Institut d'études politiques de Bordeaux

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Institut d’études politiques de Bordeaux
Image illustrative de l'article Institut d'études politiques de Bordeaux
Informations
Fondation 1948
Type Institut d'études politiques (EPA)
Localisation
Coordonnées 44° 47′ 55″ N 0° 36′ 51″ O / 44.798541, -0.614129 ()44° 47′ 55″ Nord 0° 36′ 51″ Ouest / 44.798541, -0.614129 ()  
Ville Bordeaux (Pessac)
Pays Drapeau de la France France
Campus Domaine universitaire de Pessac Talence Gradignan
Direction
Président Jean-Charles Leygues
Directeur Vincent Hoffmann-Martinot
Divers
Affiliation Communauté d'universités et établissements d'Aquitaine
Site web www.sciencespobordeaux.fr

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Institut d’études politiques de Bordeaux

L’institut d’études politiques de Bordeaux, également appelé « Sciences Po Bordeaux », est un établissement français public d’enseignement supérieur créé en 1948, aujourd’hui situé sur le campus de Pessac, à huit kilomètres du centre-ville de Bordeaux, et rattaché à l’université de Bordeaux Montesquieu. C’est l'un des neuf instituts d’études politiques de France, et il fait à ce titre partie des grandes écoles.

Histoire[modifier | modifier le code]

L’établissement est créé par décret le 4 mai 1948[1] sous le nom d’institut d’études politiques de l’université de Bordeaux ; Maurice Duverger devient son premier directeur. Il obtient le statut d’établissement public et prend son nom actuel en application du décret du 18 janvier 1969[2].

L’institut compta parmi ses enseignants le fondateur de l'IFOP Jean Stoetzel, l’historien du droit et philosophe Jacques Ellul, les politistes Jacques Lagroye et Alain Garrigou, et la future ministre, secrétaire générale du Conseil de l’Europe et vice-présidente du Parlement européen Catherine Lalumière. Vincent Feltesse (président de la Communaut urbaine de Bordeaux), Alain Juppé (maire de Bordeaux) et Gilles Savary (député) ont également été enseignants à l'IEP de Bordeaux. Jusqu’en 1967, il était installé à Bordeaux même, au n° 4 de la rue du Maréchal-Joffre, siège actuel du Tribunal d’instance de Bordeaux.

C’est un établissement public à caractère administratif rattaché à l’université Montesquieu Bordeaux-IV. Son statut est fixé par le décret du 18 décembre 1989[3]. Son directeur est, depuis septembre 2007, Vincent Hoffmann-Martinot, professeur de science politique, seul représentant français siégeant au comité exécutif de l'Association Internationale de Sciences Politique (IPSA).

Sciences Po Bordeaux s'est retiré du processus de constitution d’un établissement unique « université de Bordeaux[4] » en décembre 2012. Il fait partie actuellement de la « Communauté d'universités et établissements d'Aquitaine », après avoir été membre fondateur du PRES Université de Bordeaux.

Depuis juin 2013, l'IEP de Bordeaux a entamé une restructuration complète de ses locaux (26 millions d'euros, financés pour 25 millions par le Conseil Régional d'Aquitaine et pour 1 million par la ville de Pessac). Ces travaux qui dureront 26 mois, doivent permettre de quasiment doubler la superficie des locaux de l'Institut pour atteindre 15 200 m², et ainsi d'accueillir davantage d'étudiants.

Directeurs[modifier | modifier le code]

Anciens élèves[modifier | modifier le code]

Personnalités politiques :

Hauts fonctionnaires et magistrats :

Dirigeants d'entreprises :

Journalistes :

Cursus[modifier | modifier le code]

Les études, qui duraient trois ans jusqu’en 2002, ont été étendues à cinq ans suivant le modèle européen du « LMD ». L’année 2005 marque la dernière phase de la réforme ; la deuxième année est devenue l’année obligatoire de mobilité en France ou à l’étranger.

Sciences Po Bordeaux a constitué des « Filières intégrées », où les étudiants effectuent leur scolarité à l’IEP de Bordeaux et dans l’université étrangère choisie. Ce cursus permet l’obtention d’un double diplôme, celui de Sciences Po Bordeaux et de l’établissement partenaire. Six destinations sont possibles :

  • Cardiff (FIFRU - filière intégrée France Royaume-Uni),
  • Coimbra (FIFPO - filière intégrée France Portugal),
  • Grenade jusqu'en 2009 puis Madrid (FIFE - filière intégrée France Espagne),
  • Stuttgart (FIFA - filière intégrée France Allemagne)
  • Turin (FIFI - filière intégrée France Italie).
  • Casablanca (FIFMA - filière intégrée France Maroc) depuis septembre 2010[7].

En outre, le parcours de spécialisation IEDG (intégration européenne et développement global) permet l’obtention du Magistratura russe de l’Université Russe de l'Amitié des Peuples de Moscou.

