Institut d'optique Graduate School

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Institut d'optique Graduate School
Image illustrative de l'article Institut d'optique Graduate School
Informations
Fondation 1917 (1er cours en 1920)
Fondateur Armand de Gramont
Type École d'ingénieurs privée
Budget 9.2 M€[1] (dont formation: 2.5 M€[2])
Localisation
Coordonnées 48° 42′ 50″ N 2° 12′ 12″ E / 48.713753, 2.20344 ()48° 42′ 50″ Nord 2° 12′ 12″ Est / 48.713753, 2.20344 ()  
Ville Palaiseau
Pays Drapeau de la France France
Campus Paris-Saclay; campus de Carnot
Direction
Président Élisabeth Giacobino
Directeur Jean-Louis Martin
Chiffres clés
Personnel 200
Enseignants 4 (2010/2011)
Enseignants-chercheurs 43[3] (dont 25 titulaires et hors chargés d'enseignements vacataires[4])(2010/2011)
Chercheurs 80 (dont 23 titulaires, 17 docteurs en CDD et 40 doctorants non moniteurs) (2010/2011)
Étudiants 294 élèves-ingénieurs[5] et 31 élèves-masters externes[6](sept. 2010)
Niveau master
Diplômés/an 90 (en 2009)
Divers
Affiliation Université Paris-Saclay, ParisTech, CGE, CDEFI, UniverSud Paris
Site web www.institutoptique.fr/

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Institut d'optique Graduate School

L’Institut d'optique Graduate School (IOGS) (officiellement Institut d'optique théorique et appliquée[7], aussi connue sous le nom d'École supérieure d'optique ou SupOptique) est une grande école d'ingénieurs française privée dont la spécialité est l'optique et ses applications industrielles et scientifiques.

L'école d'ingénieurs[8] de l'Institut d'optique théorique et appliquée, l'École supérieure d'optique, fut ouverte en 1920 dans le but de former des ingénieurs et des cadres pour l'industrie de l'optique française. L'Institut d'optique théorique et appliquée constitue ainsi le plus ancien établissement d'enseignement supérieur et de recherche en optique du monde[9] et le plus important en nombre annuel de diplômés.

Cet établissement privé dispense un enseignement supérieur scientifique et technique s'adressant à des étudiants issus notamment des classes préparatoires aux grandes écoles. Elle forme des ingénieurs destinés à prendre en charge le développement des techniques optiques dans les domaines des télécommunications, de la biologie, de l'énergie, des matériaux, des nanotechnologies et de l'aérospatial. Elle forme également des chercheurs et des enseignants dans les domaines de l'optique et de la physique de la matière.

La dénomination « École supérieure d'optique » a été officiellement remplacée par la dénomination « Institut d'optique théorique et appliquée » depuis la rentrée 2007[10]. L'École supérieure d'optique était connue jusqu'alors sous l'abréviation « SupOptique » ou l'acronyme « ESO » ; l'Institut d'optique théorique et appliquée est connu sous l'abréviation « Institut d'optique » ou l'acronyme « IOTA », il communique également depuis la rentrée 2006 sous le nom « Institut d'optique Graduate School »[11] ou l'acronyme « IOGS ».

SupOptique est par ailleurs membre fondateur du pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES) ParisTech et membre associé du PRES UniverSud Paris. Situé au cœur du plateau de Saclay, il fait partie du projet de cluster technologique Paris-Saclay.

Présentation générale[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

logotype de l’Institut d'optique théorique et appliquée en 1968

L’institut d’optique appliquée est créé en 1916 sous la présidence du général Bourgeois. Il s’agissait de former des ingénieurs en optique à des fins militaires. L’institut commence à avoir une activité en 1920. La même année, l’école est reconnue d’utilité publique[12]. L’établissement est installé 140 boulevard du Montparnasse à Paris, son activité consiste produire des études pour l’industrie. En 1926, l’institut d’optique déménage boulevard Pasteur, et la recherche devient plus fondamentale. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le laboratoire de l’institut est déménagé sur la côte d'Azur. En 1942 la durée des enseignements passe à deux ans[13].

En 1966, les laboratoires de l’institut sont associés au CNRS. Du côté de l’école, la durée des études passe à trois ans en 1952 et le recrutement se fait sur concours (commun avec Supélec à partir de 1952 puis avec les écoles centrales). Une partie de l’institut s’installe à Orsay (inauguration le 31 janvier 1967)[14].

