Illinois (peuple)

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La Confédération des Illinois[1] ou plus simplement, les Illinois, parfois Illiniwek, étaient des Amérindiens vivant au sud des Grands Lacs dans la haute vallée du Mississippi. La confédération était composée des tribus des Kaskaskia, Cahokia, Peoria, Tamaroa, Moingwena, Michigamea, Albiui, Amonokoa, Chepoussa, Chinkoa, Coiracoentanon, Espeminkia, Maroa, Matchinkoa, Michibousa, Negawichi et Tapouara.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom Iliniwek est un ancien mot ojibwé déformé par les Français en « Illinois »[2]. En ojibwé moderne il s'écrit ininiweg, de /inin/ qui signifie « courant, ordinaire, vierge (sans tache) », /we/ qui signifie « parler », reliés par une voyelle de connexion /i/ et le suffixe pluriel /g/. Tout cela combiné donnant « ceux qui parlent normalement ». Les Ojibwé avaient à leur tour déformé le verbe en langue illinois, irenweewaki, qui signifient « ils parlent normalement » ou « ils parlent illinois ». Cependant, à cause de la consonance entre le mot en ancien ojibwé— iliniwak (au singulier ilini ; respectivement en ojibwé moderne ininiwag et inini) signifiant « hommes » — le nom a été traduit de manière incorrecte par « hommes », « hommes fiers », « peuple », etc[3]. Les tribus illinois se nommaient elles-mêmes « Inoka », comme le rapporte les dictionnaires d'illinois des jésuites français. Les Illinois parlaient plusieurs dialectes de la langue miami-illinois qui fait partie de la famille des langues algonquines.

Histoire[modifier | modifier le code]

Lorsque les explorateurs français atteignent pour la première fois cette région depuis le Canada au début du XVIIe siècle, ils la trouvent peuplée de locuteurs algonquiens. Ce que nous savons d'eux aujourd'hui nous provient en grande partie des Relations des jésuites, rédigés entre 1632 et 1672. Ces Relations est un recueil des correspondances entre les missionnaires de la société de Jésus envoyés au Canada et leurs supérieurs à Paris.

Au XVIIe siècle, les Illinois souffrent de la combinaison des maladies importées par les Européens et de l'expansion des Iroquois à l'est des Grands Lacs, surtout dans la région du Lac Michigan. Les Iroquois s'étaient mis à chasser hors de leur terres traditionnelles afin de pouvoir capturer davantage d'animaux, dont les fourrures leur permettaient d'acquérir les produits européens dont ils étaient devenus dépendants.

Culture[modifier | modifier le code]

Les Illinois punissaient sévèrement l'adultère féminin : la coupable avait le nez coupé, les cheveux arrachés ou subissait un viol collectif[4].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. John R. Swanton., The Indian Tribes of North America in Bulletin (Smithsonian Institution; Bureau of American Ethnology), p. 145.
  2. The encyclopedia Americana. Danbury, Conn. : Grolier Inc., 1998. (ISBN 9780717201303), p. 774.
  3. The World of the American Indian. Washington : National Geographic Society, 1974. (ISBN 9780870441516), p. 153.
  4. Havard Gilles, Vidal Cécile, Histoire de l'Amérique française, Flammarion, 2003, page 326.