Aux côtés des filières intégrées, Sciences Po Bordeaux a également mis en place en 2007/2008 un programme « France-Caraïbe » (PFC, parfois improprement dénommé "FIFCA": Filière Intégrée France-Caraïbe) en cinq ans. Associant l’université des Antilles et de la Guyane de Schœlcher (Martinique) et l’université des Indes occidentales de Kingston (Jamaïque), il donne accès à un triple master en « Études politiques et coopération internationale ».

Admission[modifier | modifier le code]

L'Institut d'études politiques de Bordeaux

L'entrée à Sciences Po Bordeaux s'effectue par le biais d'épreuves de sélection, soit au niveau Bac 0, Bac + 1 ou Bac + 3. Le taux de sélection en 2013 pour les épreuves à Bac 0 a été de 6,70%. Les dates d'inscription en ligne aux épreuves se situent généralement entre janvier et février de chaque année universitaire. Les épreuves d'entrée ne nécessitent pas de préparation spéciale et elles sont au nombre de trois :

  • Pour l’admission en première année à Bac + 0  :
    • une composition sur un thème d’actualité ;
    • une épreuve d’histoire et géographie ;
    • une épreuve de langue vivante.
  • Pour l’admission en première année à Bac + 1  :
    • une dissertation de culture générale sur un thème d’actualité ;
    • une épreuve de spécialité à choisir entre : droit constitutionnel et institutions politiques, économie, géographie, histoire, mathématiques et statistiques ;
    • une épreuve de langue vivante.
  • Pour l’admission en troisième année à Bac + 3 :
    • une dissertation sur un thème d’actualité ;
    • une épreuve de langue vivante ;
    • une épreuve de spécialité à choisir entre : droit privé, droit public, économie, ethnologie, géographie, gestion, histoire, civilisation étrangère, sociologie.

L’accès aux Filières Internationales est possible à Bac + 0 et à Bac + 1 sur sélection. L’accès au programme « France-Caraïbe » est réservé aux candidats à Bac+1 (concours obligatoires pour les étudiants métropolitains et ultramarins français).

Diversification sociale[modifier | modifier le code]

Depuis 2006, l'Institut a mis en place, avec le soutien du Conseil Régional d'Aquitaine, du Rectorat de l'Académie de Bordeaux et de l'ACSE, un programme de diversification sociale par un dispositif de préparation intégrée dans 24 lycées d'Aquitaine afin de favoriser l'accès à l'établissement d'élèves issus de catégories sociales peu favorisées. Ce programme, intitulé « Sciences Po Bordeaux, Je le Peux Parce que Je le Veux ! », a été la première Cordée de la réussite à être ainsi labellisée en Aquitaine en 2008. 1 183 lycéens aquitains ont bénéficié de ce programme entre 2006 et 2013, 965 se sont effectivement présentés aux épreuves d'entrée et 103 ont été admis. Grâce à ce dispositif, Sciences Po Bordeaux compte 30% de boursiers de l'Enseignement supérieur sur l'ensemble de ses élèves et est l'Institut qui accueille le plus d'enfants d'ouvriers et employés parmi les 9 IEP en France.

Le premier cycle[modifier | modifier le code]

La première année est une année de formation initiale, d’acquisition des méthodes de travail et de renforcement des langues étrangères.

La deuxième année permet un séjour d’études obligatoire dans une université étrangère en faisant valider cette année par l’obtention de soixante crédits ECTS, ou une année d’études dans une université française autre que l’IEP.

La troisième année est une année de consolidation et d’orientation en vue du choix des masters.

Le master[modifier | modifier le code]

La quatrième année se divise en un tronc commun et une spécialisation renforcée par la mise en place de quatre mentions[8] :

  • Mention Administration des organisations
    • Spécialité Administration et action publique
      • Carrières administratives (CA)
      • Expertise en affaires publiques (EAP)
      • Objectif ENA (en 5ème année uniquement)
      • Gestion du sport et développement territorial (GSDT, en partenariat avec Bordeaux II)
    • Spécialité Économie sociale et coopération
      • Coopération internationale et développement (CID)
      • Gestion des organisations de prévoyance et de protection sociale (GOPPS, en partenariat avec Bordeaux IV)
      • Conduite de projets culturels et développement des territoires (CPCDT, en partenariat avec Bordeaux III)
      • Développement des entreprises de l’économie sociale et solidaire (DEESS, en partenariat avec le CRESS)
  • Mention Affaires politiques et internationales
    • Spécialité Relations internationales
    • Spécialité Gestion des risques et développement
      • Géo-économie appliquée (GEA)
      • Politique et développement dans les pays du Sud (PDPS)
      • Gestion des risques dans les pays du Sud (GRPS, en partenariat avec Bordeaux IV)
      • Intégration européenne et développement global (IEDG, en partenariat avec l'Université de l'Amitié des Peuples à Moscou)
      • Dynamiques africaines (MIDAF, en partenariat avec Bordeaux III et Bordeaux IV)
    • Spécialité Gouvernance européenne et politique comparée
      • Carrières européennes (CE)
    • Spécialité communication
      • Journalisme (JO)
      • Communication publique et politique (CPP, en partenariat avec l'ISIC)
      • Affaires publiques et représentation des intérêts (APRI)
  • Mention Pouvoirs et sociétés (en partenariat avec l'Université Bordeaux Segalen)
    • Spécialité Problèmes sociaux et action publique
      • Sociétés, pouvoirs, représentations (SPR)
      • Métiers du politique (MDP)
  • Mention Droit privé
    • Spécialité Droit de la culture et des créations intellectuelles
      • Droit et administration des établissements culturels (DAEC, en partenariat avec Bordeaux IV)
      • Droit des créations intellectuelles (DCI, en partenariat avec Bordeaux IV)
  • Mention Management, comptabilité et finances, marketing et vente
    • Parcours Gestion des entreprises et des organisations (GEO, en partenariat avec Bordeaux IV)