Entre 1999 et 2006, le nombre d’ingénieurs est fortement augmenté. Un antenne de l’institut est ouverte à Saint-Étienne[15]. Le 16 décembre 2006, les nouveaux locaux de l’école à Palaiseau sont inaugurés. L’institut prend comme nom d’usage « Institut d’optique graduate school », s’engage dans le projet Paris-Saclay et du pôle ParisTech[16].

Liste des directeurs[modifier | modifier le code]

Présidents du conseil de l'IOTA :

Directeurs généraux de l'IOTA :

De 1917 à 1918, la direction provisoire du projet est confiée aux trois administrateurs Armand de Gramont, Jules Violle et Amédée Jobin. De 1919 à 1921, Charles Fabry est directeur, mais la direction effective est confiée au directeur adjoint, Charles Dévé, car Charles Fabry est encore à Marseille.

Directeurs de l'ESO :

La fonction de directeur de l'ESO a été créée en 1967 par la convention de rattachement à l'université de Paris. Elle fut cumulée avec la fonction de directeur général de l'IOTA jusqu'en 2003.

Directeurs adjoints ou équivalents :

  • François Balembois (2014) (directeur général adjoint à l'enseignement)
  • Jean-Michel Jonathan (depuis 1999) (directeur adjoint de l'ESO puis responsable du secteur formation puis directeur général adjoint à l'enseignement de l'IOTA)
  • Pierre Chavel (depuis 1998) (directeur du LCFIO, responsable du secteur recherche et valorisation puis directeur général adjoint à la recherche de l'IOTA)
  • Alain Aspect (1992-1994) (directeur adjoint de l'ESO), membre de l'Académie des sciences, médaille d'or du CNRS 2005
  • Christian Imbert (1979-1984) (directeur adjoint de l'ESO)
  • Albert Arnulf (1945-1968) (directeur des laboratoires de l'IOTA)
  • Pierre Fleury (1940-1945) (directeur délégué de l'IOTA à Paris)
  • Georges Guadet (1936-19??) (directeur de l'IOTA)
  • Charles Dévé (1919-1936) (directeur-adjoint de l'IOTA puis directeur)

Campus[modifier | modifier le code]

Plan du campus de Palaiseau

L’école est installée à Palaiseau, dans des bâtiments de 12 200 m², sur le territoire de Paris-Saclay près de l'École polytechnique. L’école nationale supérieure de techniques avancées s'y est également installée en 2012, et l’école nationale de la statistique et de l'administration économique devrait venir les rejoindre[17].

L’école dispose également du bâtiment 503 (10 000 m2), au sein du campus universitaire d'Orsay, où plusieurs équipes de recherche résident encore.

L’école a ouvert une antenne à Saint-Étienne au sein du pôle optique Rhône-Alpes du Campus de Carnot. Les élèves peuvent suivre leurs deuxième et troisième années d'étude d'ingénieur en double diplôme avec le master en sciences et technologie à finalité recherche, mention Optique, Image et Vision délivré par l'université de Saint-Étienne. L'observatoire astronomique de l'école a été installé sur ce site.

Depuis 2012, l'école a ouvert une antenne à Bordeaux sur le Domaine universitaire de Talence Pessac Gradignan. Le cout de l'opération est évaluée à 30 millions d'euros et devrait être en partie financée par le Conseil régional d'Aquitaine[18]

L'enseignement[modifier | modifier le code]

Admission[modifier | modifier le code]

Le recrutement des élèves-ingénieurs se fait très majoritairement (94 %[19]) sur le concours Centrale-Supélec après les classes préparatoires aux grandes écoles (filière de classes préparatoires MP, PSI, PC, PT, TSI : 100 places, 85 entrés[20]).

Une dizaine de places de première ou de deuxième année sont attribuées à la suite d'un concours sur titre et épreuves en trois étapes, ouvert aux titulaires d'un diplôme universitaire de technologie en mesures physiques, d'un brevet de technicien supérieur en génie optique, d'un DEUG en sciences, d'une licence (accès en première année) ou d'une maîtrise en physique (accès en deuxième année), ou de certains diplômes étrangers jugés équivalents[21].

SupOptique étant une des 18 écoles d'application de l'École polytechnique, certains élèves polytechniciens (généralement trois) intègrent SupOptique en dernière année après des cours de mise à niveau. C'est aussi le cas de certains élèves de l'École normale supérieure de Cachan souhaitant obtenir un titre d'ingénieur diplômé.

