Indonésie

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République d'Indonésie

Republik Indonesia (id)

Drapeau
Drapeau de l'Indonésie
Blason
Armoiries de l’Indonésie
Description de l'image  Indonesia (orthographic projection).svg.
Devise nationale Bhinneka Tunggal Ika
(Unité dans la diversité)
Hymne national Indonesia Raya
Administration
Forme de l'État République
Président Joko Widodo
Langues officielles Indonésien
Capitale Jakarta

6° 10′ 05″ S 106° 49′ 07″ E / -6.16806, 106.81861 ()

Géographie
Plus grande ville Jakarta
Superficie totale 1 904 569 km2
(classé 16e)
Superficie en eau 4,88 %
Fuseau horaire UTC +7 à +9
Histoire
Indépendance des Pays-Bas
Proclamée
 - Reconnue
17 août 1945
27 décembre 1949
Démographie
Gentilé Indonésien, indonésienne
Population totale (2011) 244 968 342 hab.
(classé 4e)
Densité 126 hab./km2
Économie
IDH (2008) en diminution 0,726 (moyen) (109e)
Monnaie Roupie indonésienne (IDR​)
Divers
Code ISO 3166-1 IDN, ID​
Domaine Internet .id
Indicatif téléphonique +62
Jakarta, capitale du pays

L'Indonésie, en forme longue la République d'Indonésie, en indonésien Indonesia et Republik Indonesia, est un pays transcontinental d'Asie du Sud-Est et d'Océanie. Avec plus de 13 000 îles (13 466 exactement, nombre déposé en 2010 auprès des Nations Unies[1]), il s'agit du plus grand archipel au monde. Avec une population estimée à 240 millions de personnes, il s'agit du 4e pays le plus peuplé du monde, du 1er pays à majorité musulmane pour le nombre de croyants et de la 3e démocratie en nombre d'habitants[2]. L'Indonésie est une république démocratique dont la capitale est Jakarta.

Dans les premiers siècles de notre ère, l'archipel indonésien est une importante région d'échanges avec l'Inde et la Chine centrée sur le Fou-nan. Les chefs de ces cités portuaires indonésiennes adoptent des modèles culturels, religieux et politiques indiens. À partir du VIIe siècle, le centre des échanges se déplace vers le royaume de Sriwijaya dans le sud de Sumatra. Le VIIIe siècle voit se développer dans le centre de Java une riziculture prospère qui permet à différents royaumes de bâtir de grands monuments religieux. C'est le début de la période classique indonésienne.

Le détroit de Malacca devient un carrefour maritime majeur avec le déclin de la route de la soie pour le commerce entre l'Indonésie et la Chine d'une part et l'Inde et le Moyen-Orient d'autre part. L'archipel indonésien est intégré à un réseau commercial international bientôt dominé par des marchands musulmans. Les princes des ports se convertissent progressivement à l'islam.

Au XVIe siècle, l'âge des Grandes découvertes, les puissances européennes cherchent à accéder directement aux Moluques, région productrice d'épices. En 1511, les Portugais de Goa conquièrent Malacca et s'y établissent. Les Néerlandais les chassent en 1605. Au XVIIe siècle, ils éliminent leur rival dans l'est de l'archipel, le royaume de Gowa, et s'établissent à Java. L'île est minée par les guerres de succession du royaume de Mataram, qui cède peu à peu une partie de ses territoires aux Néerlandais. Au XIXe siècle, les colonisateurs peuvent commencer l'exploitation économique de l'île et imposer leur loi au reste de l'archipel. Un mouvement national naît au début du XXe siècle. En 1945, Soekarno et Mohammad Hatta proclament l'indépendance de l'Indonésie. Les années 1950 sont marquées par de nombreux mouvements séparatistes. À la suite des événements de 1965-66, le général Soeharto prend le pouvoir. Son régime autoritaire est marqué par un remarquable développement économique mais sa démission en 1998 permet le début d'un processus de démocratisation.

À travers ses nombreuses îles, l'Indonésie comprend de nombreux groupes distincts culturellement, linguistiquement et religieusement. Les Javanais forment la population la plus représentée sur le plan du nombre et de l'influence politique. En tant qu'État unitaire et que nation, l'Indonésie a développé une identité commune en définissant une langue nationale (bahasa Indonesia variante du malais) et en respectant la diversité, le pluralisme religieux au sein d'une majorité musulmane.

Malgré sa forte population et ses régions densément peuplées, l'Indonésie comporte de vastes zones sauvages ce qui donne au pays une grande biodiversité même si ce patrimoine régresse à cause d'activités humaines en forte augmentation.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom « Indonésie » est un néologisme tiré des mots grecs Indos, signifiant « Indien », et nêsos, signifiant « île »[3]. Ce nom date du XIXe siècle, bien avant la formation de l'Indonésie indépendante[4]. En 1850, l'ethnologue anglais George Earl crée le terme « Indu-nesians » pour désigner les habitants des archipels indonésien et philippin et de la péninsule de Malacca. Un de ses étudiants, James Richardson Logan, utilise le nom « Indonésie » comme synonyme d'« archipel indien »[5],[6]. Néanmoins, les universitaires néerlandais écrivant sur les Indes orientales néerlandaises n'étaient pas très enclins à utiliser le nom « Indonésie ». Ils utilisent plus volontiers les termes d'« archipel malais » (Maleische Archipel), « Indes orientales néerlandaises » (Nederlandsch Oost Indië raccourci par Indië), de Oost (« l'Est ») ou encore Insulinde (terme introduit en 1860 dans le roman Max Havelaar de Multatuli où le colonialisme néerlandais est critiqué)[7].

À partir de 1900, le nom « Indonésie » est utilisé de manière commune aussi bien par les universitaires étrangers que néerlandais ou les groupes nationalistes indonésiens[7]. Adolf Bastian, de l'université de Berlin, popularisa le nom dans son livre Indonesien oder die Inseln des Malayischen Archipels, 1884-1894. Le premier universitaire indonésien à utiliser le nom « Indonésie » a été Ki Hajar Dewantara lorsqu'il établit un bureau de presse aux Pays-Bas sous le nom d'Indonesisch Pers-bureau en 1913[4].

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie de l'Indonésie.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Le canyon de Sianok en Bukittinggi, Sumatra occidental
Les monts Semeru et Bromo à l'est de Java, témoins de l'activité volcanique de l'île

L'Indonésie est constituée de 13 466 îles dont 6 000 sont habitées[1]. Elle s'étend des deux côtés de l'équateur. Les quatre plus grandes îles sont Java, Sumatra, Kalimantan (partie indonésienne de Bornéo) et la Nouvelle-Guinée (partagée avec la Papouasie-Nouvelle-Guinée). L'Indonésie a des frontières terrestres communes avec la Malaisie sur les îles de Bornéo et Sebatik, la Papouasie-Nouvelle-Guinée en Nouvelle-Guinée et avec le Timor oriental sur l'île de Timor. L'Indonésie a des frontières maritimes avec Singapour, la Thaïlande, Palaos, la Malaisie, les Philippines et l'Australie au sud. La capitale du pays est Jakarta, sur l'île de Java. C'est la plus grande ville du pays suivie par Surabaya, Bandung, Medan, et Semarang[8].

Avec ses 1 919 440 kilomètres carrés, l'Indonésie est le 16e plus grand pays du monde en termes de superficie[9]. Sa densité de population est de 134 habitants par kilomètre carré, la 79e mondiale[10], Java étant l'île la plus densément peuplée du monde[11] et a une densité de population de 940 habitants par kilomètre carré. Avec 4 884 mètres d'altitude, le Puncak Jaya en Papouasie est le point culminant de l'Indonésie. Le lac Toba, à Sumatra, est le plus large lac volcanique avec une étendue de 1 145 kilomètres carrés. Les fleuves les plus longs du pays sont à Kalimantan, le Mahakam et le Barito, qui servent de moyen de communication et de transport entre les différentes installations sur les rives des fleuves[12]. L'archipel est bordé à l'ouest par l'océan Indien et à l'est par l'océan Pacifique et comprend en son sein des mers comme la mer de Java, la mer de Banda, la mer de Célèbes ou encore la mer des Moluques.

L'Indonésie est située à la convergence de la plaque pacifique, la plaque eurasienne et de la plaque australienne. Il en résulte une très forte activité volcanique et des tremblements de terre fréquents. D'ailleurs, le plus actif d'entre eux est le Merapi. Le pays compte au moins 150 volcans actifs[13], dont le Krakatoa et le Tambora, tous les deux célèbres pour leurs éruptions dévastatrices au XIXe siècle. L'éruption du supervolcan Toba il y a 70 000 ans a été l'une des plus grandes éruptions de le préhistoire humaine et une catastrophe planétaire. Le pays a également dû faire récemment face à des catastrophes naturelles importantes comme le tsunami de 2004 dont on estime les victimes à Sumatra à 167 736 personnes[14] et le tremblement de terre de Yogyakarta de 2006. D'autre part, les cendres volcaniques ont beaucoup contribué à la fertilité des sols, ce qui permit à l'agriculture de se développer et de maintenir possible l'alimentation des îles densément peuplées comme Java et Bali[15].

