Inondations de juin 2010 dans le Var

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Inondations de juin 2010 dans le Var
Au lendemain des inondations, dans la plaine de l'Argens, aux alentours de Puget-sur-Argens. Les habitants commencent à constater l'ampleur de la catastrophe.
Au lendemain des inondations, dans la plaine de l'Argens, aux alentours de Puget-sur-Argens. Les habitants commencent à constater l'ampleur de la catastrophe.
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Régions affectées Provence-Alpes-Côte d'Azur
Coordonnées 43° 27′ 23″ N 6° 40′ 58″ E / 43.456478, 6.682767 ()43° 27′ 23″ Nord 6° 40′ 58″ Est / 43.456478, 6.682767 ()  
Caractéristiques
Type Tempête
Cumul des précipitations maxi enregistré 456 mm / 24 h
Hauteur de crue maximale ~4 m à Draguignan
Débit maximal 1 180 m3⋅/s[1] sur l'Argens
Date de formation 15 juin 2010
Date de dissipation 15 juin 2010
Conséquences
Nombre de morts 26
Coût ~1 000 000 000 €

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Les inondations de juin 2010 dans le département du Var en France sont des phénomènes de débordement de cours d'eau dus à de forts cumuls de pluie qui se sont produits le mardi 15 juin 2010.

Plusieurs communes ont été particulièrement touchées par ces crues :

Elles ont fait 26 morts et disparus[2]. Il s'agit d'une des plus graves catastrophes civiles de la France contemporaine.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Le lundi 14 juin à 16 h, les services de Météo-France placent en vigilance orange 11 départements du sud-est de la France. L'organisme prévoit entre 120 et 150 mm de cumuls liés à la situation orageuse, en particulier sur le Var, les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse[3].

Le mardi 15 juin, le Var est frappé par un épisode méditerranéen qui touche la ville de Draguignan et ses alentours. La situation météorologique est classique, mais inhabituelle en cette saison. Une dépression froide descend le long de la façade ouest de la France en direction de la péninsule ibérique. Le flux d'air se redresse au sud sur le bassin méditerranéen. Devenu chaud et humide au-dessus de la mer, il alimente des orages stationnaires au pied des Alpes. Dans le département, les précipitations ont dépassé les 150 mm dans le Centre et l'Est du département, pour culminer à 397 mm dans la commune Les Arcs-sur-Argens. Le poste du CIRAME de Lorgues a relevé 456 mm pour l'événement[4].

En réalité, deux phénomènes concomitants se sont produits : la crue de la Nartuby suite à des pluies abondantes, inhabituelles et excessives, créant une vague de trois-quatre mètres de hauteur ainsi que le ruissellement d'un torrent de boue en provenance du Malmont, qui a traversé la ville de Draguignan du nord au sud, emportant de très gros rochers, des pans entiers de voirie, des véhicules. L'eau est ainsi montée dans certains quartiers jusqu'à quatre mètres de hauteur. En définitive, ces deux phénomènes ont entraîné l'inondation catastrophique de la ville de Draguignan et des communes qui bordent la Nartuby en fin d'après-midi. Les eaux déchaînées se sont ensuite déversées dans le fleuve l'Argens, en pleine nuit (d'où les pertes humaines et matérielles importantes dans la plaine de l'Argens) avant d'atteindre la mer, dévastant ainsi partiellement la commune de Fréjus et de nombreux campings (le centre-ville de Fréjus ainsi que la partie Est de la commune sont protégés par les digues du Reyran).

Des communes en amont de Draguignan ont également été dévastées comme Figanières ou encore Châteaudouble, où l'on déplore aussi des pertes humaines, notamment dans le hameau de Rebouillon, particulièrement touché par les crues.

Bilan[modifier | modifier le code]

Les crues ont fait 26 morts et disparus parmi lesquels dix personnes de Draguignan, cinq de Roquebrune-sur-Argens, quatre de Trans-en-Provence, trois de Châteaudouble, dans le hameau de Rebouillon, deux de Fréjus et deux de Flayosc et du Luc. Cependant, une partie de la population reste convaincue que le véritable bilan humain lui a été dissimulé, la montée des eaux ayant été rapide et inattendue[5].

