Immigration au Québec

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Cet article traite de l’immigration au Québec.

Premiers peuplements[modifier | modifier le code]

Les premiers peuplements autochtones ont été effectués il y a plus de 8 000 ans[1]. Leur origine est complexe et fait l'objet d'études archéologiques. Il est difficile de dénombrer combien de leurs descendants vivent au Québec aujourd'hui étant donné les nombreux métissages dans les débuts de la colonisation européenne.

Colonisation[modifier | modifier le code]

Les premiers colons envoyés dans l'établissement colonial furent Louis Hébert et sa femme Marie Rollet au début du XVIIe siècle. Au moment de la Conquête britannique, en 1759 et 1760, le territoire est peuplé de 60 000 colons français et de nombreux peuples autochtones [2].

À la fin du XVIIIe siècle, l'immigration vers la province de Québec était étroitement contrôlée par les autorités britanniques, qui encouragèrent cependant l'arrivée massive des Loyalistes pour former le Haut-Canada. Plusieurs mercenaires allemands, qui étaient venus en Amérique du Nord pour le compte des Britanniques lors de la guerre d'indépendance américaine, décidèrent aussi de s'établir dans la province de Québec après les hostilités.

Au XIXe siècle, de nombreux Écossais et Irlandais viennent au Canada-Est. Trois des cinq premiers premiers ministres canadiens sont nés dans les îles Britanniques. Thomas D'Arcy McGee, le plus célèbre représentant de la communauté irlandaise, meurt assassiné par un partisan fénien.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Dans les premières décennies du XXe siècle, la métropole montréalaise accueille de nombreuses communautés, dont les Français, les Britanniques, les Écossais, les Irlandais, les Italiens, les Juifs, les Polonais, les Portugais et les Ukrainiens. Il faut toutefois préciser qu'à l'époque, l'immigration était entièrement sous la juridiction du gouvernement fédéral.

De 1945 à 1960, une grande vague d'immigration internationale rend le portrait beaucoup plus cosmopolite. Les immigrants ne viennent plus seulement d'Europe, mais de tous les continents.

Dans les années 1960, le Québec revendique le droit fédéral de participer à la sélection des immigrants sur son territoire : en 1965 est créé le service d’immigration du Québec puis en 1968 le ministère de l'immigration du Québec.

En 1971, les fonctionnaires québécois obtiennent le droit de s’installer dans les ambassades étrangères et à partir de 1978 le Québec peut choisir ses immigrants selon des critères propres à un système de points d’appréciation établi par son ministère. Depuis la fin des années 1980, on note l'arrivée de personnes d'origine algérienne, marocaine, indo-pakistanaise et haïtienne, bien que la provenance des immigrants soit très diverse.

Les autorités québécoises espèrent que l'immigration massive pourra résoudre les problèmes de main-d'œuvre associés au déclin démographique et au vieillissement de la population. Cet impact de l'immigration est cependant mis en doute par certains chercheurs et spécialistes[2].

L'une des difficultés reconnues de la politique d'immigration est que la très grande majorité des immigrants s'installe dans les quartiers de Montréal et que peu de non-Montréalais ont un contact régulier avec les communautés culturelles. Il est estimé qu'environ 40 % des immigrants ont une connaissance de base de la langue française.

Immigration au Québec depuis 1980 (selon la langue maternelle)[modifier | modifier le code]

Immigrants francophones[modifier | modifier le code]

La venue d'immigrants francophones a peu évolué depuis 1980, sinon par une légère augmentation. En 1980, 12 % des immigrants étaient de langue maternelle française ; ils étaient 13,4 % en 2006.

Immigrants anglophones[modifier | modifier le code]

Les immigrants anglophones étaient presque égaux aux immigrants francophones en 1980, où ils représentaient 10,9 % des immigrants. Cette situation a changé. En effet, depuis la fin des années 1980, le taux d'immigrants anglophones s'est effondré. Il est passé de 10,1 % en 1986 à 3,7 % en 1990. Le résultat de 2006 n'est guère plus élevé qu'un 3,4 % comparativement aux années 1980.

Immigrants allophones[modifier | modifier le code]

Les immigrants ayant pour langue maternelle une langue autre que le français et l'anglais étaient déjà majoritaires en 1980 où ils comptaient pour 77,1 % des immigrants. Leur nombre a progressé pour atteindre 83,2 % en 2006.

Immigration au Québec des Français[modifier | modifier le code]

L'immigration au Québec suscite un réel engouement de la part des Français expatriés. 74,4 % des immigrants français venus au Canada choisissent de s'installer dans la province du Québec[3]. En 2011, 3 235 Français [4] (Français étant défini ici comme né en France) se sont installés au Québec avec un visa de résident permanent (RP). Le croisement des données des recensements de 2001 et 2006 [5] et des chiffres du MICC [6] permettent de connaître l'accroissement de la population française au Québec et le taux de rétention de la province. Il en ressort que sur le long terme, 55 % des immigrants français venus avec le statut de RP restent au Québec.

Immigration au Québec en 2013[modifier | modifier le code]

Au cours de l'année 2013, le nombre d'immigrants au Québec s'est élevé à 51 959 personnes.

Les quinze principaux pays d'origine de ces immigrants sont[7] :

  1. Drapeau de la République populaire de Chine Chine : 5 125 personnes
  2. Drapeau de la France France : 4 495
  3. Drapeau de l'Algérie Algérie : 4 155
  4. Drapeau d'Haïti Haïti : 3 441
  5. Drapeau du Maroc Maroc : 2 944
  6. Drapeau de l'Iran Iran : 2 043
  7. Drapeau du Cameroun Cameroun : 1 907
  8. Drapeau de la Colombie Colombie : 1 857
  9. Tunisie Tunisie : 1 507
  10. Drapeau du Mexique Mexique : 1 267
  11. Drapeau de l'Égypte Égypte : 1 124
  12. Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire : 1 111
  13. Drapeau des États-Unis États-Unis : 1 008
  14. Drapeau de la Moldavie Moldavie : 913
  15. Drapeau des Philippines Philippines : 908

Les autres pays représentent 18 154 personnes.

Parmi ces immigrants, 18,9 % ont pour langue maternelle le français et 3,3 % l'anglais :

  • Français : 9 812 personnes (18,9 %)
  • Anglais : 1 727 (3,3 %)
  • Autre langue : 40 420 (77,8 %)

En ce qui concerne la connaissance du français et de l'anglais :

  • Connaissance du français seulement : 13 087 personnes (25,2 %)
  • Connaissance de l'anglais seulement : 7 372 (14,2 %)
  • Français et anglais : 16 715 (32,2 %)
  • Ni français ni anglais : 14 785 (28,5 %)

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]