Gamyo Épinal

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Gamyo Épinal

Description de l'image  Logo GamYo.png.
Fondé en 1906
Siège BP14
88000
Blason Epinal.png Épinal
Lorraine
Flag of France.svg France
Patinoire (aréna) Patinoire de Poissompré
(1 424 places)
Couleurs       Orange
      Noir
      Blanc
Ligue Équipe 1 : Ligue Magnus
Équipe 2 : Division 3
Entraîneur-chef Philippe Bozon
Entraîneur(s) associé(s) Raphaël Marciano
Nicolas Martin
Yvan Charpentier
Directeur général Anthony Maurice
Président Claude Maurice
Équipe(s) affiliée(s) ICE Amateurs
Site web gamyoepinal.com
Crystal Clear app kworldclock.png
Pour la saison en cours, voir :
Championnat de France de hockey sur glace 2014-2015

Les Gamyo Épinal sont un club de hockey sur glace français basé dans les Vosges, évoluant en Ligue Magnus qui est le plus haut niveau national français.

Implantée à Épinal depuis 1906, l'équipe a connu plusieurs dénominations successives avant de prendre le nom Gamyo Épinal en 2014 via un contrat de naming. Installé en Élite française depuis 2003 le club est présidé depuis 1997 par Claude Maurice et l'équipe est entraînée par Philippe Bozon.

Sommaire

Historique[modifier | modifier le code]

Les débuts du hockey à Épinal (1906-1970)[modifier | modifier le code]

Les débuts du patinage à Épinal
Département des Vosges où se situe la ville d'Épinal

L’ancêtre des Gamyo Épinal naît en décembre 1906 et s’appelle alors Sports d’hiver spinaliens (SHS), dans la mesure où elle regroupe aussi bien des adeptes du patinage artistique que ceux du hockey sur glace. Tout ce petit monde se rejoint alors sur l’étang de Poissompré (appelé comme cela à cause de la multitude de poissons qu’il abritait) qui est à leur disposition durant les mois froids. À cette époque, il n’est pas question de rivaliser avec les vrais pays de hockey comme le Canada ou les pays nordiques, mais plutôt de s’amuser entre amis et se détendre. Une première scission entre patineurs et hockeyeur a lieu en 1909. Durant les années qui suivent et jusqu’en 1968, des transformations arrivent telles que l’installation d’une buvette, puis d’une piste de glace semi-artificielle et de sanitaires en dur le tout entretenu par Lucien Grandclaude[1]. C’est sur ces installations que l’idée de former la première équipe de hockey sur glace d’Épinal émerge pour devenir une réalité en 1968. La création de cette première équipe composée entre autres de Jean Monvoisin et Lucien Grandclaude marque la montée en puissance de cette discipline à Épinal, aidée en cela par la création d’une patinoire artificielle.

La nouvelle patinoire et les premiers succès (1970-1979)[modifier | modifier le code]

En 1969, profitant d'une mutation professionnelle à Nancy, le joueur de Boulogne-Billancourt Jean-Paul Hennet devient le premier homme fort du hockey spinalien. Il inscrit le club dans le championnat de la Ligue de l'Est et prend les rênes de l'équipe première alors que la patinoire n'est pas encore terminée. En effet, grâce à l'organisation des Jeux olympiques d'hiver de 1968 par la ville de Grenoble, l'opération « Cent patinoires » est lancée. Celle-ci a pour but de construire cent patinoires partout en France afin de favoriser la pratique des sports de glace. C'est ainsi que le 3 décembre 1970, les portes de la nouvelle patinoire d'une capacité officielle de 1 200 places (la capacité réelle étant de 1 500 places) bâtie sur l’étang asséché de Poissompré ouvrent et le 20 décembre, la nouvelle infrastructure est inaugurée par les hautes autorités communales, préfectorales et départementales. À cette occasion, les hockeyeurs spinaliens s'imposent face à leurs homologues strasbourgeois sur le score de 4-2[2]. Lors de cette saison 1970-1971, Hennet, qui a connu la première division, finit meilleur buteur de la Ligue de l'Est. Très vite, Épinal s'impose comme un des favoris de son championnat régional face à Belfort, Mulhouse, Nancy, Metz, Colmar, Besançon, Dijon ou encore Strasbourg. Ces rivalités régionales sont propices à l'essor du hockey sur glace dans la cité des Images. À cette période, le public est déjà nombreux à venir assister aux matchs se déroulant sur la glace de Poissompré. Le club recense alors pas moins de 383 licenciés. Après deux échecs consécutifs en finale face à Dunkerque en 1977 (4-4 à Épinal puis 5-3 dans le Nord)[3] et face à la réserve grenobloise en 1978 (deux défaites 6-3 puis 4-3)[4] c'est en 1979 que l’équipe d’Épinal décroche son premier titre national, celui de champion de France de division 2 en écartant Asnières puis Dunkerque en séries éliminatoires avant de s'imposer en finale face à Nice. L'équipe spinalienne est alors composée de joueurs formés au club par Jean-Paul Hennet et emmenée par la première vedette nord-américaine d'Épinal, le canadien Brad Neville. Les hockeyeurs spinaliens réussissent faire match nul 4-4 sur la côte d'Azur avant de s'imposer 7-3 au retour à Poissompré[5] ce qui permet à l'équipe d'être sacrée championne de France de Nationale C et d'accéder à l'échelon supérieur, la Nationale B. Les premières vedettes du hockey à Épinal s'appellent alors Pierre Aubert, Jean-Paul Peltier, Laurent Gaspard, Didier Froment, Denis Claudé, les frères jumeaux Jean-François et Éric Bardy et le gardien Christian Nadobny. Ceux-ci sont rejoints par le rémois Patrick Adin[6].

Première accession à l’Élite (1979-1982)[modifier | modifier le code]

En 1979, Épinal découvre la Nationale B dans la poule Nord. Cette poule est dominée par le club d'Amiens qui s'appuie sur de nombreux jeunes joueurs évoluant au sein de l'équipe de France junior et sur Dave Henderson, futur sélectionneur de l'équipe de France[7]. Le club spinalien est alors reversé dans une poule de maintien qu'il remporte pour continuer à évoluer une deuxième saison au sein du second échelon national[8]. Cette deuxième saison voit Épinal progresser encore : les spinaliens gagnent la poule Sud grâce à un dernier succès 6-3 face à Dijon devant 2 000 personnes réunis à Poissompré[9]. Cependant, dans la poule de promotion/relégation réunissant les 4 derniers de Nationale A et les vainqueurs des 2 poules de Nationale B, Épinal ne résiste pas face à ses adversaires mieux armés techniquement et tactiquement. L'équipe finit 5e sur 6, Meudon déclarant forfait après 3 matchs[10]. Les dirigeants font ensuite venir l'ancien sélectionneur de l'équipe de France, Pete Laliberté qui donne au hockey spinalien une nouvelle dimension : c'est en effet le premier vrai entraîneur qui exerce à Épinal. Il impose une préparation d'avant-saison et une rigueur de travail inédite au club jusqu'alors. Gilles Saint-Germain et Philippe Decock, deux internationaux qui débarquent de Tours viennent renforcer l'arrière-garde dont le dernier rempart est Patrick Partouche, ex-tourangeau lui aussi. Pour remplacer Joseph Fernald, blessé dès le début de saison, le club engage l'un des meilleurs attaquants de Nationale A, le canadien Normand Pépin venu de Megève. L'équipe adopte alors un jeu très canadien : défense de fer et jeu très physique où les bagarres foisonnent. Poissompré devient « la hantise de toutes les équipes lorsque celles-ci se déplacent dans l'enfer d'Épinal » dit alors Patrick Partouche. Celui-ci dit avoir rejoint la Cité des Images à 24 ans « parce qu'il régnait et règne toujours un esprit hockey ». Malgré une défaite controversée, qui instaure des rapports tendus entre les deux clubs, à Briançon (7-1) où l'équipe se voit refuser l'accès à la glace par les dirigeants haut-alpins la veille du match, Épinal accède une nouvelle fois à la poule de promotion/relégation en compagnie de Briançon[11]. Après avoir battu les pensionnaires de l'élite Lyon, 5-4, et Caen, 5-1 à domicile, les spinaliens sont en tête de la poule à l'issue des matchs aller. La phase retour est plus compliquée et les Épinal se retrouvent 4e et premier non-promu, à égalité de points avec le 3e, Lyon mais accusant une moins bonne différence de points (+6 contre +7) avant la dernière journée. Mais grâce à une large victoire 10-3 contre Valenciennes conjuguée à une défaite lyonnaise face à Briançon, Épinal accède à la Nationale A, l'élite du hockey français[12]. Le 6 février 1982 le club de hockey spinalien devient le premier club sportif vosgien, tout sport confondus, à rejoindre l'élite nationale[13].

Premier passage dans l'Élite (1982-1984)[modifier | modifier le code]

Les premiers pas en Nationale A sont difficiles pour Épinal. En effet, Normand Pépin, en attente de naturalisation, ne peut pas commencer le championnat avec ses partenaires qui s'inclinent face à Gap à la Blache, 6 buts à 10, dans un match où le jeune joueur de 18 ans, Jérôme Campiglia devient le premier buteur d'un club vosgien en élite nationale. La première victoire intervient lors de la 3e journée : à cette occasion la patinoire de Poissompré accueille le club de Viry pour son premier match de l'Élite et Épinal s'impose 5-3. Normand Pépin obtient sa naturalisation seulement 2 jours avant la quatrième journée qui voit Épinal s'imposer à domicile face à Lyon 5-1. À domicile, devant 1 200 spectateurs de moyenne, Épinal fait match nul 2-2 contre à Tours lors de la cinquième journée grâce à un doublé de Bernard Meslier puis bat Amiens 8-5 et Briançon 9-1 avant de perdre 3-4 contre Grenoble. La phase aller est une réussite pour Épinal qui occupe alors la 8e place qualificative pour la phase finale mais la phase retour est bien plus compliquée : les clubs alpins dominent largement les vosgiens qui arrivent malgré tout battre Megève 5-2 ou encore Lyon 5-0. Les Spinaliens échouent à la 9e qui les oblige à disputer la poule de promotion/relégation[14]. Le maintien est finalement acquis grâce à un total de 9 victoires pour 4 défaites et 1 nul[15].