Par sa situation, l'Indonésie présente soit un climat tropical, avec alternance de saison humide et de saison sèche, soit un climat équatorial, sans variation ni de température, ni de pluviométrie, humide toute l'année. Les précipitations annuelles moyennes varient, à basse altitude, entre 1 780 et 3 175 millimètres jusqu'à, dans les régions montagneuses, 6 100 millimètres. Les régions montagneuses sont situées en particulier sur la côte ouest de Sumatra, l'ouest de Java, Kalimantan, Sulawesi et la Papouasie, et sont très arrosées. Le taux d'humidité est souvent très haut, avoisinant 80 %. La température moyenne varie peu au fil de l'année ; la température moyenne quotidienne à Jakarta varie entre 26 et 30 °C[16].

Géographie administrative[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Subdivisions de l'Indonésie.
Provinces d'Indonésie

L'Indonésie est divisée en une succession de quatre niveaux d'unités de gouvernement territoriales qui sont, en allant de la plus grande à la plus petite unité :

  • 1er niveau : la provinsi (province) ;
  • 2e niveau : le kabupaten (département) et la kota (ville) ;
  • 3e niveau : le kecamatan (district) ;
  • 4e niveau, selon la région ou la province : le kelurahan (commune), le desa (village), le gampong (village en Aceh), le nagari (village en pays minangkabau au Sumatra oriental), le kampung (village en Papouasie).

Espace très étendu et aux populations très variées, l'Indonésie est un État unitaire qui, en 1999, a accordé une certaine autonomie aux kabupaten (départements), qui sont par ailleurs des subdivisions des provinces. Ces dernières sont au nombre de 33 en 2007, 7 ayant été créées depuis 2000, généralement sur la base de spécificités culturelles et historiques. Les provinces d'Aceh, de Papouasie et de Papouasie occidentale ont reçu un statut d'autonomie spéciale qui leur donne une plus grande autonomie législative vis-à-vis du gouvernement central, par rapport aux autres provinces.

Provinces indonésiennes et leurs capitales

Nom indonésien entre parenthèses si différent du nom français

Sumatra

Java

Petites îles de la Sonde

Kalimantan

Sulawesi

Moluques

Nouvelle-Guinée occidentale

(1) Statut spécial. - (2) Province créée depuis 2000. - (3) Le Daerah Khusus Ibukota (DKI) est le territoire spécial de la capitale. - (4) Le territoire spécial de Yogyakarta est le territoire de l'ancien sultanat du même nom, qui doit son statut spécial au rôle joué par son sultan, Hamengkubuwana IX, lors du conflit qui a opposé de 1945 à 1949 la République d'Indonésie à l'ancienne puissance coloniale néerlandaise - (5) Statut spécial.

Faune, flore et environnement[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Faune de l'Indonésie et Flore de l'Indonésie.
L'orang-outan de Sumatra est une espèce menacée endémique en Indonésie

La taille de l'Indonésie, son climat tropical, et le fait que ce soit un archipel, donnent au pays le statut de seconde zone de biodiversité du monde (après le Brésil)[17]. Sa faune et sa flore mêlent espèces asiatiques et australasiatiques[18]. Anciennement reliées à l'Asie, les îles de plaque continentale de Sunda (Sumatra, Java, Bornéo et Bali) possèdent une riche faune asiatique. De grandes espèces comme les tigres, les rhinocéros, les orangs-outans, les éléphants ou les léopards étaient abondantes jusqu'à Bali à l'est du pays, mais le nombre et la répartition de ces espèces se sont fortement réduits. Les forêts couvrent environ 60 % du pays[19].

À Sumatra et Kalimantan, les espèces prédominantes y sont asiatiques. Néanmoins, les forêts des plus petites îles ou de celles plus densément peuplées comme Java, ont été largement remplacées par des zones d'habitation et d'agriculture. Sulawesi, Nusa Tenggara et les Moluques, ayant été séparées depuis plus longtemps des continents, ont développé une faune et une flore uniques[20],[21]. La Papouasie, ancienne partie de l'Australie, est lieu d'une faune et d'une flore uniques proches de celles de l'Australie, incluant par exemple plus de 600 espèces d'oiseaux[22].

L'Indonésie est seconde après l'Australie en termes de degré d'endémisme, avec par exemple 26 % des 1 531 espèces d'oiseaux ou 39 % des 515 espèces de mammifères étant endémiques[23]. Les 50 000 kilomètres de côtes de mers tropicales de l'Indonésie contribuent également au haut niveau de biodiversité du pays.
L'Indonésie abrite 47 grands écosystèmes naturels distincts où sont répertoriées environ 17 % des espèces de la planète ; probablement 11 % des plantes à fleurs, 12 % des mammifères et 37 % des poissons[24]. Parmi ces écosystèmes, figure une grande variété d'écosystèmes maritimes et côtiers comme des plages, des dunes, des estuaires, des mangroves, des récifs coralliens ou des vasières[25]. Le naturaliste anglais Alfred Wallace, décrivit une ligne de division entre la distribution des espèces asiatiques et australasiennes[26]. À l'ouest de cette ligne, connue sous le nom de ligne Wallace, les espèces sont asiatiques, et à l'est, elles sont de plus en plus australiennes. Dans son livre de 1869, The Malay Archipelago, Wallace décrit de nombreuses espèces uniques à cette région[26]. La région des îles se trouvant entre la ligne et la Nouvelle-Guinée est aujourd'hui appelée Wallacea[26].

La forte population et l'industrialisation rapide de l'Indonésie créent de nombreux problèmes environnementaux auxquels la priorité n'est pas donnée en raison de l'instabilité politique et du niveau de pauvreté du pays[27]. Les problèmes concernent entre autres la déforestation massive (souvent illégale) et les feux de forêt causant l'apparition de brume sèche au-dessus de l'ouest de l'Indonésie, de la Malaisie et de Singapour. Ils concernent également la surexploitation des ressources marines et les problèmes ayant trait à l'urbanisation et le développement économique rapides causant des problèmes de pollution de l'air, d'embouteillages, de gestion des déchets et de retraitement des eaux usées[27]. La perturbation écologique menace de nombreuses espèces indigènes dont 140 espèces de mammifères répertoriées par l'UICN parmi lesquelles 15 sont en danger critique[28]. L'Indonésie compte aujourd'hui 51 parcs nationaux[29].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de l'Indonésie.

Le 17 août 1945, Soekarno et Hatta, proclament l’indépendance de l'Indonésie, jusqu'alors appelée Indes néerlandaises. Après quatre années de conflit armé et diplomatique que les Indonésiens appellent Revolusi, les Pays-Bas reconnaissent l'indépendance de l'Indonésie le 27 décembre 1949, à l'exception de la Nouvelle-Guinée occidentale, dont le statut sera discuté ultérieurement.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Des restes fossilisés d’Homo erectus, connus sous le nom d'homme de Java, suggèrent que l'archipel indonésien était peuplé il y a 2 millions d'années[30],[31],[32]. Sur l'île de Florès fut retrouvée une espèce supposée d'hominidés aujourd'hui disparus : l'Homme de Florès (Homo floresiensis).

À l'époque de la glaciation de Würm, le niveau des mers est plus bas qu'aujourd'hui et l'archipel indonésien fait partie du continent asiatique. L'Indonésie est alors le lieu de passage des migrations qui, de 70 000 à 40 000 ans avant le présent, vont de l'Asie vers l'Australie. Plus tard, d'autres migrations ont lieu d'Australie vers ce qui est aujourd'hui la Nouvelle-Guinée.

Les migrations de population de langues austronésiennes, qui forment la majorité de la population moderne, commencent vers 2000 avant J.-C. depuis Taïwan vers les Philippines. Vers 1500 avant J.-C., d'autres migrations austronésiennes commencent vers l'Indonésie et le Pacifique[33].

Premiers royaumes[modifier | modifier le code]

La navigation et le commerce façonnèrent l'histoire de l'Indonésie (bas-relief à Borobudur réalisé aux alentours de l'an 800)

La position stratégique de l'Indonésie comme carrefour maritime favorise les liens entre les îles et le commerce avec l'Inde et la Chine[34]. Au Ier siècle de notre ère, l'ouest de l'Indonésie fait partie d'un réseau d'états portuaires qui commercent entre eux et avec l'Inde et la Chine. C'est ainsi que le clou de girofle, apporté en Inde par des commerçants de l'archipel indonésien et de là, acheminé au Moyen-Orient, y est connu dès l'Antiquité. Le centre de réseau est alors le royaume du Fou-nan, situé dans le sud de l'actuel Viêt Nam. Le déclin du Fou-nan déplace le centre de ce réseau vers le sud de Sumatra. Au VIIe siècle, la cité de Sriwijaya connaît un essor important grâce à son contrôle du commerce maritime dans le détroit de Malacca[35],[36]. Le commerce a depuis cette époque fondamentalement façonné l'histoire indonésienne[37],[38].

Dans le centre de Java, des conditions idéales pour l'agriculture et la maîtrise de la technique des rizières dès le VIIIe siècle permettent le développement d'une riziculture prospère[39]. Entre les VIIIe et Xe siècles, les souverains du centre de Java, dont les plus connus sont les dynasties Sailendra, bouddhiste, et Sanjaya, hindouiste, parviennent à la fois à respecter l'autonomie des villages et à construire de grands monuments religieux comme le temple bouddhiste de Borobudur et le complexe religieux hindouiste de Prambanan. On est dans ce que l'on appelle la « période classique indonésienne ».

À la fin du Xe siècle, le centre du pouvoir s'est déplacé du centre à l'est de Java. Là aussi, une agriculture prospère fait de l'île le grenier à riz de l'archipel, assurant la puissance des royaumes successifs de Kediri, Singasari et finalement Majapahit, fondé à la fin du XIIIe siècle. Sous le règne de Hayam Wuruk (règne 1350-89), ce dernier est la puissance dominante de l'archipel. Cette période est souvent mentionnée comme étant « l'âge d'or » de Java[40].

