Institut catholique de Toulouse

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Institut catholique de Toulouse
Universitas catholica tholosensis
Image illustrative de l'article Institut catholique de Toulouse
Informations
Fondation 1876
Type Établissement privé d'enseignement supérieur
Localisation
Coordonnées 43° 35′ 43″ N 1° 26′ 35″ E / 43.595384, 1.443015 ()43° 35′ 43″ Nord 1° 26′ 35″ Est / 43.595384, 1.443015 ()  
Ville Toulouse
Pays France
Direction
Recteur P. Luc-Thomas Somme o.p.
Chancelier Mgr Robert Le Gall OSB
Divers
Affiliation Fédération internationale des universités catholiques
Site web www.ict-toulouse.fr/

L'Institut catholique de Toulouse (ICT), dit « La Catho », est un établissement privé d'enseignement supérieur comprenant des facultés de Lettres et sciences humaines, de droit et de théologie, ainsi que des écoles supérieures professionnelles.

Institut catholique de Toulouse, l'entrée à la rue de la Fonderie

Placée dans le centre historique de Toulouse, rue de la Fonderie, dans des bâtiments construits entre le XIVe et le XVIIIe siècle l'Institut est partagés entre les diverses facultés et instituts. Il comprend trois amphithéâtres, une bibliothèque, une chapelle, de nombreuses salles, des laboratoires de recherche, un musées archéologique et historique.

Situé sur le site de l'ancienne maison dans laquelle habitait saint Dominique, la refondation en 1876 de l'université catholique de Toulouse, se plaçait dans la continuité de l'ancienne université que le saint avait contribué à fonder en 1229, ainsi que de la philosophie de saint Thomas d'Aquin dont la sépulture se trouve à l'église des Jacobins. Bien que l'appellation d'université ait été abandonnée depuis 1790 par l'enseignement supérieur public au bénéfice des appellations d'écoles de droit, de médecine et de faculté des lettres, une loi de 1880[1] obligea l'établissement à changer de nom pour celui d'Institut catholique de Toulouse. Nom qu'il a conservé depuis.

Reconnu d'utilité publique en 1881 et 2001, l'Institut catholique de Toulouse appartient à l'Association des évêques fondateurs de l'université catholique de Toulouse - Institut catholique de Toulouse comprenant les sièges épiscopaux de Toulouse, Albi, Pamiers, Rodez, Montauban, Tarbes, Tulle, Aire et Dax, Auch, Périgueux, Carcassonne, Perpignan, Agen et Saint-Flour.

L’Institut catholique de Toulouse est membre de la Fédération internationale des universités catholiques qui réunit 200 universités catholiques à travers le monde et est l'un des 6 instituts catholiques français (avec Angers, Lille, Paris, Lyon et La Roche-sur-Yon).

L'établissement propose une formation selon le dispositif LMD.

Les études[modifier | modifier le code]

Filières de formations et diplômes[modifier | modifier le code]

Faculté de droit

  1. Faculté libre de droit

Faculté libre de philosophie

  1. Faculté de philosophie (diplômes d'État)
  2. Faculté de philosophie canonique (diplômes canoniques)

Faculté de théologie

  1. Faculté de théologie (FTSR)
  2. Faculté de droit canonique
  3. Institut de sciences et de théologie des religions (ISTR)
  4. Institut des arts et musique sacrée (IAMS)
  5. Institut d'études religieuses et pastorales (IERP)
  6. Accueil des prêtres étudiants asiatiques (APEA)
  7. Année de formation des prêtres (AFP)

Faculté libre de lettres et sciences humaines

  1. UR des lettres, langues, LEA, psychologie, communication, histoire, patrimoine et tourisme
  2. Licence de communication européenne (LCE)
  3. Institut universitaire de langue et de culture françaises (IULCF)

Éducation, pédagogie

  1. Institut de recrutement et de formation de l'enseignement catholique (formation des professeurs des écoles et du secondaire) (IRFEC)

Organismes intégrés à l'ICT

  1. Institut supérieur pour la communication, l'audiovisuel et le multimédia (SCAM)
  2. Centre éthique et management (CEM)
  3. Institut universitaire de langue et de cultures françaises (IULCF)

