Impitoyable parlement

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L'impitoyable parlement se réfère à la session du Parlement d'Angleterre de février 1388, lorsque la quasi-totalité de la cour de Richard II d’Angleterre est accusée de trahison.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Après leur victoire sur les forces de Robert de Vere lors de la bataille de Radcot Bridge, les Lords Appelants, opposants à Richard II, sont incontestablement en position de force. Au cours du parlement, ce groupe, composé du duc de Gloucester (Thomas de Woodstock) et des comtes de Arundel, Warwick, Derby (Henri Bolingbroke, futur Henri IV) et Nottingham, poursuivent leurs accusations à l’encontre des proches de Richard, sans rencontrer aucune opposition.

Résultat[modifier | modifier le code]

Bon nombre des plus proches collaborateurs de Richard, parmi lesquels Michael de la Pole, Nicolas Brembre, Robert de Vere, Alexandre Neville, et le juge en chef Robert Tresilian, sont jugés coupables d’avoir détourné les actions du roi[1].

Brembre et Tresilian sont exécutés à Tyburn le même mois. De la Pole, Neville et de Vere ayant quitté le pays, ils sont condamnés en leur absence.

D’autres membres de la cour de Richard sont condamnés, dont John Beauchamp, James Baret et John Salisbury, qui sont pendus et décapités. Simon de Burley, sur faveur du roi, ne sera pas pendu avant d’être décapité. Robert Bealknap, John Beauchamp, Roger Fulthorp, William Burgh, John Locton et John Cary sont exilés en Irlande.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Thomas Favent, History or Narration Concerning the Manner and Form of the Miraculous Parliament at Westminster, trans. by Andrew Galloway, in The Letter of the Law: Legal Practice and Literary Production in Medieval England, ed. by Emily Steiner and Candace Barrington (Ithaca, New York, and London: Cornell Univ. Press, 2002), pp.231-52. ISBN 0-8014-8770-6

Sources[modifier | modifier le code]