Il combattimento di Tancredi e Clorinda

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Il combattimento di Tancredi e Clorinda (SV 153, Le combat de Tancrède et de Clorinde) est une œuvre de Claudio Monteverdi.

Sa première représentation eut lieu lors du carnaval de Venise de 1624[1] chez le sénateur Girolamo Moceningo, protecteur du musicien. Il est inclus secondairement dans son huitième et dernier livre de madrigaux, dit Madrigali guerrieri e amorosi (madrigaux guerriers et amoureux) publié en 1638[1].

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Non schivar, non parar... (info)

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Il reprend un extrait de La Jérusalem délivrée du poète Le Tasse[1].

L'orchestre est réduit à un clavecin, quatre violas da brazzo (soprano-alto-ténor et basse) et une contrebasse de gambe[2]. Le narrateur (Testo) raconte le combat de Tancrède, preux chevalier, contre Clorinde, une belle musulmane dont il est amoureux, déguisée en soldat. Tancrède, après un duel acharné, la transperce de son épée. Son dernier souffle exprime sa nouvelle foi au dieu chrétien et elle pardonne à son agresseur. Il la reconnaît, devient ivre de douleur. Elle expire, apaisée.

L'aspect dramatique et théâtral du madrigal est une relative nouveauté, renforcée par les indications scéniques du musicien, l'alternance de périodes tranquilles (molli) et agitées (concitati), les suggestions musicales du fracas des armes. Monteverdi précise dans son introduction que l'œuvre devra être précédée d'un madrigal sans geste et que le début du combattimento doit être inattendu, les protagonistes - dont il détaille des éléments de costume - devant arriver à l'improviste.

Le Testo est présent dans la presque totalité de l'œuvre, les rôles de Tancrède et Clorinde étant réduits à quelques répliques seulement.

Son exécution demande environ vingt minutes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c François-René Tranchefort, L'Opéra, Éditions du Seuil,‎ 1983, 634 p. (ISBN 2-02-006574-6), p. 30
  2. Avant-propos de l'édition de 1638 traduit (p372) dans Claudio Monteverdi de Roger Tellart aux éditions Fayard

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le livre Passages De la Renaissance au Baroque de Philippe Beaussant consacre un paragraphe important à l'œuvre.

Lien externe[modifier | modifier le code]