Le recrutement pour la préparation du diplôme national de master se fait sur dossier parmi les licenciés en physique ou les titulaires d'un titre, diplôme ou grade étranger jugé équivalent, notamment dans le cadre du programme Erasmus mundus. Des admissions directes en deuxième année sont également possibles.

Cycle ingénieur[modifier | modifier le code]

La formation des ingénieurs dure trois ans. Elle peut s'effectuer par la voie classique, sous le statut d'étudiant, ou par la voie de l'apprentissage à partir de la deuxième année, sous le statut d'apprenti au sein du CFA-SupOptique. L'effectif total du cycle ingénieur pour 2007-2008 est de 269 élèves.

La première année est consacrée à l'enseignement fondamental en physique et en sciences de l'ingénieur et comprend 820 heures de cours et un stage d'un mois, la deuxième année (à Palaiseau ou à Saint-Étienne) est axée sur l'étude des composants avec 720 heures de cours et deux à trois mois de stage, enfin la troisième année porte en particulier sur l'intégration des technologies optiques dans les systèmes.

L'enseignement de troisième année est à la carte. Les élèves peuvent également suivre l'option constituée de cours à HEC, celle enseignée à St-Étienne (Photonique, image et microsystèmes) ou bien faire une année d'étude dans un établissement étranger partenaire. Ils peuvent également préparer en parallèle un diplôme national de master à finalité recherche.

Les élèves peuvent suivre à partir de la deuxième année une formation à l'innovation et à l'entrepreneuriat créée à la rentrée 2006.

L'enseignement est semestrialisé et organisé en unités d'enseignement auxquelles correspondent un certain nombre de crédits ECTS, ceci dans le cadre de la construction de l'espace européen de l'enseignement supérieur.

Le budget pour la formation est de 2,5 millions d'euros.

Liste des cours
1re année 2e année

Titre d'ingénieur diplômé[modifier | modifier le code]

L'école est habilitée à délivrer des diplômes conférant le titre d'« ingénieur diplômé de l'École supérieure d'optique » (jusqu'à la promotion 2009) et le titre d'« ingénieur diplômé de l'Institut d'optique théorique et appliquée » pour les élèves entrés à partir de 2007 (promotion 2010)[22]. Depuis 1922, plus de 2 300 diplômes ont été délivrés. À la suite de la promulgation de la loi du 10 juillet 1934 relative aux conditions de délivrance et à l'usage du titre d'ingénieur diplômé, le titre d'ingénieur diplômé de l'école a été immédiatement reconnu par l'État du fait de la formation d'ingénieurs des corps de l'État au sein de celle-ci[23].

Ce titre d'ingénieur permet notamment de se présenter à différents concours de la fonction publique (corps des ingénieurs de recherche des EPST, corps des ingénieurs hospitaliers en chef, corps des ingénieurs des travaux publics de l'État) et offre la possibilité, accessoirement…, d'exercer la profession réglementée d'opticien lunetier détaillant[réf. nécessaire].

SupOptique fut une des premières écoles d'ingénieurs mixtes[réf. nécessaire], une femme faisant partie des quatre premiers diplômés de l'école, Eléonore Schwartz-Penciolelli épouse du physicien Georges Penciolelli. La proportion des jeunes femmes parmi les élèves est actuellement de 30 %, assez supérieure à la moyenne dans les écoles d'ingénieurs.

Diplôme national de master[modifier | modifier le code]

SupOptique est habilitée depuis 2004 à délivrer le diplôme national de master en sciences et technologie à finalité de recherche mention physique et applications, avec une spécialité de deuxième année en optique, matière et plasma[réf. nécessaire].

L'enseignement de première année est propre à l'école. La spécialité de deuxième année est commune avec les autres établissement cohabilités et comprend sept parcours, SupOptique coordonne le parcours en optique et photonique et participe à l'enseignement du parcours en optoélectronique. L'école est cohabilitée, au niveau de la spécialité, avec l'École polytechnique, l'université Paris-XI (Paris-Sud), l'université Paris-VI (Pierre et Marie Curie), l'université Paris-VII (Denis Diderot), l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines et l'École nationale supérieure des télécommunications.

Un quart des élèves-ingénieurs prépare en parallèle le diplôme national de master, de nombreux cours étant communs aux deux diplômes.

Le master peut être également préparé dans le cadre du programme européen d'échange Erasmus mundus. Dans ce cas une des deux années est réalisée à l'étranger dans un des établissements partenaires du programme Optics in science and technology, et l'étudiant reçoit un diplôme de l'établissement étranger en plus du diplôme national de master.