Selon le rapport de la mission d'enquête nationale livré le vendredi 21 janvier 2011, la "tragédie humaine" serait due "à la présence de nombreuses personnes hors de leur domicile, effectuant (…) leurs trajets quotidiens au moment de la montée très soudaine et rapide des eaux". Néanmoins, poursuit l'analyse, "les moyens engagés ont permis de sauver 2 450 personnes dont 1 100 sauvetages au sol et 1 350 sauvetages aériens, 300 personnes ayant évité une mort certaine"[6].

Au-delà du drame humain, c'est tout le tissu économique du département qui a souffert : beaucoup de maisons ont eu de l'eau jusqu'au toit et sont donc inhabitables et les pertes agricoles sont évaluées à plus de 50 millions d'euros[7]. En outre, l'activité industrielle et commerciale (plus de quatre mètres d'eau dans l'Intermarché de Draguignan) est également très touchée tout comme le secteur du tourisme[8]. C'est pourquoi l'État français a débloqué en urgence 3 millions d'euros, puis 12 millions d'euros fin juillet. Vraisemblablement, ces inondations auraient occasionné plus d'un milliard d'euros de dégâts[9].

Survenues deux jours avant le lancement du baccalauréat, ces inondations sont bien évidemment venues perturber les épreuves. Les trois centres d'examen de Draguignan sont cependant restés ouverts et ont accueilli les candidats au baccalauréat, ceux-ci n'ayant pas eu à essuyer de dégâts trop importants. À titre exceptionnel, deux mesures ont été prises par le ministre de l'Éducation nationale Luc Chatel: l'autorisation d'un retard jusqu'à treize heures pour les élèves qui se sont rendus aux différents centres d'examen de Draguignan et qui ont pu être bloqués; la seconde, l'organisation d'une session de rattrapage le samedi 19 juin 2010 pour les élèves qui n'auraient pas pu se rendre à leur convocation, étant empêchés de parvenir aux centres d'examen, de nombreuses routes étant encore encombrées et de nombreuses liaisons de transports n'étant pas encore rétablies. Malgré le traumatisme subi par les candidats, peu d'élèves étaient absents à l'épreuve de philosophie[10].

Ces crues ont été les plus dévastatrices dans le département jamais enregistrées depuis 1827[11]. Pour toute une population témoin du drame, le traumatisme moral mettra beaucoup de temps à se résorber.

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Réactions politiques[modifier | modifier le code]

21 juin 2010, Nicolas Sarkozy se déplace dans le Var (ici à l'Hôtel de ville de Draguignan) pour témoigner aux Varois de la solidarité nationale. De gauche à droite : Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, Christian Estrosi, ministre chargé de l'Industrie, Nicolas Sarkozy, président de la République et Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur.

Max Piselli, maire de Draguignan, se dit, le 16 juin 2010, sur RTL, « désespéré ». Il déclare : « L'étendue des dégâts est très importante. C'est vraiment quelque chose de dramatique qui touche ma ville et j'en souffre énormément […] [Il s'agit d'une] inondation foudroyante d'une brutalité excessive que nous n'avions jamais connue à Draguignan. […] Ma ville n'est plus la même; elle est déformée. Cette ville que j'aimais, qui était fleurie, propre, gaie, où l'on se sentait bien, est maintenant pleine de boue, de gravats, de cailloux, de pierres, de murs effondrés, de berges qui s'écroulent et cela, croyez-le, me fait énormément de mal et nous trace, bien sûr, un travail à réaliser d'une importance qui est vraiment insoupçonnable »[12]. En outre, il écrit sur son blog le 17 juin 2010 : « Face à la terrible catastrophe qui vient de frapper Draguignan, la Dracénie et leurs habitants, merci à tous ceux qui se sont manifestés pour signifier leur solidarité, leur soutien et leurs propositions d’aides pour nettoyer la ville, héberger des personnes sinistrées, fournir des vêtements ou des denrées alimentaires »[13]. Sur Europe 1, le maire de Draguignan déclare : « Les gens voyaient passer un torrent furieux. Il est descendu de la colline dominant Draguignan et a traversé toute la ville dans sa largeur emportant sur son passage les routes nationales, les chemins. On a eu l’impression d’un barrage qui aurait craqué et cette lame de fond aurait traversé toute ma ville […] Nous sommes vraiment dans la peine, nous sommes catastrophés. Nous venons de vivre une après-midi et une nuit d’une intensité dramatique que l’on ne peut imaginer sans être sur place. C’est une catastrophe humaine. »[14].

