Ichtratzheim

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Ichtratzheim
Image illustrative de l'article Ichtratzheim
Blason de Ichtratzheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Sélestat-Erstein
Canton Erstein
Intercommunalité C.C. du Pays d'Erstein
Maire
Mandat
Albertine Nuss
2008-2014
Code postal 67640
Code commune 67217
Démographie
Population
municipale
282 hab. (2011)
Densité 91 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 28′ 40″ N 7° 40′ 44″ E / 48.4778, 7.6789 ()48° 28′ 40″ Nord 7° 40′ 44″ Est / 48.4778, 7.6789 ()  
Altitude Min. 145 m – Max. 151 m
Superficie 3,09 km2
Localisation

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Ichtratzheim

Ichtratzheim est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

  • Ichtratzheim se situe à 15 km au sud de Strasbourg et à 8 km au nord d'Erstein, sur les rives de la « petite Ill » et de la « Scheer », en bordure du bois du « Niederwald ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Cuillère en argent portant le nom de sa propriétaire Ibuda.
  • Présence d'un habitat de l'âge de bronze sur la commune (-1000 à -900 ans avant J.-C.). Une dizaine de structures d’habitation, à savoir des fosses, un silo et deux fours à pierres chauffantes ont été découverts par les archéologues lors de fouilles dans un lotissement en 2011.
  • Attestation de la présence de cultures sur la commune lors de la période romaine aux Ier et IIe siècles après J.-C.
  • Présence d'une nécropole médiévale sur une période allant du VIIe au XIIe siècle. Cette dernière se compose d’une cinquantaine de tombes superposées, ce qui est exceptionnel et qui s’explique peut-être par la présence d’un édifice de culte à proximité. Les sépultures sont orientées est-ouest, les têtes étant dirigées vers l’ouest, comme le voulait la tradition de la fin du IVe siècle au début du Ve siècle. Toutes les tombes correspondent à des quadrilatères. La nécropole devait être délimitée par quelque chose qui n’a pas laissé de traces. Elle a dû être abandonnée au Xe siècle, moment où les paroisses apparaissent et où les tombes sont installées autour des églises.
C'est dans cette nécropole qu'a été découverte Ibuda, une riche aristocrate mérovingienne.
Il s'agit de la première sépulture de femme issue de l’élite mérovingienne dont on connaît le prénom mis au jour en Alsace. C’est aussi l’une des tombes les plus riches, voir la plus riche, connues actuellement dans cette région. La défunte portait un bracelet en argent, une bague en or ornée de deux feuilles centrales d’une valeur remarquable, qui confirme son appartenance à l’aristocratie mérovingienne, un anneau et une boucle de fer, une paire de fibules, un collier de perles, une ceinture à boucle, un peigne en mauvais état, une boule en cristal de roche sertie de bandelettes d’argent qui devait être suspendue à l’extrémité d’une cordelette attachée à une ceinture.
Autre trésor inestimable, une cuillère en argent qui a dû être fabriquée dans l’espace byzantin. Il en existe peu en France. Sur sa tige, précédé d’une croix grecque, figure en inscription latine le nom de Matthieu, un des quatre évangélistes. Les deux faces du curon (partie où sont déposés les aliments) ont été gravées de deux inscriptions runiques, une écriture très ancienne originaire de Scandinavie. Sur la face interne se trouve le terme de lapela, qui signifie cuillère. Fait exceptionnel, sur le revers, on trouve le prénom de la femme, Ibuda, à qui appartenait cet objet. Comme les autres défunts du site, elle a été inhumée dans un coffrage de bois.
Des offrandes alimentaires, un porcelet entier, une cuisse de porc, des côtes de castors, deux poulets, un brochet, étaient également disposées de l’autre côté de sa tombe. Un sceau de bois et un bassin en bronze s’y trouvaient aussi. La sépulture d’Ibuda devait certainement être surmontée d’un petit édifice, appelé une memoria, dont on a retrouvé les fondations. Il permettait à la famille d’entretenir la mémoire de la défunte. C’est la première découverte de ce type en Alsace.
  • L'origine du nom d'Ichtratzheim provient d'une déformation de l'antroponyme germanique "Ic-Strad" (nom d'homme) et de l'allemand "Heim" (foyer).
  • Village acheté au XIVe siècle par les évêques de Strasbourg aux landgraves d'Alsace.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Ichtratzheim

Les armes d'Ichtratzheim se blasonnent ainsi :
« D'azur aux trois aigles d'argent, becquées et membrées d'or. »[1].

Le blason du village reprend les armes de la famille Albertini.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Albertine Nuss UMP  
mars 2008 en cours Albertine Nuss[2] UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 282 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
170 159 177 182 239 247 224 233 210
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
221 203 217 221 239 255 252 245 222
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
206 225 207 176 178 187 179 192 210
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
221 206 286 295 280 282 292 293 282
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4])
Histogramme de l'évolution démographique

Population légale pour 2007 : 293.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Maison du XVIIIe siècle sur l'emplacement du château du XVIIe siècle, dont il reste la grange dîmière (portes et fenêtres Renaissance).
  • Église Saint-Gall de 1835 et orgue de Stiehr de 1837.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Ibuda : aristocrate mérovingienne
  • Les comtes d'Öttigen
  • Asconia Albertini (colonel d'origine italienne)
  • L'archiduc Léopold (Évêque de Strasbourg)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]


Journal DNA - article du 31/01/2013

Liens externes[modifier | modifier le code]

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