Le club obtient donc le droit de jouer pour une deuxième saison consécutive en Nationale A. Cependant Pete Laliberté, devenu trop cher, doit quitter l'équipe. Marcel Dumais, arrive de Saint-Gervais pour occuper le rôle d'entraîneur-joueur. La saison démarre par un déplacement à Gap finalement annulé pour cause de brouillard. Le premier match se dispute finalement au pied du mont Blanc face à Saint-Gervais où le départ de Marcel Dumais n'a pas été digéré. Cette première opposition se solde par une défaite 9-4 alors que Patrick Adin, auteur d'un triplé, avait égalisé à la 52e minute. Il faut attendre la 6e journée pour voir les spinaliens remporter leur premier match de la saison, à domicile face à Tours (11-4). Un match marqué par un quintuplé de Marcel Dumais et un triplé de Normand Pépin. Cette deuxième saison est plus difficile que la première et l'enchaînement de défaites fait perdre du public au club qui ne compte plus que 700 spectateurs pour assister au dernier match de la saison, une défaite 6-4 face à Caen. Les Vosgiens, derniers du classement, doivent alors passer une nouvelle fois par la poule de promotion/relégation[16]. Dans une poule où Lyon déclare forfait à la suite de problèmes financiers, les Spinaliens terminent 4e, et se maintiennent de justesse en Nationale A, grâce à une meilleure différence de but et en s'imposant lors de la dernière journée face à Caen (13-4) : ils ne devancent les Caennais qu'à la différence de buts (+7 contre -7)[17]. Malgré ce maintien sportif, le club qui a de sérieux soucis financiers est ensuite contraint de déposer le bilan.

Période de reconstruction (1984-1989)[modifier | modifier le code]

Le hockey spinalien est contraint de redémarrer en Nationale C, le troisième et dernier échelon national. Pour commencer sa nouvelle histoire le club prend le nom d'Association pour le renouveau des sports de glace d'Épinal (A.R.S.G.E.). L'équipe voit le départ de la quasi-totalité de ses joueurs et seul quelques-uns restent comme Gilles Durand qui déclare : « Quand le club a déposé le bilan après les deux premières saisons en élite, j'ai eu des propositions pour partir. Je n'ai pas voulu car à ce moment-là, on ne pouvait pas vivre du hockey. »[18]. Lui, les frères Bardy et Denis Claudé deviennent les cadres du club qui joue dans un championnat à 4 aux côtés de l'entente Metz/Amnéville, de Besançon et de la réserve de Strasbourg. L'équipe remporte 5 victoires contre une défaite 4-3 à Poissompré contre Metz/Amnéville et se qualifie pour la finale nationale[19] mais décline l'invitation et n'y participe pas. Lors de la saison 1985-1986, Épinal se voit proposer un simple tournoi à 3 avec Besançon et l'entente Metz/Amnéville. Un parcours sans faute permet au club de participer à la finale nationale[20]. Épinal remporte le tournoi organisé à Poissompré face à Reims 5-4, Cherbourg 23-2 et Le Vésinet 10-4 ce qui lui permet de disputer la finale de Nationale C face à Morzine. Une première victoire à domicile 7-5 confirmée par une victoire 4-3 à Morzine permet au club de devenir champion de France de division 3 et d'accéder à la Nationale 2[21].

Pour la saison 1986-1987, Épinal embauche l'entraîneur Tchécoslovaque Ivan Guryka. Le hongrois Andreas Farkas continue pour une troisième année consécutive dans les Vosges et compte 39 buts et 54 passes en 24 matchs. Après avoir terminé la première phase à la deuxième place, derrière Angers, les Spinaliens finissent la phase finale à la même place, derrière les mêmes angevins[22]. En 1987-1988, l'équipe repart pour une nouvelle campagne en Nationale 2 achevée à la deuxième place de la poule nord dominée par Reims, et par une qualification pour une nouvelle phase finale[23]. Lors de celle-ci, les Spinaliens finissent derniers[24]. En 1988-1989 l'effectif est rajeuni : Guryka, Farkas et les frères Bardy quittent le club et le Canadien Gatien Dumoulin devient le nouvel entraîneur-joueur. Celui-ci marque un tiers des buts de son équipe qui finit à la quatrième et dernière place qualificative pour la phase finale de la poule nord[25]. Malgré une sixième place lors de cette poule finale, le club profite du retrait de Dijon pour accéder à la Nationale 1B, le deuxième échelon national[26].

La légende Bob Gainey (1989-1990)[modifier | modifier le code]

Bob Gainey sous le chandail spinalien

Au début de la saison 1989-1990, Épinal, tout juste promu en deuxième division, réalise l'un des plus gros transferts de l'histoire du hockey français : Bob Gainey, capitaine des Canadiens de Montréal, quintuple vainqueur de la Coupe Stanley et quadruple vainqueur du Trophée Frank J. Selke signe avec le club. À propos de cette arrivée, Gatien Dumoulin dit en juillet 1989 à La Liberté de l'Est : « voir Gainey à Épinal, c'est comme si vous annonciez que Michel Platini allait signer dans un petit club amateur. Impossible ». Pourtant le président Latour réalise là un tour de force. Gainey, qui souhaite prendre du recul par rapport à la LNH, fait affluer de très nombreux sponsors pour payer son salaire. La municipalité et son maire Philippe Séguin participent pour 1 million de francs. Le club accueille également la télévision canadienne, venue découvrir au plus près le phénomène. Malgré tout, le début de saison est compliqué pour le club qui débute par deux défaites à domicile contre Angers 5-0 et à Chamonix 13-3[27]. Bob Gainey qui avait disputé ces deux rencontres en tant que défenseur, reprend son poste habituel en attaque pour emmener son équipe à la 4e place finale, qualificative pour la phase finale[28]. Une phase finale conclue également à la 4e place[29]. Cette phase finale n'offrit pas de promotion puisque dès la saison suivante, l'Élite (qui s'appellera Ligue Nationale) deviendra un championnat à 8 fermé dont l'accession se fera uniquement sur dossier. Cette saison 1989-1990 restera comme une saison pas comme les autres pour Épinal, devenu le centre éphémère du hockey français. Le passage de Bob Gainey au sein de la Cité des Images aura ravivé la fièvre de Poissompré. La star repartira dès la saison suivante en LNH en tant qu'entraîneur en chef des North Stars du Minnesota[30] avec qui il atteindra la finale de la Coupe Stanley dès sa première saison sur le banc[31] en étant introduit au Temple de la renommée du hockey la même année[32]. Après en avoir été l'entraîneur en chef, il deviendra directeur général des Stars de Dallas avec qui il gagnera la Coupe Stanley en 1999 avant de prendre en main les Canadiens de Montréal en 2003 en tant que manager général. Le 16 novembre 2002, Bob Gainey est revenu pour la première fois à Épinal. Après avoir reçu une standing ovation de la part des spectateurs de Poissompré, avec notamment d'ex-coéquipiers ayant évolué dans la Cité des Images à la fin des années 1980, le député-maire Michel Heinrich annonça le futur baptême de la patinoire de Poissompré en patinoire Bob-Gainey[33].

Les difficultés financières (1990-1997)[modifier | modifier le code]

Saison 1990-1991[modifier | modifier le code]

La saison post-Bob Gainey fait rentrer Épinal dans un certain anonymat. Ce qui n'empêche pas le club de nourrir des ambitions avec un recrutement qui devait permettre au club de jouer les premiers rôles en Division 1, le second échelon national. L'équipe voit le retour de Jérôme Campiglia et les arrivées du tourangeau Raphaël Marciano, des Brainçonnais Alain Pivron et Nicolas Marck ainsi que du villardien Nicolas Ligeon entraînés par Frédéric Favre. Cependant une première péripétie intervient dès le début de cette nouvelle saison. Les licences des joueurs n'arrivent pas à temps. Si bien que la victoire 6-1 contre Anglet, acquise lors de la 7e journée est annulée et le club perd 5-0 sur tapis vert[34]. Après l'épisode des « licences fantômes », ayant entraîné un menace de boycott d'Épinal, le club trouve son rythme de croisière, emmené par le patron de sa défense, le tchèque Jan Reindl qui était encore capitaine du HC Sparta Prague et champion de Tchécoslovaquie quelques mois auparavant[35]. Après leur deux défaites initiales, les spinaliens ne perdront plus aucun match sur la glace avant la 22e et dernière journée du championnat[34]. Cette incroyable série conduira l'équipe à la 2e place du classement, à égalité de points avec le leader Viry-Châtillon, en possédant la meilleure défense du championnat[36]. En play-offs l'équipe se débarrasse d'Anglet en quarts de finale (match nul 6-6 à l'aller en Aquitaine puis victoire 5-2 au retour à Épinal). Les redoutables Caennais sont les adversaires de la demi-finale. Après un épique match nul 9-9 obtenu en Normandie une semaine plus tôt, les deux équipes se retrouvent à égalité 3-3 dans les dernières minutes du match retour. Alors que les prolongations semblent inévitables, Raphaël Marciano gagne un ultime engagement pour remiser derrière sur Alain Pivron dont le tir trompa Gervasoni, le gardien caennais, à 59'57". Cette action de légende fit chavirer les 1 800 spectateurs entassés dans la patinoire de Poissompré. Cependant, en finale les Spinaliens devaient subir la loi des leaders de la saison régulière, Viry-Châtillon[37].