Olivier Audibert-Troin, premier adjoint au maire de Draguignan et président de la Communauté d'agglomération dracénoise déclare, le 16 juin 2010, sur RTL : « Après cette nuit apocalyptique, Draguignan et la Dracénie panse ses plaies. ». Il parle d'un « sinistre dramatique » et d'un « spectacle de désolation »[12].

Corinne Orzechowski, sous-préfète de l'arrondissement de Draguignan salue, sur RTL, le 16 juin 2010 le « travail extraordinaire » réalisé par les secours et affirme : « On n'a pas arrêté et on n'a pas fini de continuer. ».

Suite à ces inondations dramatiques, Jacques Lecointe, maire de Trans-en-Provence lance un appel à l'équipe de France de football - appel resté sans réponse - en passe d'être éliminée du Mondial dans un climat de mutinerie. Il estime que les Bleus devraient renoncer à leurs primes - cinq millions d’euros à se partager pour toute la saison sous le maillot national - au profit des communes du Var sinistrées. « Ça serait un beau geste » et ferait pardonner « un petit peu leur comportement », a-t-il estimé[15].

Jean-Michel Couve, Député de la quatrième circonscription du Var, déclare à l'Assemblée Nationale, le 22 juin 2010 : « C'est un véritable drame qu'ont vécu les Varois et qu'ils subissent encore aujourd'hui […] Des trombes d'eau, des torrents de boue ont dévalé des collines et des rues, ravageant bâtiments, habitations et terrains agricoles et surtout, surtout tuant sur leur passage [...] Je tiens à exprimer toute ma considération, ma sympathie et mes condoléances attristées aux familles endeuillées. »[16].

Georges Ginesta, Maire de Saint-Raphaël et Député de la cinquième circonscription du Var, déclare à l'Assemblée Nationale, le 23 juin 2010 : « Je pense évidemment aux victimes de ces inondations, à leur famille mais aussi à l'ensemble des acteurs économiques du département qui ont été très grièvement sinistrés. Vous vous êtes rendu [Jean-Louis Borloo, à qui est adressé cette déclaration lors des Questions au Gouvernement] [...] sur les lieux pour vous rendre compte des dégâts et nous apporter le témoignage du soutien de toute la Nation. Je vous en remercie [...] Cette tempête sans précédent depuis une cinquantaine d'années marquera durablement notre département, notamment sur le plan économique [...] Cette catastrophe nous appelle à réfléchir sur nos politiques de prévention des risques car la vie de nos concitoyens est directement mise en jeu lorsque de telles catastrophes surviennent »[17].

Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, se déplace dans le département le 16 juin 2010, au lendemain du drame. Venu sur place constater l'ampleur des dégâts, il débloque un million d'euros de crédits d'extrême urgence. Le ministre survole la ville de Draguignan en hélicoptère et se dit « très impressionné par les dégâts ». Brice Hortefeux visite ensuite la ville qui a été durement touchée par la catastrophe. Dans Draguignan, ville meurtrie, le ministre de l'Intérieur lance les phrases suivantes : « Malheureusement ce bilan humain peut encore s'alourdir. Mes premières pensées vont vers les proches, les amis, les voisins de ceux qui ont été malheureusement durement touchés, jusque dans leurs vies, par ce cataclysme. »[18]. Il déclare, à l'Assemblée Nationale, le 22 juin 2010 : « Je tiens à saluer leur mémoire et exprimer notre peine à leur famille […] Le gouvernement met tout en œuvre pour aider à la fois les collectivités et les populations à l'indispensable reconstruction. »[19].

