Indiana Jones et la Dernière Croisade (jeu vidéo)

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Indiana Jones
et la Dernière Croisade
Éditeur Lucasfilm Games
Développeur Lucasfilm Games
Concepteur Noah Falstein
David Fox
Ron Gilbert
Musique David Warhol
David Hayes
Eric Hammond

Date de sortie PC, Amiga, Atari ST
Juillet 1989
Macintosh, FM Towns
1990
Amiga CDTV
1992
Genre Aventure
Mode de jeu Un joueur
Plate-forme Amiga, Atari ST, CDTV, DOS, FM Towns, Mac OS
Média 3 disquettes 3,5 pouces
6 disquettes 5, 25 pouces
CD-ROM
Contrôle Souris

Moteur SCUMM

Indiana Jones et la Dernière Croisade est un jeu d'aventure développé et édité par Lucasfilm Games. Initialement commercialisé sur PC, Amiga et Atari ST en juillet 1989, le jeu est ensuite publié sur Macintosh et FM Towns en 1990 puis sur Amiga CDTV en 1992. Le jeu s’inspire du film Indiana Jones et la Dernière Croisade, le joueur incarnant alternativement Indiana Jones et son père dans leur quête a la recherche du Graal. Le joueur contrôle les personnages via une interface en pointer-et-cliquer et doit résoudre des puzzles pour avancer dans le jeu. Le jeu a été conçu par Ron Gilbert, David Fox et Noah Falstein et est basé sur le moteur SCUMM développé par Ron pour "Maniac Mansion".

Trame[modifier | modifier le code]

Le jeu s’inspire du film Indiana Jones et la Dernière Croisade. Il débute en 1938 alors qu'Indiana Jones revient d'une expédition de laquelle il ramène la croix de Coronado. De retour aux États-Unis, il rencontre Walter Donovan qui parvient à le recruter pour partir en quête du Saint Graal en lui expliquant que la précédente expédition, menée par le père d'Indiana, est portée disparue. Accompagné de Marcus Brody, Indiana Jones se rend alors a Venise où il rencontre la docteur Elsa Schneider. En utilisant les informations du journal de son père, il découvre l'entrée des catacombes sous une librairie. Dans ces catacombes, il découvre un indice lui permettant de localiser le Graal dans les environs de Iskenderun. En retournant à la surface, il retrouve Schneider et Brody, ce dernier lui apprenant alors que son père est prisonnier des allemands dans un château en autriche. Indiana décide de partir à son secours accompagné de Schneider pendant que Brody part pour Iskenderun. Indiana s'infiltre seul dans le château et parvient à retrouver son père avant d'être capturer par les nazis. Indiana découvre que Schneider et Donovan sont à la solde des nazis avant de parvenir à s'enfuir. Il se rend ensuite à Berlin pour récupérer le journal de son père avant de s'envoler avec lui pour le moyen-orient sur les traces du Graal. En arrivant, ils apprennent que Brody a été enlevé par les nazis qui détiennent maintenant les indices découverts par Indiana. Ils parviennent à le délivrer mais les nazis parviennent au canyon ou est caché le Graal avant eux. Indiana et son père sont à nouveau capturés et Donavan tire sur ce dernier afin d'obliger Indiana à retrouver le Graal pour lui. Après avoir réussi trois épreuves, il parvient à la salle du Graal en compagnie des nazis. Ils y rencontrent le dernier des templiers qui les invitent à retrouver le vrai Graal parmi une dizaines de coupes. Donavan boit alors dans l'une d'elle mais celle-ci se révèle être la mauvaise coupe et il meurt. Indiana devine alors quel est le véritable Graal et parvient à sauver son père avant de quitter le temple[1]

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Indiana Jones et la Dernière Croisade est un jeu d'aventure en 2D se jouant en vue à la troisième personne. Via une interface en pointer-et-cliquer, le joueur dirige des personnages et doit résoudre des puzzles pour avancer dans le jeu. Le joueur peut interagir avec son environnement en utilisant des commandes verbales comme la commande « ramasser » qu'il peut utiliser pour ramasser un objet. Comme Maniac Mansion et Zak McKracken and the Alien Mindbenders, le jeu utilise le moteur SCUMM auquel les développeurs ont apporté un certain nombre d'amélioration. C'est ainsi le premier jeu basé sur ce moteur à inclure les commandes « regarder » et « parler à ». Ce dernier permet de lancer une discussion avec un personnage lors de laquelle le joueur peut choisirs entre plusieurs répliques. Le studio réutilisera ensuite ce système dans la plupart de ses jeux d'aventure, incluant entre autres The Secret of Monkey Island. Le jeu inclus également un système de point - appelés score de QI - similaire au système de certains jeux d'aventure de Sierra On-Line. Ce score augmente au fur et a mesure que le joueur résout des puzzles. Lorsque le joueur commence une nouvelle partie, celui-ci n'est pas remis à zéro et le seul moyen de l'augmenter, et d'atteindre le score maximal de 800 points, est alors de trouver des solutions alternatives aux différents puzzles du jeu. Il est en effet possible de finir le jeu de différentes façon. Enfin, le jeu inclus également des séquences basées sur une interface différente, incluant des séquences de combats et une séquence de vol en biplan[2].