Saison 1991-1992[modifier | modifier le code]

À la fin de la saison 90-91, le championnat élite, la Ligue Nationale, est à l'agonie. En effet, le hockey français qui vécut largement au-dessus de ses moyens pendant plus d'une décennie, commence à payer ses errements. Sur les 8 équipes engagées la saison passée dans ce championnat, seules 4 survivent (Rouen, Briançon, Reims et Amiens) alors que les 4 autres (Grenoble, les Français volants, Bordeaux et Tours) déposent le bilan[38]. La fédération oblige alors Viry-Châtillon, Épinal et Clermont-Ferrand à jouer en Ligue nationale alors que leur budget ne le permet pas. Un quatrième club, Chamonix, sera volontaire pour jouer cette Ligue Nationale[39]. C'est alors forcé que le club spinalien intègre l'élite du hockey français. La première partie de championnat ressemble à un long chemin de croix pour les trois « volontaires désignés ». Épinal termine dernier, Viry sera avant-dernier et Clermont antépénultième[40]. À l'issue de cette première phase, les deux derniers doivent descendre à l'échelon inférieur, la Nationale 1 et les six autres doivent disputer la poule finale. Clermont, déjà en dépôt de bilan, refuse de participer à la poule finale et Viry est donc contraint de la disputer[41]. Épinal disputera la deuxième phase de son championnat en Nationale 1. Cette deuxième phase, où les Spinaliens jouent enfin à un niveau qui est le leur, et termine cette seconde phase à la 2e place de Nationale 1, juste derrière le grand favori, Bordeaux[42]. À la fin de la saison, le président Robert Cabrit annonce qu'il prévoit de réduire la masse salariale, par précautions. Le député-maire Philippe Séguin se veut également rassurant dans la presse locale : « Le hockey français vit au-dessus de ses moyens et il faut limiter les dépenses. Certes Épinal a des difficultés mais ce n'est rien par rapport à d'autres, et son déficit cumulé est le plus bas de tous. Sans m'immiscer dans les affaires du club, je ne peux donner tort aux dirigeants de vouloir équilibrer recettes et dépenses. »[43] Le club devra malgré tout à nouveau déposer le bilan à l'intersaison 1992.

Saison 1992-1993[modifier | modifier le code]

C'est donc en Nationale 2 que le nouvel ICE dispute la saison 1992-1993. L'effectif est bien sur décimé par rapport à la saison précédente mais certains cadres restent malgré tout dans la Cité des Images: Alain Pivron, Raphaël Marciano, Michel Célestin et Jan Reindl[44]. Ceux-ci devront encadrer, avec l'entraîneur Patrick Mavré, le jeune effectif essentiellement spinalien monté par le nouveau président Jean-Claude Hoff. Le nombre de cadets et juniors spinaliens sélectionnés en équipes nationales atteint des sommets, le réservoir de jeunes formés par le club semble alors inépuisable. Reversés dans une « poule de la mort » avec Caen, Clermont (deux autres équipes qui viennent de déposer le bilan) et les très ambitieux Albatros de Brest. La jeunesse spinalienne est trop tendres pour faire face à cette adversité et finit à la 4e place (sur 6) de sa poule de qualifications[45]. En poule de classement, Épinal domine largement son championnat en compagnie de Clermont qui prend la première place grâce à une meilleure différence de points particulière[46]. La saison est endeuillée par le décès au printemps de l'entraîneur Patrick Mavré remplacé pour la fin de saison par le défenseur Jan Reindl[47].

Saison 1993-1994[modifier | modifier le code]

La poule qui s'offre aux Spinaliens en 1993-1994 est moins relevée où leurs adversaires les plus sérieux sont les Français Volants. Après une première phase conclue juste derrière les Français Volants[48], les premiers résultats dans la poule de la montée laissent présager un exploit spinalien. Celui de battre les France Volants. Cela sera chose faîte à Poissompré où les 2 000 spectateurs accueillent les parisiens dans un silence de cathédrale. La légende veut que cette intimidation silencieuse causa la perte du match pour les Parisiens (8-6). La montée, encore possible, se joua au dans la dernière minute du dernier match de championnat à Poissompré, face à Lyon. Deux lyonnais se télescopent pour offrir le but de la victoire au spécialiste du genre, Alain Pivron. Grâce à la réforme des championnats, les Spinaliens accèdent à la Nationale 1B, deuxième échelon national[49],[50].

Saison 1994-1995[modifier | modifier le code]

La saison 1994-1995 est celle des paradoxes pour Épinal. Si à domicile les vosgiens sont irrésistibles, il en est tout autre à l'extérieur où rien ne fonctionne[51]. La responsabilité de Jan Reindl, pour sa première saison en tant qu'entraîneur à temps plein, est engagée. La recrue Roman Trebaticky, arrivé de Gap, n'arrive pas à qualifier son équipe pour les play-offs[52]. Jan Reindl démissionnera de son poste en décembre. La poule de maintien est survolée par les Spinaliens qui confirment tout leur talent sous l'égide du nouvel entraîneur, le serbe Dušan Ilić[53].

Saison 1995-1996[modifier | modifier le code]

La saison suivante, fort d'un recrutement convaincant avec les arrivés des défenseurs Mike Baumann et Jarkko Laiho et de l'attaquant valenciennois Stanislas Solaux[54], la bande à Trebaticky finit la première phase de championnat à la seconde place de la poule nord-ouest. Les Spinaliens se retrouvent donc qualifiés pour la poule finale où ils auront un bilan équilibré pour terminer à la quatrième place[55]. En fin de saison, la fédération décide cependant d'élargir l'Élite et promulgue donc Épinal en Nationale 1A. Le club n'aura alors que quelques semaines pour se préparer à l'Élite alors que la différence de niveau entre les deux divisions est énorme.

Saison 1996-1997[modifier | modifier le code]

La saison 1996-1997 voit donc les tout nouveaux « Renards » être envoyés de force en Élite alors que le club n'est pas armé financièrement pour ce championnat. Sportivement, l'effectif s'affaiblit considérablement avec les départs Mike Baumann, Jarkko Laiho, Patrick Pommier, Stéphane Baills, Alexandre Baillard, Cyril David et surtout Roman Trebatický[56]. Des départs difficiles à combler avec le peu de moyens. La saison sera un véritable chemin de croix pour les Spinaliens qui ne gagneront qu'une seule fois (5-4 contre Gap lors de la 8e journée) et feront un match nul (2-2 à Megève pour la 1re journée)[57]. Avec une incroyable moyenne de plus de 8 buts encaissés par match, le public déserte Poissompré ce qui diminue encore les recettes, ce qui entraîne des retards de salaire. Dans ce contexte difficile, la jeunesse spinalienne incarnée par Guillaume Chassard, Nicolas Martin, Frédéric Pierre, Anthony Maurice, Guillaume Géhin et Guillaume Papelier obtient un temps de glace conséquent. Après la première phase terminée à la dernière place, les hommes du président Ghislain Mérenne disputent une poule de relégation en compagnie de Lyon, Megève et Gap. Avec 6 défaites en autant de matchs et 56 buts encaissés (soit plus de 9 buts par match) et un mémorial 20-4 concédé à Bordeaux, les Spinaliens redescendent au deuxième échelon national, évitant de justesse un nouveau dépôt de bilan malgré un déficit cumulé estimé à 1,7 millions de francs[57].

Les Dauphins, le renouveau du hockey spinalien (1997-2003)[modifier | modifier le code]

Saison 1997-1998[modifier | modifier le code]

La saison 1997-1998 sera celle de la rupture pour l'ICE. La couleur originelle du club est abandonnée au profit du bleu-blanc-rouge. Le surnom des « Renards » adopté un an plus tôt est également changé, au profit des « Dauphins ». Le nouveau président, Claude Maurice, est bien décidé à faire d'Épinal un grand club formateur et lance pour cela un Pôle France[58]. Dans ce contexte, la jeunesse arrive donc au pouvoir. L'équipe termine la première phase de championnat à une frustrante 5e place, ratant la poule finale pour deux petits points[59] alors que des points ont été bêtement perdus contre les Français Volants, Strasbourg ou Cholet[60]. La poule de relégation était donc inévitable pour les hommes de l'entraîneur-joueur Christian Bozon. Une poule de relégation que les « Dauphins » termineront avant-dernier, ne devant leur salut qu'à la faiblesse des Français Volants[61].

Saison 1998-1999[modifier | modifier le code]

Le club repart donc pour une nouvelle campagne en Nationale 1 en nourrissant des espoirs de play-offs. Cependant, le manque d'expérience et de maturité de l'équipe rend le rendement général très aléatoire. Après un début de saison en demi-teinte, Christian Bozon abandonne la charge du coaching au profit du revenant Dušan Ilić. Ce manque de constance condamne le club à un nouveau passage par une poule de relégation[62]. Les Spinaliens finissent sur le podium de cette poule et gagnent le droit de disputer une troisième saison en Nationale 1[63].

Saison 1999-2000[modifier | modifier le code]

Alors qu'en interne les finances retrouvent des couleurs et que la dette s'efface progressivement, le président Claude Maurice opère à un changement radical dans la politique du club. Devant la faiblesse de la relève, le recrutement se tourne vers l'étranger et notamment vers l'Europe de l'Est. Le retour sur le banc de Jan Reindl contribue fortement à ce changement. Les arrivées en défense des Finlandais Tommi Åkerlund et Rami Carlstedt, du Tchèque Vladimír Domin et du Slovaque Jozef Držík renforce un secteur très critiqué lors des saisons précédentes. L'attaque n'est pas en reste avec les renforts de l'Amiénois Frédéric Dehaën, du finlandais Jussi Haapasaari et surtout du tchèque formé au Sparta Prague, Tomás Mysicka[64] qui ne tardera pas à se faire adopter comme le « petit prince » de Poissompré. Ce recrutement permet au club de réaliser une saison solide, récompensée par une 4e place synonyme de poule finale[65]. Après un début de poule finale bien négocié, l'usure physique et mentale se fait ressentir. Des points sont perdus en route et les ultimes espoirs de demi-finale s'envolent définitivement à Briançon dans un match où le vainqueur prenait la 4e et dernière place qualificative pour la demi-finale[66].

