Institut économique de Montréal

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Institut économique de Montréal

Devise : Des idées pour enrichir le Québec
Création 1987
Siège Montréal
Langue(s) Français et anglais
Président Michel Kelly-Gagnon
Personne(s) clé(s) Nathalie Elgrably-Lévy, Hélène Desmarais
Site web www.iedm.org

L'Institut économique de Montréal (IEDM) est un laboratoire d'idées aux positions dites néolibérales[1] établi à Montréal, Canada. Sans but lucratif[2] et financé par des intérêts privés[3], les recherches que ses chroniqueurs publient portent sur différents sujets comme l'efficacité des services publics, la santé, l'éducation, la fiscalité et l'environnement.

L'institut est favorable, entre autres, à la privatisation de plusieurs sociétés d'État québécoises telles qu'Hydro-Québec[4], la Société des alcools du Québec[5] ainsi que des société d'État canadiennes comme Postes Canada[6]. L'IEDM prône également la privatisation dans le système de santé québécois, l'abolition de certaines dispositions du Code du travail du Québec, comme les législations contre les briseurs de grève, et la réduction des dépenses de l'État québécois.

Sommaire

Historique [modifier]

L'IEDM a été créé par Pierre Lemieux en 1987. Michel Kelly-Gagnon en a pris la direction en 1999. Ce dernier a démissionné en avril 2006 pour prendre la tête du Conseil du patronat du Québec. L'économiste Paul Daniel Muller a occupé le poste de président de septembre 2006 à juillet 2008. M. Kelly-Gagnon a ensuite été choisi pour reprendre les rênes de l'IEDM à partir de février 2009[7].

Maxime Bernier y a brièvement occupé le poste de vice-président avant de devenir ministre fédéral de l'Industrie. Tasha Kheiriddin a également occupé ce poste pendant quelques mois en 2006. Marcel Boyer, professeur émérite à l'Université de Montréal, fut vice-président de 2007 à 2009. L'actuel vice-président est Jasmin Guénette, ancien directeur des affaires publiques de l'IEDM qui est revenu après avoir travaillé deux ans à l'Institute for Humane Studies (en) en Virginie.

Description [modifier]

L'IEDM possède un statut d'organisme de bienfaisance enregistré et est financé par des dons provenant de fondations, d'entreprises privées et d'individus. Il refuse les contributions du secteur public afin de conserver son indépendance face au gouvernement, préférant la dépendance, notamment, aux entreprises privées. Son budget annuel est d'environ 1,5 million de dollars et son personnel compte une dizaine de personnes[8]. Plusieurs des membres de son conseil d'administration jouent un rôle significatif dans l'économie québécoise. Le président de l'IEDM considérait que le succès de l'IEDM s'explique par «l’appétit croissant des Québécois et Québécoises pour de nouvelles idées en matière de politiques publiques»[9].

De 2000 à 2008, l'IEDM a préparé un classement des écoles secondaires du Québec publié chaque automne dans le magazine L'actualité.

Administrateurs [modifier]

Le conseil d'administration, présidé par Hélène Desmarais, comprend plusieurs personnalités du monde des affaires de Montréal, dont Daniel Audet, du Conseil du patronat du Québec, Léon Courville, anciennement de la Banque nationale du Canada, Stéphan D. Crétier de Garda World, François Hudon, de la Banque de Montréal et Guy Tremblay de Heenan Blaikie[10].

Fellows et chercheurs associés [modifier]

Anciennement : Éric Duhaime

Critiques [modifier]

L'IEDM fut critiqué par Le Devoir et par des universités à propos de la neutralité idéologique de ses recherches[11]. Son argumentaire fut également remis en question à quelques reprises par l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques basé à Montréal[12],[13],[14].

Notes et références [modifier]

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]