Incident de Lakenheath

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L’incident de Lakenheath s'est déroulé dans la nuit du 13 au 14 août 1956 lorsqu'un écho radar inconnu a été détecté par les radars de contrôle des bases aériennes de deux bases de l'US-Airforce, qui apparemment correspondraient avec des observations faites au sol. Il y eut interception par un chasseur de la RAF et le pilote signala un contact radar aéroporté et un verrouillage radar de cible[1]

Chronologie des évènements[modifier | modifier le code]

Le 13 août 1956 à 22 h 55, le radar de la base de Bentwaters détecte un écho radar mystérieux, qui, s'il s'agissait d'un objet se déplacerait, en passant au-dessus de la base, à la vitesse apparente 4000 miles par heure (mph), soit 6 400 km/h. Aucun bang sonique n'est mentionné. Le personnel de la tour de contrôle de Bentwaters demande confirmation à celui de Lakenheath et mentionne avoir vu passer « lumière floue »[2],[3] Au même moment, un C-47 se déplaçait à 5000 pieds et un membre du personnel navigant déclare avoir aperçu une lumière brillante sous l' avion[4]. Le responsable de la base de Lakenheath, qui utilise un système MTI qui élimine les interférences du sol et les cibles stationnaires[5], déclare ne pas détecter d'écho radar mystérieux si ce n'est pour une cible immobile[6],[1]. Les radaristes du centre de contrôle du trafic aérien constatent que la cible observée passe de l'immobilité à une vitesse comprise entre 400 et 600 mph soit entre 640 et 960 km/h[7],[1]. La cible change plusieurs fois de direction, se déplaçant toujours en ligne droite, d'un point à l'autre à vitesse constante de 600 mph, ces changements de lieu étant séparés d'une distance de 8 à 20 miles soit de 12,8 à 32 km. Les arrêts variaient de 3-4 à 5-6 minutes[8],[1].

Après 30 à 45 minutes, la RAF décide d'envoyer un chasseur, un Venom biplace, pour investiguer[9],[1]. Le centre de contrôle radar du trafic aérien de Lakenheath le guide vers la position supposée de l'ovni[10],[1], entre 15.000 et 20.000 pieds d'altitude. Le pilote voit la cible, la verrouille au radar[11]. Les opérateurs radar du centre informent le pilote que 2 cibles sont détectées, une toujours à sa place et l'autre derrière lui[12],[1].Les radaristes observant toujours 2 cibles, le pilote tente différentes manœuvres pour "secouer" l'ovni durant 10 minutes, toujours à distance fixe (montée, piqué, virage en cercle), mais il n'y parvient pas[13],[1]. Enfin, à court de carburant, il retourne à sa base, demandant qu'on lui dise si l'objet persiste à le suivre. L'ovni le suit, en effet, sur une courte distance, puis s'immobilise. Les radaristes verront ensuite l'objet effectuer quelques courts déplacements, puis partir en direction du nord à quelque 950 km/h et disparaître à 3h30 hors de la portée des radars. Un Venom envoyé en remplacement du premier a dû rentrer rapidement à sa base par suite d'ennuis mécaniques, avant d'avoir pu établir un contact avec l'objet.

Conclusions officielles[modifier | modifier le code]

Le rapport de la commission Condon est en conformité avec celui du projet Livre Bleu de l'USAF. Le rapport Condon conclut pour ce cas que : « Bien que les explications conventionnelles ou naturelles ne peuvent pas être écartées, la probabilité de celles-ci semblent faibles et la probabilité qu'un objet réellement non identifié soit impliqué dans ce cas apparaît comme vraiment grande »[14]

Réactions[modifier | modifier le code]

Météores issus de l'essaim des Perséides

Selon Thayer, l'expert radar de la commission Condon, « si l'on considère la haute crédibilité de l'information et la cohérence et la continuité des comptes rendus, ainsi que leur haut degré "d'étrangeté", ce cas d'OVNI est certainement un des plus troublants connus à ce jour ».[15][réf. incomplète]

L'ingénieur Philip J. Klass a annoncé que le cas de Lakenheath peut s'expliquer par une combinaison d'un faux écho radar et d'une mauvaise interprétation du passage de météores issus de l'essaim des Perséides[16].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Le cas de Lakenheath analysé dans le rapport Condon
  2. Blurry light dans le texte
  3. They said they had watched a target on their scopes proceed from a point 30 or 40 miles east...to a point 40 miles west of...[GCA B]. The target passed directly over... [GCA B] RAF Station (also an USAF Station). He said the tower reported seeing it go by and it just appeared to be a blurry light.
  4. A C-47 flying over the base at 5,000 feet altitude also reported seeing it as a blurred light that passed under his aircraft.
  5. We were using full MTI on our radar, which eliminated entirely all ground returns and stationary targets
  6. There was very little or no traffic or targets on the scopes, as I recall. However one controller noticed a stationary target on the scopes about 20 to 25 miles southwest
  7. As we watched, the stationary target started moving at a speed of 400 to 600 mph in a north, northeast direction
  8. The target made several changes in location, always in a straight line, always at about 600 mph and always from a standing or stationary point to his next stop at constant speed--no build-up in speed at all--these changes in location varied from 8 miles to 20 miles in length--no set pattern at any time. Time spent stationary between movements also varied from 3 or 4 minutes to 5 or 6 minutes (possibly even longer as I was busy answering questions--listening to theories, guesses, etc. that the conference line people were saying). This continued for some time
  9. After I imagine about 30 to 45 minutes, it was decided to scramble two RAF interceptors to investigate. This was done I believe by Air Force calling the RAF and, after hearing what the score was, they scrambled one aircraft. (The second got off after as I will mention later.)
  10. On initial contact we gave the interceptor pilot all the background information on the UFO, his (the interceptor's) present distance and bearing from... [A], the UFO's (which was stationary at the time) distance and bearing from... [A]. We explained we did not know the altitude of the UFO but we could assume his altitude was above 15,000 feet and below 20,000 feet, due to the operational characteristics of the radar (CPS-5 type radar, I believe). Also we mentioned the report from the C-47 over . . . [B] that relayed the story about the light which passed below him. His altitude was 5,000 feet.
  11. Le pilote annonce le verrouillage radar en disant ...I've got my guns locked on him - Mes mitrailleuses sont braquées sur lui
  12. We replied, "Roger, it appeared he got behind you and he's still there." There were now two targets; one behind the other, same speed, very close, but two separate distinct targets
  13. The pilot of the interceptor told us he would try to shake the UFO and would try it again. He tried everything--he climbed, dived, circled, etc. but the UFO acted like it was glued right behind him, always the same distance, very close, but we always had two distinct targets
  14. In conclusion, although conventional or natural explanations certainly cannot be ruled out, the probability of such seems low in this case and the probability that at least one genuine UFO was involved appears to be fairly high.
  15. Astronautics and Aeronautics, Titre = ? , septembre 1971, étude du cas qui s'est appuyé en partie sur l'étude présentée en 1969 par le physicien Mac Donald
  16. (en) Klass Files

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]