Inhibiteur de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline

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Les inhibiteurs de la recapture (ou du recaptage) de la sérotonine-noradrénaline (IRSNa ou SNRI en anglais pour Serotonin-norepinephrine reuptake inhibitor) sont des psychotropes qui inhiberaient de façon sélective la recapture de la noradrénaline et de la sérotonine. Cette inhibition entraîne une augmentation de la concentration synaptique de ces neuromédiateurs. Dans un délai de quelques semaines, on[Qui ?] pense qu'une diminution adaptative ("down regulation") des récepteurs postsynaptiques 5HT2A à la sérotonine et β postsynaptiques à la noradrénaline, récepteurs qui seraient en nombre trop important chez les sujets atteints de dépression, se produit. Cette hypothèse est cependant mise en doute par le fait qu'une étude met en évidence une élévation des récepteurs 5HT2A et que, dans les études où une diminution de ces récepteurs est observée, il n'y a pas de corrélation entre la réponse thérapeutique et la diminution des récepteurs 5HT2A : la diminution a été observée tant chez les patients qui répondaient que ceux qui ne répondaient pas à l'antidépresseur[1].

Molécules et noms commerciaux[modifier | modifier le code]

En cours de développement :

Indications thérapeutiques[modifier | modifier le code]

  • traitement des épisodes dépressifs majeurs chez l'adulte
  • la venlafaxine pourra être utilisées dans la prévention des récidives dépressives chez le patient unipolaire
  • la duloxétine est indiquée aux États-Unis pour les traitements de la fibromyalgie, de l'incontinence urinaire d'effort et de la neuropathie diabétique
  • le milnacipran est indiqué aux États-Unis pour le traitement de la fibromyalgie

Certains médecins prescrivent d'ailleurs la venlafaxine pour traiter certains symptômes de la ménopause comme les bouffées de chaleur, en traitement prophylactique des migraines ou en traitement des affections douloureuses chroniques comme la neuropathie diabétique et la fibromyalgie.

  • la venlafaxine est utilisée pour pallier les cataplexies de certains narcoleptiques.

Dans le cas ou il existe des dysfonctions sexuelles (désir sexuel hypoactif, anorgasmie, trouble de l'excitation...) avant l'apparition d'un état dépressif, une utilisation d'un IRSNa sera déconseillée car cela pourrait avoir un effet contre-productif[2],[3].

Effets indésirables[modifier | modifier le code]

Cette famille d'antidépresseurs sera mieux tolérée que celle des tricycliques, mais sera moins efficace. Les effets secondaires principaux sont identiques à ceux des inhibiteurs sélectifs de recapture de sérotonine (ISRS)

  • effets anticholinergiques: sécheresse buccale et rétention urinaire.
  • effets noradrénergiques périphériques: augmentation de la pression artérielle
  • effets sérotoninergiques périphériques: nausées et vomissements, troubles sexuels.
  • effet anti H1 (histamine) central: surtout avec la venlafaxine, effet sédatif important.
  • on observe également avec le milnacipran une levée de l'inhibition suicidaire.

Contre-indications[modifier | modifier le code]

Ces molécules sont contre indiqués en cas:

Il sera nécessaire de réduire la posologie de moitié[réf. souhaitée] en cas d'insuffisance rénale ou hépatique.

Interactions médicamenteuses[modifier | modifier le code]

  • Contre-indication absolue avec les IMAO non spécifiques (iproniazide) et avec les triptans.
  • Associations déconseillées avec les IMAO sélectifs A, l'adrénaline et la noradrénaline...
  • Peut-être combiné avec précautions à un ISRS ou un autre IRSNa[4]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Richelson E, « Pharmacology of antidepressants », Mayo Clin. Proc., vol. 76, no 5,‎ mai 2001, p. 511–27 (PMID 11357798)
  2. Sutherland JE, Sutherland SJ, Hoehns JD, « Achieving the best outcome in treatment of depression », Journal of Family Practice, vol. 52, no 3,‎ mars 2003, p. 201–09 (PMID 12620174, lire en ligne)
  3. Timothy R. Berigan, D.D.S., M.D., « Assessing Sexual Function of Patients Before Initiating SSRI Therapy », Prim Care Companion J Clin Psychiatry, vol. 4, no 3,‎ mars 2001, p. 181 (PMID 181186, lire en ligne)
  4. (en) Richard A. Lehne, Pharmacology for nursing care, St. Louis, MO, Saunders Elsevier,‎ 2009, 7e éd. (ISBN 978-1-4160-6249-3), p. 347

Voir aussi[modifier | modifier le code]