L'école est également membre associé de la fédération de formations créée autour de la spécialité de master en sciences de la fusion.

Mastère de l'université Paris-Sud 11[modifier | modifier le code]

Les étudiants de l'Institut d'optique ont la possibilité d'obtenir la licence (L3) et le master (M1) de physique fondamentale de l'université Paris-Sud 11 en suivant des cours du soir[24]. Un accord de partenariat permet de valider les cours non dispensés à l'université par des cours dispensés par l'Institut d'optique, tels que les travaux pratiques, l'informatique, etc.)

Les cours dispensés à l'université Paris-Sud 11 sont les suivants :

Mastère spécialisé[modifier | modifier le code]

L'école participe à la formation pour le mastère spécialisé (MS) en ingénierie des données de la recherche médicale et biotechnologique de l'École centrale Paris en partenariat avec l'Institut de formation supérieure biomédicale de l’UFR de médecine de l'université Paris-XI, à l'Institut Gustave Roussy.

Formation continue[modifier | modifier le code]

L'école propose actuellement vingt cinq stages de formation abordant différents domaines: système optique, photométrie, conception optique, laser, imagerie…

La formation continue des ingénieurs et techniciens de l'industrie de l'optique fit partie des missions initiales de l'établissement. Dès 1927, des cours du soir furent mis en place pour y répondre, en direction d'une part des contremaîtres et des ouvriers (cours de Lucien Roux) et d'autre part des opticiens détaillants (cours des Drs Haas et Joseph).

La recherche[modifier | modifier le code]

Équipes et thèmes de recherche[modifier | modifier le code]

La plupart des groupes de recherche de l'école sont depuis 1998 rassemblés au sein du Laboratoire Charles Fabry, structure associée à l'université Paris-XI et au CNRS comme unité mixte de recherche (UMR no 8501) et dirigée depuis janvier 2010 par Christian Chardonnet.

Les miroirs de la mission STEREO de la NASA ont été réalisés par l'atelier d'optique et l'équipe surfaces optiques de l'école[réf. nécessaire]

Le Laboratoire Charles Fabry comprend en 2005 les groupes de recherche suivants :

L'école comprend également une structure d'études et de valorisation industrielles baptisée « IOTech » (faisant suite au Laboratoire d'optique appliquée de l'IOTA). Cette structure, ainsi que le service métrologie de l'école, sont les héritiers du laboratoire d'essais créé dès l'ouverture de l'école, aux côtés du laboratoire de recherche.

L'effectif total de recherche comprend environ 110 personnes : 24 enseignants-chercheurs titulaires (8 professeurs des universités et 16 maîtres de conférences dont 2 de l'université Paris XI), 24 chercheurs titulaires du CNRS (11 directeurs de recherches et 13 chargés de recherches), 15 chercheurs et enseignants-chercheurs non titulaires, 45 chercheurs doctorants. Le budget total du secteur recherche et valorisation, salaires inclus, est de 7,8 millions d'euros (dont 3/4 de salaires et 6 % provenant de contrats de recherche appliquée avec une entreprise)[27].

Rayonnement de la recherche[modifier | modifier le code]

L'école a été en 2006 parmi les vingt premiers établissement de recherche français à obtenir le label Carnot du ministère de la Recherche. Elle fait partie de System@tic Paris-Région, un des six pôles de compétitivité mondiaux choisis en juillet 2005 par le Comité interministériel de l’aménagement et du développement du territoire. L'école fait également partie du Triangle de la physique un des treize réseaux thématiques de recherche avancée choisis en octobre 2006 par le ministre de la recherche pour former les fers de lance de la recherche française. Elle participe, via son antenne stéphanoise, au programme MINimage, un des douze programmes financés par l'Agence de l'innovation industrielle.

Vingt brevets ont été déposés ces cinq dernières années[28].

De nombreux chercheurs de l'école ont obtenu des prix et récompenses prestigieuses en optique, physique et sciences :

Historique des activités de recherche[modifier | modifier le code]

L'activité de recherche de l'école a été contractualisée avec le CNRS dès la création des URA (unité de recherche associée) en 1966. À cette époque, l'école comprenait, sous la direction d'Albert Arnulf, 9 groupes de recherche :

Le conservatoire des instruments[modifier | modifier le code]

Doctorat[modifier | modifier le code]

SupOptique ne délivre pas de diplôme de docteur, mais une cinquantaine de jeunes chercheurs préparent au sein d'un des différents groupes de recherche de l'école une thèse de doctorat qu'ils présentent généralement à l'université Paris-XI ou à l'École polytechnique. Ainsi une dizaine de thèses de doctorat préparées à SupOptique sont soutenues par an (9 en 2005).

