Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer

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Institut français de recherche
pour l'exploitation de la mer
Image illustrative de l'article Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer

Création
Siège Issy-les-Moulineaux
Pays Drapeau de la France France
Rattachement Ministère de l'Écologie
Ministère de l'Agriculture
Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
Disciplines Biologie marine, océanographie, aquaculture, géosciences marines, gestion des ressources vivantes,
Site web www.ifremer.fr

L'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer ou IFREMER) est un établissement public à caractère industriel et commercial sous la tutelle du ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie et du ministère de l’Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt.

Cet institut est né de la fusion des deux organismes, le Centre national pour l'exploitation des océans (CNEXO) et l'Institut scientifique et technique des pêches maritimes (ISTPM) par le décret du .

Missions[modifier | modifier le code]

Les missions de cet Établissement public à caractère industriel et commercial sont les suivantes :

  • Connaître, évaluer et mettre en valeur les ressources des océans et permettre leur exploitation durable.
  • Améliorer les méthodes de surveillance, de prévision, d'évolution, de protection et de mise en valeur du milieu marin et côtier.
  • Favoriser le développement économique du monde maritime.

En collaboration avec les universités du littoral, les principaux organismes de recherche français, (CNRS, IRD, INRA) et l'Union européenne (DG Recherche, DG Pêche, DG Environnement), l'Ifremer participe à la stratégie nationale pour la mer et les océans[1]. L'Ifremer est en première lice sur la première priorité de cette stratégie, appelée "investir dans l'avenir", qui suppose de "mieux connaitre pour mieux gérer".

Domaines d'activité[modifier | modifier le code]

L'Ifremer concentre son action dans les domaines suivants :

  • Surveillance, usage et mise en valeur des mers côtières
  • Surveillance et optimisation des productions aquacoles
  • Ressources halieutiques
  • Exploration et exploitation des fonds océaniques et de leur biodiversité
  • Circulation et écosystèmes marins, mécanismes, évolution et prévision
  • Grands équipements au service de l'océanographie
  • Transfert de connaissances vers les entreprises et valorisation de ses activités

L'Ifremer a publié des ouvrages retraçant ses activités de recherche. Les activités éditoriales sont désormais confiées aux éditions Quæ, qui regroupent les éditions de quatre instituts de recherche : Cemagref, Cirad, Ifremer, Inra.

Historique[modifier | modifier le code]

L'Ifremer est issue de la fusion entre le Centre national pour l'exploitation des océans (CNEXO) et l'Institut scientifique et technique des pêches maritimes (ISTPM) décidée en Conseil des Ministres le « afin d'assurer la cohérence et la pleine efficacité de la recherche marine »[2].

Le CNEXO fut créé en 1967 par Yves La Prairie pour remplacer le COMEXO, Comité pour l'Exploitation des Océans. L'ISTPM, anciennement Office scientifique et technique des pêches maritimes (OSPTM), fut créé par la loi de finances du , succédant au Service Scientifique des Pêches Maritimes, lui-même successeur du Service Technique des Pêches Maritimes[3].

La création de l'Ifremer est promulguée par le décret du .

Implantations géographique[modifier | modifier le code]

L'Ifremer est présent dans 26 sites répartis sur tout le littoral métropolitain et dans les DOM-TOM. L'Institut est composé de 5 centres (Boulogne, Brest, Nantes, Toulon et Tahiti), d'un siège social (Issy-les-Moulineaux) et d'une vingtaine de départements de recherche rattachés à ces centres :

Coopérations internationales[modifier | modifier le code]

Sismographe pouvant être installé pour une durée temporaire au fond des océans

L'Ifremer participe activement aux travaux de l'Union européenne (programmes de la direction générale de la Recherche et de la direction générale de la Pêche) et au Marine Board de la Fondation européenne de la science (ESF).

Il est aussi membre d'organisations internationales œuvrant dans son domaine de compétence (Commission générale des pêches en Méditerranée, Commission océanographique intergouvernementale, convention Ospar, Conseil international pour l'exploitation de la mer).

Il contribue aux programmes internationaux de recherche (étude du climat, de l'environnement et de la biodiversité).

Il anime de nombreux accords bilatéraux (Japon, États-Unis, Canada, Australie, pays européens).

Flotte[modifier | modifier le code]

Les navires et équipements sous-marins de l'Ifremer sont gérés par Genavir, un armateur externe : .

Navires[modifier | modifier le code]

Hauturiers[modifier | modifier le code]

Côtiers[modifier | modifier le code]

Systèmes sous-marins[modifier | modifier le code]

Engin d'observation sous-marine
Le Cyana

Direction[modifier | modifier le code]

Le Président-Directeur général actuel est François Jacq[5].

Le directeur général délégué est Patrick Vincent. Parmi les anciens directeurs[6], on peut citer :

  • Yves Sillard de 1984 à 1989,
  • Pierre Papon de 1989 à 1994,
  • Pierre David de 1994 à 1999,
  • Jean-François Minster de 1999 à 2004,
  • Jean-Yves Perrot (de 2005 à août 2013).

Archive Institutionnelle[modifier | modifier le code]

Archimer est l'archive institutionnelle de l'Ifremer, lancée en 2005 à l'initiative de la Bibliothèque La Pérouse. Elle permet aux chercheurs de l'Institut de déposer leurs publications, rapports, thèses, actes de colloques en libre accès.

Toutes les disciplines de l'Ifremer y sont représentées : biologie, écologie, aquaculture, pêche, océanographie physique, géologie, climatologie, économie, droit, etc.

Cet outil, basé sur le mouvement Libre accès, permet de valoriser les travaux des chercheurs ; sans se substituer aux revues scientifiques à comité de lecture dans le cas des publications.

Archimer est conforme au protocole de l’Open Archive Initiative : (OAI-PMH) et respecte les politiques des éditeurs en matière d'auto-archivage[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. livre bleu: la stratégie nationale pour la mer et les océans http://www.sgmer.gouv.fr/IMG/pdf/2009-12-08_-_Livre_bleu.pdf
  2. Rapport annuel 1982 [lire en ligne], CNEXO, p.9
  3. [1], Ifremer, Archives historiques, mise à jour le 14 juin 2009, (page consultée le 17 novembre 2009).
  4. Décret n°2009-33 du 9 janvier 2009 portant création de l'établissement public de coopération scientifique « Université Lille Nord de France » Lire sur Légifrance (Université du Littoral - École centrale de Lille)
  5. François Jacq, nouveau patron de l'Ifremer, le télégramme, édition du 12 septembre 2013
  6. Archives de l'Ifremer, Ifremer.fr, consulté le 14 octobre 2013
  7. Sherpa/Romeo, politique d'auto-archivage des éditeurs

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]