Royaumes musulmans[modifier | modifier le code]

Les marchands musulmans de Perse, d'Inde et de Chine abordent dans les ports de l'archipel indonésien. Sans doute au XIIIe siècle, des princes du nord de Sumatra se convertissent à l'islam, désireux de s'intégrer dans ce réseau commercial[41],[41]. Majapahit commerçait avec des royaumes musulmans indiens, comme celui de Gaur. On sait qu'au xive siècle, des personnages importants du royaume hindou-bouddhique de Majapahit, sans doute membres de la famille royale, se convertissent à l'islam. L'essor du commerce à l'intérieur même de l'archipel se traduit par la diffusion de l'islam[42]. Les XVe et XVIe siècles voient ainsi l'essor des États côtiers musulmans, dont le plus prospère est Malacca sur la péninsule Malaise, qui devient le plus grand port d'Asie du Sud-Est. À Java, les principautés de la côte nord, le Pasisir, souvent fondées par des Chinois musulmans, qui s'affranchissent peu à peu de leurs suzerains hindou-bouddhique de Majapahit. Le plus puissant d'entre eux est Demak.

À la fin du XVIe siècle, une nouvelle puissance du centre de Java, le royaume de Mataram, entreprend la conquête de ces cités portuaires musulmanes. Il oblige les cités côtières à détruire leur flotte et interdit le commerce maritime. Ce royaume se proclame l'héritier de Majapahit[42]. Sous Mataram s'épanouit une culture de cour dont les références continuent d'être les modèles représentés par les grandes épopées indiennes du Mahabharata et du Ramayana. Dans la partie orientale de Java, la principauté de Blambangan échappe au contrôle de Mataram et est vassale de Bali. Ces princes, hindouistes, seront contraints en 1770 de se convertir à l'islam par les Hollandais, soucieux de soustraire l'est de Java à l'influence balinaise[43]. Au XVIIe siècle, dans le nord de Sumatra, sous le règne d'Iskandar Muda, le sultanat d'Aceh entreprend la conquête des régions côtières de l'île, aussi bien de l'est sur le détroit de Malacca, que de l'est sur l'océan Indien. Dans l'est de l'archipel, sous le sultan Hasanuddin, le royaume de Gowa, dont les souverains se sont convertis à l'islam en 1605, soumet l'une après l'autre chaque principauté du sud de Sulawesi.

Déclin des royaumes indonésiens et essor de la puissance néerlandaise[modifier | modifier le code]

Les Portugais, qui ont pris Goa en Inde en 1510, conquièrent Malacca en 1511. Ils sont dirigés par Francisco Serrão et cherchent à monopoliser les sources de noix de muscade, de clou de girofle et de cubèbe dans les Moluques[44]. Ils signent dans le port de Kalapa un traité de paix avec le royaume sundanais de Pajajaran[45],[46]. S'appuyant sur leur base de Malacca, ils passent des alliances avec les princes moluquois et établissent des postes de commerce, des forts et des missions dans les Moluques, principalement sur Ambon, Ternate et les îles Solor. En 1575, ils sont exclus de Ternate par les indigènes.

En 1596, l'explorateur néerlandais Cornelis de Houtman parvient avec une flotille à Sumatra et Banten. Alors que les chroniques orangistes font d'emblée de cette expédition le début de l'aventure hollandaise en Indonésie, les sources malaise et javanaise ne font pratiquement pas mention de cette rencontre qui offre peu d'intérêt de leur côté, ce qui souligne la vision européocentriste de ces expéditions[47]. En 1602, le parlement néerlandais donne à la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (VOC) le monopole des activités commerciales et coloniales en Indonésie, prenant ainsi à revers le pouvoir hispanique de Philippe II d'Espagne sur son côté asiatique. À partir de 1605, ils expulsent les Portugais d'Ambon, des Moluques du Nord et des îles Banda[48]. Les Portugais restent établis au Timor oriental mais laissent aux Moluques une certaine influence culturelle (langue, arts). En 1619, la VOC conquiert la ville de Jayakarta, à l'ouest de Java, où ils fondent la ville de Batavia (aujourd'hui Jakarta). La Compagnie prend le contrôle de la politique javanaise et combattent le sultanat de Mataram et le sultanat de Banten. Elle parvient, contrairement aux Portugais, à contrôler le commerce d'épices dans l'archipel. Elle utilisa la division des petits royaumes javanais pour s'établir de manière permanente dans ce qui devint l'une des plus riches possessions coloniales du monde[49].

Dans la deuxième moitié du XVIIe siècle, après la mort du Sultan Agung, Mataram est miné par les guerres de succession et doit céder petit à petit des territoires aux Hollandais. Ceux-ci défont Gowa en 1664 et contrôlent désormais l'est de l'archipel. À la fin du XVIIIe siècle, la VOC contrôle également toute la côte nord de Java.

Fabrique de thé à Batavia dans les années 1860

En 1800, la VOC est dissoute pour banqueroute. De 1808 à 1811, Herman Willem Daendels devient gouverneur-général des Indes orientales néerlandaises, nommé par Louis Bonaparte, roi des Pays-Bas, et réforme l'administration coloniale. Le britannique Thomas Stamford Raffles devient lieutenant-gouverneur de Java de 1811 à 1814. En 1824, par le traité de Londres entre les Britanniques et les Néerlandais, le contrôle des territoires revendiqué au sud de Singapour revient aux Néerlandais. Le monde malais se retrouve divisé en deux.

Entre 1825 et 1830, la guerre de Java met aux prises le gouvernement colonial avec une partie de l'aristocratie javanais, dirigée par le prince Diponegoro. Celle-ci prend fin grâce à l'arrestation de Diponegoro. Les Hollandais peuvent alors mettre en place le cultuurstelsel, un système d'agriculture forcée orienté vers les cultures commerciales. Ce système enrichi considérablement les Pays-Bas. Les paysans indonésiens sont alors obligés, 60 jours par an, de travailler pour le gouvernement. Le système sera aboli en 1870. En 1901, les Néerlandais lancent ce qu'ils nomment la politique éthique. Elle inclut des réformes politiques mineures et l'éducation des populations indigènes.

La paix à Java permet également aux Hollandais de soumettre progressivement les différents États princiers du reste de l'archipel, à Sumatra, dont notamment le sultanat d'Aceh, mais aussi à Bornéo et dans les Petites îles de la Sonde. En 1908, la fin de la conquête de Bali et de la guerre d'Aceh parachève la formation des Indes néerlandaises.

Contrairement aux autres puissances coloniales, les Néerlandais n'ont pas laissé d'héritage linguistique dans leur colonie au point qu'actuellement pas un Indonésien sur dix mille ne pratique le néerlandais.

Le mouvement national[modifier | modifier le code]

On considère que la création, cette même année, du Budi Utomo par de jeunes nobles javanais marque le début du mouvement national indonésien. Un « Serment de la Jeunesse » est prononcé en 1928, émettant le vœu de créer une patrie indonésienne. Le débarquement en 1942 des Japonais dans les Indes orientales néerlandaises en pleine Seconde Guerre mondiale est accueilli par la majorité du mouvement nationaliste avec l'espoir d'obtenir l'indépendance.

La « Révolution »[modifier | modifier le code]

Soekarno, le premier président de l'Indonésie

Durant la plus grande partie de la période coloniale, le contrôle néerlandais était réduit. C'est seulement au début du XXe siècle que la domination néerlandaise s'étendit dans les frontières actuelles de l'Indonésie. L'invasion du territoire puis son occupation par les Japonais lors de la Seconde Guerre mondiale, dont les pertes humaines sont estimées à quatre millions de morts, mit fin à cette domination et encouragea le mouvement pour l'indépendance de l'Indonésie autrefois étouffé[50],[51]. Deux jours après la reddition du Japon, le 17 août 1945, Soekarno et Mohammad Hatta proclament l'indépendance du pays et deviennent respectivement le premier président et le premier vice-président du pays. Les Pays-Bas tentent alors de rétablir leur pouvoir, s'ensuit alors une lutte armée et une lutte diplomatique appelée Revolusi. Celle-ci s'achève le 27 décembre 1949 avec la création de la République des États-Unis d'Indonésie, les Pays-Bas reconnaissent l'indépendance partielle du pays. Le 17 août 1950, le gouvernement proclame le retour à l'état unitaire. La Nouvelle-Guinée occidentale ne sera incorporée à la nouvelle république d'Indonésie qu'en 1962 à la signature de l'accord de New York[52],[53].

La période Soekarno[modifier | modifier le code]

Les années 1950 sont marquées par de nombreuses rébellions séparatistes : Darul Islam pour la création d'un état islamique en Indonésie, la constitution de la République des Moluques du Sud, les mouvements de la Permesta à Sulawesi du Nord et du PRRI à Sumatra occidental. En 1955 se tiennent les premières élections parlementaires. En 1957, Soekarno dissout l'assemblée constituante issue des élections de 1955 et établit la « démocratie dirigée ». En 1955 se tient également la conférence de Bandung. L'Indonésie est un des plus fervents défenseurs du principe de non-alignement et d'indépendance du tiers monde. Soekarno est obligé de composer avec deux formations importantes dans les pays : les forces militaires et le parti communiste indonésien (PKI)[54].