Le Laboratoire Charles Fabry fait partie de l'école doctorale « ondes et matière » et de l'école doctorale « sciences et technologies de l'information et traitement du signal ».

Un tiers des ingénieurs diplômés de l'école prépare ensuite une thèse de doctorat. SupOptique est ainsi l'une des écoles d'ingénieurs ayant la plus forte proportion de docteurs parmi leurs anciens élèves[réf. nécessaire].

L'établissement[modifier | modifier le code]

Ouverture vers l’international[modifier | modifier le code]

Environ 60 % des élèves d'une promotion ont à la sortie de l'école une expérience internationale, obtenue à la suite d'un stage ou d'une année d'étude à l'étranger. L'école offre en effet la possibilité de partir faire la troisième année du cycle ingénieur dans un établissement d'enseignement supérieur étranger. Dans la plupart des cas, ceci conduit à l'obtention d'un double diplôme (DD).

Le réseau de masters Erasmus mundus Optics in science and technology (optique dans les sciences et les technologies) coordonné par l'école fait partie des 23 projets retenus en 2006 par la Commission européenne et des 7 coordonnés par un établissement français. Il associe :

  • France : SupOptique (Master en sciences et technologie à finalité recherche mention physique et applications spécialité optique, matière et plasma)
  • France : l'université Paris-Sud 11 (Master en sciences, technologie et santé à finalité recherche mention physique fondamentale et appliquée spécialité optique, matière et plasma)
  • Pays-Bas : l'université de technologie de Delft (Technische Universiteit Delft) à Delft (Master of Science in applied physics),
  • Allemagne : l'université d'Iéna (Friedrich-Schiller-Universität Jena) à Iéna (Diplom-Physiker),
  • Pologne : l'École polytechnique de Varsovie (Politechnika Warszawska) à Varsovie,
  • Royaume-Uni : Imperial College à Londres (Master of Science in optics and photonics).

Le programme Erasmus a pour objectif de favoriser le déplacement des étudiants à l'étranger et d'accueillir des européens et extra-européens désireux d'améliorer leurs connaissances en optique. Le programme concerne 40 étudiants par an dont la moitié d'extra-européens.

SupOptique fait également partie du programme de mobilité européen Leonardo.

Au niveau de la recherche, l'école participe à plus d'une dizaine de contrats du Programme cadre de recherche et de développement (PCRD) de l'Union européenne et une proportion importantes des chercheurs doctorants viennent de l'étranger.

Partenaires[modifier | modifier le code]

Organismes académiques[modifier | modifier le code]

Le Centre national de la recherche scientifique est depuis sa création le principal partenaire pour les activités de recherches, 24 chercheurs et 30 ingénieurs, techniciens et agents administratifs sont affectés à l'établissement par le CNRS. L'école entretient des liens étroits avec l'université Paris-Sud 11 à laquelle elle est rattachée par décret[29]. Une convention permet en particulier l'affectation du personnel de l'Éducation nationale. À la suite du déménagement de l'établissement, l'École polytechnique est également amenée à devenir un partenaire de tout premier plan que ce soit au niveau de l'enseignement, de la recherche ou des infrastructures.

L'école est membre associé de deux pôles de recherche et d'enseignement supérieur : UniverSud Paris[30] et ParisTech[31] et a passé en 2013 une convention de collaboration entre son site de Bordeaux et l'ENSC.

Association des anciens[modifier | modifier le code]

L'Association amicale des anciens élèves de l'École supérieure d'optique a été créée en 1924. Son premier président fut Albert Arnulf. Elle a pour mission d'établir et d'animer le réseau d'anciens élèves, d'apporter un soutien aux élèves, de contribuer à l'évolution de SupOptique et de promouvoir l'optique. L'association publie une revue trimestrielle intitulée Opto. L'association des anciens fait partie de l'association ParisTech Alumini qui regroupe les anciens élèves de toutes les écoles membres de ParisTech.

Industries[modifier | modifier le code]

L'école a reçu 228 000 € au titre de la taxe d'apprentissage pour 2006-2007[32].

La bibliothèque[modifier | modifier le code]

Partie intégrante du projet initial de l'établissement, la bibliothèque de l'école était devenue à la veille de la seconde guerre mondiale la bibliothèque la plus riche en périodiques scientifiques de France. Elle demeure actuellement une des plus fournie au monde dans le domaine de l'optique avec six milliers d'ouvrages, dont plus d'un millier de thèses de doctorat, et possède un certain nombre de cours manuscrits témoins des cours pionniers des années 1920, notamment ceux d'Henri Chrétien et d'André Broca.

