Institut d'études politiques de Toulouse

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Institut d’études politiques de Toulouse
Image illustrative de l'article Institut d'études politiques de Toulouse
Informations
Fondation 1948
Type Institut d'études politiques (EPA)
Budget 6,8 millions d'euros
Localisation
Coordonnées 43° 36′ 27″ N 1° 26′ 17″ E / 43.607556, 1.43800743° 36′ 27″ Nord 1° 26′ 17″ Est / 43.607556, 1.438007  
Ville Toulouse
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Direction
Directeur Philippe Raimbault
Chiffres clés
Personnel 40[1]
Enseignants 200 (48 titulaires)[1]
Étudiants 1738[1]
Divers
Affiliation CGE, Université de Toulouse
Site web www.sciencespo-toulouse.fr/

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Institut d’études politiques de Toulouse

L’institut d’études politiques de Toulouse (IEP), également nommé « Sciences Po Toulouse », est un établissement français public d'enseignement supérieur. Créé en 1948 et situé à Toulouse, il est rattaché à l'Université Toulouse I et membre associé du PRES Université de Toulouse.

Il fait partie des dix instituts d’études politiques de France.

Organisation[modifier | modifier le code]

L'IEP est un établissement public à caractère administratif rattaché à l'université de Toulouse-I. Son statut est fixé par le décret du 18 décembre 1989[2]. À ce titre, il est membre associé du pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES) Université de Toulouse dès sa création en 2007[3]. En 2009, le budget primitif annuel de l'IEP de Toulouse atteint 6,8 millions d'euros[1].

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Accessibles notamment depuis la station Compans-Caffarelli du métro toulousain, ses locaux sont situés dans le centre-ville de Toulouse, rue des Puits-Creusés, en face de l'université de Toulouse-I.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'établissement est créé par décret le 5 mai 1948[4] sous le nom d'« Institut d'études politiques de l'université de Toulouse ». Il prend son nom d'institut d’études politiques de Toulouse en application du décret du 18 janvier 1969[5].

Début septembre 2007, l'IEP accueille le 9e congrès bi-annuel de l'association française de science politique. Cette manifestation scientifique, marquée par une forte ouverture internationale à travers, en particulier, la présence de l’association américaine de science politique (APSA), rassemble près de 600 participants[6].

Directeurs[modifier | modifier le code]

Le conseil d'administration est présidé à partir de 1998 par Élisabeth Mitterrand, devenue par ailleurs conseillère régionale PS du Gers la même année[9].

Études[modifier | modifier le code]

Admission[modifier | modifier le code]

Concours[modifier | modifier le code]

En juin 2006 et en juin 2007, le concours d'entrée a été commun avec l'Institut d'études politiques de Rennes.

À partir de 2008, les six instituts d'études politiques d'Aix-en-Provence, Lyon, Lille, Rennes, Strasbourg et Toulouse organisent un concours d'entrée commun d'accès en première année ouvert aux terminales et aux bacheliers de l'année précédente[10]. Le concours se compose de trois épreuves : une dissertation portant sur une question contemporaine, une épreuve d'histoire et une épreuve de langue vivante. En 2008, un nombre total de 1 100 places, réparties entre les six IEP, est proposé[11], les lauréats étant admis en fonction de leurs choix préférentiels et de leur rang de classement. Lors de l'édition 2012, 11 600 candidats passent le concours commun avec un taux de réussite de 9,5 %[12].

L'accès direct en deuxième et quatrième années est également possible par concours pour les titulaires respectivement d'un bac+1 et d'un bac+3[13].

Admission sur titre[modifier | modifier le code]

En 2012, l'IEP de Toulouse offre par ailleurs vingt places par an aux nouveaux bacheliers titulaires d'un baccalauréat général avec une moyenne supérieure à 16/20. Après une sélection des dossiers par une commission, les élèves rentrent en première année du diplôme[14].

