Institut Max-Planck d'anthropologie évolutionniste

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

51° 19′ 14″ N 12° 23′ 40″ E / 51.32056, 12.3944

L'Institut Max Planck d'anthropologie évolutionniste

L'Institut Max Planck d'anthropologie évolutionniste (en allemand : Max-Planck-Institut für evolutionäre Anthropologie) est un institut de recherche situé à Leipzig, en Allemagne et créé en 1997. Il fait partie du réseau de centres de recherches de la Société Max-Planck.

L'Institut comprend cinq départements principaux (Psychologie développementale et comparative, Génétique évolutionniste, Évolution de l'homme, Linguistique et Primatologie) et plusieurs groupes annexes. Il emploie actuellement environ quatre cent vingt personnes.

Les responsables des cinq départements sont Svante Pääbo (génétique), Bernard Comrie (linguistique), Michael Tomasello (psychologie), Christophe Boesch (primatologie) et Jean-Jacques Hublin (évolution).

En juillet 2006, l'Institut et 454 Life Sciences ont annoncé qu'elles entreprenaient le séquençage du génome de l'homme de Néandertal. Composé de trois milliards de paires de base, le génome de l'homme de Neandertal est à peu près de la taille du génome humain et a probablement de nombreux gènes identiques. On pense que la comparaison du génome de l'homme de Néandertal et du génome humain permettra de mieux connaitre cette espèce disparue, ainsi que l'évolution de l'homme et du cerveau humain.

Svante Pääbo a testé plus de 70 restes d'homme de Néandertal et en a trouvé un seul qui avait assez d'ADN pour permettre une analyse. Une étude préalable de l'ADN à partir d'un fragment de fémur vieux de 38 000 ans, découvert en 1980 dans la grotte Vindija en Croatie, a montré que les néandertaliens et les Homo sapiens partageaient environ 99,5 % de leur ADN. On pense que les deux espèces partageaient un ancêtre commun il y a environ 500 000 ans. Des calculs permettent de supposer que les deux espèces ont divergé il y a environ 516 000 ans, alors que les fossiles les plus anciens datent d'environ 400 000 ans. À partir des résultats des analyses, les scientifiques ont l'espoir de confirmer ou d'infirmer la théorie selon laquelle il n'y a pas eu de croisement entre les deux espèces.