Saison 2000-2001[modifier | modifier le code]

La saison 2000-2001 est donc porteuse d'espoirs dans les Vosges. l'effectif reste stable malgré quelques départs (le gardien Philippe Ranger à Dijon et Rami Carlstedt à Clermont). Le changement principal est à trouver sur le banc de touche où Jan Reindl quitte ses fonctions. Il est alors remplacé par Raphaël Marciano qui devient entraîneur-joueur. Après un début de saison morose, le club profite du dépôt de bilan de Lyon pour se renforcer en recrutant l'Estonien Mihail Kozlov devant et le Slovaque Radoslav Regenda derrière. Grâce à eux et à l'explosion de Jussi Haapasaari[67] que certains voient alors comme le meilleur joueur de Division 1, Épinal enregistre une série de 6 victoires consécutives pour se qualifier haut la main pour la poule finale[68]. Une poule où Épinal, fort d'un nouveau statut de favori, mettra fin à une série de 8 défaites consécutives face au grand rival mulhousien par une victoire 5-4 acquise devant le public chaud bouillant de Poissompré. L'affront sera définitivement lavé à peine 4 jours plus tard quand les spinaliens iront battre les alsaciens dans leur fief de l'Illberg[69]. La rivalité ne s'arrête pas là puisque les "Dauphins", 2e de cette poule doivent affronter les "Scorpions" en demi-finale. Les joueurs de la Cité des Images se déplacent pour le match aller sans Mihail Kozlov, appelé en sélection nationale. Après un doublé de l'inévitable Haapasaari, celui-ci est chargé violemment par une charge mulhousienne et doit quitter ses partenaires qui laissent filer le match aller (défaite 3-2). Les absences seront rédhibitoires au match retour perdu sur le même score. Le rêve spinalien se brise et la « petite finale » sera également perdue face à saint-Gervais[69]. La carrière de joueur de Raphaël "Féfé" Marciano s'arrête donc sur une fausse note, 30 ans après ses débuts dans le hockey à Dijon et après 11 ans et plus de 400 points au club[70].

Saison 2001-2002[modifier | modifier le code]

L'arrêt de sa carrière de joueur est compensé à l'inter-saison par le retour de deux anciennes gloires, écarté de l'effectif mulhousien: Cyrille David et Roman Trebatický et du Tchèque Karel Kadlec. Lors de la saison 2001-2002, l'attaque fut l'une des plus prolifique du championnat de Division 1. Cependant, la défense empêche les spinaliens de finir plus haut que leur 5e place de fin de saison[71]. Orphelin des rivaux mulhousiens, Épinal se trouve un nouveau rival avec le voisin Besançon, entraîné par l'ancienne gloire spinalienne Alain Pivron[72]. Deux défaites (6-2 dans les Vosges[73] puis 4-1 dans le Doubs) ainsi qu'une élimination en Coupe de France par ces même « Séquanes » attise la rivalité. D'autant que les play-offs sont l'occasion de nouvelles retrouvailles entre les deux clubs. Les bisontins, favoris, arrachent le match nul (5-5) à Poissompré en égalisant à 30 secondes de la fin du match[74]. Le retour, devant de nombreux supporters spinaliens ayant fin le déplacement, voit l'ICE mené dès la mi-match mais craquer par 3 fois en l'espace de 6 minutes. Trebatický égalisera en fin de match et en infériorité numérique pour offrir une fin à la mort-subite à ce duel à suspens. Après une première période de 5 minutes vierge de but et alors que l'arbitre voulait procéder à une séance de tirs de pénalités, le président Claude Maurice intervient avec le règlement et on procède à une seconde période de prolongations. C'est alors que Haapasaari exploita un rebond sur un tir de Trebaticky pour qualifier son équipe[75]. La suite laissera un nouveau goût amer aux spinaliens, éliminés en demi-finale par Dijon puis défait par Tours dans la « petite finale ». À l'inter-saison le président Maurice déclinera l'invitation de la fédération à rejoindre l'Élite dans le nouveau « Super 16 ». L'homme fort de l'ICE ne souhaitant pas revivre le cauchemar de la saison 1996-1997.

Saison 2002-2003[modifier | modifier le code]

C'est donc dans une Division 1 amputée de ses meilleurs protagonistes qu'Épinal repart sans Jozef Držík, Guillaume Chassard et Jussi Haapasaari partis respectivement à Besançon, Mulhouse et Dunkerque. La première phase de championnat au sein de la poule nord est conclue sans remous à la deuxième place de la poule nord derrière Strasbourg[76]. La monotonie du championnat est coupée par la belle parenthèse « Coupe de France » où les « Dauphins » réalisent l'exploit d'éliminer Dunkerque[77] et Dijon[78] pourtant supérieur hiérarchiquement, avant de tomber face à Angers[79], également membre du Super 16 mais également par la visite de la légende Bob Gainey venu assister à la victoire de son ancien club face à Asnières (7-4)[33]. La poule finale est l'occasion pour Épinal de faire valoir tout son talent en survolant cette deuxième partie de championnat (11 victoires, 1 nul et 2 défaites)[80] et donc d'accéder à l'Élite du hockey français, 7 ans après l'avoir quitté.

Installation dans l'Élite (2003-2009)[modifier | modifier le code]

Saison 2003-2004[modifier | modifier le code]

Après avoir négocier avec la fédération et obtenu une subvention fédérale, le président Maurcie estime que son club a les moyens d'intégrer le Super 16 sans risquer un nouveau dépôt de bilan. Le club perd sa vedette Tomáš Myšicka et son gardien Rémi Caillou, obligeant les dirigeants à lui trouver un successeur. Celui-ci sera Stanislav Petrík, Slovaque et premier gardien non-français de l'histoire du club. Dès son premier match dans l'ambiance survoltée de Poissompré qui accueille ce jour là le grand rival mulhousien, il démontre toutes ses capacités. L'équipe pâtit d'une improductivité offensive chronique et ne doit son salut qu'à son gardien dont les prouesses « petrikéennes », avec l'aide du « ministre de la défense » Vladimír Domin, tiennent l'équipe à bout de bras. Après une première phase dans la poule est conclue à une prometteuse 5e place, devancé par Villard à la différence de but particulière (défaite 3-2 a.p à Épinal[81], match nul 3-3 a.p au retour à Villard[82]), les « Dauphins » doivent passer par la poule de relégation. Le maintien est assuré par deux victoires face à Dunkerque (5-3 à Dunkerque [83] et 5-3 à Épinal [84]).

Saison 2004-2005[modifier | modifier le code]

Le départ de Vladimír Domin à l'inter-saison et le mauvais recrutement font passer le club par une saison régulière noire où, malgré l'aide de Steve Gainey, fils de Bob et venu trouver du temps de jeu pendant le lock-out NHL, Épinal ne gagnera que 4 fois pour 1 nul et 23 défaites. Le manque de caractère, voire de professionnalisme de l'équipe (à l'image de l'ancienne gloire Mikhaïl Kozlov licencié au printemps pour ivresse sur la voie publique). Christophe Ribanelli tentera de pousser un coup de gueule d'un match à Dunkerque en refusant de remonter sur la glace pour le troisième tiers-temps, sans effet[85]. L'entraîneur Raphaël Marciano sera une des victimes de cette saison et laissera sa place au nouveau retour de Jan Reindl. Dernier du championnat, Épinal se voit contraint de repasser par la poule de maintien, en compagnie de Clermont et Dunkerque. Après avoir obtenu le nul 2-2 a.p. à Clermont[86] et après avoir perdu deux fois contre Dunkerque (4-1 dans les Vosges [87] puis 3-2 dans le Nord [88], les « Dauphins » obtiennent leur maintien en s'imposant 6-3 dans un « match de la mort » contre Clermont à Poissompré [89]. Parallèlement, sous l'impulsion de Djamel Bouhadouf, une structure amateur indépendante du club se créer pour permettre aux « cireurs de banc » de disposer d'un temps de glace en Division 3 mais aussi aux jeunes de profiter d'un environnement où ils ne sont plus dénigrés.

Saison 2005-2006[modifier | modifier le code]

Les dépôts de bilan de Mulhouse et Tours obligent la fédération à refonder le championnat Élite en le faisant passer à 14 clubs sous le nouveau nom de Ligue Magnus. Profitant de ces dépôts de bilan, Épinal attire le slovaque Ján Plch qui venait juste de signer en faveur des « Scorpions » mais également Ján Šimko et Ľubomír Duda, arrivant de Tours et Luc Mazerolle Lionel Simon (premier joueur de champ français recruté depuis 2001) débarquant de Clermont. Le Suédois Joakim Nilsson prend place sur le banc alors que le capitaine Frédéric Dehaëne quitte l'effectif. Le club voit également le retour de l'ancien chouchou de Poissompré Jussi Haapasaari. Fort de ce recrutement, Épinal réalise une saison régulière achevée à la 11e place lui permettant de découvrir pour la première fois de son histoire les play-offs de l'Élite. Une découverte qui se fait à Poissompré face aux Pingouins de Morzine-Avoriaz. Après avoir pourtant ouvert du score par Roman Trebaticky, les Dauphins se retrouvent menés 4-2. C'est alors le moment choisi par Jussi Haapasaari pour inscrire un triplé et donner la victoire aux siens[90]. La victoire 5-2 dans les Alpes[91] qualifiera l'ICE pour les quarts de finale. Des quarts de finale où Épinal affronte Amiens. Après un premier match arraché par les « Gothiques » grâce à l'égalisation de Laurent Gras à 1 minute et 13 secondes du terme de la rencontre et au but décisif de ce même Laurent Gras 14 secondes à peine après le début des prolongations[92], les Spinaliens subissent à nouveau la loi des picards lors du deuxième match (défaite 5-1)[93]. Le troisième match, disputé cette fois à Poissompré, voit à nouveau Amiens l'emporté en prolongations (4-3[94]) et éliminé les vosgiens. Ce match sera le dernier sous le maillot spinalien de Roman Trebaticky.

Saison 2006-2007[modifier | modifier le code]

Finale de la Coupe de France 2007 à Bercy

Pour le remplacer et compléter la ligne de la nouvelle star Ján Plch et de Ján Šimko, Épinal recrute le centre tchèque Michal Petrák qui accompagne son compatriote, l'autre recrue phare de cette intersaison, le défenseur Jan Boháček. La saison 2006-2007 marque une très légère progression au niveau du classement de la saison régulière puisque le club finit 10e avant de se finir éliminer en 2 petits matchs lors des play-offs par Chamonix [95] (3-2 a.p. à Épinal [96] et 4-2 à Chamonix [97]. Cependant cette saison est toutefois marquée par un formidable parcours en Coupe de France qui voit les Dauphins disputer la première finale de cette compétition au Palais omnisports de Paris-Bercy devant une affluence record de 12 215 spectateurs. Les spinaliens doivent cependant s'incliner face aux Ducs d'Angers sur le score de 4-1 [98].