Écoles rattachées à l'Institut catholique de Toulouse

  1. École de journalisme de Toulouse (EJT)
  2. École d'ingénieurs de Purpan (EIP, anciennement ESAP : École supérieure d'agriculture de Purpan)
  3. Institut de formation et de recherche en animation sanitaire et sociale (moniteurs-éducateurs, aides-soignants, orthophonistes, puériculture) (IFRASS)
  4. Institut pour le développement et le conseil d'entreprise {IIDCE)
  5. Collège de l'Occitanie
  6. Institut d'art religieux de Toulouse (IART)

Autres formations

  1. Institut catholique d'arts et métiers de Toulouse (ICAM Toulouse)
  2. Centre d'examen de l'université de Cambridge (préparation aux examens de cette université)
  3. Centre d'examen du passeport de compétences informatique européen (PCIE)

L'Institut en chiffres[modifier | modifier le code]

  • 5 facultés
  • 8 instituts universitaires
  • 3 écoles supérieures associées dont 2 écoles d'ingénieurs

Bibliothèques[modifier | modifier le code]

La bibliothèque de l'Institut catholique, comprend trois fonds, le fonds documentaire de 200 000 ouvrages, le fond du Centre d'études africaines, arabes et asiatique (CEAAA) qui comprend 12 000 ouvrages en français et en arabe, et le fond patrimonial qui comporte environ 25 000 volumes antérieurs à 1815, dont une collection de manuscrits, incunables et documents iconographiques.

Autres services[modifier | modifier le code]

Restaurant universitaire
  • Restaurant universitaire
  • Association sportive (l'ICT-Olympic) :
  • Chambres d'étudiants
  • Bureau des étudiants

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation[modifier | modifier le code]

Les recteurs de l'Institut catholique[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à l'institut[modifier | modifier le code]

