Institut des hautes études et des recherches islamiques Ahmed Baba

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Institut des hautes études et de recherches islamiques
Ahmed-Baba
Vue du centre en 2001.
Vue du centre en 2001.
Informations géographiques
Pays Mali Mali
Ville Tombouctou
Coordonnées 16° 46′ 35″ N 3° 00′ 19″ O / 16.776414, -3.005337 ()16° 46′ 35″ Nord 3° 00′ 19″ Ouest / 16.776414, -3.005337 ()  

Géolocalisation sur la carte : Mali

(Voir situation sur carte : Mali)
Institut des hautes études et de recherches islamiquesAhmed-Baba

L'Institut des hautes études et de recherches islamiques Ahmed Baba (IHERI-AB), anciennement Centre de documentation et de recherche Ahmed-Baba (CEDRAB)[1] est une bibliothèque de Tombouctou dont le fonds est principalement constitué de manuscrits arabes. Elle doit son nom au savant du XVIe siècle, Ahmed Baba.

Article détaillé : Manuscrits de Tombouctou.

Historique[modifier | modifier le code]

La création du centre a commencé en 1970 avec le soutien de l'UNESCO et des capitaux koweïtiens. Le centre a été officiellement inauguré en 1973[2]. Son premier directeur était alors Mahmoud Abdou Zouber.

Selon le projet de recherche « Tombouctou Manuscripts Project » de l'Université du Cap, le nombre de manuscrits conservés est d'environ 30 000[1]. Selon le ministère malien de la culture, le Centre de documentation et de recherches Ahmed-Baba abrite entre 60 000 et 100 000 manuscrits[3]. Le plus ancien manuscrit conservé est un manuel de droit islamique datant de 1204[4].

En janvier 2013, le maire de Tombouctou Halley Ousmane, qui se trouvait à Bamako affirme que le Centre de documentation et de recherches Ahmed-Baba a été brûlé par des islamistes, en marge du conflit malien de 2012-2013, peu avant la prise de la ville par les forces franco-maliennes, le 28 janvier[3].

La chaîne Sky News n'a trouvé aucun incendie à l'une des bibliothèques où les journalistes sont entrés sans difficultés. Par contre ils ont trouvé "un peu de cendre" et des dizaines de boîtes vides (ce qui ferait quelques dizaines de manuscrits brulés)[5],[6].

Selon l'historien Bruce Hall, « le nouveau bâtiment de l'Institut Ahmed-Baba inauguré en 2009 ne contenait en réalité pas de documents précieux, le directeur ayant refusé de les y transférer afin d'obtenir davantage d'aides »[7].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Institut des Hautes Etudes et de Recherches Islamiques Ahmed Baba (IHERI-AB) sur le site www.tombouctoumanuscripts.org consulté le 29 janvier 2013
  2. L'Afrique des savoirs au sud du Sahara (XVIe-XXIe siècle) : Acteurs, supports, pratiques, Paris, Karthala,‎ 2012, 439 p. (ISBN 978-2-8111-0616-4, lire en ligne), p. 208
  3. a et b « Mali : Français et Maliens entrent dans Tombouctou, manuscrits brûlés par les islamistes », sur nouvelobs.com, Le Nouvel Observateur,‎ 28 janvier 2013.
  4. François Guérard, « Les trésors de Tombouctou », L'Actualité,‎ 21 décembre 2006 (ISSN 0383-8714, lire en ligne)
  5. Geoffrey York, Priceless manuscripts missing in Timbuktu, Globe and Mail, 28 janvier 2013
  6. Mali: French Troops Advance In Timbuktu Sky News, avec photographie des boîtes vides
  7. Les manuscrits de Tombouctou, victimes des islamistes et de la corruption

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]