À la suite du déménagement de l'établissement à Palaiseau, la bibliothèque est maintenant associée avec celle de l'École polytechnique.

Éditions et revues[modifier | modifier le code]

L'école a été dès sa création étroitement liée à la Revue d'optique théorique et instrumentale et sa société d'édition qui étaient placées sous son patronage. L'association des élèves de l'école publie depuis de nombreuses années une revue annuelle scientifique intitulée SupOptique Avenir.

Corps enseignant[modifier | modifier le code]

Les enseignants titulaires sont, à la rentrée 2007, au nombre de 26 : huit professeurs des universités, 14 maîtres de conférences, trois professeurs agrégés, un professeur certifié.

S'y ajoutent un professeur associé, un professeur des universités invité, quelques attachés temporaires d'enseignement et de recherche et moniteurs de l'enseignement supérieur, ainsi que de nombreux chargés d'enseignement vacataires. Plus de 600 heures de cours[33] sont assurées par des intervenants industriels.

Les premiers enseignants de l'école furent :

Professeurs :

  • Henri Chrétien (Calcul des combinaisons optiques)
  • Louis Dunoyer (Instruments d'optique)
  • Charles Fabry (Introduction générale à l'étude de l'optique appliquée : 1°) Appareils spectroscopiques, photométrie ; 2°) Propriétés des plaques photographiques.)

Chargés de cours :

Conférenciers :

Voici un certain nombre d'enseignants ayant succédé aux précédents :

Formation des images (Optique géométrique et aberrations) Calcul des combinaisons optiques Instruments et systèmes optiques
  • André Maréchal
  • Michel Cagnet
  • Jacques Sabater
  • Nathalie Westbrook
  • Lionel Jacubowiez
  • Jean Cojan
  • Jean Burcher
  • Pierre Givaudon
  • Roland Geyl
  • Jacques Sabater
Mesures optiques Optique physiologique et optométrie
  • A. Polack
  • Yves Le Grand
  • André Dubois Poulsen (1960-)
  • Odette Dupuy
  • M. Imbert
  • Claude Darras
  • Yves Hugo
  • Christophe Fontvielle (-2001)
  • Katia Laurant (2001-2003)
  • Pierre Auger (2003-)
  • Richard Legras
Photométrie et radiométrie Optique physique (interférences et diffraction) Physique des images
  • Jean Terrien
  • François Desvignes (-1990)
  • Jean-Louis Meyzonnette (1990-)
Informatique Couches Minces Electronique analogique
  • Jacques Hebenstreit
  • François Lebrun
  • Daniel Etiemble
  • M. Suchard
  • Raymond Mercier
  • Hervé Sauer
  • Nouari Kebaïli
  • Sylvie Lebrun (2004-)
  • François Goudail (2005-)
  • M. Piejus
  • M. Audouin
  • Alain Brun (1981-)
  • Franck Delmotte
  • Sylvie Lebrun (2004-)
Électronique logique et microprocesseur Dessin et optomécanique Langues
  • Alain Jeneveau (1983-1993)
  • Eric Akmansoy (-1999)
  • Hervé Sauer
  • Franck Delmotte
  • Lucien Nicolas
  • J. Dangon
  • Roger Mesnard
  • Charles Savigny
  • M. Streicher (1945-)
  • Bernard Maitenaz (1957-1976)
  • Georges Gaillard
  • Gilbert Gabet (-2002)
  • Raymond Mercier
  • Charbonnel
  • Claude Cagnard
  • Annick Manco
Analyse et signal Statistique et bruit Electromagnétisme et optique guidée
  • M. Mayer
  • M. Demengel
  • Pierre Lauginie
  • Pierre Chavel
  • Jean-Michel Jonathan (1999-2004)
  • François Goudail (2004-)
  • Serge Huard
  • Jean-Jacques Greffet (-2001)
  • Yves Levy (-2003)
  • Denis Boiron (2001-)
  • Jean-Michel Jonathan (2003-)
Électro & acousto optique, optique non-linéaire Chimie et travail du verre Mécanique quantique et physique atomique
  • Jean-Pierre Huignard
  • Daniel Dolfi
  • Jean-François Roch
  • Jean-Michel Jonathan
  • Bernard Long
  • Aniuta Winter
  • Jean-Paul Marioge
  • Raymond Mercier
Traitement des images Semiconducteurs, physique et laser Laser et optique quantique
  • Maurice Papoular
  • Pierre Cerez
  • Gaëlle Lucas-Leclin
  • Jacques Ducuing
  • Georges Bret
  • Michel Dumont
  • Christophe Nicolas
  • François Balembois (1994-)
Économie, comptabilité et gestion Travaux pratiques d'électronique Travaux pratiques d'optique
  • M. Peyrard
  • Patrice Geoffron
  • Alain Champaux
  • Dominique Laroche
  • Alain Jeneveau (1983-1993)
  • Eric Akmansoy (-1999)
  • Fabienne Bernard
  • Franck Delmotte