  • Mgr Jean-Baptiste Caussette (1819 - 1880), premier recteur
  • Henri Ramière (1821 - 1884), est un prêtre jésuite, théologien, écrivain et essayiste français, grand apôtre de la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus. À la fondation de l’Institut catholique en 1877, une école supérieure de théologie qui y est ouverte. Il y occupe les chaires de droit naturel et de Morale.
  • Abbé Duilhé de Saint Projet (1822 - 1897), docteur en philosophie, poète, en 1894 il fut nommé recteur de l'Institut catholique de Toulouse.
  • Léonce Couture (1832 - 1902), professeur puis doyen, érudit et écrivain français, spécialisé dans la philologie et les langues romanes, en particulier la littérature de la Gascogne.
  • Chanoine Jean Baptiste Senderens (1856 - 1937), docteur ès sciences, il fut le collaborateur de Paul Sabatier, lors de ses études déterminantes sur la catalyse. Professeur à l'Institut catholique de Toulouse et directeur-fondateur de l'École supérieure des sciences, il était aussi docteur en philosophie.
  • Abbé Pierre Batiffol, (1861 - 1929), prêtre catholique, historien de l'Église connu surtout comme historien des dogmes, cofondateur de la Revue biblique, fondateur du Bulletin de littérature ecclésiastique, il participa aussi à la création du Bulletin d'ancienne littérature et d'archéologie chrétienne. Recteur de la « Catho », ardent promoteur de la rigueur scientifique dans le domaine des études ecclésiastiques, il est soupçonné de modernisme et démissionne de ce poste.
  • Le cardinal Jules-Géraud Saliège (1870 - 1956), archevêque de Toulouse et cardinal, il dénonça les déportations de Juifs pendant l'Occupation, le STO ou les exactions nazies. Sans avoir jamais rejoint la Résistance proprement dite, il fut reconnu « compagnon de la Libération » par le général de Gaulle. Il a reçu la distinction de « Juste parmi les nations ».
  • Abbé Joseph Salvat (1889 - 1972), philologue, fondateur du Collège d'Occitanie
  • Mgr Bruno de Solages (1895 - 1983), ancien recteur
  • Père Géraud Venzac (1901 - 1981), philologue, romaniste, auteur de travaux d'érudition sur Victor Hugo, Gustave Flaubert, et d'une traduction de la Vie de saint Géraud d'Aurillac par Odon de Cluny
  • Abbé René de Naurois (1906 - 2006), ancien professeur de l'Institut, grand résistant, juste parmi les nations, ornithologue.
  • Chanoine Ernest Nègre (1907 - 2000), professeur de littérature occitane, directeur du Collège d'Occitanie, spécialiste d'onomastique et de toponymie.
  • Père Jacques Jomier o. p. (1914 - 2008), licencié en théologie catholique et docteur ès Lettres, membre et professeur de l'Institut dominicain d'études orientales, membre de l'Institut d'Égypte.
  • Abbé Jacques Thomas, orientaliste, professeur de philologie sémitique
  • Abbé Georges Baccrabère (1920 - 2007), prêtre, docteur en droit canonique, archéologue et historien toulousain.
  • Abbé Louis Monloubou (1924 - 2012), prêtre sulpicien français, exégète spécialiste du prophétisme et des courants de sagesse biblique.
  • Pierre Eyt (1934 - 2001), cardinal archevêque de Bordeaux, recteur de l’Institut catholique de Toulouse en 1975, puis recteur de l'Institut catholique de Paris en 1981.
  • Alain Marchadour (1937 - ...), religieux assomptionniste, docteur en exégèse, il a été professeur à l'Institut catholique de Toulouse à partir de 1972, et doyen pendant 6 ans 1993-1999.
  • Pierre Gauthier (philosophe) (1938 - ...), docteur ès sciences religieuses de l'université de Strasbourg-II (1974), professeur d'histoire, de philosophie et de métaphysique à l'Institut catholique de Toulouse. Il a participé à l'édition des sermons de John Henry Newman et a écrit un essai sur la Tradition et le Dogme, qu'il nourrit dans la confrontation des différents apports de Newman et de Maurice Blondel.
  • Marie-Thérèse Urvoy (1949 - ...) professeur d'islamologie, d'histoire médiévale de l'islam, d'arabe classique et de philosophie arabe à l'Institut catholique de Toulouse. Également professeur associée à l'École doctorale des universités de Lyon-III et Bordeaux-III, ainsi que membre de l’Editorial Board de la revue Islamochristiana[2] de l'Institut pontifical d’études arabes et d’islamologie (PISAI). Ses livres et articles concernent les domaines de la philologie, l'histoire de la pensée arabe, la mystique musulmane, le Coran, la contribution des chrétiens arabes d'Orient, et d'al-Andalus à la pensée philosophique, religieuse, scientifique. Elle fut aussi « experte-consultante » auprès du Sénat et du Parlement.
  • Saint Dominique
  • Valérie Dupuy, secrétaire universitaire
  • Père Jean-Michel Maldamé, o. p., théologien et scientifique, doyen de 1984 à 2000

Bâtiments[modifier | modifier le code]

  • Musée archéologique, restes du rempart antique de Toulouse (ISMH), sarcophage paléochrétien, meule gauloise, sculptures trouvées sur le site
  • Musée historique
  • Chapelle Sainte-Claire du Salin
  • Amphithéâtre Bruno de Solages, ancienne chapelle construite en 1650 par les dominicains, plafond avec 15 tableaux de Thomas-Balthazar Moncornet retraçant la vie de saint Dominique (ISMH)
  • maison Seilhan, appartenant à Pierre Seilhan, fils de Bernard viguier du comte de Toulouse, dans laquelle habitait Saint Dominique (ISMH)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire de l'ICT sur son site officiel : « Loi du 18 mars 1880, qui interdit aux établissements supérieurs privés de porter le titre d’université, celui de Toulouse privilégie le nom d’institut catholique, qu’il a gardé jusqu’à nos jours. »
  2. [1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Nières et Philippe Guionie, L'Institut catholique de Toulouse, Toulouse, éditions Privat, 2010 (ISBN 978-2-7089-1763-7)

Liens externes[modifier | modifier le code]