Le vendredi 18 juin 2010, le Premier ministre François Fillon préside à Matignon une réunion de ministres sur les conséquences des inondations meurtrières survenues dans le département. Lors des questions au gouvernement à la Haute assemblée, le Premier ministre a déclaré vouloir « transmettre les condoléances du gouvernement à toutes les familles des victimes des intempéries du Var ». Assurant que « tous les moyens de l'État sont mobilisés pour venir en aide aux sinistrés », il a rappelé l'objectif de cette réunion extraordinaire : « prendre les décisions nécessaires pour leur venir en aide »[20].

Suite à ces intempéries, le président de la République Nicolas Sarkozy exprime « sa vive émotion ». Lors de son déplacement dans les communes sinistrées du Var, le 21 juin 2010, afin de témoigner aux Varois de la solidarité nationale, il déclare, à l'Hôtel de ville de Draguignan : « Nous n'autoriserons aucune construction en zone dangereuse. Il n'y a aura pas d'exceptions […] C'est un problème de vie ou de mort »[21],[22].

Mémoire[modifier | modifier le code]

Natur by, dans la zone artisanale de Saint-Hermentaire, dévastée le 15 juin 2010, sur le parking de l'Intermarché, réalisée par Renaud Vassas (à droite sur cette photographie prise par Christophe Chavignaud, du groupe Nice-Matin).

Indiscutablement, cette date du 15 juin 2010 a marqué à tout jamais les Varois, à l'instar de la catastrophe du barrage de Malpasset, et pour les populations sinistrées, témoins du drame, le traumatisme mettra beaucoup de temps à disparaître. Pour se souvenir de cette journée, des sculptures et mémoriaux sont érigés :

  • à Draguignan, ville qui a payé le plus lourd tribut aux intempéries
    • dans la zone artisanale de Saint-Hermentaire, la plus touchée de la ville, une sculpture de Renaud Vassas a été dressée sur le parking de l'Intermarché avec une hauteur symbolique de quatre mètres dans la mesure où l'eau a atteint cette hauteur-là, dans cette partie de Draguignan, au plus fort de la crue. Cette œuvre a été réalisée à partir de chariots du supermarché qui avaient été emportés par les eaux déchaînées. Ceux-ci ont été assemblés à des barres en acier et l'ensemble est revêtu d'un bleu très clair. C'est une sculpture qu'il a appelée Natur by faisant, incontestablement, référence à la rivière qui traverse la ville, la Nartuby, qui est sortie de son lit ce jour-là et a bouleversé irrémédiablement des vies. Cette sculpture a notamment été élevée pour rendre hommage à l'une des employés du supermarché, morte noyée dans sa voiture, ayant été surprise par la vague qui se précipitait inéluctablement dans la cuvette dracénoise[23].
    • à la sortie du boulevard, au rond-point du stade Léo Lagrange, un mémorial, réalisé par Dominique Barlet, en hommage aux victimes des inondations, a été inauguré le 15 juin 2011 par Max Piselli, maire de Draguignan, entouré d'Hubert Falco, maire de Toulon et sénateur du Var, Thierry Mariani, secrétaire d'État chargé des transports et Horace Lanfranchi, président du conseil général du Var, en présence de nombreux officiels, des familles des victimes, de nombreux secouristes et de près de 3 000 personnes recueillies. Le maire de Draguignan Max Piselli prononce une allocution poignante, celui-déclarant : « Ce mémorial du souvenir témoignera à jamais pour les générations qui nous succéderont, qu'un certain 15 juin 2010, Draguignan a été terrassée, Draguignan a pleuré, Draguignan a douté, mais qu'à la fin… Draguignan s'est relevée »[24]. Plusieurs dépôts de gerbes ont été effectués par les officiels et les familles des victimes. La cérémonie s'est terminée avec beaucoup d'émotion avec l'interprétation de S’il venait à pleuvoir par Jérémy Musiani, accompagné par les jeunes du conservatoire de Draguignan. Ainsi, figurent gravés à jamais dans le marbre les noms des 26 morts et disparus[25].
  • à Trans-en-Provence, une plaque commémorative est apposée le 15 juin 2011 pour rendre hommage aux victimes de la tragédie. Le maire Jacques Lecointe prononce un discours : « Passants, arrêtez vous devant cette plaque, ayez une pensée émue. Ces hommes ne demandaient qu’à vivre, à profiter de leur retraite bien méritée après de longues années de labeur. Le destin en a décidé autrement. Nous ne les oublierons jamais »[26].