Soeharto prend le pouvoir en 1966 et le garde plus de 30 ans

La période Soeharto[modifier | modifier le code]

Dans les années 1960, les tensions montent dans la population, et plus encore dans l'armée entre conservateurs et procommunistes. Le 1er octobre au matin, un officier de la garde présidentielle, le lieutenant-colonel Oentoeng, annonce qu'un complot fomenté par l'armée contre Soekarno a été déjoué. La nuit précédente, six des principaux généraux de l'armée de terre indonésienne ont été tués sur la base aérienne de Halim. Le général Soeharto, qui commande le corps du KOSTRAD, organise la répression contre ce que l'armée de terre va s'empresser d'appeler GErakan September TigAPUluh, c'est-à-dire le "Mouvement du 30 septembre 1965" (sur lequel est créé l'acronyme évocateur de Gestapu). Soeharto ordonne la dissolution du PKI, que l'armée accuse d'avoir organisé ce qu'elle qualifie de tentative de coup d'État[55],[56],[57]. Le nombre de victimes des massacres qui s'ensuivent est estimé entre 500 000 et 1 million de personnes[58],[59].

En mars 1966, Soeharto force Soekarno, dont la force politique est affaiblie à lui transférer le pouvoir. Celui-ci est nommé officiellement président en mars 1968 avec le soutien du gouvernement américain[60],[61],[62]. Pendant les trente années suivantes, Soeharto exerce un pouvoir dictatorial. Le pays connaît une relative stabilité politique et amorce néanmoins un développement économique, d'abord grâce aux revenus du pétrole puis, avec la chute du prix du brut en 1986, grâce à une politique de libéralisation qui provoque un essor de l'investissement étranger.

La construction démocratique[modifier | modifier le code]

En 1997 et en 1998, l'Indonésie est le pays le plus touché par la crise économique asiatique[63]. Comme les autres pays asiatiques, l'Indonésie fait face à un afflux massif de capitaux étrangers[64] qui se retirent ensuite, déstabilisant la monnaie puis l'économie des pays[65].

La dévaluation de la roupie indonésienne, est alors suivie de celle du ringgit malais puis du peso philippin et des monnaies de Corée du Sud, Taïwan, Singapour et Hong Kong, avec la fin au système de change fixe ou quasi-fixe qui régnait depuis des décennies dans ces pays.

Le mécontentement populaire s'amplifie et mène aux émeutes de Jakarta de mai 1998[66],[67]. Soeharto démissionne et son vice-président, B. J. Habibie, devient président.

En août 1999 se tient à Timor oriental un référendum proposant à la population du territoire une autonomie régionale dans le cadre d'un maintien dans la République d'Indonésie. Près de 80 % des votes refusent la proposition. Après 25 ans d'occupation militaire par l'Indonésie qui fut marquée par la condamnation par la communauté internationale de la répression brutale qui y sévissait[68],[69], les Timorais de l'Est expriment leur souhait d'un détachement de l'Indonésie. Cette même année se tiennent les premières élections démocratiques d'Indonésie depuis 1955. Celles-ci voient la victoire d'Abdurrahman Wahid, destitué en 2001. Sa vice-présidente, Megawati Soekarnoputri, la fille de Soekarno, est élue présidente.

Susilo Bambang Yudhoyono.

Depuis 2000, l'Indonésie fait face à une vague d'attentats terroristes islamistes dont l'attentat du Jakarta Stock Exchange en 2000 et l'attentat de Bali en 2002. En 2004, grâce à un amendement de la constitution, se tient la première élection présidentielle au suffrage direct. Susilo Bambang Yudhoyono est élu président.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de l'Indonésie.

Données synthétiques[modifier | modifier le code]

Lors de recensement national de 2000, la population indonésienne était de 206 millions de personnes[70]. En 2006, le Bureau Central Indonésien des Statistiques et Statistics Indonesia l'ont estimé à 222 millions de personnes[71]. Des estimations récentes estiment le nombre d'habitants de l'Indonésie à plus de 240 millions[72]. 130 millions de personnes vivent sur Java, l'île la plus peuplée du monde[11].

La plupart des Indonésiens descendent des populations de langue austronésiennes originaires de Taïwan. L'autre origine majeure de la population est la Mélanésie, à l'est de l'Indonésie[8],[73],[74]. Se fondant sur les déclarations des intéressés, le recensement de 2010 dénombre plus de 1 100 groupes ethniques[75]. Les linguistes dénombrent plus de 700 langues [76]. La population la plus représentée en Indonésie est l'ethnie javanaise, qui représente 45 % de la population et qui est politiquement et culturellement dominante[72],[77]. Après les Javanais, ce sont les Sundanais, les Malais et les Madurais qui sont les plus nombreux. Il existe un sentiment national indonésien qui cohabite avec des identités régionales maintenues farouchement[78]. La société est globalement stable même si des tensions religieuses, culturelles ou sociales ont pu mener à des moments de violence intenses (à la suite de la transmigrasi par exemple)[79],[80],[81]. Les Chinois sont souvent décrits comme une minorité très influente[82]. Ils passent pour contrôler la majorité des commerces privés et de la richesse du pays[83],[84]. Cette perception provoque un fort ressentiment envers eux et même des violences anti-chinoises[85],[86],[87],[88]. L'économiste indonésien George Aditjondro a démontré que ce n'était là qu'une construction[89].

Religions[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Religion en Indonésie.

Si la liberté de religion est stipulée dans la constitution indonésienne, le gouvernement ne reconnaît officiellement que six religions : l'islam, le protestantisme, le catholicisme, l'hindouisme, le bouddhisme et le confucianisme[90],[91]. Lors du recensement officiel de 2000, 86,1 % de la population professe l'islam[72], ce qui fait de l'Indonésie le pays comptant le plus de musulmans dans le monde. 8,7 % de la population se déclare chrétienne (dont les deux tiers protestants), 3 % hindoue et 1,8 % bouddhiste ou autre. La plupart des Indonésiens hindous sont balinais[92]. La plupart des bouddhistes d'aujourd'hui sont des Indonésiens d'origine chinoise[93]. Si l'hindouisme et le bouddhisme sont aujourd'hui deux religions minoritaires en Indonésie, elles ont eu beaucoup d'influence dans le passé et ont défini des aspects de la culture du pays. Le plus ancien État musulman attesté est le sultanat de Pasai dans le nord de Sumatra, dont le premier souverain, Malik as-Salih, est décédé en 1297. L'islam est arrivé en Indonésie avec des marchands musulmans d'origine arabe, indienne et chinoise[94]. L'intégration de l'archipel dans un réseau marchand contrôlé par des musulmans s'est traduite à la fois par un essor du commerce entre les îles, et une diffusion de la nouvelle religion. Celle-ci est progressivement devenue la religion dominante. La religion catholique romaine a été importée par les premiers colons et les missionnaires portugais[95],[96]. Le protestantisme a lui été apporté par les missionnaires luthériens et calvinistes néerlandais lors de la période coloniale[97],[98],[99]. Une forte proportion de Javanais abangan, d'hindous balinais et de Dayaks chrétiens pratiquent leur religion de manière syncrétique, influencée par les coutumes et les croyances locales[100],[101].

Langues[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Langues d'Indonésie.

La langue officielle de l'Indonésie est l'indonésien, enseignée dans les écoles et parlée par presque tous les Indonésiens. C'est la langue utilisée dans le commerce, la politique, les médias nationaux, l'école et les universités. C'est une forme du malais, un groupe de langues très proches les unes des autres au point de permettre une certaine intercompréhension. La norme officielle pour l'indonésien est le malais de Riau. En réalité, l'indonésien a adopté de nombreux mots de différentes langues régionales, notamment du javanais mais aussi du sundanais.

Le malais était la lingua franca dans l'archipel indonésien, comme en témoignent les Européens qui arrivent dans la région au début du XVIe siècle, notamment l'Italien Antonio Pigafetta, qui accompagnait Magellan dans son périple. Le malais était la langue que les Hollandais utilisaient pour s'adresser aux indigènes. C'était aussi une des langues de l'administration. L'indonésien est toutefois distinct de ce malais véhiculaire. Il a été promu par les nationalistes dans les années 1920 et a été déclaré langue officielle en 1945.

L'indonésien se caractérise en fait par une diglossie dans laquelle on peut distinguer un niveau formel, que certains linguistes appellent "élevé", et un niveau informel, qualifié de "bas"[102]. Dans les situations de la vie courante, c'est le niveau informel qui est utilisé, mais il est déconseillé aux étrangers d'y recourir s'ils ne maîtrisent pas les deux niveaux de langues, car des impairs peuvent être commis. En outre, socialement, la difficulté est de comprendre à partir de quel moment on peut passer du registre formel à l'informel.

Par ailleurs, la plupart des Indonésiens parlent également l'une des langues parmi les plusieurs centaines de langues locales (bahasa daerah) existantes, souvent comme langue maternelle. Parmi ces langues, la plus parlée est le javanais, suivie par le sundanais[72]. En Nouvelle-Guinée, il existe, en plus de ces langues, 500 langues papoues ou austronésiennes parlées. Après la période coloniale, des Indonésiens parlent encore aujourd'hui le néerlandais (30 000 locuteurs en 2007, souvent âgés de plus de 65 ans). Deux créoles néerlandais presque éteints se sont également formés sur l'archipel : le petjo (ou pecok) et le javindo.

En tout, il existe 742 langues différentes en Indonésie dont certaines sont éteintes ou en voie de disparition[103].

