Immortel, ad vitam

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Immortel, ad vitam

Titre original Immortel, ad vitam
Réalisation Enki Bilal
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Sortie 2004
Durée 98 min

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Immortel (Ad Vitam) est un film de science-fiction français de Enki Bilal, sortie cinéma 24 mars 2004.

Résumé[modifier | modifier le code]

L'histoire se situe en 2095, dans un New York futuriste et sinistré, peuplé d'humains normaux, d'humains génétiquement modifiés et de mutants. La ville subit le joug d'une dictature et, telle Metropolis, est divisée en trois zones stratifiées.

Les conditions ambiantes dans Central Park ne sont plus compatibles avec la vie d'un mortel et le parc a été déclaré « zone interdite ». Au-dessus du parc une pyramide mystérieuse apparaît. À l'intérieur, les dieux égyptiens jugent l'un des leurs, Horus d'Iraknopolis, Dieu des cieux. Avant que celui-ci ne perde son immortalité, il lui est accordé, selon sa dernière volonté, sept jours sur la Terre des Hommes, qu'il a contribué a construire.

Au début du film, un groupe de mutants est arrêté, parmi lesquels une femme du nom de Jill. Elle a des écailles bioélectriques sur la tête, des organes internes déformés ; après sa mue, des cheveux bleus et une anatomie humaine. Malgré son apparence, Jill ne semble âgée que de trois mois et possède certaines capacités surnaturelles qu'elle ne connait qu'en partie. Elle est un des rares êtres capables d'engendrer un dieu. Jill se soustrait à l'emprise d'Eugenics Corporation, une multinationale pharmaceutique violemment contestée pour ses activités et son lobbying. Le principal soutien de la jeune femme est John, qui enclenche le processus de sa naturalisation comme humaine.

Horus recherche Jill pour s'accoupler avec elle, avant que l'immortalité ne lui soit retirée. Pour ce faire, il a besoin d'un corps masculin non exposé aux modifications génétiques pratiquées sur presque chaque humain. Il trouve celui-ci en la personne de Nikopol, un détenu politique qui a passé les 30 dernières années de sa vie en cryogénie. Il était enfermé pour rébellion contre les Aparthéïdes et pour avoir dénoncé la collusion entre Eugenics et le gouverneur. Horus prend possession du corps de Nikopol pour inséminer Jill.

Lorsque Horus/Nikopol rencontre Jill, ils sont entraînés dans un enchaînement de meurtres et d'intrigues en rapport avec Eugenics. Cette trame se dissout en fin de compte et les protagonistes se retrouvent dans le quartier interdit de Central Park. John disparaît et Horus se sépare du corps de Nikopol. Celui-ci est arrêté et finit de purger sa peine, pendant que Jill part à Paris où Nikopol la rejoint une année plus tard. Elle a donné naissance à l'enfant hybride d'Horus, mais elle a perdu tout souvenir de son géniteur.

Une fois le jugement contre Horus exécuté, il montre encore quelques signes de vie, ce qui confirme sa prédiction exprimée auparavant à Anubis.

Autour du film[modifier | modifier le code]

Le film est essentiellement en images de synthèse réalisées chez Duran Animation Studio, librement inspiré de La Foire aux immortels et La Femme piège, les deux premiers volets de la trilogie Nikopol, bande dessinée d'Enki Bilal.

À noter que la capture de mouvement a été effectuée par le studio français Quantic Dream.

Dans le film, Nikopol allongé sur un lit récite ces vers: "Sans cesse à mes côtés s'agite le Démon/ Il nage autour de moi comme un air impalpable/ Je l'avale et le sens qui brûle mon poumon/ Et l'emplit d'un désir éternel et coupable." Ces mots proviennent du poème La Destruction, qui fait partie du recueil "Les Fleurs du mal" de Charles Baudelaire.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]