Ibrahima Fall (homme religieux)

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Ibrahima Fall
Ibrahima Fall : détail d'une fresque à Dakar

Né dans la province du Ndiambour en 1858 à Ndiaby Fall, fils de Modou Rokhaya Fall grand érudit de l'islam au Sénégal et de Sokhna Seynabou Ndiaye, Mame Cheikh Ibrahima Fall de son vrai nom Ibrahima Fall descend en ligne directe de la famille aristocratique du damel Dethialaw, Atmane Fall, de la noblesse Géer du Cayor. Mame Cheikh Ibrahima Fall ou Lamp Fall que les mourides appellent encore, très affectueusement Cheikh Ibra est Baboul Mouridin (la porte du mouridisme). Lui seul a su et a pu montrer la vraie valeur de Borom Touba Cheikh Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul quand personne n'a eu la moindre idée de qui il était. Il est décédé en 1930 dans la région de Diourbel et fut emmené à Touba auprès de son maître Cheikh Ahmadou Bamba.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa doctrine[modifier | modifier le code]

Il professe la foi de son marabout, à savoir la soumission à Dieu, à Mahomet et aux marabouts. L'autre credo d'Ibrahima Fall était le travail productif qu'il avait élevé au rang d'action pieuse, d'où son mot d'ordre : « Le travail fait partie de la Religion » (wolof: Dieuf Dieul, ligey tchi jaamou yalla la bok

Histoire[modifier | modifier le code]

Il étudia à l'école coranique de son père Amadou Fall et acheva sa formation auprès d'autres maîtres théologie, fiqh et tafsir, et la grammaire ou la rhétorique.

Sa rencontre avec le cheikh Ahmadou Bamba marqua un tournant important dans son aventure spirituelle et dans sa quête d'absolu. Étant issu d'une famille de la noblesse wolof il était un soutien financier important pour les mourides et pour la voie du mouridisme auquel il dédia sa vie et sa fortune.

Sa contribution à l'expansion du mouridisme fut telle qu'on a pu dire que si Ahmadou Bamba était l'âme et le concepteur inspirant de la Voie, Fall était assurément le bras séculier, la cheville ouvrière.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cheikh Guèye, Touba : La capitale des Mourides, Paris, Karthala, 2002

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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