Enfin, l'anglais est très répandu dans les zones touristiques. Il y a sans doute deux ou trois millions d'anglophones en seconde langue.

Société[modifier | modifier le code]

Fêtes et jours fériés[modifier | modifier le code]

Les jours fériés en Indonésie, en dehors de la fête de l'Indépendance, reflètent la diversité religieuse et culturelle du pays et le respect des coutumes de celles-ci, indépendamment de la taille de la population concernée.

Fêtes et jours fériés en 2009
Date Nom
1er janvier Jour de l'an
20 janvier Satu Muharram (premier jour du mois de Muharram, nouvel an musulman)
26 janvier Imlek (nouvel an chinois)
9 mars Maulud (naissance de Mahomet)
18 mars Nyepi (jour du Silence hindouiste)
10 avril Vendredi saint
2 mai Waisak (jour de l'Éveil du Bouddha)
21 mai Ascension
17 août Fête de l'Indépendance
20 juillet Isra Mi'raj (ascension de Mahomet)
21 septembre Idul Fitri (fin du Ramadan)
28 novembre Idul Adha (fête du Sacrifice)
25-26 décembre Noël
29 décembre Muharram (premier jour du mois de Muharram, nouvel an musulman)
Note : la date du nouvel an chinois est calculée sur le calendrier chinois, celles du Nyepi hindouiste et du Waisak sur le calendrier Saka et celles des fêtes musulmanes sur le calendrier musulman, distincts du calendrier grégorien. Elles varient donc d'une année sur l'autre.

Système éducatif[modifier | modifier le code]

Écolier indonésien en uniforme
Article détaillé : Éducation en Indonésie.

Il n'y a pas de crèches publiques en Indonésie. Les écoles maternelles (taman kanak-kanak) existent et accueillent les enfants à partir de 5 ans. Les enfants y restent 2 ans mais celles-ci sont très rares. L'école primaire (sekolah dasar) commence à l'âge de 7 ans et dure 6 ans. Les cours ont généralement lieu le matin. À l'école primaire succède un premier cycle secondaire de 3 ans dans les sekolah menengah pertama. L'instruction est obligatoire jusqu'à la fin de ce premier cycle[104]. Le deuxième cycle en sekolah menengah atas, également d'une durée de 3 ans, s'atteint après le passage d'un examen. Les élèves peuvent y suivre différents cursus : cours préparatoires pour l'université, formation professionnelle ou formation d'instituteur.

Avant le début de la crise économique asiatique, le taux de scolarisation dans les écoles primaires était de 90 % mais il a chuté depuis[105]. L'école a beau être obligatoire, elle engendre des frais pour les familles (l'uniforme entre autres), ce qui empêche les plus pauvres d'y accéder[106]. Moins de la moitié des jeunes Indonésiens accèdent au cycle secondaire[106]. L'accès à l'université, publique ou privé, nécessite le passage d'un examen difficile[105]. Peu d'Indonésiens y accèdent. Les femmes représentent environ la moitié de la population universitaire[105]. Les frais de scolarité étant très élevées, celles-ci sont globalement concentrée sur Java[106].

Les cours de religion (agama) sont obligatoires dès l'école primaire. Ils correspondent à la religion de chacun, les musulmans étudiant par exemple l'islam et la langue arabe[105]. Les écoles privées, dépendant généralement de mosquées ou d'églises, sont très prisées bien que chères, car le niveau d'enseignement y est plus élevé[106].

En 2006, 17,2 % du budget de l'état était considéré à l'éducation, ce qui est moins que ce qui est stipulé par la Constitution (20 %)[104],[107]. Le taux d'alphabétisation du pays est de 87,9 %[72]. Si l'école est obligatoire en Indonésie, le travail des enfants existe encore dans le pays (avec près de 700 000 enfants domestiques à Jakarta)[108].

Santé[modifier | modifier le code]

Dans les grandes villes indonésiennes, il y a généralement des hôpitaux et des centres de soin publics ainsi que des cliniques privées. Dans les endroits reculés, ce sont les puskesmas (de Pusat Kesehatan Masyarakat, ou Centre de Santé Populaire), qui accueillent les patients. L'accès aux soins est gratuit dans les centres publics mais pas les médicaments ou la nourriture durant la période des soins.

La qualité des soins dans le pays est dépendante de l'aide internationale. L’Organisation mondiale de la santé et le gouvernement ont mis en place une campagne de vaccination contre la tuberculose qui tue 175 000 personnes par an[109]. L'Indonésie est le deuxième pays d'Asie ayant le plus grand nombre de nouveaux cas de lèpre par an[110]. La propagation du SIDA y est actuellement très rapide[111]. Les problèmes d'eau potable et de qualité de l'air ont un effet très néfaste sur la santé[112]. Entre 2004 et 2007, des mesures importantes ont été mises en place contre la grippe aviaire.

Le tabagisme est très répandu en Indonésie et pèse commercialement pour 1,2 % du produit intérieur brut[113]. Les Indonésiens consacrent en moyenne 3,2 fois plus d'argent au tabac qu'aux dépenses de santé[113], entre autres pour l'achat des cigarettes locales : les kreteks aromatisés au clou de girofle.

La médecine traditionnelle a encore une place prépondérante dans la société indonésienne. La mortalité infantile est élevée dans l'archipel (39/1000) même si une politique de formation de sages-femmes a été mise en place[109]. L'espérance de vie en Indonésie est de 63 ans[109].

Arts et culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture indonésienne.

Les différents groupes ethniques d'Indonésie possèdent chacun une riche tradition. Le régime de Soeharto s'est efforcé de construire des « cultures régionales » (kebudayaan daerah) sur la base des provinces[114]. Cette action créait des artifices comme la « culture du Java oriental », la « culture du Kalimantan oriental » ou la « culture du Sulawesi du Nord », sans tenir compte d'une réalité culturelle plus complexe. En effet, une même province peut abriter différentes cultures traditionnelles, comme au Java oriental, où on peut au moins distinguer, si l'on se limite au critère linguistique, une culture de Banten, une culture betawi (Jakartanais « autochtones »), une culture sundanaise et une culture de Cirebon. Inversement, une même culture peut couvrir plus d'une province, comme la culture malaise, qu'on trouve dans les provinces de Sumatra du Nord, Riau et Jambi à Sumatra ainsi qu'à Kalimantan occidental et du Sud à Bornéo.

Depuis la démission de Soeharto en 1998, diverses régions d'Indonésie essaient de promouvoir leur culture traditionnelle, en ne prenant plus comme référence le cadre administratif mais tout simplement le nom de la suku (« ethnie »). Il existe ainsi maintenant des organisations comme l'Institut de la culture minahasa, nom dans lequel se reconnaît un groupe de populations de la province de Sulawesi du Nord.

Architecture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Architecture indonésienne.

L'architecture indonésienne, à l'instar des autres aspects de la culture indonésienne, a emprunté à de nombreuses sources : indienne puis chinoise et arabe et enfin européenne, tout en gardant son génie propre. À Java, l'architecture religieuse s'est développée dès le VIIIe siècle, laissant des monuments, imposants témoignages du passé, comme Borobudur (temple bouddhiste) ou Prambanan (complexe de temples hindouistes)[115].

C'est à partir du XVe siècle que les mosquées sont apparues et se sont répandues dans le pays[116]. Il existe également en Indonésie, et particulièrement sur Java, de nombreux palais royaux (kraton) ou princiers (puro ou dalem)[117]. L'architecture coloniale se développe à partir du XVIe siècle[118].

Certaines architectures sont néanmoins traditionnelles et n'ont été que peu influencées par l'extérieur : chez les Bataks, les Minangkabaus, les Dayaks, les Torajas ou encore les Danis.

Aujourd'hui, le modernisme architectural a fait son entrée en Indonésie. Il fut introduit par Soekarno, ingénieur civil de formation, qui approuva et lança de grands projets architecturaux comme la mosquée Istiqlal, le Bung Karno Stadium ou le Monumen Nasional[119].

Artisanat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Artisanat indonésien.

L'artisanat, à l'instar de l'art indonésien, reflète la diversité du pays. Certains auteurs distinguent les trois catégories suivantes[120] :

  • l'artisanat issu d'un art tribal dans lequel les ouvrages ont une dimension religieuse ;
  • l'artisanat de Java et Bali, mélange d'art bouddhique et d'art hindouiste ;
  • l'artisanat influencé par l'islam, qui a beaucoup influencé les arts locaux mais qui reste moins important étant donné que les représentations humaines et animales y sont interdites.

Il est plus simple de parler d'un artisanat traditionnel dans lequel les gens produisent les objets nécessaires à leur vie quotidienne, matérielle et spirituelle.

Un kriss et son étui.

La plupart des œuvres ont aujourd'hui perdu leur dimension spirituelle au profit d'une dimension économique et touristique[120].

Garuda balinais en bois.

La forme artisanale la plus répandue d'Indonésie est celle du textile : l’ikat (tissage d'étoffes avec des motifs originaire de Nusa Tenggara mais répandu dans tout l'archipel), le songket (étoffe de soie entremêlées de fils d'or et d'argent), le tapis de Lampung ou encore le fameux batik (dessin avec de la cire et de la teinture sur les étoffes) javanais. La poterie indonésienne est brute et naïve sur Lombok, très influencée par la céramique chinoise dans la région de Singkawang. Elle très influencée par l'Occident et vernie sur Bali. La vannerie est très développée sur Lombok et chez les Dayaks avec des techniques de tissage du rotin traditionnelles. Les Torajas pratiquent le travail des perles alors que chez les Dayaks et sur Lombok, on travail les cauris, petits coquillages de grande valeur.