Le problème de la récurrence des inondations dans le Var[modifier | modifier le code]

En novembre 2011, le département du Var est de nouveau touché par des crues très importantes, notamment dans la plaine de l'Argens, où populations et entreprises, déjà gravement sinistrées le 15 juin 2010, doivent une nouvelle fois subir des inondations, alors que beaucoup venaient à peine de terminer les travaux de rénovation. Lassés et découragés, certains pensent à partir. Au lourd bilan matériel s'ajoute la mort de deux personnes dans le Var[27].

En octobre 2012, le sud-ouest varois est lui aussi endeuillé par des inondations qui provoquent la mort de deux étudiants à Toulon[28]. Un jeune homme se tue en tentant de sauver une étudiante emportée par les eaux. Le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault fait part de sa « tristesse ». La Ministre de l'Enseignement Supérieur Geneviève Fioraso se rend sur place et salue « l'acte de courage du jeune homme qui, malheureusement, n'a pas réussi à sauver sa camarade et qui a péri de son acte formidable ».[29]

En janvier 2014, de nouvelles inondations affectent le département du Var qui avait été placé en vigilance orange pluies et inondations par Météo France[30]. Ces crues provoquent la mort de deux personnes à La Londe et à Pierrefeu[31] [32]. Les fleuves côtiers de Maravenne et du Gapeau, de l'Argens et les rivières Nartuby, Réal Martin sont concernés[33]. Les communes de La Londe-les-Maures, de Roquebrune-sur-Argens, de Pierrefeu, de Fréjus, du Lavandou sont particulièrement affectées [34]. Le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault, accompagné du Ministre de l'Intérieur Manuel Valls et du Ministre de l'Ecologie Pierre Martin, se rend sur place le lundi 20 janvier 2014[35].