Saison 2007-2008[modifier | modifier le code]

L'intersaison suivante voit revenir Shawn Allard au club, au poste d'entraîneur-joueur en remplacement du suisse Pierre-Yves Eisenring. L'arrivée du Finlandais Ilpo Salmivirta et du Canadien Stéphane Gervais dynamite le power play spinalien. Après un début de saison prometteur, la belle dynamique vosgienne est cassée par la blessure du maître à jouer Ján Plch lors de la réception des Dragons de Rouen à Poissompré au soir de la 19e journée de championnat (défaite 5-1 [99]. Le retour de l’ailier slovaque redonne un nouvel élan aux Dauphins qui finissent la saison régulière en progressant encore d'un rang au classement final, à la 9e place. Le premier tour des play-offs s'annonce prometteur pour les spinaliens grâce au retour en grande forme de Plch et Petrík. Malheureusement, le dernier rempart de la défense se blesse à la veille du premier match de la série contre Dijon. Le back-up Franck Constantin est alors propulsé dans l'arène au moment le plus décisif de la saison. Le premier match de la série est perdu à Poissompré 5-4 malgré une belle remontée (Épinal était mené 5-1 au début du troisième tiers-temps)[100]. Le second match, en Bourgogne, fut également perdu (4-2)[101] et les spinaliens furent éliminés sans avoir eu vraiment leurs chances à cause de la blessure de leur gardien.

Saison 2008-2009[modifier | modifier le code]

L'effectif pour la saison suivante reste stable malgré quelques ajustements pour stabiliser l'équipe avec notamment le Suédois Alexander Sundqvist et le gardien finlandais Eero Väre venu pour installer une concurrence avec Petrík. La saison se révèle excellente pour les « Dauphins » avec des quarts de finale dans les deux coupes et une excellente sixième place au terme de la saison régulière, correspondant au meilleur résultat jamais enregistré par le club. Cette 6e place donne l'avantage de la glace au premier tour des play-offs contre Chamonix. Un avantage dont tireront profit les joueurs de Shawn Allard en s'imposant à deux reprises sur leur glace de Poissompré (8-5 [102] puis 6-3 [103]) après avoir perdu au pied du Mont-Blanc (5-2). La belle saison spinalienne prendra fin en quarts de finale contre Rouen avec une série perdu 3 manches à 0 (6-3 et 7-1 à l'Ile Lacroix, 4-1[104] à Poissompré).

Fermeture de la patinoire (2009-2011) [105],[106],[107][modifier | modifier le code]

Saison 2009-2010[modifier | modifier le code]

La belle saison de l'ICE engendra une vague de départs dont ceux de Stéphane Gervais pour Briançon et de Ilpo Salmivirta pour Rouen et de l'emblématique entraîneur Shawn Allard. Pour le remplacer, les dirigeants font confiance au suédois Tommy Anderson. Jussi Haapasaari fait quant à lui un nouveau retour dans la Cité des Images. Alors que le début de championnat est compliqué (4 défaites consécutives), la communauté de communes Épinal-Golbey pris la décision de fermer définitivement la patinoire de Poissompré. En effet, un diagnostic d'un bureau d'études indiqua que la charpente intérieur menaçait de s'effondrer à tout moment[108]. Une structure provisoire de 500 places fut mise en place afin que les sports de glisse ne disparaissent pas de la Cité des Images dès la mi-novembre 2009[109]. Le début de saison virait au cauchemar lorsque et, à l'heure de la trêve internationale de novembre les « Dauphins » étaient bons derniers du classement en comptant 7 défaites en 7 matchs. Le coach Tommy Andersson fut limogé et remplacé par l'Italo-Canadien Santino Pellegrino qui eut la mission d'obtenir le maintien en fin de saison. Quatre mois plus tard, le pari de maintenir Épinal en Ligue Magnus fut gagné par le nouveau coach. Pour beaucoup les « Dauphins » accédaient miraculeusement aux play-offs où ils auraient à rencontrer Grenoble au premier tour. Malgré le redressement spectaculaire opéré en saison régulière, les spinaliens ne purent rien faire face aux grenoblois qui se qualifièrent en reportant la série 2 matchs à 0 (3-1 à Épinal puis 4-1 à Grenoble[106]).

Saison 2010-2011[modifier | modifier le code]

Pour entamer la saison 2010-2011, les dirigeants spinaliens firent confiance au sauveur Santino Pellegrino. Comme pour tenter un symbole, Stéphane Gervais fit son retour, après avoir tenté en vain de s'imposer à Briançon alors que Stanislav Petrik fit ses bagages pour le Kazakhstan, remplacé devant le filet par le drafté NHL Loïc Lacasse[110]. Devant, le club recruta le canadien Maxime Boisclair afin de muscler l'attaque. Devant toujours évoluer dans le « hangar » de la patinoire provisoire, appelé aussi « Poissompré bis », cette équipe des « Dauphins » fut capable à la fois de battre les cadors du championnat (Amiens, Rouen, Grenoble et Angers sont tombés cette saison-là contre Épinal) mais capable aussi de piètre performances comme la déroute subie à Rouen avec une défaite 17-4 [111], la plus importante depuis le début de l'ère du président Maurice. L'équipe terminera sur une inespérée 6e place à la fin de la saison régulière avec 33 points, nouveau record du club. Alors qu'Épinal pouvait prétendre à des play-offs tout aussi réussis, l'ICE fut sortie au premier tour par Strasbourg 2 manches à 1 (défaite 4-1 à Strasbourg [112] puis victoire 3-2 à Épinal [113] et défaite 2-0 à Épinal [114]). La saison spinalienne prenait fin brutalement. Tout comme l'histoire de l'ICE dans la patinoire provisoire.

Le renouveau de la patinoire (2011-2014)[modifier | modifier le code]

Saison 2011-2012[modifier | modifier le code]

La nouvelle enceinte est inaugurée le 4 septembre 2011[115] par le député-maire d’Épinal Michel Heinrich et le maire de Golbey Jean Alémani, en présence du préfet des Vosges Dominique Sorain et du sénateur Jackie Pierre. Les « Dauphins » prennent donc possession de leur nouvel instrument de travail au début de la saison 2011-2012. Fort de sa dernière saison régulière, le club compte bien progresser encore grâce à cette nouvelle enceinte. Misant sur la continuité dans l'effectif avec l'apport du centre canadien Toby Lafrance et de Chad Lacasse, frère de Loic, le gardien de l'équipe. Cependant cet effectif ne réussit pas à faire aussi bien que la saison précédente et conclut la saison régulière à la 10e position. Au premier tour des play-offs, les « Dauphins » affrontent des Brûleurs de loups de Grenoble irrésistibles dans la deuxième partie de saison. S'inclinant de peu sur le score de 5-3 lors du premier match à Pôle Sud lors du match 1[116],[117] puis sur le même score le lendemain lors du match 2 [118],[119], les Spinaliens se retrouvent dos au mur, condamnés à l'exploit. Le portier spinalien, défaillant jusque là, se mua en homme du match pour entretenir l'espoir lors du match 3 pour une victoire 4-3 [120],[121]. Le match 4 sera l'occasion pour les « Dauphins » d'offrir un match 5 décisif à leurs supporters grâce à une victoire 6-2 devant un public nombreux dans le nouveau Poissompré [122],[123]. La Patinoire Polesud de Grenoble fut alors le théâtre d'un match 5 épique. Avec une défense réduite à sa plus simple expression (seulement 4 joueurs valides), les spinaliens, emmenés par leur capitaine Fabien Leroy ils livreront un match héroïque, arrachant la prolongations à quelques minutes de la fin avant de perdre durant la séance des tirs au but (2-2 a.p., 1 t.a.b.)[124],[125] à 0 devant de nombreux partisans ayant fait le déplacement.

Saison 2012-2013[modifier | modifier le code]