Cursus[modifier | modifier le code]

En septembre 2008, la maquette du diplôme est refondue alors que la durée du cursus est relevée de quatre à cinq ans. Après une année de transition en 2008, la première promotion en cinq ans est sortie en 2009[15]. L'établissement accueille en 2009 1 700 étudiants[1].

Conférant le grade de master dans le cadre de la réforme dite du LMD, le nouveau cursus s'articule en trois étapes[16] :

  1. les deux premières années, à caractère généraliste, sont consacrées à l'acquisition d'une culture générale de base, avec des matières très diverses (économie politique, histoire, sociologie, droit constitutionnel, droit administratif, philosophie politique, science politique, géographie urbaine, microéconomie, macroéconomie, ...).
  2. la troisième année est consacrée à la mobilité thématique (stages, études dans une université à l'étranger, ...) ou à la préparation d'une licence d'administration publique.
  3. les deux dernières années sont celles du master (M1 et M2).

Les étudiants sont diplômés en trois ans avant 2002, en quatre ans entre 2003 et 2007[17].

Autres activités[modifier | modifier le code]

Préparation aux concours[modifier | modifier le code]

L'IEP prépare aussi aux concours administratifs (École nationale d'administration (ENA), Institut national des études territoriales (INET), EHESP - directeur d'hôpital). Deux centres de préparation aux concours existent à l'IEP : un centre de préparation à la haute fonction publique, un Centre de préparation à l'administration générale (CPAG). L'Institut abrite également un centre de préparation aux concours militaires (commissariats des armées de terre, air et mer, École spéciale militaire).

Centres de recherche[modifier | modifier le code]

  • Laboratoire des sciences sociales du politique (LaSSP)
  • Centre Morris Janowitz - Forces armées et sécurité (CMJ)
  • Centre d’études et de recherches sur la police (CERP)

Projet égalité des chances[modifier | modifier le code]

Suite à un projet de loi voté en 2006 à l'Assemblée nationale, l'IEP de Toulouse a mis en place un partenariat avec le rectorat de la région Midi-Pyrénées pour favoriser l'accès aux grandes écoles à des lycéens provenant d'un milieu défavorisé ou étant scolarisés dans un lycée classé en zone d'éducation prioritaire[18]. Il a reçu à ce titre en 2008 le label « les cordées de la réussite » par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche[19].

À la rentrée 2009, le programme prend le nom de « DISPO » (Dynamique innovation sociale et politique), en partenariat avec seize lycées de la région, avec le soutien du ministère de l'Éducation nationale, de la BNP Paribas, la SNCF ou encore le Théâtre national de Toulouse[20].

Étudiants[modifier | modifier le code]

Pour l'année 2009/2010, l'IEP de Toulouse compte 1 738 étudiants en formation initiale, auxquels s'ajoutent 200 stagiaires en formation continue[1].

Observatoire de l'insertion professionnelle[modifier | modifier le code]

L'IEP de Toulouse est le premier institut d'études politiques à disposer en son sein d'une Cellule d'Insertion professionnelle (créée en octobre 2006) visant à proposer un maximum d’offres d’emploi à l’issue de la formation de ses étudiants[17]. Face au constat que les employeurs méconnaissent les débouchés actuels du Diplôme de Sciences Po suite aux récentes évolutions, l’IEP de Toulouse inaugure en octobre 2007 son Observatoire de l'insertion professionnelle (OIP)[17].

Nom de promotion[modifier | modifier le code]

À la fin de leur quatrième année, les étudiants de Sciences Po Toulouse choisissent un nom pour leur promotion[réf. nécessaire].

Anciens élèves[modifier | modifier le code]

Créée en 1957, l'association des diplômés de Sciences Po Toulouse, membre de la Fédération des associations des diplômés des IEP, structure le réseau des diplômés de l'établissement. Elle fournit régulièrement un annuaire de contacts professionnels pour faciliter l'entrée dans le monde du travail de ces membres voire leur carrière[22].

