Institut d'études politiques de Grenoble

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Institut d’études politiques de Grenoble
Image illustrative de l'article Institut d'études politiques de Grenoble
Devise « Une grande école de service public »
Informations
Fondation 1948
Type Institut d'études politiques (EPA)
Budget 13 millions d'euros
Localisation
Coordonnées 45° 11′ 29″ N 5° 46′ 12″ E / 45.1912772, 5.770043145° 11′ 29″ Nord
       5° 46′ 12″ Est
/ 45.1912772, 5.7700431
  
Ville Saint-Martin-d'Hères
Pays Drapeau de France France
Région Rhône-Alpes
Direction
Directeur Jean-Charles Froment
Chiffres clés
Enseignants 370
Étudiants 1710
Divers
Site web www.sciencespo-grenoble.fr/

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Institut d’études politiques de Grenoble

L'institut d’études politiques de Grenoble, dit « Sciences Po Grenoble », est un établissement français public d'enseignement supérieur créé en 1948, situé sur le campus de Saint-Martin-d'Hères, près de Grenoble. Il est rattaché par décret à l'université Pierre-Mendès-France et appartient à la Fondation nationale des sciences politiques. Il est membre fondateur du PRES Université de Grenoble. C'est l'un des deux instituts d'études politiques dits « d'équilibre » avec celui de Bordeaux, et l'un des neuf de France. Il est à ce titre une grande école.

Sommaire

Histoire [modifier]

L'établissement est créé grâce, en partie, à Jean-Marcel Jeanneney[1], par décret le 4 mai 1948[2] sous le nom « d’institut d’études politiques de l’université de Grenoble ». Il prend son nom actuel en application du décret du 18 janvier 1969[3].

C'est un établissement public à caractère administratif dont le statut est fixé par le décret du 18 décembre 1989[4].

Depuis avril 2012, le conseil d'administration est présidé par Alain Christnacht, conseiller d'Etat.

Directeurs [modifier]

Neuf directeurs se sont succédé à la tête de l'institut depuis 1948.

  • 1948-1958[5] : André Mathiot, professeur de droit.
  • 1958-1969[5] : Jean-Louis Quermonne, professeur de droit.
  • 1969-1971[5] : Jean Leca, professeur de droit.
  • 1971-1981[5] : Claude Domenach, administrateur civil.
  • 1981-1988[5] : Yves Schemeil, professeur de science politique.
  • 1988-1995[5] : François d'Arcy, professeur de droit.
  • 1995-2002[5] : Henri Oberdorff, professeur de droit.
  • 2002-2005[5] : Pierre Bréchon, professeur de science politique.
  • 2005-2012[5] : Olivier Ihl, professeur de science politique.
  • Depuis mai 2012[6] : Jean-Charles Froment, professeur de droit.

Identité visuelle [modifier]

Condition d'admission [modifier]

L'IEP de Grenoble dispense une formation sélective visant à former des cadres supérieurs des secteurs privé ou public.

De 2004 à 2007[7], l'institut s'est associé aux IEP d'Aix-en-Provence et de Lyon pour organiser un concours d'entrée commun en première année, dont la sélectivité globale avoisinait 11 % en 2005[8]. Outre la note obtenue au baccalauréat, le candidat devait passer trois épreuves écrites : actualité, langue étrangère et histoire[7] ainsi qu'une épreuve sur un ouvrage (de 2004 à 2006[réf. nécessaire]).

À partir de 2008, le concours d’entrée en première année, composé de deux épreuves écrites (histoire et langue), d’une durée totale de cinq heures, est ouvert aux terminales et aux bacheliers de l'année précédente[9].

L'accès direct en deuxième et quatrième année est également organisé depuis 2006 par voie de concours.

Cursus [modifier]

En 2004, la scolarité a été étendue de quatre à cinq ans dans le cadre du système européen « LMD ». Une année internationale est proposée systématiquement aux étudiants de l'institut (plus d'une centaine de conventions avec des universités étrangères existent pour cela), année qui s'inscrit dans une démarche de professionnalisation et qui se construit avec le responsable de spécialité (en 4e année).

Le premier cycle [modifier]

La première année est une année de formation initiale, d'acquisition des méthodes de travail et de renforcement des langues étrangères.

La deuxième année est divisée en quatre sections :

  • Politique (Pol),
  • Politique et économie sociale (PES),
  • Service public (SP),
  • Économique et financière (Éco-fi).

La troisième année comprend, outre les conférences de méthode et les enseignements magistraux, la réalisation d'un mémoire de 100 pages. Ce travail fait l'objet d'une soutenance. Son sujet est déterminé par le choix d'un séminaire. La troisième année se termine par l'épreuve du grand oral.

À la fin des ces trois premières années, les étudiants se voient remettre le bachelor. La cérémonie de remise de ce diplôme clôture ce premier cycle[10].

