Ibrahim Dindar

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Ibrahim Dindar dans les locaux de l'UCL en octobre 2006.

Ibrahim David Dindar est un homme politique réunionnais et expert comptable de profession. Il est actuellement conseiller général du canton 5 de Saint-Denis, vice-président du conseil général de La Réunion ainsi que conseiller municipal au sein de la majorité socialiste de la mairie de Saint-Denis. Président de la Droite sociale réunionnaise jusqu’en septembre 2011, il a passé le flambeau à Nassimah Dindar, l’actuelle présidente du conseil général. Il est désormais secrétaire général de ce parti.

Né le 7 juin 1955 à Saint-Denis, Ibrahim David Dindar est issu d’un milieu dit de classe moyenne. Son père, Dawood Dindar, était salarié d’entreprise et sa mère, Thérèse de Boisvilliers était sage femme.

Études et carrière[modifier | modifier le code]

Après des études de droit et un service militaire effectué en tant que VAT à l’ARAJUFA, Ibrahim Dindar devient secrétaire général de la Chambre de métier et de l’artisanat de La Réunion à l’âge de 24 ans. Dans cette institution, il conduit une politique active de développement des métiers de l’artisanat. En dix ans, le secteur verra son nombre d’artisans tripler, passant de 3 000 à 9 000, et son nombre d’apprentis passer de 200 à 2 000.

À l’âge de 36 ans, Ibrahim Dindar quitte la chambre de métiers et de l’artisanat pour mieux se consacrer à sa carrière politique. Il occupe alors une activité de directeur du Centre de gestion agréé de l’artisanat (CGAA) aujourd’hui dénommé Association de gestion et de comptabilité de La Réunion (AGCR). En 1995, Ibrahim Dindar décide de reprendre ses études et décroche un DESS en gestion. En 2007, Ibrahim Dindar est inscrit au tableau de l’Ordre des Experts Comptables de La Réunion et prend la direction de l’Association de gestion et de comptabilité de La Réunion.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Ibrahim Dindar a été nommé secrétaire départemental de l’UDF sous la présidence de Jean-Paul Virapoullé. Il est resté à ce poste de 1982 à 1986. Il a également été élu conseiller municipal de Saint-Denis en 1983 sous la mandature d’Auguste Legros. Il a été conseiller régional en 1986 sous Pierre Lagourgue et conseiller général du 1er canton de Saint-Denis en 1988 alors qu’Éric Boyer était président de la collectivité.

Il a fondé en 1986 le Mouvement des jeunes libéraux, ensuite renommé Union centriste libérale (UCL) et enfin Droite Sociale en 2009. Ce parti politique n'a aucun lien avec le club de réflexion fondé par Laurent Wauquiez aussi dénommé Droite Sociale. Ibrahim Dindar a aussi été président de la fédération départementale de Démocratie libérale en 1995 à la demande de son ami Thierry Jean-Pierre. Le mouvement a ensuite fusionné avec l’UMP, ce qui a conduit Ibrahim Dindar à être pendant quelque temps secrétaire départementale adjoint de l’UMP.

Mais les rivalités internes du parti l’amènent à entrer en dissidence et c’est ainsi que lors des élections municipales de 2008 à Saint-Denis, il préfère s’allier au second tour au socialiste Gilbert Annette plutôt qu’à l’UMP René-Paul Victoria. Gilbert Annette remporte les élections et Ibrahim Dindar entame alors un nouveau mandat de conseiller municipal tout en étant conseiller général du 5e canton de Saint-Denis. Il est actuellement vice-président du Conseil général chargé de la mobilité.

En septembre 2011, Ibrahim Dindar a décidé de laisser sa place de président de la Droite Sociale. Lors de l’assemblée générale du parti, Nassimah Dindar, présidente du Conseil Général, a été désignée comme nouvelle dirigeante de la Droite Sociale [1]. Ibrahim Dindar est désormais secrétaire général du parti et demeure un acteur dynamique de la politique réunionnaise. Après avoir été un des premiers sarkozystes, Ibrahim Dindar se dit aujourd’hui déçu par le faible intérêt porté par Nicolas Sarkozy à la situation Outre-mer.

Ibrahim Dindar avait rebondi en 2007 sur la proposition de François Baroin, à l’époque ministre de l’Outre-mer, qui avait émis l’idée de revenir sur le principe du droit du sol, notamment à Mayotte. Mais compte tenu des nombreuses déclarations de paternité fictive portées à sa connaissance, Ibrahim Dindar avait rétorqué qu’il fallait être plus vigilant au niveau du droit du sang. Proposition qui avait fait débat à La Réunion.


Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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