L'intersaison suivante est placée sous le signe du renouvellement, les dirigeants voulant réussir une belle saison après une première année décevante d'utilisation de la nouvelle patinoire. Après un excellent début de saison (10 victoires consécutives toutes compétitions confondues), le club occupe pour la première fois de son histoire la tête du classement de la Ligue Magnus et se qualifie pour les quarts de finale de la Coupe de la Ligue. Cependant, la grave blessure du gradien Gabriel Girard, voit les contre-performances s'accumulent. L'équipe subit 11 défaites en 12 matchs toutes compétition confondues et les Dauphins se retrouvent dans le milieu de tableau du championnat et éliminés des coupes. L'entraîneur Santino Pellegrino démissionne au cœur de l'hiver et le germano-allemand Alex Stein le remplace pour la fin de saison[126]. Malgré un succès sur la glace de Briançon (4-3 t.a.b.)[127], l'équipe ne retrouve plus sa force du début de saison et termine la saison régulière à la 12e place, à 4 points des play-downs[128],[129]. Le début des play-offs face à des dijonnais 5e de saison régulière[128],[129] ne laisse que peu d'espoirs aux supporters, d'autant que leur attaquant vedette Danick Bouchard est indisponible[130]. Cependant, une courte défaite lors du match 1 (4-3 [131],[132] à Dijon) redonne espoir aux supporters spinaliens, d'autant plus que Gabriel Girard semble avoir retrouvé son meilleur niveau. Le match 2 leur donne raison puisqu'une victoire 4-3 a.p. vient couronner un match plein [133]. Pour le retour à Poissompré lors du match 3, les spinaliens continuent sur leur lancée et s'impose dans un nouveau match à suspens et à nouveau en prolongations sur le score de 6-5[134],[135]. Le lendemain pour le match 4, les spinaliens accusent le coup physiquement et laisse l'occasion de se qualifier pour les quarts de finale à domicile en s'inclinant 4-2[136],[137]. Le match 5 décisif se déroule à Dijon. pour l'occasion de très nombreux supporters spinaliens font le déplacement. Danick Bouchard fait son retour à la compétition pour ce match et aide son équipe à se qualifier en l'emportant 5-2[138],[139]. Épinal se qualifia pour la troisième fois de son histoire en quart de finale de Ligue Magnus et y a retrouvé les Chamois de Chamonix. Pour le premier match, disputé à Chamonix les spinaliens profitent du manque de rythme des locaux pour l'emporter sur le score de 4-2[140]. Le lendemain le match 2 tourne à l'avantage des chamoniards qui l'emportent sur le score de 4 buts à 1[141]. Le 3e but de Chamonix est contesté par le gardien Gabriel Girard qui se fait exclure de la rencontre pour incorrections envers officiel. C'est donc l'inexpérimenté Nicolas Ravel qui a la lourde tâche de remplacer son gardien numéro 1, devenu un des principaux artisans des victoires de l'équipe depuis le début des play-offs, lors du match 3. Chamonix en profite et s'impose 5-3[142],[143] pour mener la série 2-1. Le match 4, disputé dans une patinoire de Poissompré pleine, tourne mal pour les "Dauphins". Après avoir ouvert le score par l'inévitable Danick Bouchard, ils encaissent 4 buts consécutifs pour se retrouver meené 4-1 à l'entame du dernier tiers-temps. Alors que les 1 500 spectateurs spinaliens sont résignés, leurs protégés vont réussir un exploit en renversant la vapeur. Grâce aux canadiens de l'équipe (Girard, Bouchard, Cacciotti, Gauthier, Gervais) le match bascule et Gauthier égalise à 3 minutes 30 de la fin du match. Les prolongations se jouent alors dans une ambiance de fête. Réduit à 3 contre 3, le jeu offre de larges espaces et les spinaliens en profitent en premier grâce à une percée plein axe de Stéphane Gervais qui offre à son équipe un match 5 décisif au pied du Mont-Blanc[144],[145]. Ce match 5 sera dominé par les spinaliens qui se qualifient pour la première demi-finale de Ligue Magnus de l'histoire du club en l'emportant 5-3[146]. en demi-finale c'est l'ogre angevin, largement dominateur en saison régulière et finaliste des deux coupes qui se dressent devant les « Dauphins ». Le premier match disputé sur la petite glace de la Patinoire du Haras tourne à l'avantage des spinaliens. Dominant le jeu, ils s'offrent une victoire 5-3[147],[148] qui remplit d'espoir le « peuple » spinalien. Le match 2, plus serré bascule à moins de 3 minutes de la fin. Alors qu'Épinal mène 2-1, un shoot est déviée involontairement par le patin de Jonathan Harty. Angers arrache la prolongation et remporte le match sur un but de Julien Albert[149],[150]. Le match 3 disputé dans les Vosges est largement dominé par Angers. Mais malgré cela, c'est les spinaliens qui mènent 3-0. Sur le troisième but, le gardien Florian Hardy, désigné meilleur joueur français de Ligue Magnus de la saison se troue complètement et son entraîneur, Jay Varady décide de le sortir pour lancer le jeune (19 ans) Alexis Neau. L'habituel remplaçant repousse alors toutes les attaques spinaliennes. Ses partenaires, prennent l'ascendant physiquement et s'impose finalement 5-3[151],[152]. Au match 4, les spinaliens payent le prix de leurs efforts pour en arriver jusque-là et craquent physiquement. Les Angevins, plus frais physiquement, en profitent et dominent largement le match 6-1[153],[154] pour atteindre la finale de la Ligue Magnus. Malgré la lourde défaite, la fin de ce match historique pour le hockey spinalien donne lieu à un moment de communion entre le public et l'équipe. Gabriel Girard et Danick Bouchard (auteur de 10 buts et 12 assistances en 11 matchs) sont élus dans l'équipe-type des play-offs de la Ligue Magnus[155].

Saison 2013-2014[modifier | modifier le code]

Après un parcours historique en play-offs, les dirigeants spinaliens veulent placer l'intersaison 2013 sous le signe de la continuité au sein de la Cité des Images malgré de fortes sollicitations dues à la récente demi-finale du championnat. Le premier a quitter le club est un « historique » du vestiaire, le défenseur franco-canadien Stéphane Gervais qui part relever le défi des Brûleurs de loups de Grenoble[156] très vite suivi par l'attaquant Danick Bouchard qui rejoint les Gothiques d'Amiens[157]. Le club annonce peu après les non-renouvellements de Rémi Colotti, Jan Hagelberg, Elie Raibon, Sébastien Gauthier et Benjamin Casavant mais aussi les prolongations de Maxime Ouimet (pour 3 ans), Gasper Susanj, Peter Slovak, Yoann Chauvière (reconverti défenseur), Anthony Rapenne, Nicolas Ravel, Kévin Benchabane, Yannick Offret, Michal Petrák et Ján Plch. Dans le même temps le club enregistre les arrivées du centre canadien Benjamin Breault, du français Pierre-Charles Hordelalay et les retours des joueurs formés au club Martin Charpentier, parti à Gap, et Pierre Mauffrey, parti à Toulouse[158]. C'est ensuite au tour du capitaine Steven Cacciotti de rempiler[159]. Quelques jours après, la vague d'annonces de transferts continue avec l'annonce de l'arrivée d'un nouveau coach, le canadien Claude Bouchard ayant pour répercussion la non-reconduction d'Alex Stein[160]. C'est ensuite au tour du gardien international slovène Andrej Hočevar de rejoindre les rangs spinaliens pour 3 ans entraînant le départ de Gabriel Girard[161]. Cette annonce est suivie par celle de l'arrivée de l'ancien joueur de LNH Sébastien Bisaillon[162]. Alors que le club annonce à son assemblée générale que les finances vont bien et que le dernier exercice comptable a dégagé un bénéfice de 15 000 €, la CNSCG (Commission nationale de suivi et de contrôle de gestion) invalide le budget de l'ICE le 15 juillet 2013[163]. Alors que tout semblait aller bien, le spectre d'une rétrogradation administrative et d'un nouveau dépôt de bilan plane sur le hockey spinalien. Après avoir fait appel de cette décision, les dirigeants se rendent au siège de la Fédération française de hockey sur glace le 25 juillet pour tenter de faire valider le club en Ligue Magnus grâce à un nouveau budget prévisionnel[164]. Après un nouvel examen du dossier spinalien, la CNSCG prend finalement la décision de valider le club pour une onzième saison consécutive en Ligue Magnus [165]. Cependant, ces difficultés financières poussent la recrue Sébastien Bisaillon[166] et le nouveau coach Claude Bouchard a ne pas rejoindre le club. Celui-ci est remplacé par un duo composé par Alan Jacob et par le coach assistant et ancien entraîneur-chef du club Raphaël Marciano[167]. Un nouveau rebondissement aura lieu quelques jours plus tard avec la non-venue d'Alan Jacob, remplacé 6 jours avant la reprise de l'entraînement par l'ancien joueur du club et entraîneur du hockey mineur Nicolas Martin. Le recrutement peut alors se boucler avec les arrivées de Victor Pivron[168], fils d'une des ancienne idoles de Poissompré Alain Pivron, du slovène Anze Kuralt[169], du défenseur-offensif canadien Francis Meilleur[170] et enfin de l'attaquant italo-canadien Dominic Perna[171]. Après une courte préparation, marquée par le premier Tournoi international Magnum la Radio organisé à Poissompré, réussie (3 victoires contre Mulhouse par deux fois et Strasbourg et 1 défaite contre le kazakhs de Saryarka Karaganda), les Dauphins entament leur premiers matchs officiels par 2 défaites consécutives, à Amiens en Coupe de la Ligue (5-4), contre Dijon en Ligue Magnus (5-4)[172]. Ils profitent cependant de la réception des rivaux mulhousiens en Coupe de la Ligue pour signer la première victoire en match officiel de la saison (5-1). Si le début du championnat est compliqué pour les spinaliens avec 4 défaites consécutives lors des 4 premières journées (3-2 à Grenoble, 3-4 face à Angers et 4-3 aux tirs aux buts à Amiens)[173], l'équipe parvient à réaliser un sans-faute en Coupe de la Ligue après sa défaite initiale à Amiens (5-1 contre Mulhouse, 5-8 à Strasbourg, 3-1 contre Amiens, 8-3 contre Strasbourg et 3-5 à Mulhouse)[174]. La première victoire en championnat arrive le 12 octobre avec la réception du promu brestois (5-3)[175]. Après un début moyen et un bilan de 2 victoires (celle contre Chamonix 5-2 s'ajoutant à celle contre Brest) pour 6 défaites (7-4 à Rouen et 6-4 à Villard s'ajoutant aux précédentes) les spinaliens enchaînent une série de 5 victoires consécutives en championnat (5-1 contre Morzine, 3-6 à Caen, 6-3 contre Gap, 3-5 à Strasbourg et 5-3 contre Grenoble)[176] ainsi qu'une qualification pour les quarts de finale de la Coupe de France après avoir sorti Mulhouse (1-2)[177] et Lyon (5-4)[178]. Seul une élimination en quart de finale de la Coupe de la Ligue face au favori rouennais (défaites 5-4 à Rouen puis 1-2 à Poissompré)[179] vient entacher cette belle série. La deuxième partie de saison sera plus compliquée avec une élimination de la Coupe de France (défaite 4-1 à Angers)[180] et 8 défaites pour 6 victoires en deuxième partie de championnat. Épinal finit donc la saison régulière à la 8ème place du classement[173]. Les séries éliminatoires s'annoncent compliquées en raison de l'absence de deux pièces maîtresses de l'effectif, les slovènes Andrej Hocevar et Anze Kuralt, tout deux retenus en sélection pour les jeux Olympiques de Sotchi[181]. Affrontant les Chamois de Chamonix, l'équipe n'arrive pas à profiter de l'avantage de la glace et s'incline par deux fois à domicile (5-8 puis 2-7). Le retour des deux slovènes pour le troisième match ne change rien puisque les spinaliens perdent le troisième match à Chamonix (7-6 après prolongations) et sont donc éliminés dès le troisième match des séries éliminatoires[182]. Cette saison est néanmoins une réussite pour les spinaliens qui terminent avec la 2ème meilleure attaque de saison régulière (116 buts marqués) juste derrière Rouen (121 buts), un bilan à domicile flatteur avec 9 victoires, 3 défaites et 1 défaite en prolongation[183]. Seul les quatre premiers du classement (Rouen, Briançon, Angers et Dijon) parvenant à prendre des points dans une patinoire de Poissompré[184] affichant un taux de remplissage de près de 96%, meilleur score de Ligue Magnus[185]. Le centre tchèque Michal Petrák terminant co-meilleur pointeur du championnat avec 51 points (18 buts + 33 assistances), à égalité avec l'amiénois et ex-spinalien Danick Bouchard[186]. L'assemblée générale du club du 19 juin 2014 annonce un exercice financier positif de 131 000€. Le club réussit donc à remplir le Contrat d'Objectif Financier imposé par la CNSCG un an plus tôt et qui imposait au club de réaliser un exercice financier positif de 121 000€[187].