Le cycle du master [modifier]

L'IEP de Grenoble délivre vingt spécialités de master (soit master national, soit liées au diplôme) :

  • Amérique latine
  • Autonomie et services à la personne (sur le campus d'Annecy)
  • Carrières publiques
  • Communication politique et institutionnelle
  • Développement et expertise de l'économie sociale
  • Direction de projets culturels
  • Gouvernance européenne
  • Ingénierie juridique et financière, option management des organisations privées
  • Ingénierie juridique et financière, option management des collectivités territoriales
  • Journalisme (avec deux options : journalisme d'investigation ; journalisme et outils numériques en collaboration avec Grenoble École de management)
  • Moyen-Orient
  • Organisations internationales, OIG et ONG
  • Politiques publiques de santé
  • Progis, études d'opinion et de marché
  • Transmédia (sur le campus d'Annecy)
  • Tourisme. Territoires, innovation, gouvernance
  • Sciences de gouvernement comparées
  • Sciences politiques de l'Union européenne
  • Sciences, techniques et démocratie (avec l'Institut polytechnique de Grenoble)
  • Ville, territoire, solidarités

Outre le diplôme de l'IEP, l'institut délivre un certificat d'études politiques pour les étudiants étrangers. Par ailleurs, il développe une offre de formation continue.

Le centre de préparation à l'ENA [modifier]

L'établissement dispose d'une unité de préparation aux concours administratifs et d'un centre de préparation au concours de l'École nationale d'administration (Prep/ENA), qui prépare également à d'autres concours de la haute fonction publique : Institut national des études territoriales (INET), École des hautes études en santé publique (EHESP, pour l'accès aux fonctions de directeur d'hôpital), Inspection des affaires sanitaires et sociales (IASS), etc.... Le centre de préparation au concours de l'ENA dispose d'une équipe d'enseignants de haut niveau, composée à la fois d'universitaires (professeurs d'université et maîtres de conférence) et d'anciens élèves de l'ENA : conseillers d'Etat, inspecteurs des finances, magistrats de la Cour des comptes et des chambres régionales des comptes, diplomates, membres de la direction du budget, etc... Il est dirigé depuis octobre 2011 par Rémi Keller, conseiller d'Etat et par ailleurs professeur associé à l'IEP.

Recherche [modifier]

L’IEP de Grenoble dispose de deux centres de recherche.

PACTE (Politiques publiques, action politique, territoires) est un laboratoire de recherche en sciences sociales : politiques publiques, sociologie politique et géographie sociale. Il s'agit d'une unité mixte de recherche avec le Centre national de la recherche scientifique (CNRS)[11].

L'ESEAC (Équipe de socio-économie associative et coopérative) est spécialisé dans l’étude des organisations associatives, mutualistes et coopératives[12].

Enseignants [modifier]

L'IEP de Grenoble compte plus de soixante-dix enseignants permanents. Il compte aussi bien des attachés temporaires d'enseignement et de recherche (ATER), que des professeurs associés à temps partiel (PAST), des professeurs agrégés de l'enseignement secondaire (PRAG), des professeurs certifiés du second degré (PRCE) ou encore également des intervenants extérieurs issus du monde professionnel (près de 350 chaque année). Certaines filières sont ouvertes à l'alternance (agréées par Format sup) et proposent des contrats de professionnalisation.

Annexes [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. (fr) Jean-Marcel Jeanneney et Olivier Ihl, « L'histoire de Sciences Po Grenoble - 1948-1970 : Les années de fondation », sur olivierihl.fr. Consulté le 12 octobre 2010
  2. Décret n° 48–778 du 4 mai 1948 portant création de l'Institut d'études politiques de l'université de Grenoble, publié au Journal officiel de la République française du 5 mai 1948, p. 4362
  3. Décret n° 69-56 du 18 janvier 1969 relatif aux instituts d'études politiques d'Aix, de Bordeaux, de Grenoble, de Lyon, de Strasbourg et de Toulouse (abrogé)
  4. Décret n°89-901 du 18 décembre 1989 relatif aux instituts d'études politiques sur www.legifrance.gouv.fr et Décret n°89-902 du 18 décembre 1989 relatif aux instituts d'études politiques dotés d'un statut d'établissement public administratif rattachés à une université sur www.legifrance.gouv.fr
  5. a, b, c, d, e, f, g, h et i (fr) Institut d’études politiques de Grenoble, « Quelques figures emblématiques : les directeurs successifs », sur 60ans-iepg.fr. Consulté le 8 novembre 2011
  6. (fr)  Institut d'études politiques de Grenoble, « Le Directeur », sur sciencespo-grenoble.fr. Consulté le 8 mai 2012
  7. a et b (fr) Concours sur Sciences Po Rhône-Alpes-Méditerranée, le site internet officiel du concours commun
  8. (fr) « 5604 candidats au concours commun de Sc po Aix - Lyon et Grenoble » sur studyrama.com
  9. (fr) « Admission en premier cycle » sur le site officiel de l'Institut d'études politiques de Grenoble, consulté le 5 mars 2009
  10. (fr) Institut d’études politiques de Grenoble, « Les diplômes », sur sciencespo-grenoble.fr. Consulté le 8 novembre 2011
  11. (fr) Camille Stromboni, « Sciences po Grenoble selon son directeur, Olivier Ihl », sur L'Etudiant.fr, juin 2010
  12. (fr) Institut d’études politiques de Grenoble, « ESEAC », sur sciencespo-grenoble.fr. Consulté le 30 novembre 2011

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]