Image acheiropoïète

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Une image achéiropoïète[1] (grec : αχειροποίητα, littéralement « non fait de main d'homme »)[2] est une image dont l'origine est inexpliquée, et serait, selon les croyants miraculeuse. Il s'agit le plus souvent d'images du Christ ou de la Vierge Marie, les plus connues étant le suaire de Turin, Notre-Dame de Guadalupe et le voile de Manoppello.

En France la Vierge Processionnaire Notre-Dame des Miracles gardé à Église Saint-Nicolas de Saint-Maur-des-Fossés est une statue acheiropoïète [3]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le concept d'image achéiropoïète existe dans la littérature antique : Cicéron, à propos d'une représentation de Cérès, parle d'une image non faite de main d'homme et « tombée du ciel ».

C'est cependant à l'époque byzantine que les images achéiropoïètes prennent de l'importance : le Mandylion, ou image d'Édesse, en est le meilleur exemple. La première mention de son existence remonte au VIe siècle. De très nombreuses copies de cette image furent effectuées et devinrent des icônes. Pour expliquer les peintures achéiropoïètes, la tradition chrétienne rapporte qu'au moment où l'artiste était paralysé à cause de l'impossibilité de représenter sensiblement les traits de son modèle, un ange serait venu à son aide et aurait tenu son pinceau[4].

Analyses scientifiques[modifier | modifier le code]

Des scientifiques s'attachent à expliquer la formation de ces images[5]. La plus célèbre et la plus controversée d'entre elles est le suaire de Turin, dont les études réellement scientifiques ont commencé à la fin du XIXe siècle. Des études portent aussi sur la Vierge de Guadalupe et de façon plus récente sur le voile de Manoppello.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • P. di Lazzaro (ed.), Proceedings of the International Workshop on the Scientic approach to the Acheiropoietos Images, ENEA, 2010, (ISBN 978-88-8286-232-9)

Notes et références[modifier | modifier le code]