La sculpture sur bois est également très répandue en Indonésie[120]. Ces sculptures avaient originellement pour but de protéger les maisons contre les mauvais esprits. Cette fonction est toujours présente. À Java par exemple, il existe un couple de figurines en bois, les loro blonyo, qu'on expose lors d'un mariage à l'écart des mariés pour attirer sur eux les esprits malfaisants, ou à l'entrée d'une maison pour accueillir les visiteurs. À Nias, Sumba, dans le pays toraja et dans les villages ngaju et dusun à Kalimantan, les statues de bois représentant les ancêtres participent encore pleinement à la vie religieuse des communautés[120]. Sur de nombreuses îles, des objets utilitaires sont sculptés en bois : des récipients en bambou à Sulawesi ou des bols en bois laqué à Sumatra par exemple. À Bali et Java en particulier, la fabrication de meubles ornés est très développée, notamment les meubles en teck (jati), très recherchés. Les masques en bois sculptés sont très fréquemment utilisés lors de rites communautaires ou dans le théâtre.

Le travail du bronze en Indonésie a été introduit par la culture Dong Son (VIIIe-IIIe siècles avant J.-C.)[120]. L'apparition du travail du fer est plus tardif, en partie en raison de la rareté du minerai local, essentiellement d'origine météorique. À Java et dans les autres îles de l'ouest de l'archipel, on fabrique des kriss, dagues d'apparat à la lame droite ou sinueuse richement travaillées. La région d'Aceh est spécialisée dans la bijouterie, surtout dans le travail de l'or. À Bali, les bijoux sont davantage en argent. Le quartier de Kota Gede à Yogyakarta, à Java, est spécialisé dans la création d'argenterie et principalement, d'argenterie de table.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cinéma indonésien.
Le réalisateur indonésien Nurman Hakim (g.) au festival du film asiatique de Vesoul en 2009

Le premier film réalisé en Indonésie était un film muet, Loetoeng Kasaroeng, réalisé en 1926 par les réalisateurs néerlandais G. Kruger et L. Heuveldorp[121]. Il fut tourné à Bandung avec des acteurs locaux. Depuis lors, des centaines de films ont été produits par l'Indonésie[122]. Durant l'occupation japonaise, l'industrie cinématographique indonésienne a été réquisitionné comme outil de propagande. Le gouvernement de Soekarno, le cinéma était utilisé pour diffuser des messages nationalistes et anti-Occident. L'importation de films étrangers était illégale. Durant l'ère Soeharto, la censure régissait la diffusion d'œuvres cinématographiques[123].

Dans les années 1980, le cinéma indonésien connaît son âge d'or avec entre autres le succès des comédies de la Warkop. Le début de l'import de films étrangers dans les années 1990 fit perdre une partie de leur succès aux films locaux. Le nombre de films locaux produits passa de 115 en 1990 à 37 en 1993[124]. L'essor de la contrefaçon et de la télévision contribua également à ce déclin. Les films alors produits sont surtout des séries B pour adultes, des vidéofilms et des téléfilms.

Dans l'Indonésie post-Soeharto, le cinéma indépendant connaît un nouveau départ. Le premier vidéofilm d'animation indonésien, Beauty and Warrior, sort en 2002. En 1998, le festival international du film de Jakarta (JiFFest) voit le jour.

Il existe quelques complexes cinématographiques en Indonésie ainsi que de nombreuses salles indépendantes. Le film étranger le plus célèbre se passant en Indonésie est le film australien L'Année de tous les dangers de Peter Weir sorti en 1982.

Danse[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Danse indonésienne.
Danseuse représentant Sītā dans le ballet du Ramayana dans le temple de Prambanan à Java

Quand on parle de « danse indonésienne », il faut distinguer deux choses : les danses traditionnelles (religieuses, protocolaires, rituelles ou de cérémonies), qui sont propres à un groupe donné, et la danse au sens moderne, qui touche l'ensemble de l'Indonésie.

Parmi les danses modernes, on trouve le dangdut et le poco-poco. À Bali comme à Java, les danses traditionnelles peuvent avoir une fonction religieuse mais aussi cérémonielle. Ainsi, le pendet balinais ou le bedhaya javanais ont une fonction spirituelle[125],[126], alors que le legong balinais ou le serimpi javanais ont un rôle cérémoniel[127],[128]. Les Minahasa du nord de Sulawesi pratiquent des danses en partie d'origine européenne comme le katrili ou quadrille et la polineis ou polonaise, résultat d'une influence qui remonte à l'époque de la colonisation de l'archipel[129].

À Java, on reconnaît quatre écoles de danses de cour : celles du kraton de Surakarta, du kraton de Yogyakarta, du Puro Mangkunegaran (cour princière « mineure » de Surakarta) et du Puro Pakualaman (cour mineure de Yogyakarta).

La danse est souvent mêlée au théâtre de marionnettes et à la musique dans les spectacles indonésiens[130].

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cuisine indonésienne.

La gastronomie indonésienne n'existe pas en tant que telle, il s'agit plutôt d'un ensemble de gastronomies régionales. L'influence des cuisines étrangères a fait changer la cuisine indonésienne au fil du temps. C'est tout d'abord la cuisine indienne qui l'a influencée, puis la cuisine chinoise. Enfin, ce sont les cuisines espagnole et portugaise puis finalement néerlandaise qui l'ont influencée. Elle est assez proche de la cuisine malaisienne[131],[132].

Le riz compose la base de la cuisine indonésienne[133]. Parmi les préparations indonésiennes les plus connues, on trouve le saté, le rendang, le bakso ou encore les krupuk. De nombreux ingrédients locaux agrémentent la cuisine indonésienne : le lait de coco, le piment (sambal), la cacahuète (sauce saté), le soja (tofu et tempeh). Les fruits locaux y sont consommés tels quels ou préparés : le mangoustan, le ramboutan, le fruit du jacquier, le durian et la banane.

Les Indonésiens consomment peu de porc (babi) étant donné la prédominance de la religion musulmane dans le pays. Les plats avec du poulet (ayam), du canard (bebek), du bœuf (sapi) ou du poisson (ikan) sont, eux, très communs.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Wayang kulit côté spectateur
Article détaillé : Théâtre indonésien.

Le théâtre indonésien traditionnel englobe les spectacles de danse scénarisée, le théâtre masqué balinais et plus généralement le wayang.

Le wayang est un spectacle de marionnettes traditionnelles. Le wayang kulit est un théâtre d'ombre avec des marionnettes plates en cuir. Il a un aspect rituel et dure plusieurs heures (initialement toute une nuit) lors d'évènements importants : fête du village, mariages[134],[135]… Il est surtout présent sur Java. Le wayang golek est un spectacle de marionnettes en bois vraisemblablement apparu vers le XVIIe siècle dans les royaumes musulmans certainement sous l'influence chinoise[136].

À la suite du processus de démocratisation, un théâtre à l'occidentale commence à se développer dans le pays.

Littérature et poésie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Littérature indonésienne.
Le bissu Puang Matoa, qui a participé au spectacle de Bob Wilson, La Galigo

De nombreux peuples d'Indonésie ont une littérature relativement ancienne.

Les Balinais et les Javanais ont une tradition commune au moins jusqu'au XVIe siècle[137]. Avant le XVe siècle, cette littérature est écrite dans une langue qu'on appelle vieux-javanais. Le texte le plus important de cette période est le Nagarakertagama, une épopée écrite par Mpu Prapanca en 1365 qui fait l'éloge du roi Hayam Wuruk de Majapahit. Au XVIe siècle, cette littérature s'écrit dans une langue qu'on appelle moyen-javanais[138]. Le principal texte de l'époque est le Pararaton, une chronique qui décline la généalogie des rois de Singasari et Majapahit[139].

À la fin du XVIIIe siècle, la conversion à l'islam du dernier prince hindou de Blambangan sous la pression des Hollandais sépare Bali de Java[140]. À cette époque, la langue javanaise a déjà sa forme moderne. Les quelque 70 années de paix relative qui sépare la fin des guerres de successions javanaises de la guerre de Java (1825-30) vont voir éclore dans les cours royales et princières un renouveau littéraire. Le monument littéraire de cette époque est la Serat Centhini, épopée mystique et paillarde de 200 000 vers écrite aux alentours de 1814 à la demande d'un prince de Surakarta[141].

Dans l'ouest de Java, les Sundanais possèdent une littérature dans leur propre langue[142]. Les Bugis et les Makassar du sud de Sulawesi ont une tradition littéraire surtout faite d'épopées, dont le célèbre La Galigo (littérature Bugis) mis en scène par Bob Wilson en 2004.

Dans l'ouest de l'archipel indonésien, l'essor de l'islam au xve et au XVIe siècle se traduit par la floraison d'une littérature en malais d'inspiration religieuse, mais aussi héroïque. La poésie en malais s'est constituée autour de la forme du pantun[143].

L'auteur contemporain le plus connu d'Indonésie est certainement Pramoedya Ananta Toer qui a reçu en 1995 un prix Ramon Magsaysay[144]. Parmi les écrivains indonésiens modernes connus internationalement, on peut citer Chairil Anwar (poète de l’Angkatan '45 ou « Génération 45 »), Taufiq Ismail (poète de l’Angkatan '66 ou « Génération 66 »), Mochtar Lubis (auteur de Twilight in Jakarta), Ayu Utami (auteur de Saman et lauréate d'un prix du Prince Claus) et Eka Kurniawan (journaliste et nouvelliste).