Quelques supopticiens célèbres[modifier | modifier le code]

Les grands ingénieurs et inventeurs[modifier | modifier le code]

Les grands scientifiques[modifier | modifier le code]

Les dirigeants d'entreprises[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

La vie à l'école[modifier | modifier le code]

Comme toutes les écoles d'ingénieurs, les élèves se regroupent en de nombreux clubs et associations.

Association des élèves de l'École supérieure d'optique[modifier | modifier le code]

L'Association des élèves de l'École supérieure d'optique (en abrégé AEESO) est la principale association de l'école. Le Bureau des élèves (en abrégé BDE), comité exécutif de l'association, est l'organe central et fédérateur qui organise la vie associative de l'école en coordinant les différents clubs. Il s'occupe aussi de trouver des fonds (par exemple parrain de promotion) et de mettre en place diverses animations (semaine d'intégration, voyage au ski, soirées).

Les clubs suivants dépendent légalement et économiquement de l'Association des élèves.

  • Club culture (dit Club Q), qui cherche des places à prix réduits pour les spectacles dans la région parisienne.
  • Les clubs théâtre, Improvisation Théâtrale, dessin, origami, photo argentique, musique, danses et journal qui permettent aux élèves d'exprimer leurs talents artistiques et leur potentiel créatif.
  • Des clubs qui permettent d'enrichir la culture gustative de chacun : œnologie, club cuisine.
  • Un club d'astronomie amateur qui organise régulièrement des observations (diurnes et nocturnes).
  • Le Laser Wave qui propose des spectacles laser.

Junior entreprise[modifier | modifier le code]

L'association Opto Services, créée en 1981, est la Junior entreprise de l'école. Elle a pour vocation de proposer aux élèves la réalisation d'études commandées par des entreprises, en leur permettant ainsi d'appliquer les connaissances acquises pendant leur cursus.

Opto Services réalise des études dans des domaines variés (optique, optronique, électronique, traductions techniques, informatique, études de marché…). Organisée autour d'un noyau d'une quinzaine de membres administrateurs bénévoles, Opto Services compte entre 50 et 80 inscrits selon les années, qui sont rémunérés lorsqu'ils effectuent des prestations.

Forum de l'optique[modifier | modifier le code]

L'association Forum de l'optique organise tous les ans une journée de rencontre entre les étudiants et les entreprises, et depuis deux ans entre les étudiants et les chercheurs. Cette journée est également l'occasion d'accueillir des conférenciers, par exemple Hubert Reeves, au sein de l'école. De plus, des visites des laboratoires, des ateliers de CV et d'entretiens sont proposés aux visiteurs de la journée.

Association sportive de l'École supérieure d'optique[modifier | modifier le code]

L'Association sportive de l'École supérieure d'optique (en abrégé AS), association créée en 2004, s'occupe du sport à l'école par le biais de conventions avec la Faculté des sciences d'Orsay, Supélec, HEC et Polytechnique. De plus, elle organise la participation de l'école au challenge de l'École centrale de Lyon.

Bureau des arts de l'Institut d'optique[modifier | modifier le code]

Le Bureau des arts de l'Institut d'optique (en abrégé BDA), association créée en 2007, a pour but de promouvoir les arts en organisant des concerts, des scènes ouvertes, des expositions, des représentations théâtrales etc.

Les clubs suivants dépendent du BDA :

  • Club musique qui organise les scènes ouvertes et les événements musicaux de l'école.
  • Club Théâtre
  • Club Arts graphiques (club de dessin)
  • Club SOJA (jonglage)
  • Club SOAP (SupOp Art Production) qui est le club vidéo de l'école.