Les Gamyo (depuis 2014)[modifier | modifier le code]

Lors d'une soirée de la présentation de la saison 2014-2015 organisée le 4 juillet 2014, les dirigeants annoncent un changement radical pour le club : le nom du club est abandonné au profit d'un nouveau nom issu d'un naming: les Gamyo Épinal. Les couleurs changent également passant du bleu et blanc au orange, blanc et noir. Un nouveau logo est également introduit[188].

Saison 2014-2015[modifier | modifier le code]

L'assemblée générale du club du 19 juin 2014 intègre deux nouveaux membres dans les dirigeants du club : Romain Casolari et Thierry Beaumont, tout deux auparavant partenaires du club[187]. L'effectif est présenté lors d'une soirée de présentation organisée à Poissompré. Le coach aurait du initialement être l'américain Dan Brooks mais celui-ci fait volte-face en signant un contrat à Berne[189]. Le club engage alors l'un des grands noms du hockey français: Philippe Bozon, premier français à avoir joué en LNH[190].

Rivalités[modifier | modifier le code]

Épinal entretient une rivalité avec plusieurs clubs du fait de la proximité géographiques de ceux-ci. Ces rivalités ont toujours dépendues de la fréquence de matchs entre les clubs. Parmi celles-ci existe la rivalité avec les Séquanes de Besançon, l'Étoile noire de Strasbourg ou encore avec les Ducs de Dijon. Cependant la plus grande rivalité est celle qui oppose les Dauphins d'Épinal aux Scorpions de Mulhouse ayant pour conséquences des matchs très animés à la fois sur la glace et dans les tribunes[191].

Résultats sportifs[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

  • 1979 : Champion de France de division 2
  • 1981 : Champion de France de division 1
  • 1986 : Champion de France de division 3
  • 2003 : Champion de France de Nationale 1
  • 2007 : Finaliste de la Coupe de France
  • 2013 : Demi-finaliste des play-off de Ligue Magnus

Bilan Sportif[modifier | modifier le code]

Logos[modifier | modifier le code]

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Les différents maillot du club[modifier | modifier le code]

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Personnalités[modifier | modifier le code]

Effectif[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Joueur de l'Image Club Épinal.
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Effectif[192],[193]
No Nom Nat. Position Arrivée
1 Hočevar, AndrejAndrej Hočevar Drapeau : Slovénie Gardien de but 2013
31 Mauffrey, PierrePierre Mauffrey Drapeau : France Gardien de but Formé au club
39 Ravel, NicolasNicolas Ravel Drapeau : France Gardien de but Formé au club
3 Ouimet, MaximeMaxime Ouimet Drapeau : Canada Défenseur 2012
8 Goulet, AlainAlain Goulet Drapeau : Canada Défenseur 2014
9 Charpentier, MartinMartin Charpentier Drapeau : France Défenseur Formé au club
12 Slovak, PeterPeter Slovak Drapeau : Slovaquie Défenseur 2005
19 Ganz, NathanNathan Ganz Drapeau : France Défenseur Formé au club
28 Susanj, GasperGasper Susanj Drapeau : Slovénie Défenseur 2012
90 Mauffrey, RomainRomain Mauffrey Drapeau : France Défenseur Formé au club
Moisand, MaximeMaxime Moisand Drapeau : France Défenseur 2014
10 Martin, MaximeMaxime Martin Drapeau : France Attaquant Formé au club
14 Plch, JánJán Plch Drapeau : Slovaquie Attaquant 2005
18 Ograjensek, KenKen Ograjensek Drapeau : Slovénie Attaquant 2014
21 Valier, PeterPeter Valier Drapeau : France Attaquant 2014
23 Offret, YannickYannick Offret Drapeau : France Attaquant 2011
25 Rapenne, AnthonyAnthony Rapenne Drapeau : France Attaquant Formé au club
40 Petrák, MichalMichal Petrák Drapeau : République tchèque Attaquant 2006
57 Hordelalay, Pierre-CharlesPierre-Charles Hordelalay Drapeau : France Attaquant 2013
88 Benchabane, KévinKévin Benchabane Drapeau : France Attaquant Formé au club
92 Kuralt, AnžeAnže Kuralt Drapeau : Slovénie Attaquant 2013
Kara, VincentVincent Kara Drapeau : France Attaquant 2014
Beron, GrégoryGrégory Beron Drapeau : France Attaquant 2014

Encadrement[modifier | modifier le code]

  • Entraîneur : Philippe Bozon (France)
  • Entraîneur adjoint : Nicolas Martin (France), Raphaël Marciano (France), Yvan Charpentier (France)
  • Préparateur physique : Nicolas Martin (France)
  • Manager général : Anthony Maurice (France)
  • Président : Claude Maurice (France)
  • Responsable matériel : Jean-Jacques Aubry (France)

Les capitaines[modifier | modifier le code]

Liste des capitaines[194],[128]
Période Nom des joueurs Nationalité
1945-1948 Munier Grandclaude Drapeau de la France France
1948-1952 Jules Weiller Drapeau de la France France
1952-1953 Lucien Grandclaude Drapeau de la France France
1953-1969 Jean Monvoisin Drapeau de la France France
1969-1971 Jean-Paul Henet Drapeau de la France France
1971-1972 Jean-Jacques Philippe Drapeau de la France France
1972-1976 Jean-Paul Peltier Drapeau de la France France
1976-1977 André Camate Drapeau de la France France
1977-1980 Jean-Paul Peltier Drapeau de la France France
1980-1983 Patrick Adin Drapeau de la France France
1983-1989 Jean-Louis Durand Drapeau de la France France
1989-1990 Frédéric Favre Drapeau de la France France
1990-1991 Jérôme Campiglia Drapeau de la France France
1991-1992 Raphaël Marciano Drapeau de la France France
1992-1993 Cyril David Drapeau de la France France
1993-1997 Patrick Pommier Drapeau de la France France
1997-2001 Raphaël Marciano Drapeau de la France France
2001-2005 Frédéric Dehaene Flag of France.svg France
2005-2007 Guillaume Chassard Flag of France.svg France
2007-2010 Ján Plch Flag of Slovakia.svg Slovaquie
2010-2011 Guillaume Chassard Flag of France.svg France
2011-janv.2013 Fabien Leroy Flag of France.svg France
janv.2013-2014 Steven Cacciotti Flag of Italy.svgFlag of Canada.svg Italie/Canada

Les entraîneurs[modifier | modifier le code]

Liste des entraîneurs[128]
Période Nom des joueurs Nationalité
1945-1948 Munier Grandclaude Drapeau de la France France
1948-1952 Jules Weiller Drapeau de la France France
1952-1967 Lucien Grandclaude Drapeau de la France France
1967-1969 Lacoste et Lannoy Drapeau de la France France
1969-1972 Jean-Paul Henet Drapeau de la France France
1972-1973 Patrick Mavre Drapeau de la France France
1973-1974 Jean-Jacques Philippe, André Camate et Jean-François Bardy Drapeau de la France France
1974-1975 Michel Weinstein et Jean-François Bardy Drapeau de la France France
1975-1976 Loudon Owen
1976-1977 Bill Jackson
1977-1978 Ian Berry
1978-1979 Brad Neuville
1979-1981 Patrick Mavre et Patrick Adin Drapeau de la France France
1981-1983 Pete Laliberté Drapeau du Canada Canada
1983-1985 Marcel Dumais Drapeau du Canada Canada
1985-1986 Michel Laforest Drapeau de la France France
1986-1987 Ivan Guryka Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie
1987-1989 Gatien Dumoulin Drapeau du Canada Canada
1989-1990 Bob Gainey Drapeau du Canada Canada
1990-1991 Jan Reindl Drapeau de la République tchèque République tchèque
1991-1992 Frédéric Favre Drapeau de la France France
1992-1993 Frédéric Favre et Jan Reindl Drapeau de la France France et Drapeau de la République tchèque République tchèque
1993-1994 Jan Tlacil Drapeau de la France France
1993-1994 Patrick Mavré Drapeau de la France France
1994-janv 1995 Jan Reindl Drapeau de la République tchèque République tchèque
janv 1995-1996 Dušan Ilić Serbie Serbie
1996-1997 Dany Gelinas Drapeau de la France France
1997-1998 Christian Bozon Drapeau de la France France
1998-1999 Dušan Ilić Serbie Serbie
1999-2000 Jan Reindl Drapeau de la République tchèque République tchèque
2000-2005 Raphaël Marciano Drapeau de la France France
2005 Jan Reindl Drapeau de la République tchèque République tchèque
2005-2006 Joakim Nilsson Drapeau de la Suède Suède
2006-2007 Pierre-Yves Eisering Drapeau de la Suisse Suisse
2007-2009 Shawn Allard Drapeau du Canada Canada
2009-nov 2009 Tommy Andersson Drapeau de la Suède Suède
nov 2009-janv 2013 Santino Pellegrino Drapeau du Canada CanadaDrapeau de l'Italie Italie
janv 2013-juin 2013 Alex Stein Drapeau du Canada CanadaDrapeau de l'Allemagne Allemagne
juin 2013-2014 Raphaël Marciano Drapeau de la France France
depuis 2014 Philippe Bozon Drapeau de la France France