Détails techniques[modifier | modifier le code]

Une des innovations majeures apportées par ce jeu d'aventure est la possibilité de résoudre certaines énigmes de plusieurs manières. Bien que de nombreux combats ponctuent le jeu (il est encore possible de mourir dans un jeu d'aventure), il est possible de les éviter en usant de divers stratagèmes (déguisements, détournements d'attention, phrases judicieusement choisies...). La découverte de ces solutions alternatives permet en outre d'obtenir des points de QI (« Quotient Indy »), dont le total peut s'élever jusqu'à 1000. Ce système est une réponse directe à la critique principale faite alors aux jeux d'aventure de l'époque : la linéarité du scénario jugée comme limitant l'intérêt de rejouer à un jeu, une fois terminé.

Il utilise le moteur SCUMM. Sur compatible PC, le jeu fut initialement doté de graphisme EGA (16 couleurs). Une seconde version tirait parti du standard d'affichage VGA (256 couleurs).

Le jeu est sorti en mai 1989 en même temps que le film.

À noter qu'Indiana Jones et la Dernière Croisade a été le premier jeu Lucasfilm à comprendre les actions regarder et parler.

Le système a été entièrement développé dans le secret de Monkey Island et est resté dans toutes les aventures LucasArts plus tard, à l'exception de Loom.

Accueil[modifier | modifier le code]

Aperçu des notes obtenues
Indiana Jones and The Last Crusade: The Graphic Adventure
Média Nat. Notes
Sur Commodore 64
Dragon Magazine US 5/5[3]
Computer and Video Games GB 91 %[4]
Commodore Computing International GB 90 %[5]
Datormagazin SWE 80 %[6]
.info GB 3/5[7]
The One GB 89 %[8]
Zzap!64 GB 86 %[9]
Sur Amiga
Amiga Action GB 86 %[10]
Amiga Computing GB 93 %[11]
Amiga Format GB 71 %[12]
CU Amiga GB 93 %[13]
Zero GB 87 %[14]
Zzap!64 GB 90%[9]
Rétrospective
Adventure Gamers US 2/5[2]
Adventure Classic Gaming US 3/5[15]
Amiga Joker GB 81 %[16]

Le jeu d'action[modifier | modifier le code]

Un jeu d'action sur le même thème a été édité la même année : Indiana Jones and the Last Crusade: The Action Game. Il n'eut pas le succès de son alter-ego.

Postérité[modifier | modifier le code]

Le jeu est disponible en téléchargement depuis le 8 juillet 2009 via la plateforme Steam pour 4,99 $[17].

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • C'est dans Indiana Jones et la Dernière Croisade qu'apparaît la phrase « Bonjour, je vends de très belles vestes en cuir » (« Hello, I'm selling these fine leather jackets ») qui devint un Running Gag dans de nombreux jeux LucasArts. Cette phrase fait référence à une promotion interne qui avait lieu lors de l'élaboration du jeu.
  • Il existe des références à d'autres jeux LucasArts.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Olivier Hautefeuille, « La solution - Indiana Jones et la Dernière Croisade », Tilt, no 102,‎ 1992, p. 124-129.
  2. a et b (en) Claire Wood, « Rétrospective de Indiana Jones and The Last Crusade », sur Adventure Gamers,‎ 9 janvier 2004.
  3. (en) Lesser, Hartley, Patricia et Kirk, « The Role of Computers », Dragon Magazine,‎ 1989.
  4. (en) Julian Rignall, « Test de Indiana Jones and The Last Crusade », Computer and Video Games, no 94,‎ 1989, p. 62-63.
  5. (en) Tony Horgan, « Test de Indiana Jones and The Last Crusade », Commodore Computing International, no 5,‎ 1990, p. 74-75.
  6. (en) Anders Reuterswärd, « Test de Indiana Jones and The Last Crusade », Datormagazin, no 3,‎ 1990, p. 7.
  7. (en) Tom Malcolm, « Test de Indiana Jones and The Last Crusade », .info, no 30,‎ 1990, p. 52.
  8. (en) Brian Nesbitt, « Test de Indiana Jones and The Last Crusade », The One, no 13,‎ 1989, p. 78-80.
  9. a et b (en) « Test de Indiana Jones and The Last Crusade », Zzap!64, no 57,‎ 1990, p. 37-38.
  10. (en) Steve Merrett, Steve White et Doug Johns, « Test de Indiana Jones and The Last Crusade sur Amiga », Amiga Action, no 4,‎ 1990, p. 36-37.
  11. (en) Alan Makepeace, « Test de Indiana Jones and The Last Crusade sur Amiga », Amiga Computing, no 10,‎ 1990, p. 28-29.
  12. (en) Nick Walkland, « Test de Indiana Jones and The Last Crusade sur Amiga », Amiga Format, no 6,‎ 1990, p. 61.
  13. (en) Keith Campbell, « Test de Indiana Jones and The Last Crusade sur Amiga », CU Amiga, no 64,‎ 1989, p. 100-101.
  14. (en) Sean Kelly, « Test de Indiana Jones and The Last Crusade sur Amiga », Zero, no 3,‎ 1990, p. 89.
  15. (en) Erik-André Vik Mamen., « Rétrospective de Indiana Jones and The Last Crusade », sur Adventure Classic Gaming,‎ 3 avril 2006.
  16. (en) Manfred Duy, « Test de Indiana Jones and The Last Crusade », Amiga Joker,‎ 1995, p. 93.
  17. (en) « Indiana Jones and The Last Crusade sur Steam », sur Steam.