Parrains de promotions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Enquête Le Point 2007
  2. Enquête Usine nouvelle
  3. 9 professeurs des universités, un professeur des universités associé, 17 maîtres de conférences, un attaché temporaire d'enseignement et de recherche, 15 moniteurs
  4. les enseignements délivrés par des chargés d'enseignements représentent plus de 40 % du total.
  5. 102 en 1re année dont 5 en « année stagée », 99 en 2e année, 93 en 3e année dont 1 en « année stagée » et 2 en « année de césure », 9 à l'étranger dans le cadre d'accord de double diplôme (dont 5 en master Erasmus Mundus), 4 à l'ESPCI et 1 en master fusion.
  6. 5 en 1re année du master spécialité optique, matière et plasma parcours optique dans le cadre du master Erasmus mundus, 17 en 2e année dont 4 dans le cadre du master Erasmus mundus et 8 de l'école polytechnique de l'université Paris-XI, 9 en 2e année de master spécialité nanosciences parcours nanophysique. De plus 35 élèves-ingénieurs en 3e année sous inscrits cumulativement en 2e année du master spécialité optique matière et plasma et 5 en 2e année du master spécialité nanosciences.
  7. Arrêté du 24 décembre 2007 pris en application de l'article R. 313-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile
  8. Une école des métiers du verre fut parallèlement ouverte au sein de l'Institut d'optique théorique et appliquée pour former des ouvriers d'art opticiens
  9. Son homologue des États-Unis, The Institute of Optics, composante de l'Université de Rochester, fut fondé en 1929.
  10. Arrêté du 18 mars 2008 fixant la liste des écoles habilitées à délivrer un titre d’ingénieur diplômé
  11. Communiqué de presse du 28 septembre 2006
  12. « Histoire : la création », sur www.institutoptique.fr (consulté le 2 mai 2010)
  13. « 1919 - 1945 avec Charles Fabry », sur www.institutoptique.fr (consulté le 2 mai 2010)
  14. « 1945 - 1968 avec Pierre Fleury », sur www.institutoptique.fr (consulté le 2 mai 2010)
  15. « 1999 - 2003 avec André Ducasse », sur www.institutoptique.fr (consulté le 2 mai 2010)
  16. « 2006 à nos jours avec Jean-Louis Martin », sur www.institutoptique.fr (consulté le 2 mai 2010)
  17. « Palaiseau », sur www.campus-paris-saclay.fr (consulté le 30 avril 2010)
  18. Littoralinfo.fr (12/06/2008) [1] et Sud Ouest [2]
  19. Challenges no 84, 14 juin 2007
  20. MP 35 places, 35 entrés ; PC 30 places, 29 entrés ; PSI 30 places 16 entrés ; PT 3 places, 2 entrés ; TSI 2 places, 2 entrés.
  21. En 2010 21 admis sur titre, en 1re année 4 techniciens supérieurs brevetés, 4 diplômés universitaires de technologie, 2 licenciés ; en 2e année 1 maître ès sciences, 2 ingénieurs diplômés, 4 diplômés étrangers dont 3 via le concours ParisTech ; en 3e année 4 élèves ingénieurs de l'ESPCI.
  22. Titre d'« ingénieur-opticien de l'Institut d'optique théorique et appliquée » avant les années 1960.
  23. Article 13 : Seront considérés comme reconnus par l'État les titres d'ingénieurs délivrés par les écoles techniques privées dont les cours et les travaux pratiques étaient fréquentés, à la date du 13 juillet 1934, par des ingénieurs et élèves ingénieurs de l'État. La seule autre école ayant bénéficié de l'application de l'article 13 de cette loi est l'École supérieure d'électricité.
  24. Document PDF : double diplôme de physique fondamentale de l’université d’Orsay (D2PFO) pour les étudiants de l’Institut d’optique Graduate school
  25. Site du Magistère de physique fondamentale d'Orsay
  26. Master 1 double diplôme de physique fondamentale
  27. Rapport quadriennal du Laboratoire Charles Fabry de l'Institut d'optique, octobre 2004 [3]
  28. Enquête Usine Nouvelle 2006
  29. « Décret du 9 décembre 1974 portant rattachement de l’école supérieure d’optique à l’université Paris-XI »
  30. Membre associé regroupé dans un consortium avec l'École des hautes études commerciales et l'École polytechnique.
  31. Membre associé, décision du conseil d'administration de ParisTech du 12 novembre 2007, in La lettre de ParisTech no 6, décembre 2007 [4]
  32. « Classement des écoles d'ingénieurs » L'Express, 12 décembre 2007
  33. Enquête Usine nouvelle 2006

Liens externes[modifier | modifier le code]