Ich bin ein Berliner

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52° 29′ 06″ N 13° 20′ 40″ E / 52.48493, 13.34439

Les quatre secteurs d'occupation militaire de Berlin.
Discours de Kennedy, le 26 juin 1963.
Extrait du discours « Ich bin ein Berliner »
Table commémorative du discours de Kennedy devant l'hôtel de ville.

« Ich bin ein Berliner » (« je suis un Berlinois ») est une célèbre citation prononcée en allemand dans le discours[1] du président américain John F. Kennedy lors de sa visite à Berlin-Ouest le 26 juin 1963, quinze ans après le blocus de Berlin.

Cette phrase avait pour but de montrer le soutien des États-Unis aux habitants de l'Allemagne de l'Ouest, et notamment aux Berlinois. Berlin-Ouest était en effet enclavée dans les territoires communistes de la République démocratique allemande et le mur de Berlin séparait la ville en deux depuis presque deux ans.

Ce discours est considéré comme l'un des meilleurs de Kennedy, et comme un moment fort de la guerre froide. Ce fut un grand soutien moral pour les Berlinois de l'Ouest, qui vivaient dans une enclave en Allemagne de l'Est et craignaient une possible occupation de la part de cette dernière.

Depuis le balcon de l'hôtel de ville de Schöneberg, qui était alors le siège de la municipalité de Berlin-Ouest, située en secteur d'occupation américain, Kennedy lance :

« Il y a 2 000 ans, la phrase la plus glorieuse était civis romanus sum (« je suis citoyen romain »). Aujourd'hui, dans le monde de la liberté, la phrase la plus glorieuse est Ich bin ein Berliner... Tous les hommes libres, quel que soit l'endroit où ils vivent, sont des citoyens de Berlin, et, en tant qu'homme libre, je suis fier des mots : Ich bin ein Berliner ! »

Sommaire

Le discours [modifier]

Voici un extrait du discours prononcé par le président J. F. Kennedy devant le mur de Berlin, le 26 juin 1963 :

« Il y a beaucoup de gens dans le monde qui ne comprennent pas ou qui prétendent ne pas comprendre quelle est la grande différence entre le monde libre et le monde communiste.
Qu'ils viennent à Berlin !

Il y en a qui disent qu'en Europe et ailleurs, nous pouvons travailler avec les communistes. Qu'ils viennent à Berlin ! Lass sie nach Berlin kommen !

Notre liberté éprouve certes beaucoup de difficultés et notre démocratie n'est pas parfaite. Cependant, nous n'avons jamais eu besoin, nous, d'ériger un mur pour empêcher notre peuple de s'enfuir. [...] Le mur fournit la démonstration éclatante de la faillite du système communiste. Cette faillite est visible aux yeux du monde entier. Nous n'éprouvons aucune satisfaction en voyant ce mur, car il constitue à nos yeux une offense non seulement à l'histoire mais encore une offense à l'humanité. [...]

Tous les hommes libres, où qu'ils vivent, sont citoyens de Berlin. C'est pourquoi, en tant qu'homme libre, je suis fier de dire : Ich bin ein Berliner ! »

Interprétation malveillante [modifier]

Pour certains[2], Kennedy aurait commis une faute grammaticale qui aurait changé le sens de sa phrase. Selon cette interprétation erronée, la phrase correcte serait « Ich bin Berliner » car « Ich bin ein Berliner » signifierait « je suis un Berliner », soit une boule de Berlin, c'est-à-dire un beignet. Cette controverse a été reprise à l'époque par de nombreux médias anglophones de bonne réputation (New York Times, BBC, The Guardianetc.). En réalité, les deux formes sont parfaitement correctes[3], et même si la phrase « Ich bin Berliner » est plus fréquente, elle aurait été étrange de la part de Kennedy qui parlait au sens figuré ; « Ich bin Berliner » aurait donné l'impression qu'il se présentait comme véritablement originaire de Berlin.

Références [modifier]

  1. http://fr.wikisource.org/wiki/en:Ich_bin_ein_Berliner
  2. Le magazine français Le Point, dans le numéro d'octobre-novembre 2009 de sa collection « Grand Angle », intitulé Mur de Berlin : histoires, secrets, héros, reprend à son compte l'interprétation. Il taxe même la phrase de « faute grammaticale de taille » (p. 47).
  3. (en) Discussion consacrée au sujet

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

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