Iceberg (nouvelle)

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Iceberg
Publication
Auteur Fred Kassak
Langue Français
Parution 18 janvier 1964,
Week-end : le magazine du tiercé
Recueil Classiques & Contemporains
Intrigue
Genre Policier
Lieux fictifs Bord de la Manche, à Bouville
Personnages Bernard, Georges, Irène

Iceberg est une nouvelle policière, de Fred Kassak publiée le 18 janvier 1964, par les éditions Magnard dans la collection Classiques & Contemporains.

Résumé[modifier | modifier le code]

Dans cette nouvelle, Fred Kassak raconte la jalousie d'un jeune homme, Bernard, envers un nourrisson dénommé Georges. Bernard souhaite attirer l'attention d'Irène qui n'est intéressée que par Georges[1].

L'histoire est confuse, et des éléments induisent le lecteur en erreur : l'impression est tout d'abord donnée que le bébé est un homme adulte, au vu de la façon qu'a la mère de s'occuper de lui. Ce n'est qu'à la fin que sa véritable identité est révélée, lorsqu'il commence à pleurer. Au terme de la nouvelle, l'homme tentera de tuer l'enfant[1].

Publication[modifier | modifier le code]

La nouvelle est publiée pour la première fois par Fred Kassak le samedi 18 janvier 1964, dans la revue Week-end : le magazine du tiercé[2].

Analyse[modifier | modifier le code]

Titre[modifier | modifier le code]

Iceberg pourrait évoquer la froideur entre les deux hommes, Bernard et Georges[3].

Récit[modifier | modifier le code]

L'histoire se déroule à Bouville. Aucune marque de temps n'est donnée mais plusieurs éléments de la nouvelle indiqueraient que l'histoire se déroule à l'époque contemporaine. Dans le récit, le narrateur interne raconte l'histoire à la première personne du singulier ; c'est donc un point de vue interne[3]. Aussi, le narrateur est à la fois le héros de l'histoire mais aussi un protagoniste. Les deux autres personnages sont Irène, la mère de Georges, et le nourrisson. L'amour est impossible entre Irène et Bernard, le héros, qui se sont rencontrés dans un parc. Celui-ci, jaloux, est amené à préméditer un assassinat, qui n'est qu'un quiproquo[4].

Construction de la nouvelle[modifier | modifier le code]

Le début de la nouvelle est dit in media res (dans l'action), suivi de flash-back réguliers, qui ont pour but de brouiller les pistes et d'amener efficacement vers la chute (persuasion). Le lecteur devient alors un détective puisqu'il doit construire l'histoire en fonction des informations qu'il collecte[4].

« [La nouvelle] met en place une tension dramatique qui tient le lecteur en haleine ; la fin se caractérise par un habile retournement (effet de chute) qui nécessite à la fois une inférence et la liaison d'indices épars dans le texte ; la compréhension du lecteur est délibérément retardée en raison du masquage de l'identité réelle de l'un des personnages principaux. »

— Dominique Ledur et Séverine De Croix (2007)[5]

Rythmée avec des marques d'humour[4], la nouvelle contient une intrigue simple et peu de personnages : c'est un récit bref. Le vocabulaire utilisé tient du langage courant[6], mais quelquefois du langage soutenu[4].

Accueil[modifier | modifier le code]

D'après Delphine Lahary, Iceberg dévoile un « atmosphère de suspense et de mystère » et est un récit propre à intéresser les jeunes lecteurs[6]. Selon l'écrivain français David Bellos, Iceberg est « une nouvelle spectaculaire »[7]. Selon Jean-Claude Alizet, c'est « un modèle d'histoire à chute »[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Lahary 2001-2002, p. 10.
  2. Fred Kassak, « Iceberg », Week-end : le magazine du tiercé, no 71,‎ 18 janvier 1964, p. 16-17.
  3. a et b Lahary 2001-2002, p. 12.
  4. a, b, c et d Lebailly et Gamard 2004.
  5. Dominique Ledur et Séverine De Croix, Repérer et analyser les difficultés rencontrées par les élèves réputés « faibles lecteurs » au collège : propositions de tâches écrites pour l'évaluation et la formation du lecteur, Académie de Lyon,‎ 2007, 30 p. (lire en ligne [PDF]), p. 9.
  6. a et b Lahary 2001-2002, p. 5.
  7. David Bellos, Le goût de la forme en littérature : écritures et lectures à contraintes : Colloque de Cerisy, 14-21 août 2001, Noésis, coll. « Formules » (no 9),‎ 2004, 350 p. (ISBN 978-2-9146-4550-8, présentation en ligne), p. 306.
  8. Jean-Claude Alizet, L'année 1989 du polar, de la S.F., du fantastique et de l'espionnage : bibliographie critique courante de l'autre-littérature, Encrage, coll. « Travaux » (no 8),‎ 1990, 364 p. (présentation en ligne), p. 327.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]