Musique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musique indonésienne.
Gamelan traditionnel

Il existe des centaines de formes différentes de musique en Indonésie. Celle-ci est souvent utilisée pour accompagner le théâtre et la danse. La forme de musique la plus emblématique d'Indonésie est le gamelan, un ensemble d'instruments de percussion métalliques, surtout présent sur Java[145].

L'arrivée des portugais au XVIe siècle en Indonésie fut marquée par la diffusion de la musique kroncong[146]. Au milieu du XXe siècle, sous l'occupation néerlandaise, le tembang et le kacapi suling apparaissent en pays Sunda.

À Surakarta, dans les années 1920, le kroncong et le gamelan ont fusionné pour former le langgam jawa[146]. Dans les années 1960, la culture musicale occidentale n'entre pas dans le pays et les cultures locales sont remises sur le devant de la scène. Gugum Gumbira modernise et popularise une musique locale, le jaipong[147]. Dans les années 1970, influencé par la musique filmi apparaît le dangdut dont Elvy Sukaesih et Rhoma Irama sont les célèbres représentants[148].

Avec la démocratisation, les genres musicaux occidentaux se développent dans le pays et se mêlent avec la musique locale, on voit ainsi apparaître le hip-hop indonésien — Iwa K étant le premier et plus célèbre rappeur du pays — ou encore le jazz indonésien dans lequel le groupe Krakatau a inséré du gamelan[149]. Anggun est une des chanteuses les plus populaires du pays, la plupart de ses albums se classant régulièrement numéro 1 des ventes.

Jeux[modifier | modifier le code]

Les loisirs indonésiens, à la suite de l'ouverture du pays, sont comparables aux loisirs occidentaux : loisirs culturels, sport, jeux vidéo ou encore la musique.

Les jeux de société y ont néanmoins une part très importante. Hormis les échecs, le backgammon ou le mah jong, l'Indonésie possèdent des jeux locaux dont le plus célèbre est le congkak, un jeu mancala. Il y a également en Indonésie une grande tradition de cerfs-volants (layang-layang).

L'industrie des paris est également très développée par exemple, lors des combats de coqs, même si ceux-ci sont bien souvent illégaux.

Sport[modifier | modifier le code]

Maria Kristin Yulianti (en haut), médaille de bronze de badminton aux J.O. 2008
Article détaillé : Sport en Indonésie.

Les sports sont populaires en Indonésie aussi bien au niveau de la participation que du nombre de spectateurs. Les deux sports les plus populaires en Indonésie sont le football et le badminton[150].

Les équipes de football sont financés par des entreprises et les sportifs y jouant travaillent dans les dites entreprises pour compléter leurs salaires[150]. La Fédération d'Indonésie de football a été fondée 1930, pendant l'époque coloniale néerlandaise. Le football australien y est également pratiqué.

En badminton, les Indonésiens ont remporté de nombreux titres comme 13 Thomas Cups sur 24[150]. L'un des joueurs de badminton le plus célèbre du pays, Rudy Hartono, a remporté sept fois de suite le championnat All England. Le joueur indonésien Taufik Hidayat a remporté une médaille d'or au JO en 2004, en simple monsieur. Il est considéré comme une légende en Indonésie.

D'autres sports classiques sont pratiqués en Indonésie, principalement le tennis (plusieurs trophées d'Asie remportés), le polo (pratiqué depuis l'époque coloniale) ou encore la course à pied[150]. Bali possède des spots de surf très prisés des surfers du monde entier.

Il y a de nombreux sports traditionnels encore pratiqués en Indonésie : l'art martial du pencak silat, le sepak takraw, les courses de taureaux, les courses de bateau ou encore les concours de cerfs-volants[150].

Les événements sportifs en Indonésie sont organisés par le comité national des sports appelé Komite Olahraga Nasional Indonesia (ou KONI). Le comité a décidé, avec l'appui du gouvernement une Journée nationale des sports le 9 septembre[150]. Des jeux nationaux, les Pekan Olahraga Nasional ont lieu tous les quatre ans.

Indonésie aux Jeux olympiques
Sport médaille d'or, Jeux olympiques médaille d'argent, Jeux olympiques médaille de bronze, Jeux olympiques Total
Badminton 6 6 6 18
Haltérophilie 0 2 4 6
Tir à l'arc 0 0 1 1
Total 6 8 11 25

Médias et communication[modifier | modifier le code]

La liberté de la presse dans le pays s'est considérablement améliorée avec la démocratisation du pays. Depuis 1998, le nombre de publications a augmenté considérablement. Des centaines de nouveaux magazines, journaux et tabloids sont apparus.

Il existe également 10 chaînes de télévision nationales qui concurrencent la chaîne nationale, ainsi qu'une chaine homosexuelle sikowa neskiuTVRI. Elles sont complétées par des chaînes régionales à travers tout le pays. Il en va de même pour la radio dont le service public est Radio Republik Indonesia. Des stations de diffusion pirates fleurissent également dans tout le pays.

Comme dans la plupart des pays d'Asie du Sud-Est, le nombre de lignes fixes dans le pays est assez faible (environ 10 millions) et le téléphone mobile est très répandu (environ 84 millions).

Internet est relativement répandu en Indonésie par 24 fournisseurs d'accès car c'est un moyen de communication efficace pour un archipel si morcelé.

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique en Indonésie.

L'Indonésie est une république avec un régime présidentiel. En tant qu'état unitaire, le pouvoir est concentré au niveau du gouvernement national. À la suite de la chute de Soeharto en 1998, les structures politiques et gouvernementales indonésiennes ont été largement réformées. Quatre amendements à la constitution de 1945 ont redéfini le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire[151].

Répartition des pouvoirs[modifier | modifier le code]

Pouvoir exécutif[modifier | modifier le code]

Le président de l'Indonésie est le chef d'État, le commandant en chef de l'armée indonésienne, le responsable du gouvernement, des prises de décisions et des affaires étrangères. Le président nomme le conseil des ministres, ministres qui ne sont pas nécessairement des membres élus de la législature. L'élection présidentielle de 2004 fut la première fois où le peuple a élu au suffrage universel direct le président et le vice-président[152]. Le président peut enchaîner au maximum deux mandats consécutifs de cinq ans.

Les gouverneurs de province, élus jusqu'en 2005 par les parlements provinciaux, sont désormais au fur et à mesure élus au suffrage direct.

Les préfets (bupati) sont élus par les assemblées départementales et les maires (walikota) par les assemblées municipales.

Pouvoir législatif[modifier | modifier le code]

La plus haute structure représentative au niveau national est le Majelis Permusyawaratan Rakyat (Assemblée délibérative du peuple ou MPR). Son rôle principal est d'appuyer et d'amender la constitution, d'introniser le président et de formaliser les grandes lignes de la politique nationale[153]. Le MPR comprend deux chambres[151] :

  • le Dewan Perwakilan Rakyat (Conseil représentatif du peuple ou DPR), qui est la chambre basse et dont les 550 membres sont élus au suffrage direct pour cinq ans dans un système globalement proportionnel ;
  • le Dewan Perwakilan Daerah (Conseil représentatif des régions ou DPD), sorte de chambre haute dont les membres sont élus au suffrage direct pour cinq ans à raison de quatre par province ou territoire spécial. Le nombre total de membres du DPD (actuellement 128) ne peut pas dépasser le tiers de celui du DPR.

Les réformes menées depuis 1998 ont augmenté le rôle national du DPR au niveau gouvernemental. Le DPD s'occupe des questions régionales[154].

Au niveau des provinces, des kabupaten (départements) et des kota (municipalités), il existe également des assemblées régionales (Dewan Perwakilan Rakyat Daerah) dont les membres sont également élus au suffrage direct pour cinq ans dans un système proportionnel.

Pouvoir judiciaire[modifier | modifier le code]

La plupart des conflits civils sont résolus à la Cour d'État et les appels sont entendus à la Haute Cour. La plus haute autorité judiciaire est la Cour Suprême (Mahkamah Agung). Elle s'occupe des cassations et des révisions de cas. Parmi les autres cours, on peut citer la Cour de Commerce, qui s'occupe des problèmes de faillite et d'insolvabilité ; la Cour Administrative, qui s'occupe des cas légaux mettant en cause le gouvernement ; la Cour constitutionnelle qui débat de la légalité de la loi, des élections, des dissolutions de partis politiques et de l'envergure de l'autorité des institutions d'état ; et la Cour religieuse qui traite les cas religieux spécifiques[155].

Politique étrangère[modifier | modifier le code]

Bleu : représentations diplomatiques de l'Indonésie (présence d'une ambassade ou d'un consulat). Vert : Indonésie. Gris : absence de relations diplomatiques.

Contrastant avec l'anti-impérialisme de Soekarno et la confrontation indonésio-malaisienne (Konfrontasi), la politique étrangère de l'Indonésie s'est axée, depuis l'ère Soeharto, sur la coopération économique et politique avec les nations occidentales[156]. L'Indonésie maintient des relations de proximité avec ses voisins asiatiques et est membre fondateur de l'ASEAN (Association of Southeast Asian Nations) et du Sommet de l'Asie orientale[157]. L'Indonésie a renoué des liens avec la Chine en 1990, relations jusqu'alors gelées à la suite des purges anti-communistes des débuts de l'ère Soeharto[155]. Elle est membre de l'Organisation des Nations unies depuis 1950 et fonda Mouvement des non alignés (soutenu lors de la conférence de Bandung en 1955) et l'Organisation de la conférence islamique[157]. Elle fait partie du Groupe de Cairns, de l'Organisation mondiale du commerce mais s'est retiré en 2008 de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole. L'Indonésie reçoit de l'aide humanitaire et de l'aide au développement depuis 1966 en particulier en provenance des États-Unis, de l'Europe occidentale, de l'Australie et du Japon[157]. L'Indonésie est le seul pays d'Asie du Sud-Est à être membre du G20.

