise que des représentations de cartographie statistique avec une précision "à la commune". La BD CARTO est un intermédiaire entre ces deux options.
  • Bases 3D
L'IGN a produit dès les années 1970 des données permettant de représenter la volumétrie des bâtiments dans les espaces urbains ; la base TRAPU (Tracé automatique de perspectives urbaines) permettait d'enregistrer les bâtiments sous forme de polyèdres ; la base ainsi enregistrée permettait d'effectuer le tracé des bâtiments en vue perspective en choisissant à volonté le point de vue et l'axe perspectif.
Des travaux de recherche ont amené en 2008 à produire de manière semi-automatique un "bâti 3D" qui permet d'associer des textures réelles aux façades et toitures de bâtiments.
  • Bases de données européennes
L'IGN vend les bases de données européennes élaborées par Eurogeographics à l'aide des données fournies par chacun de ses membres, les instituts ou agences cartographiques nationales d'Europe. Il s'agit d'EGM (EuroGlobalMap), base topographique vectorielle de précision décamétrique, ERM (EuroRegionalMap), base topographique vectorielle de précision hectométrique), EBM (EuroBoundaryMap), base vectorielle des limites administratives) et EuroDEM (modèle numérique du relief du terrain).

Cartes papier[modifier | modifier le code]

L'IGN français publie et commercialise plusieurs grands types de cartes topographiques :

  • les cartes au 1/25 000e (1 cm pour 250 m) qui ont remplacé les cartes d'État-Major ;
  • les cartes au 1/50 000e (1 cm pour 500 m), qu'il a tendance à délaisser dans le cadre de sa politique commerciale, mais qui sont toujours très utilisées par les militaires de l'Armée de terre ;
  • les cartes au 1/100 000e (1 cm pour 1 km) qui servent de cartes routières et touristiques, ainsi que dans l'aviation militaire française ;
  • les cartes au 1/250 000e (1 cm pour 2,5 km) qui servent de cartes routières régionales et composent l'atlas routier national ;
  • la carte routière de France au 1/1 000 000e (1 cm pour 10 km).

À cela s'ajoutent des plans de ville.

L'IGN français est aussi le distributeur français sous son logo de cartes de villes et pays étrangers, notamment celles de l'éditeur Marco Polo.

Cartes en relief[modifier | modifier le code]

L'IGN français propose, en plus des cartes papier, toute une gamme de cartes en relief. Les zones proposées couvrent toute la France à des échelles très variées : du 1/3 400 000e et du 1/1 200 000e pour la France entière jusqu'à du 1/50 000e (massif du Mont-Blanc, Vanoise).

Cartes anciennes[modifier | modifier le code]

L'IGN dispose d'un véritable trésor de cartes anciennes : cartes de Cassini (du XVIIIe siècle), cartes d'état-major (XIXe siècle), cartes des chasses du roi (XVIIe siècle), etc. Toutes ces cartes sont conservées ainsi que leur support d'impression, ce qui permet une production inchangée en taille-douce à Villefranche-sur-Cher.

De nombreuses autres cartes anciennes de la France mais aussi de certaines de ses anciennes colonies sont conservées et peuvent être consultées à la cartothèque de l'IGN[6] à Saint-Mandé. L'IGN a longtemps pratiqué l'échange de cartes avec d'autres instituts étrangers et possède également un solide fonds concernant l'étranger.

L'IGN a débuté un long processus de numérisation de ses cartes anciennes et de transfert des exemplaires papiers originaux de ces cartes à Villefranche-sur-Cher, centre de stockage de l'IGN.

Publications[modifier | modifier le code]

L’IGN édite de nombreuses publications, parmi lesquelles :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Thierry Lassalle : Cartographie 4000 ans d'aventures et de passion IGN-Nathan Paris 1990
  • Collectif : "La petite compagnie : au hasard des souvenirs des derniers arpenteurs de l'IGN" Éditions APR-IGN Cognac 1992
  • Collectif : "La boîte de Pandore : autres souvenirs retrouvés des derniers arpenteurs de l'IGN", Éditions APR-IGN, 1995
  • "Les cahiers historiques de l'IGN" no 1, avril 1999, "1940-1990 : une histoire mouvementée"
  • "Les cahiers historiques de l'IGN" no 2, juillet 2001, "Du Tropique au Cercle Polaire" IGN Paris 2001
  • "Les cahiers historiques de l'IGN" no 3, juin 2003, "De l'Empire colonial aux ageces de l'IGN : 1940-1973" IGN Paris 2003
  • "Les cahiers historiques de l'IGN" no 4, juin 2003, "Les bâtiments" IGN Paris 2002
  • "Les cahiers historiques de l'IGN" no 5, janvier 2005, "Sur la frontière Guyane - Brésil 1956 - 1961 - 1962 - 1991" IGN Paris 2004
  • "Les cahiers historiques de l'IGN" no 6, juin 2007, "L'Ecole nationale des sciences géographiques (ENSG) 1941 - 2004" IGN Paris 2007
  • Rapport public de la Cour des comptes du 4 février 2009 sur la faiblesse de vision stratégique de l'IGN
  • Guy Lebègue, Du spatial aux Travaux publics - Partenariat Géoportail IGN/CSTB : les maquettes virtuelles, avec la collaboration de Eric Lebègue, CSTB et Laurent Lebègue, CNES, Lettre AAAF Cannes, spécial mars 2007, publiée sur archive-host.com, reprise dans La Lettre AAAF N°6 de juin 2007, (ISSN 1767-0675).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • SHOM, service hydrographique et océanographique de la Marine, cartographe officiel du domaine maritime
  • BRGM, Bureau de Recherches Géologiques et Minières, chargé du levé et de la publication de la carte géologique du territoire français
  • Dépôt de la Guerre

Liens externes[modifier | modifier le code]

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