Institut d'études occitanes

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L’Institut d'études occitanes (Institut d’Estudis Occitans en occitan, ou IEO) est une association loi de 1901 créée en 1945 par des occitanistes et des résistants[1]. C’est une association culturelle qui a pour but le maintien et le développement de la langue et de la culture occitanes par la direction, l’harmonisation et la normalisation de tous les travaux qui concernent la culture occitane dans son ensemble.

En 1946, elle récupère les actifs de la Société d'études occitanes[2]. L’association a été reconnue d'utilité publique en 1949. Elle est agréée Jeunesse et éducation populaire depuis 1986.

L’IEO est organisé en secteurs : édition (IDECO), animation, musique, arts plastiques, linguistique. Il constitue une fédération de sections régionales (Limousin, Aquitaine, Languedoc, Midi-Pyrénées et Provence) et départementales (une trentaine de départements du grand tiers sud de la France). Il existe également un IEO dans les vallées Occitanes d’Italie, au Val d'Aran en Espagne et à Paris.

L’IEO national édite une revue, Anem ! Occitans ! (ISSN 2105-620X[3]), qui a fait suite en 2006 à Occitans! (ISSN 0293-0994, no 1 en 1981[4]).

Assemblée annuelle[modifier | modifier le code]

L’IEO se réunit chaque année en assemblée générale dans une ville différente d'Occitanie.

Les dernières assemblées ont eu lieu au Puy-en-Velay (2011)[5] et à Limoges (2010).

Présidents[modifier | modifier le code]

Controverses[modifier | modifier le code]

L’IEO eut à souffrir d’un certain nombre de crises depuis sa création. La première, au cours des années 1950 et 1960, a vu l'opposition de diverses tendances, l’une prônant une action uniquement sur le terrain culturel autour de Félix-Marcel Castan, Ismaël Girard et Bernard Manciet, l’autre souhaitant une présence sur le terrain politique, autour de Pierre Bec et Robert Lafont. La seconde tendance l'emporta[6]. La crise la plus aiguë, à la fin des années 1970 et au début des années 1980, vit s’affronter deux tendances : la tendance « populiste » (ou « démocratique ») au pouvoir, et la tendance « universitaire » (ou « intellectuelle ») menée par Robert Lafont. En 1981, la tendance « universitaire », avec Robert Lafont, fut obligée de quitter l’IEO. Cela entraîna la disparition d'une grande partie activités de recherche scientifique au sein de l’association, et leur transfert vers d’autres organismes comme les universités, l’Association internationale d'études occitanes et, notamment en linguistique, vers le Gidiloc (Groupe d’initiative pour un dictionnaire informatisé de la langue occitane) et le Conseil de la langue occitane.

Cependant, ces recherches à visées scientifiques n'ont pas rencontré d'audience, et l’Institut d'études occitanes conserve encore aujourd’hui un rôle essentiel dans le domaine de l’animation culturelle, ainsi que le respect d’un grand nombre de militants de la culture occitane.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Philippe MARTEL, "Chronologie de l’histoire de l’I.E.O.", Estudis occitans no 18, 1995 (ISSN 0980-7845)
  2. Joan FOURIÉ, "A l'entorn d'un cinquantenari, la S.E.O. precursor de L'I.E.O. : contribucion a l'istòria del movement occitan", Estudis occitans no 18, 1995 (ISSN 0980-7845)
  3. Notice BNF d’Anem ! Occitans!
  4. Notice BNF d’Occitans!
  5. Gérard Adier, « Le Puy-en-Velay capitale de l'Occitanie », Le Progrès, 23 mai 2011, En ligne
  6. Philippe Martel, "À propos de l'IEO et de sa (sombre) histoire", Linha imaginòt no 34, été 1998 (ISSN 1166-8067) en ligne

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]