C’est une année charnière entre les deux cycles, la spécialisation en est l’un des rouages essentiels de l’accès au grade de master.

La cinquième année poursuit la spécialisation. Des stages sont réalisés entre la quatrième et la cinquième mais également durant la cinquième année. Pour les parcours dirigés vers la recherche, les stages sont remplacés par des mémoires destinés à permettre l’entrée à l’École doctorale de science politique de Bordeaux.

La préparation aux concours administratifs[modifier | modifier le code]

Conformément à sa vocation originelle, l’IEP concourt à la formation des cadres du service public, tant au travers de sa formation initiale que par ses préparations aux concours de l’encadrement administratif. Trois préparations spécifiques existent, accessibles en formation initiale (après le diplôme, une licence ou un master) ou en formation continue (salariés, fonctionnaires) :

Vie associative[modifier | modifier le code]

La vie associative[9] de l’établissement est extrêmement riche (en octobre 2013, 34 associations "reconnues" à l'IEP). Elle est animée notamment par quatre associations institutionnelles : le Bureau des élèves (BDE) (soirées, gala, intégration, aide aux étudiants, animations diverses, réception clôturant la cérémonie de remise des diplômes), le Bureau des Arts (BDA) (théâtre, danse, musique, chant, cinéma, photographie....), Erasmix (association Erasmus) et l’Association Sportive (AS, qui a organisé le Critérium inter-IEP ressemblant 3000 jeunes étudiants des 9 IEP français en mars 2013 à Bordeaux).

De nombreuses autres associations participent à cette dynamique, comme Radio Lado (radio regroupant des émissions de sport, de cinéma ou sur la vie des étudiants de l'institut), Sciences Podcasts (émissions de télévision), le club d’œnologie, Entreprendre Ensemble, Mie de pain et démocratie (journal généraliste satirique), Vin Rouge Encre Noire (autre journal généraliste), ou des associations solidaires et militantes telles que Deka Ewe (association franco-togolaise), Regards croisés (groupe d'étude et de réflexion sur le monde arabo-musulman), Assomerica latina (groupe d'étude et de réflexion sur l'Amérique latine), Heurasie (groupe d'étude et de réflexion sur l'Asie en général), Eurofeel (groupe d'étude et de réflexion sur l'Europe), Terra Nova Sciences Po Bordeaux, ainsi que les syndicats UNEF Sciences Po Bordeaux, MET Sciences Po Bordeaux, MJS Sciences Po Bordeaux, et Solidaires Étudiant-e-s IEP.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décret n° 48–1262 du 13 août 1948 portant création de l’institut d'études politiques de l'université de Bordeaux, publié au Journal officiel de la République française du 14 août 1948, p. 7998, avec rectification au JO du 20 août 1948, p. 8182
  2. Décret n° 69-56 du 18 janvier 1969 relatif aux instituts d’études politiques d’Aix, de Bordeaux, de Grenoble, de Lyon, de Strasbourg et de Toulouse (abrogé)
  3. Décret n°89-901 du 18 décembre 1989 relatif aux instituts d’études politiques sur www.legifrance.gouv.fr et Décret n°89-902 du 18 décembre 1989 relatif aux instituts d'études politiques dotés d’un statut d’établissement public administratif rattachés à une université sur www.legifrance.gouv.fr
  4. « Projet stratégique commun : vers un nouveau modèle d’université », sur www.ipb.fr,‎ 3 février 2011
  5. a, b, c, d, e, f et g (fr) « 60 ans de Sciences Po Bordeaux », sur ac-bordeaux.fr,‎ 10 septembre 2008
  6. Royal, Montebourg, Hamon... l'équation risquée de Manuel Valls - Article tiré de Le Monde - 02.04.2014 - Consulté le 02.04.2014
  7. (fr) Camille Stromboni, « Sciences po Bordeaux à l’heure marocaine », sur educpros.fr,‎ 10 juin 2010
  8. (fr) [PDF] Institut d'études politiques de Bordeaux, « Guide de l'étudiant 2011-2012 », sur sciencespobordeaux.fr (consulté le 17 août 2012)
  9. (fr) « L'actualité associative », sur www.sciencespobordeaux.fr

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]