Vie associative[modifier | modifier le code]

Sciences Po Toulouse comporte plusieurs associations étudiants et syndicats[23], comme le BDE chargé d'organiser la vie étudiante de l'établissement et le BDS qui organise des sorties sportives, dont notamment le critérium inter-IEP.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f (fr) Sciences Po Toulouse, « Sciences Po Toulouse en chiffres pour l'année 2009 », sur sciencespo-toulouse.fr (consulté le 10 avril 2010)
  2. (fr) Décret n°89-901 du 18 décembre 1989 relatif aux instituts d'études politiques sur www.legifrance.gouv.fr et Décret n°89-902 du 18 décembre 1989 relatif aux instituts d'études politiques dotés d'un statut d'établissement public administratif rattachés à une université sur www.legifrance.gouv.fr
  3. (fr) « Présentation », sur univ-toulouse.fr (consulté le 28 février 2010)
  4. (fr) Décret n° 48–780 du 4 mai 1948 portant création de l'institut d'études politiques de l'université de Toulouse, publié au Journal officiel de la République française du 5 mai 1948, p. 4363
  5. (fr) Décret n° 69-56 du 18 janvier 1969 relatif aux instituts d'études politiques d'Aix, de Bordeaux, de Grenoble, de Lyon, de Strasbourg et de Toulouse (abrogé)
  6. (fr) [PDF] Association française de science politique, « Bilan scientifique du 9e congrès de l'association française de science politique », sur congres-afsp.fr (consulté le 21 mars 2010)
  7. (fr) [PDF] « Les plaques d’amphi », sur univ-tlse1.fr,‎ octobre 2007, p.3
  8. a, b et c (fr) André Cabanis, « Éléments d'archives de la direction de l'IEP Toulouse, de 1980 à 1995 », sur univ-tlse1.fr (consulté le 19 mars 2010)
  9. (fr) « Qui sont vos six nouveaux conseillers régionaux », sur La Dépêche du Midi,‎ 23 mars 2010
  10. (fr) [PDF] « Communiqué de presse : un seul concours pour six instituts » sur le site internet de l'Institut d'études politiques de Toulouse, 13 novembre 2007
  11. (fr) « Hexa succès... » (mot du Directeur) sur le site officiel de l'Institut d'études politiques de Rennes, juillet 2008
  12. (fr) Camille Stromboni, « Sciences po : la version 2013 du concours commun des 6 IEP », sur Letudiant.fr,‎ 4 septembre 2012
  13. (fr) Camille Stromboni, « Sciences po Toulouse selon sa directrice, Laure Ortiz », sur L'Étudiant,‎ mars 2010
  14. (fr) Concours commun des IEPs de régions, « Procédures spécifiques », sur cc.iep.fr (consulté le 10 avril 2010)
  15. Deuxième bilan de l'OIP 2010, p. 4
  16. (fr) Caractères (journal des étudiants), « Projet de réforme du diplôme de l’IEP », sur Caractères,‎ 17 janvier 2008
  17. a, b et c Deuxième bilan de l'OIP 2010, p. 3
  18. (fr) « Projets "Égalité des chances" : Présentation » sur le site officiel de l'Institut d'études politiques de Toulouse, consulté le 12 février 2009
  19. (fr) dossier de presse du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, « Les Cordées de la réussite », sur enseignementsup-recherche.gouv.fr,‎ 19 novembre 2008
  20. (fr) Sciences Po Toulouse, « Programme Dispo », sur sciencespo-toulouse.fr (consulté le 3 mai 2010)
  21. a et b (fr) « Les étudiants de 4° année ont choisi leur nom de promo », sur sciencespo-toulouse.fr,‎ 6 avril 2012
  22. (fr) Sciences Po Toulouse, « Association des Diplômés de Sciences Po Toulouse », sur sciencespo-toulouse.fr (consulté le 20 avril 2010)
  23. (fr) Sciences Po Toulouse, « Vie étudiante - Associations », sur sciencespo-toulouse.fr (consulté le 20 avril 2010)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]