Ignacio Visconti

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ignacio Visconti
– Bibliothèque du Grand Séminaire de Strasbourg.

Ignacio Visconti, né le 31 juillet 1682 à Milan, Italie et mort le 4 mai 1755 à Rome), était un prêtre jésuite italien. Il fut élu le 16e Supérieur général de la Compagnie de Jésus le 4 juillet 1751.

Formation[modifier | modifier le code]

Étudiant du collège jésuite de Parme, Visconti rejoignit la Compagnie de Jésus en 1702, en dépit de l'opposition de sa famille. Après la formation spirituelle classique et l'enseignement en philosophie et théologie, il fut pendant vingt ans professeur de littérature et de philosophie à Milan.

Dans son ministère spirituel, il accorda une grande attention au renforcement des congrégations mariales (aujourd'hui connue comme Communauté de vie chrétienne).

Pendant trois ans (1732-1735), il fut le provincial de Milan. En 1737, il fut appelé à Rome comme assistant de Franz Retz pour l'Italie.

Supérieur Général[modifier | modifier le code]

Lors de la 17e congrégation générale en 1751, convoquée à la mort de Franz Retz, Visconti fut élu dès le premier tour.

les missions jésuites du Paraguay[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mission jésuite du Paraguay.

Il héritait de son prédécesseur du problème très difficile résultant des nouvelles frontières déterminées par le Traité de Madrid de 1750 entre l'Espagne et le Portugal qui perturba considéralement la vie des Réductions établies au Paraguay, en Amérique du Sud. La frontière avait été tracée sans prendre en considération le peuple Guaraní qui se trouvait séparé en deux. Les Jésuites protestèrent localement sans résultat. Ils savaient aussi que la politique anticléricale (et spécialement anti-Jésuite) du gouvernement Portugais du Marquis de Pombal conduirait rapidement à leur expulsion des Réductions passées sous le contrôle Portugais.

Les rumeurs subséquentes que les Jésuites refusaient d'abandonner les Guaranis à leur destin détermina Visconti à envoyer un Délégué Luis de Altamirano (un espagnol), muni d'une lettre vigoureuse du 21 juillet 1751 les rappelant à leur devoir d'obéissance et leur enjoignant de quitter les sept réductions. Il est vraisemblable que Visconti, à peine un mois après son élection, fut contraint de signer cette lettre sans en saisir totalement les implications.

C'est cet épisode que retrace le film Mission.

Le scandale du Père Lavalette[modifier | modifier le code]

C'est aussi pendant son mandat que les premières accusations de participations à des opérations commerciales furent lancées contre le jésuite français Antoine Lavalette. Celui-ci fut rappelé de Martinique en 1753 pour justifier sa conduite. Juste avant de mourir, Visconti l'autorisa à rentrer vers sa mission, avec un ordre explicite d'arrêter toute entreprise commerciale.

Cet ordre fut ignoré par Lavalette, et, quelque temps plus tard, quand plusieurs de ses navires furent saisis par les pirates à leur retour en Europe, sa compagnie commerciale fit faillite. Ce scandale - et le refus des jésuites français d'accepter d'engager leur responsabilité financière - donnèrent l'opportunité aux ennemis de la Compagnie en France de déclencher des attaques qui allaient conduire à leur expulsion de France par Louis XV en 1767.

S'ajoutant à d'autres difficultés survenant au Portugal et en Espagne, cela accrut les pressions sur le Pape afin de supprimer la compagnie partout dans le monde.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • (en) Tout ou partie de cet article est issu d'une traduction d'un article de la Catholic Encyclopedia, encyclopédie catholique dont le contenu est dans le domaine public.