Il pleut, il pleut, bergère

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Il pleut, il pleut, bergère
Illustration parue en 1866 dans les Chansons nationales et populaires de France de Théophile Marion Dumersan.

Il pleut, il pleut, bergère[1] est une chanson française tirée de l'opérette Laure et Pétrarque écrite en 1780 par Fabre d'Églantine (1750-1794). La musique est du messin Louis-Victor Simon.

La bergère à laquelle la chanson fait référence est en fait la reine Marie-Antoinette d'Autriche. Elle aimait à jouer les bergères au Hameau de la Reine dans le parc du Château de Versailles). L'orage pourrait être une allusion aux troubles qui conduisirent à la Révolution française. La petite histoire veut qu'elle ait été chantée lors de la création de la garde nationale, au lendemain de la prise de la Bastille, et que son auteur l'ait fredonnée quelques années plus tard en montant à l'échafaud.

Elle s'est d'abord fait connaître sous le titre Le Retour aux champs avant de s'imposer sous son titre actuel vers 1787. Cependant, elle est encore connue de certains sous le nom de L'Orage.

[modifier] Citations

  • Dans le final de l'acte I de son Barbe-Bleue (1866), Jacques Offenbach cite les premières notes de la chanson Il pleut, il pleut, bergère alors que Barbe-Bleue désigne la bergère Boulotte comme sa prochaine épouse.
  • Edmond Rostand introduit cette chanson à la fin de son drame L'Aiglon (1900). On peut l'entendre en situation dans l'opéra qu'Arthur Honegger et Jacques Ibert ont tiré de cette pièce de théâtre en 1937[2].

[modifier] Interprètes

[modifier] Références

  1. On peut trouver cette chanson sous le titre L'Orage ou "L'hospitalité".
  2. http://musique.histoire.free.fr/michel-faure-musique.php?musicologue=articles&article=chanson-populaire

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