Imagerie d'Épinal

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Imagerie
Bâtiment de l'Imagerie de nos jours
Bâtiment de l'Imagerie de nos jours
Présentation
Propriétaire Association
Protection  Inscrit MH (1986)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Vosges
Commune Épinal
Localisation
Coordonnées 48° 11′ 03″ N 6° 26′ 47″ E / 48.18403, 6.44636 ()48° 11′ 03″ Nord 6° 26′ 47″ Est / 48.18403, 6.44636 ()  

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Panneau indiquant la direction de l'Imagerie d'Épinal
version américaine des Aventures de Don Quichotte des imageries Pellerin à Épinal

L'imagerie d'Épinal (Vosges), où furent imprimées les premières images d'Épinal en série, a été fondée en 1796 par Jean-Charles Pellerin.

L'imprimerie Pellerin fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 24 avril 1986[1]. Les machines sont classées le 15 avril 1987[2]. La collection de 1344 bois gravés fait l’objet d’un classement au titre objet des monuments historiques depuis le 23 octobre 1991[3].

Historique[modifier | modifier le code]

Artisanale au départ, l'imagerie d'Épinal est peu à peu devenue une véritable industrie. Fondée en 1796, l'Imagerie utilisait initialement une image gravée dans une planche de bois (xylographie). L'impression de la feuille s'effectuait à l'aide d'une presse à bras, dite « Gutenberg ». Le coloriste intervenait alors ; au moyen de pochoirs, il appliquait à l'aide d'une brosse ronde les différentes couleurs nécessaires à la finition de l'ouvrage.

Sous le Premier Empire, l'imagerie célébra l'empereur Napoléon Bonaparte, sa famille, ses maréchaux, ses armées et ses victoires. Vers 1860, l'apparition de la lithographie offrit de plus larges possibilités à l'artiste.

À l'aube du XXe siècle, la production de l'Imagerie est connue dans le monde entier. Les pantins, les théâtres de papier, les constructions puis lors de la Première Guerre mondiale, les sujets militaires sont autant de domaines où la diffusion est importante.

Au début des années 1980, l'imagerie connaît un essor médiatique relatif en éditant des artistes aussi reconnus que Jacques Tardi ou Fred et en bénéficiant d'une couverture télévisuelle quotidienne via l'émission pour enfants "Récré A2" sur Antenne 2.

Cependant l’entreprise s’écroule peu à peu financièrement ; s’ensuit un dépôt de bilan avec un passif de 600 000 euros.

En 1984 un groupe de 50 actionnaires spinaliens décide de recapitaliser l'Imagerie pour faire renaître ce patrimoine cher au cœur des Spinaliens et de tous ceux qui ont été bercés depuis leur plus tendre enfance par ces images populaires offertes en récompense aux enfants sages.

La direction de l’entreprise est alors judicieuse et économe. Elle préserve le caractère propre de la maison, le coloris au pochoir.

En 1989 l'imagerie adapte ses réalisations aux techniques d'impression les plus modernes. Elle retrouve ses racines dans l'expression graphique et artistique de son époque. Un premier artiste, Antonio Gacia, collabore alors avec l’entreprise et adapte son talent aux exigences de l'imagerie.

De nos jours[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, l’Imagerie continue à fabriquer des images comme par le passé. Dix artistes différents et complémentaires créent les images nouvelles sur des thèmes aussi variés que « le piano », « l'Équipe de France, championne du Monde de Football » ou encore « Cyrano de Bergerac ».

Elle est devenue également un musée qui accueille plus de 200 000 visiteurs par an afin de leur faire découvrir le monde merveilleux des images et ses secrets. La cave aux pierres, classée monument historique, compte 6 897 pierres lithographiques.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no PA00107141 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. « Notice no PM88001099 », « Notice no PM88001098 », « Notice no PM88001097 », « Notice no PM88001096 », « Notice no PM88001095 », « Notice no PM88001094 », « Notice no PM88001093 », « Notice no PM88001092 », « Notice no PM88001091 », « Notice no PM88001090 », « Notice no PM88001089 », « Notice no PM88001088 », « Notice no PM88001087 », « Notice no PM88001086 », « Notice no PM88001085 », « Notice no PM88001084 », « Notice no PM88001083 », « Notice no PM88001082 », « Notice no PM88001081 », « Notice no PM88001080 », « Notice no PM88001079 », « Notice no PM88001078 », « Notice no PM88000310 », base Palissy, ministère français de la Culture
  3. « Notice no PM88001037 », base Palissy, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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