Défense et sécurité[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Armée indonésienne et Police indonésienne.
Emblème de l'armée indonésienne

Les forces armées indonésiennes (Tentara Nasional Indonesia ou TNI) ont un effectif total d'un peu plus de 432 000 personnes. Elles comprennent l'armée de terre (TNI Angkatan Darat), la marine (TNI Angkatan Laut) et l'armée de l'air (TNI Angkatan Udara).

Global Fire Power classe les forces armées indonésiennes 13e mondial en termes de puissance et 5e en Asie derrière la Chine, l'Inde, le Japon et la Corée du Sud[158]. Les femmes peuvent intégrer l'armée dans un corps spécial séparé des hommes. Le budget de l'armée en 2008 était de 4,74 milliards de dollars américains soit 0,8 % du produit intérieur brut environ. L'armée a eu et a toujours un rôle très important dans la politique intérieur du pays.

La police indonésienne (Kepolisian Republik Indonesia) dépend directement du Président de la République. Jusqu'en 1999, elle faisait partie des forces armées. Ses effectifs sont de 150 000 hommes dont un corps de 12 000 hommes, la Brigade Mobil (ou Brimob), organisé comme une unité militaire.

La petite délinquance est assez répandue en Indonésie malgré une loi qui autorise la peine de mort à partir de faits tels que le trafic de drogue. L'administration pénitentiaire dispose de 527 prisons d’une capacité maximale théorique d’environ 90 000 détenus mais en accueille, début 2010, 132 000[159]. Le spectre du terrorisme plane sur le pays depuis le très médiatisé attentat de Bali de 2002.

Économie[modifier | modifier le code]

Données synthétiques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de l'Indonésie.
Un buffle d'eau labourant les rizières de Java. L'agriculture est le secteur ayant le plus d'employés depuis des siècles.

On estime aujourd'hui le produit intérieur brut (PIB) (2011] à 936 milliards de dollars américains[160]. Le secteur secondaire est le plus important et pèse pour 46 % du PIB (en 2011). Il est suivi par le secteur tertiaire (33 %) et l'agriculture (14,9 %)[161]. C'est d'ailleurs le secteur tertiaire qui occupe la plus grande importance : 48,9 % des travailleurs que compte le pays. Il est suivi par le secteur primaire (38,3 %) et par l'industrie (12,8 %)[162]. Les principales industries sont celles du pétrole et du gaz naturel, des textiles et de l'habillement ainsi que des mines. Les produits agricoles principaux sont l'huile de palme, le riz, le thé, le café, les épices et le caoutchouc.

Les principaux marchés d'exportation de l'Indonésie en 2005 étaient le Japon (22,3 %), les États-Unis (13,9 %), la Chine (9,1 %) et Singapour (8,9 %). L'Indonésie importe principalement depuis le Japon (18,0 %), la Chine (16,1 %) et Singapour (12,8 %). En 2005, la balance commerciale de l'Indonésie était excédentaire avec 83,64 milliards de dollars américains à l'export et seulement 62,02 milliards à l'import. Le pays possède d'importantes ressources naturelles de pétrole brut, gaz naturel, d'étain, de cuivre et d'or. L'Indonésie importe principalement de l'équipement et des machines, des produits chimiques, de l'essence et des denrées alimentaires[72].

Jakarta, la capitale et le centre économique de l'Indonésie

Dans les années 1960, l'économie se détériora à cause de l'instabilité politique et d'un gouvernement encore inexpérimenté fraîchement mis en place, ce qui provoqua pauvreté et famine[163]. Après la chute de Soekarno au milieu des années 1960, l'administration qui fut mise en place par Soeharto, composées d'Indonésiens instruits aux États-Unis, remit le pays sur les rails de la croissance économique. Le taux d'inflation diminua fortement et la roupie indonésienne (rupiah) se stabilisa. Les règlements de la dette extérieure furent redéfinis. Grâce à cela, l'investissement et les aides étrangères devinrent plus conséquents[163]. Grâce à la hausse des prix du pétrole dans les années 1970 permit au pays d'atteindre des taux de croissance très élevées (variant autour de 7 % de 1968 à 1981)[163]. À la suite des réformes entreprises pour accroître la compétitivité économique du pays vers la fin des années 1980, l'investissement étranger en Indonésie augmenta énormément dans le secteur de l'industrie et ainsi, entre 1989 et 1997, l'économie indonésienne s'améliora de 7 %[163],[164]. En 1997 et 1998, l'Indonésie fut le pays le plus touché par la crise économique asiatique. Le dollar américain passa de l'équivalent de 2 000 rupiah a 18 000 et l'économie s'effondra de 13,7 %[164]. La monnaie se stabilisa et un dollar s'échangea finalement contre 10 000 rupiah, ce qui était la marque lente mais significative d'une relance économique. L'instabilité politique qui s'ensuivit ainsi que la corruption de masse contribuèrent à la sporadicité des signes de relance[165],[166]. Transparency International plaça l'Indonésie 143e sur 180 pays dans son indice de perceptions de la corruption[167]. Cependant, la croissance du PIB dépassa 5 % en 2004 et 2005 et les prévisions attendent l'augmentation de chiffre[168]. Le chômage reste néanmoins élevé et la croissance a peu d'impact sur celui-ci[166],[169]. Les bas salaires stagnants et l'augmentation des prix du pétrole et du riz ont augmenté les niveaux de pauvreté du pays[166]. En 2006, il fut estimé que 17,8 % de la population vivait en dessous du seuil de pauvreté et 49 % vivait avec moins de 2 $ par jour[170]. Le taux de chômage atteignait en 2008, 9,75 % de la population active[171].

Transports[modifier | modifier le code]

L'aéroport international de Jakarta, 15e aéroport mondial en 2011 avec 49 millions de passagers
Article détaillé : Transports en Indonésie.

La situation de l'Indonésie en Asie du Sud-Est, où se trouvent trois des sept plus actifs aéroports d'Asie (Jakarta, Bangkok et Singapour), fait d'elle un pays facile d'accès. Outre l'aéroport de Jakarta, les principales portes d'entrées aériennes internationales d'Indonésie sont Denpasar à Bali, Surabaya dans l'est de Java et Medan dans le nord de Sumatra. Parmi les compagnies aériennes indonésiennes figurent la Garuda Indonesia, la plus importante, et la Merpati Nusantara Airlines, l'entreprise d'état.

En 2002, le réseau routier de l'Indonésie faisait au total 368 360 kilomètres, dont 213 649 kilomètres avec un revêtement[72].

Le transport ferroviaire en Indonésie est concentré sur l'île de Java qui possède deux lignes principales qui traversent l'île d'ouest en est et plusieurs lignes secondaires.

Quant au transport maritime, l'entreprise d'état Pelni (Pelayaran Nasional Indonesia ou Compagnie de Navigation Nationale d'Indonésie) exploite vingt-huit navires dont vingt-cinq desservent des routes et des destinations dans l'archipel, la plupart selon un rythme mensuel ou bimensuel.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Indonésie.
Plage sur l'île de Gili Air, avec en arrière-plan le volcan Rinjani sur l'île de Lombok

Le tourisme est une activité économique importante pour l'Indonésie, mais les 7,6 milliards de $ de recettes du tourisme international en 2010 représentaient à peine un peu plus de 1 % de son PIB de 721 milliards de $ cette même année[172]. Le plus gros contributeur au tourisme indonésien est en fait le tourisme intérieur. Conscient du potentiel du tourisme intérieur, le Ministre de la Culture et du Tourisme s'est lancé dans une politique de promotion en direction du marché indonésien[173].

Les campagnes touristiques internationales ont été concentrées largement sur l'aspect « destination paradisiaque » avec pour vitrine le sable blanc des plages et le ciel toujours bleu et magnifique. Les stations balnéaires et hôtelières se sont développées dans quelques îles indonésiennes avec Bali comme destination principale. Riche en diversité biologique, l'Indonésie offre un gros potentiel naturel qui comble notamment les plongeurs.

Le tourisme culturel représente aussi une partie importante de l'industrie touristique du pays. Le pays toraja et le pays minangkabau attirent les amateurs de dépaysement culturel tandis que les temples de Borobudur et Prambanan sur Java par exemple attirent les passionnés d'histoire ou du spiritualité.

Le tourisme commercial est également développé dans les grandes villes (Jakarta, Bandung, Surabaya, etc.) De grands centres commerciaux ont vu le jour pour accueillir des touristes recherchant des lieux de shopping à prix raisonnables.

En 2010, 7 millions de touristes étrangers ont visité l'Indonésie[174]. Ces chiffres sont à comparer à ceux des touristes indonésiens qui visitent l'étranger, dont le nombre était de 5,3 millions et qui ont dépensé 5,7 milliards de $ en 2008[175].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Bibliographie sur l'Indonésie.
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Codes[modifier | modifier le code]

L'Indonésie est référencée par différents codes :

Notes et références[modifier | modifier le code]

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