Incitation à la haine raciale

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Loi du 1er juillet 1972, dite loi Pleven, affiche du MRAP.

L'incitation à la haine raciale est le fait, par des discours, des écrits ou par tout autre moyen, de pousser d'autres personnes à modifier leur comportement vers du racisme.

Sommaire

[modifier] Application légale

[modifier] En France

En droit français, l'incitation à la haine raciale est un délit défini par l'article 24 de Loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881, c'est-à-dire par la loi du 1er juillet 1972 «  relative à la lutte contre le racisme », dite «  Loi Pleven »[1]. Contrairement à ce qu'on croit souvent, cette disposition n'a pas été modifiée par la loi Gayssot, mais par la loi de 1992 «  relative à la réforme du Code pénal », loi en vigueur depuis 1994, qui a élevé la peine d'emprisonnement encourue à un an, remplaçant « punis d'un emprisonnement d'un mois à un an » etc. par « d'un emprisonnement d'un an » [2]) :

« Seront punis de cinq ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende ceux qui, par l'un des moyens énoncés à l'article précédent, auront directement provoqué, dans le cas où cette provocation n'aurait pas été suivie d'effet, à commettre l'une des infractions suivantes :
[...]
Ceux qui, par l'un des moyens énoncés à l'article 23, auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, seront punis d'un an d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende ou de l'une de ces deux peines seulement. »

[modifier] En Allemagne

Le concept s'appelle "Volksverhetzung" dans le droit allemand.

Extrait de paragraphe § 130, alinéa 1 du Code pénal allemand[3]:

« Qui, d'une manière qui est susceptible de troubler l'ordre public,

1. incite à la haine contre une partie de la population, ou appelle à la violence ou à des mesures arbitraires contre elle ou

2. s'en prend à la dignité humaine d'autrui, insulte la population, la calomnie, ou la diffame

sera puni d'une peine de prison entre trois mois et cinq ans. »

Les alinéas suivants précisent la notion, et son champ d'application.

[modifier] Notes et références

[modifier] Annexes

[modifier] Articles connexes

[modifier] Lien externe

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