En moins de quatre ans, 32 personnes ont trouvé la mort dans des inondations dans le département du Var. Dès lors se pose la question de la récurrence de tels drames[36] : au delà des manques de moyens et des problèmes d'organisation des secours lors des drames[37], c'est l'urbanisation croissante et excessive qui est largement pointée du doigt[38].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Banque Hydro - MEDDE, « Synthèse de la Banque Hydro - (Y5312010) » (consulté le 2 octobre 2013)
  2. http://www.gouvernement.fr/gouvernement/l-etat-de-catastrophe-naturelle-reconnu-dans-neuf-cantons-du-var
  3. (fr) http://www.infoclimat.fr/bulletins-speciaux/details.php?b=216 , consulté le 17 juin 2010.
  4. http://pluiesextremes.meteo.fr/
  5. http://www.varmatin.com/article/var/inondations-le-prefet-veut-faire-taire-les-rumeurs-sur-le-nombre-de-victimes
  6. http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/01/21/inondations-dans-le-var-un-phenomene-rare-mais-pas-exceptionnel_1468909_3224.html
  7. http://www.news-assurances.com/inondations-du-varagriculture-les-pertes-pour-les-agriculteurs-estimees-a-50m-deuros/016743820
  8. http://www.20minutes.fr/article/578617/Societe-Inondations-a-Draguignan-Les-gens-errent-hagards.php
  9. http://www.lepoint.fr/societe/var-les-degats-des-inondations-estimes-a-plus-d-un-milliard-d-euros-14-07-2010-64819_23.php
  10. http://www.rtl.fr/actualites/article/bac-de-philo-dans-le-var-une-session-de-rattrapage-prevue-samedi-5942917880
  11. http://www.francesoir.fr/actualite/faits-divers/inondations-dans-var%C2%A0-du-jamais-vu-depuis-1827-53612.html
  12. a et b http://www.rtl.fr/actualites/article/le-bilan-des-intemperies-dans-le-var-s-alourdit-a-20-morts-5942846459
  13. http://www.actions-reactions.com/?p=932
  14. http://www.europe1.fr/France/On-a-vu-passer-un-torrent-furieux-215710/
  15. http://www.lejdd.fr/Societe/Actualite/Var-L-Etat-sera-intransigeant-201916/
  16. http://www.youtube.com/watch?v=9w1Kde9tpGw
  17. http://www.youtube.com/watch?v=Cl1V6cdGRZg
  18. http://www.lepost.fr/article/2010/06/16/2116322_brice-hortefeux-dans-le-var-une-catastrophe-sans-precedent-dans-la-region.html
  19. (fr) [vidéo] Brice Hortefeux - Inondations dans le Var sur YouTube
  20. http://cote-d-azur.france3.fr/info/inondations-var--le-bilan-s-alourdit--25-morts-63656516.html
  21. http://www.20minutes.fr/article/579835/Politique-Inondations-dans-le-Var-Nicolas-Sarkozy-vient-constater-les-degats.php
  22. http://videos.tf1.fr/jt-20h/au-chevet-des-sinistres-du-var-sarkozy-promet-aide-et-fermete-5894707.html
  23. http://www.draguignan.maville.com/actu/actudet_-Des-sculptures-pour-entretenir-la-memoire-a-Draguignan_loc-1798742_actu.Htm
  24. http://www.actions-reactions.com/?p=2425
  25. http://draguignan.over-blog.com/article-draguignan-un-memorial-pour-les-victimes-des-inondations-75326493.html
  26. http://www.transenprovence.fr/modules/news/article.php?storyid=365
  27. http://www.lavoixdunord.fr/France_Monde/actualite/Secteur_France_Monde/2011/11/06/article_pluies-orages-2-morts-dans-le-var-et-2300.shtml
  28. http://www.lexpress.fr/actualite/societe/drame-a-l-universite-de-toulon-jean-marc-ayrault-fait-part-de-sa-tristesse-apres-ces-deces-tragiques_1180311.html
  29. http://provence-alpes.france3.fr/2012/10/27/la-ministre-de-l-enseignement-superieur-genevieve-fioraso-le-rencontre-des-etudiants-sur-le-campus-de-la-garde-131433.html
  30. http://www.franceinfo.fr/societe/intemperies-legere-accalmie-et-decrue-provisoire-dans-le-var-1287247-2014-01-19
  31. http://www.lavoixdunord.fr/france-monde/intemperies-dans-le-var-deja-deux-morts-ayrault-et-ia0b0n1853877
  32. http://finances.fr.msn.com/inondations-dans-le-var-le-bilan-monte-%c3%a0-deux-morts-et-un-disparu
  33. http://cote-d-azur.france3.fr/2014/01/20/inondations-dans-le-var-la-journee-de-lundi-live-398487.html
  34. http://www.ladepeche.pf/article/a-la-une/inondations-dans-le-var-plusieurs-communes-inondees-deux-morts-un-disparu
  35. http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20140120.AFP7995/inondations-dans-le-var-jean-marc-ayrault-et-manuel-valls-sur-place.html
  36. http://www.rtl.fr/actualites/info/article/noyes-du-var-l-etudiant-decore-a-titre-posthume-pour-son-courage-7753998713
  37. d'ailleurs soulignés par la Cour des Comptes, comme le souligne l'article Inondations : le scénario catastrophe, paru dans mensuel provençal le Ravi, octobre 2012.
  38. http://www.senat.fr/compte-rendu-commissions/20120709/mci_inondation.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]