Les présidents[modifier | modifier le code]

Liste des présidents[128]
Période Nom Nationalité
1948-1952 Munier Grandclaude Drapeau de la France France
1952-1953 Jules Weiller Drapeau de la France France
1953-1964 Fernand Prudhomme Drapeau de la France France
1964-1967 M.Marchal Drapeau de la France France
1967-1969 André Tavernier Drapeau de la France France
1969-1972 Claude Bardy Drapeau de la France France
1972-1978 André Tavernier Drapeau de la France France
1978-1979 M.Clairacque Drapeau de la France France
1979-1980 Gérard Libine Drapeau de la France France
1980-1981 Gérard Libine et Pierre Aubert Drapeau de la France France
1981-1982 Pierre Aubert Drapeau de la France France
1982-1983 Claude Campiglia Drapeau de la France France
1983-1985 Willmann et Pascal Treiber Drapeau de la France France
1985-1986 Claude Bardy et Ghislain Merenne Drapeau de la France France
1986-1988 Ghislain Merenne Drapeau de la France France
1988-1989 Gilles Varin Drapeau de la France France
1989-1991 Michel Latour Drapeau de la France France
1991-1992 Robert Cabrit Drapeau de la France France
1992-1995 Jean-Claude Hoff Drapeau de la France France
1995-1997 Ghislain Mérenne Drapeau de la France France
Depuis 1997 Claude Maurice Drapeau de la France France

Statistiques[modifier | modifier le code]

Les joueurs ayant le plus joué pour le club[modifier | modifier le code]

Cette section présente les 10 joueurs ayant joués le plus grand nombre de matchs dans l'histoire du club [195]:

No  Joueurs Nationalité Parties jouées Buts Passes Points
1 Guillaume Chassard Drapeau de la France France 315 122 121 243
2 Guillaume Papelier Drapeau de la France France 285 24 30 54
3 Peter Slovak Drapeau de la Slovaquie Slovaquie 228 3 48 51
3 Ján Plch Drapeau de la Slovaquie Slovaquie 228 139 220 359
5 Raphaël Marciano Drapeau de la France France 225 183 204 387
6 Michal Petrák Drapeau de la République tchèque République tchèque 204 105 180 285
7 Nicolas Martin Drapeau de la France France 186 17 25 42
8 Anthony Maurice Drapeau de la France France 171 25 27 52
9 Ján Šimko Drapeau de la Slovaquie Slovaquie 154 76 76 152
10 Cyrille David Drapeau de la France France 143 78 72 150

En italique: joueurs encore en activité au club

Les meilleurs pointeurs[modifier | modifier le code]

Cette section présente les 10 meilleurs pointeurs de l'histoire du club[196]:

No  Joueurs Nationalité Parties jouées Buts Passes Points
1 Raphaël Marciano Drapeau de la France France 225 183 204 387
2 Ján Plch Drapeau de la Slovaquie Slovaquie 228 139 220 359
3 Michal Petrák Drapeau de la République tchèque République tchèque 204 105 180 205
4 Guillaume Chassard Drapeau de la France France 315 122 121 243
5 Roman Trebatický Drapeau de la Slovaquie Slovaquie 131 132 95 227
6 Alain Pivron Drapeau de la France France 92 102 82 184
7 Ján Šimko Drapeau de la Slovaquie Slovaquie 154 76 76 152
8 Cyrille David Drapeau de la France France 143 78 72 150
9 Jussi Haapasaari Drapeau de la Finlande Finlande 131 63 71 134
10 Stéphane Gervais Drapeau du Canada CanadaDrapeau de la France France 123 35 74 109

En italique: joueurs encore en activité au club

Les meilleurs buteurs[modifier | modifier le code]

Cette section présente les 10 meilleurs buteurs de l'histoire du club[197]:

No  Joueurs Nationalité Parties Jouées Buts Passes Points
1 Raphaël Marciano Drapeau de la France France 225 183 204 387
2 Ján Plch Drapeau de la Slovaquie Slovaquie 228 139 220 359
3 Roman Trebatický Drapeau de la Slovaquie Slovaquie 131 132 95 227
4 Guillaume Chassard Drapeau de la France France 315 122 121 243
5 Michal Petrák Drapeau de la République tchèque République tchèque 204 105 180 285
6 Alain Pivron Drapeau de la France France 92 102 82 184
7 Cyrille David Drapeau de la France France 143 78 72 150
8 Ján Šimko Drapeau de la Slovaquie Slovaquie 154 76 76 152
9 Jussi Haapasaari Drapeau de la Finlande Finlande 131 63 71 134
10 Karl Piquemal Drapeau de la France France 139 54 47 101

En italique: joueurs encore en activité au club

Les meilleurs assistants[modifier | modifier le code]

Cette section présente les 10 joueurs ayant réalisés le plus d'assists de l'histoire du club[198]:

No  Joueurs Nationalité Parties jouées Buts Passes Points
1 Ján Plch Drapeau de la Slovaquie Slovaquie 228 139 220 359
2 Raphaël Marciano Drapeau de la France France 225 183 204 387
3 Michal Petrák Drapeau de la République tchèque République tchèque 204 105 180 285
4 Guillaume Chassard Drapeau de la France France 315 122 121 243
5 Roman Trebatický Drapeau de la Slovaquie Slovaquie 131 132 95 227
6 Alain Pivron Drapeau de la France France 92 102 82 184
7 Ján Šimko Drapeau de la Slovaquie Slovaquie 154 76 76 152
8 Stéphane Gervais Drapeau du Canada CanadaDrapeau de la France France 123 35 74 109
9 Cyrille David Drapeau de la France France 143 78 72 150
10 Jussi Haapasaari Drapeau de la Finlande Finlande 131 63 71 134

En italique: joueurs encore en activité au club

La patinoire[modifier | modifier le code]

La patinoire de Poissompré est la patinoire accueillant tous les hockeyeurs spinaliens depuis la création du Sport d'hiver spinalien en 1906. Le nom de Poissompré vient du nom de l'étang qui se trouvait à l'emplacement de l'actuel patinoire et sur lequel les premiers coups de patins ont été donnés dans la Cité des Images et dont les eaux étaient jadis poissonneuses[6]. La première patinoire artificielle est inaugurée en 1970 et peut alors accueillir officiellement 1 200 personnes (un match contre Dijon atteindra les 2 300 spectateurs)[199]. En octobre 2009, après 29 ans de service, la patinoire spinalienne est définitivement fermée par arrêté préfectoral pour des raisons de sécurité. Un bureau d'études a en effet réalisé un diagnostic de la charpente intérieure, révélant que celle-ci menaçait de s'effondrer à tout instant[108]. Pour pallier ce manque, la communauté de communes d'Épinal-Golbey installe rapidement une structure provisoire, appelée « Poissompré bis » pouvant accueillir 500 personnes et installée sur le parking de la désormais défunte patinoire de Poissompré[109]. Il est alors décidé de démolir l'ancienne structure pour rebâtir une nouvelle patinoire au même emplacement. C'est ainsi que le 4 septembre 2011[115] le « Nouveau Poissompré » est inauguré. D'une capacité de 1 424 places assises et moderne, Poissompré 2 est donc la nouvelle maison de l'ICE[200]

Supporters[modifier | modifier le code]

Supporters spinaliens à Grenoble

Autrefois comparé au stade Stade Geoffroy-Guichard de Saint-Étienne l'ambiance régnant à la patinoire de Poissompré est réputée comme l'une des plus fervente du hockey français, Patrick Partouche déclarant que la patinoire était « la hantise de toutes les équipes quand elles se déplacent dans l'enfer d'Épinal »[201]. Aujourd'hui il existe deux groupes de supporteurs :

  • Les Crazy Boys, occupant la tribune C de la patinoire ;
  • Génératyon Cannibales, qui a pour but de faire renaître les anciens "Cannibales Verts".

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. La liberté de l’Est
  2. « Championnat de France 1970/71 », sur http://www.passionhockey.com (consulté le 27 août 2013)
  3. « Championnat de France 1976/77 », sur http://www.passionhockey.com (consulté le 27 août 2013)
  4. « Championnat de France 1977/78 », sur http://www.passionhockey.com (consulté le 27 août 2013)
  5. « Championnat de France 1978/79 », sur http://www.passionhockey.com (consulté le 27 août 2013)
  6. a et b « Épinal Chapitre I - De l'étang gelé à la glace artificielle », sur http://www.passionhockey.com (consulté le 24 août 2013)
  7. « Championnat de France 1979/80 », sur http://www.passionhockey.com (consulté le 27 août 2013)
  8. « Championnat de France 1979/80 », sur http://www.passionhockey.com (consulté le 27 août 2013)
  9. « Championnat de France 1980/81 », sur http://www.passionhockey.com (consulté le 27 août 2013)
  10. « Championnat de France 1980/81 », sur http://www.passionhockey.com (consulté le 27 août 2013)
  11. « Championnat de France 1981/82 », sur http://www.passionhockey.com (consulté le 27 août 2013)
  12. « Championnat de France 1981/82 », sur http://www.passionhockey.com (consulté le 27 août 2013)
  13. « Chapitre II - Les "années folles" - En vert et contre tous », sur http://www.passionhockey.com (consulté le 08 juillet 2014)
  14. « Championnat de France 1982/83 », sur http://www.passionhockey.com (consulté le 27 août 2013)
  15. « Championnat de France 1982/83 », sur http://www.passionhockey.com (consulté le 27 août 2013)
  16. « Championnat de France 1983/84 », sur http://www.passionhockey.com (consulté le 27 août 2013)
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  18. « Épinal - Chapitre III - Première crise de croissance », sur http://www.passionhockey.com (consulté le 24 août 2013)
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  33. a et b « Épinal - Asnières (16 novembre 2002) », sur http://www.passionhockey.com (consulté le 27 août 2013)
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Lien externe[modifier | modifier le code]