Idéalisme wilsonien

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La conception des relations internationales connue sous le nom d'idéalisme wilsonien résulte de la politique du président américain Woodrow Wilson telle qu'exprimée pendant sa présidence, entre 1912 et 1919. Cette doctrine formulée à diverses reprises est en rupture avec la politique de non-intervention des États-Unis dans les affaires de l'Europe et du monde.

Le 8 janvier 1918, Wilson prononce son fameux discours des Quatorze Points, introduisant le concept de Société des Nations (SDN) une organisation destinée à préserver l'intégrité territoriale et l'indépendance politique de toutes les nations, grandes et petites.

Wilson participe personnellement pendant six mois aux négociations de paix de Paris en 1919 pour conclure la Première Guerre mondiale. Il réussit à introduire la Charte de la SDN dans le Traité de Versailles signé le 28 juin 1919.

Bien qu'honoré par le Prix Nobel de la paix en 1920, il ne réussit pas à convaincre le Congrès américain de ratifier le Traité. Les États-Unis reviennent à leur traditionnelle politique non interventionniste. La pensée de Wilson en matières de relations internationales, qui s'inscrit dans la tradition des projets de paix de l'Abbé de Saint-Pierre et d'Emmanuel Kant, connait en revanche un certain succès auprès de ses collègues universitaires. Ainsi, la première chaire de relations internationales, fondée en 1919 à l'université d'Aberystwyth, porte le nom de Woodrow Wilson. Cette vision est par la suite taxée d'"idéalisme" par ceux qui s'appellent eux-mêmes les "réalistes" (Carr, Morgenthau...). Il s'agit là du premier débat (sur quatre) en théorie des relations internationales, débat qui refait périodiquement surface entre les partisans des institutions internationales et les nationaux.

Voir aussi[modifier | modifier le code]