Informatique de confiance

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L’informatique de confiance est un projet de grandes sociétés d'informatique, incluant plusieurs technologies, suscitant de très vifs débats notamment sur la préservation des libertés individuelles et de la vie privée de l'utilisateur.

Le principe de base consiste à assigner une signature à chaque objet informatique (logiciel, document), et à déléguer à un tiers de confiance la tâche de vérifier si l’objet manipulé est autorisé à être utilisé sur le système informatique local.

Tout élément non signé ou dont la signature n’est pas listée chez le tiers de confiance sera rejeté. Cette technique permet donc de centraliser le contrôle effectué sur les applications utilisées. Cela inclut le projet NGSCB (également connu sous le nom de Palladium) de Microsoft, qui est intégré à Windows Vista, bien qu'il soit très critiqué.

Ces technologies sont développées selon les grandes sociétés du Trusted Computing Group (en français : « Plateforme pour une informatique de confiance ») pour améliorer la lutte contre les virus et la sécurité informatique en général, et des responsables de grandes sociétés ont ouvertement affiché leur volonté d'instaurer des systèmes de gestion numérique des droits (DRM) sur l'ensemble des ordinateurs mondiaux. Également, du point de vue des entreprises membres du Trusted Computing Group, la sécurité informatique inclut la lutte contre la copie illégale.

Informatique déloyale[modifier | modifier le code]

« Informatique déloyale » (Treacherous Computing) est le nom donné par une partie de la communauté du logiciel libre pour qualifier le projet d'informatique de confiance des grandes compagnies informatiques.

Richard Stallman a dénoncé les arrières pensées hégémoniques de cette informatique qu'il qualifie de « déloyale » dans un article en 2002[1].

L'organisation April, pour la défense et la promotion du logiciel libre, estime que « (…) sous un aspect technique anodin et trompeur, ces nouveaux types d'infrastructures se préparent à verrouiller tous les systèmes d'information en mettant en péril la liberté de chaque utilisateur d'ordinateur, et donc de chaque citoyen ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]